Tout le monde a vu, en direct à la télévision nationale, ce qui s’est passé à la Cour constitutionnelle, la nuit du mardi 29 à mercredi 30 mars 2011, lors de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle organisée au Bénin, deux semaines plus tôt. Ce que les téléspectateurs ont surtout vu, c’est la torture physique à laquelle le président de la Cour, Me Robert Dossou, a lui-même choisi de se soumettre. Car, avait-il besoin de débiter, entièrement, un si long texte -46 pages dactylographiés-, lequel est écrit dans un style peu ordinaire, celui des hommes de droit? Pendant des heures. Environ quatre tours d’horloge! Simplement extraordinaire.
Opinion
La relève politique : quoi de neuf ?
Arrive, avec perte et fracas, une nouvelle génération de politiciens. Ils sont jeunes. Ils ont les dents longues. Ils sont impatients de tout bousculer, de tout déménager sur la scène politique. Ils se font souvent critiques, sinon sévères, dans leurs jugements, à l’adresse de leurs aînés.
Et si les protagonistes déposaient les armes
« L’union fait la force » dit la sagesse populaire. La défaite des Ecureuils devant les Eléphants dimanche dernier en dit plus. Certes l’adversaire était un gros morceau, difficile à croquer. Mais une union sacrée autour aurait pu faire basculer le score en faveur de la bande à Stéphane Sésségnon. Le match ne se jouant pas aussi à Abidjan mais à Accra était un des nombreux avantages que les Béninois devaient saisir.
Libres propos sur nos élections
Bénin – La fête des élections se poursuit. A peine avons-nous négocié le virage de la présidentielle, que nous voici de plain-pied avec les élections législatives. C’est une page de notre histoire qui s’écrit ainsi à l’encre de nos motivations présentes, mais tout en projection vers l’avenir. Si le présent peut se plier à nos caprices, demain n’est point totalement en notre pouvoir. C’est en cela que l’histoire n’a pas de gomme. Elle fonctionne comme un enregistreur de haute fidélité. Elle n’oublie rien. Elle retient tout.
Gouvernance politique: le gâchis de la démocratie au Bénin
La crise électorale qui sévit au Bénin suscite bien des débats et je ne crois que cette crise soit liée à des convictions régionalistes de certains de nos compatriotes. D’autres personnes ont largement démontré, dans bien de démocratie, les candidats ont toujours une base électorale indéfectible qui, contre vents et marrées leur accorde un soutien aveugle. La crise actuelle ne trouve pas sa source dans un clivage nord-sud mais liée à la personnalité de Boni Yayi, à son action à la tête de l’état et aux institutions. Même si on peut toujours se demander pourquoi le candidat du nord a toujours eu plus de 90% des voix à toutes les élections présidentielles et les voix partagées au Sud.
Lettre ouverte à Robert Dossou
Il y a trois ans, plus précisément le 13 juin 2008, à travers notre chronique, nous adressions une lettre ouverte à Robert Dossou. C’est l’homme vers qui converge le regard de tous les Béninois. Comme Président de la Cour constitutionnelle, sa voix scelle le sort de la présidentielle du 13 mars 2011. Qu’il nous plaise de convoquer la mémoire, à travers des extraits de cette lettre ouverte. Nous prenions alors date avec Robert Dossou, mais surtout la mesure de la responsabilité qui est la sienne, face à lui-même, face à son pays, face à l’histoire.
Comment mettre un terme à la tension post électorale ?
La tension post électorale, bien réelle depuis quelque temps, est devenue une source d’inquiétude quasi généralisée, si bien que beaucoup inclinent à penser qu’une situation à l’ivoirienne n’est pas impossible. Ceux-là n’ont pas tort, puisque l’on n’est pas en mesure de prévoir la provenance du détonateur. D’autres au contraire, certes, une infime minorité, en se référant aux propos du roi Béhanzin, tenus peu avant son départ en exil, affirment candidement que le pire n’aura pas lieu. De toute façon, il convient de se garder de tout optimisme béat pour adopter une posture préventive à tous les niveaux ,car, comme le dit l’adage populaire, « cela n’arrive pas qu’aux autres ».
La comédie de la politique et des politiciens
Elle ressemble à s’y méprendre à une scène de théâtre. La scène politique nationale, car c’est d’elle qu’il s’agit, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, décline ses services. Des acteurs, dans la peau de leurs personnages, tiennent leur rôle avec un art consommé. De vrais comédiens ! Ils éclaboussent tout de leur talent.
Le Génie béninois: Une pure illusion?
Dans deux articles que j’ai précédemment publiés dans nos journaux béninois et panafricains, je nous faisais part des interrogations que beaucoup de citoyens pauvres, aisés, jeunes, seniors, adolescents, adultes, instruits ou non, demi lettrés, actifs ou sans emplois, se posaient
Offre et demande pour un Bénin de paix
L’offre et la demande. Voilà deux notions essentielles. Elles se tiennent et se talonnent comme deux sœurs jumelles. Elles ont trouvé à élire domicile, de manière durable, dans le champ de réflexion et d’action des économistes notamment. On comprend que ceux-ci en réclament la paternité. L’évolution des sciences sociales aide à corriger cette vision.