Nous voulons y croire jusqu’au bout. Les Béninois ne sont pas frappés d’une cécité soudaine. Les Béninois ne sont pas subitement devenus sourds. Ils gardent encore leurs yeux pour voir. Ils peuvent encore compter sur leurs oreilles pour entendre. Ils ont leurs têtes en place pour être encore capables d’un minimum de discernement. Au moment où nous écrivions ces lignes, aucune annonce officielle, provenant d’une quelconque autorité, ne s’est formellement et officiellement engagée pour faire bouger les lignes précédemment établies.
Opinion
Ils l'entendent beaucoup,.. Ils l'écoutent peu...ils ont tort
Le problème que les Béninois ont avec leur docteur-président – président sortant cherchant désespérément à en être un entrant, à nouveau –, c’est qu’ils ont mis cinq douloureuses années à réaliser qu’ils ne l’avaient pas suffisamment écouté à une certaine époque : il leur avait dit en effet qu’il comptait rectifier la démocratie béninoise. Personne ne crut devoir lui demander ce que cela voulait dire. Presque tout le monde sait aujourd’hui ce que cela voulait dire: la démocratie béninoise est hélas !, à présent complètement rectifiée, même si l’opération dernière chance des anciens présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo a semblé sauver quelque peu les meubles. In extrémis.
Controverse autour de la Lépi: une élection contraire aux principes des droits de l’homme
Bénin – Par des arguments, des comparaisons, l’on justifie la non prise en compte de plus d’un million de Béninois ayant l’âge de voter et exprimant ce désir de participer au scrutin devant leur permettre d’élire le prochain Président de la République. A analyser de près, les arguments avancés par ceux qui justifient cette situation, ils évoquent le comportement des politiciens ayant lancé des mots d’ordre en occultant malheureusement les dysfonctionnements qui ont émaillé le processus.
Les Béninois doivent garder le sens du « modus vivendi »
Un modus vivendi est « une manière de vivre, un accommodement, une transaction moyennant laquelle il soit possible à deux parties en litige de se supporter mutuellement ».La préservation d’un tel mode de vie, acquis sur le plan politique, depuis l’historique et fort admirable Conférence des Forces Vives de la Nation de Février 1990, demeure plus que jamais nécessaire et indispensable en ce moment, au regard de la tension socio politique que l’on observe à quelques jours de l’élection présidentielle.
L’impasse politico-institutionnelle actuelle : un nouveau défi au génie béninois
La majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale n’en a cure ; cela ne lui dit rien apparemment que des Béninois pensent qu’elle avait préparé minutieusement son coup dans l’objectif de bloquer le processus électoral en paralysant la CENA : 1) nomination d’un nombre ridicule de membres de la CENA à laquelle ne peuvent siéger les membres du SAP/ CENA, afin de parvenir à bloquer l’institution quand ses représentants démissionneront ;
Dieu, les Béninois et les élections
Il y a de quoi prier. Et ils sont nombreux les Béninois qui prient, en ce moment. Ils sont habités par l’espoir que leur beau pays ne connaîtra point le cyclone dévastateur des guerres postélectorales. Ils sont convaincus que la main invisible du Très Haut fera disparaître les noirs nuages qui s’amoncellent au-dessus de leurs têtes.
L'union fait la nation et (accessoirement) la punition de Yayi Boni
Bénin – Nul ne peut affirmer, sans être accusé d’indécente malhonnêteté intellectuelle, que Boni Yayi et les siens ne se sont pas battus avec ardeur, vaillance, et même rage contre leurs adversaires de l’Union fait la Nation. Il faut dire que quand elle naquit, cette Union, la surprise autant que la circonspection étaient considérables.
Campagne de la honte, esprit de violation!
On ne devrait pas permettre au candidat à la fonction présidentielle -encore en poste– quel qu’il soit et dans le cas d’espèce, Boni Yayi, de continuer à présider, en sa qualité de président de la République, les cérémonies de pose de premières pierres. A deux semaines voire à une semaine du premier tour de scrutin! Pour inaugurer les marchés et les constructions de routes, comme cela a été le cas, la ces semaines dernières sur l’ensemble du territoire, du nord au sud et de l’est à l’ouest.
Réaction de Bruno Kangni sur la sortie médiatique de Robert Dosssou
« Nous avons vu un homme fier d’être Pdt d’une Cour martiale »
La dernière sortie médiatique du président de la Cour constitutionnelle sur la télévision nationale Ortb continue de susciter des réactions. La dernière en date est celle de Bruno Kangni, comptable financier. Comme bon nombre de béninois, il n’a pas trouvé Robert Dossou convaincant. Au pire des cas, il l’accuse de faire de la politique que du droit constitutionnel et de vouloir rendre des comptes à des compatriotes.
Lettre à Rosine Vieyra Soglo
Bien chère Rosine,
Dans « Tombeau de Désiré Vieyra » en hommage à ton très regretté frère aîné, j’écrivais : « Rosine Vieyra Soglo, au propre comme au figuré, est le portrait craché de sa mère. »Rapportée par La Nouvelle Tribune, la description de ton énergie et de ta détermination au cœur de la manifestation de l’Opposition béninoise est une preuve que je ne m’étais guère trompé : les images resurgies dans mes souvenirs en lisant l’article étant celles de ta Maman outragée, je suis heureux qu’il y ait des femmes de ta trempe dans un Bénin où, soucieux de récompenses, les ninkounon se mettent à plat ventre devant les diktats du chef de l’Etat ;