On peut contredire le témoignage de quelqu’un. A l’effet d’aider à la manifestation de la vérité. Mais celui qui se contredit lui-même a quelques soucis à se faire. Il faut interroger la cohérence de ses idées, la logique de ses pensées, l’ordonnancement de ses arguments. Nous, Béninois, sommes passés maîtres dans l’art de nous contredire. Le montrent à suffisance ces quelques échantillons d’attitudes et de postures. Des comportements contradictoires à tous égards. Ils nous identifient. Ils affichent et clament notre « béninité ».
Opinion
Bénin : Et si nos voisins nous inspiraient
Le mal développement trouve son meilleur terreau dans au moins trois attitudes. Soit que ni on ne sait ni on ne fait ce qu’on doit. Soit qu’on va chercher loin ce qu’on a pourtant à portée de main.Soit qu’on copie mal, parfois jusqu’à la caricature, ce que les autres font. Pour autant, il n’est pas interdit de s’inspirer des bons exemples des autres. Les bonnes pratiques ont, en effet, une portée universelle. Point n’est besoin de les réinventer. Qu’il nous suffise de lever la tête, de regarder par-dessus nos frontières, du côté de nos voisins. Voici quelques exemples. Ils pourraient donner, sur notre sol et sous nos cieux, de beaux et bons fruits.
Présidentielle de 2010 en Côte d'Ivoire : Un journaliste congolais affirme savoir qui a réellement gagné
Belhar Mbuyi, un journaliste congolais, vient de publier aux éditions Jets d’Encre en France un livre sur la présidentielle ivoirienne de 2010. A travers ce livre de 388 pages intitulé «Qui a (réellement) remporté la présidentielle ivoirienne de 2010 ? Vérité des urnes et de jure», ce journaliste congolais de Kinshasa a donc l’ambition de trancher, scientifiquement, le débat sur le « vrai » vainqueur de cette élection qui avait tant passionné l’Afrique, et déchiré la Côte d’Ivoire. A ce jour, l’un des protagonistes de la crise ivoirienne est jugé à la CPI pour crimes présumés lors de la crise post-électorale, et l’autre est à la tête de la Côte d’Ivoire.
Bénin : est-ce le début des ennuis pour Adrien Houngbedji ?
Elle était prévisible; cette cassure au sein du bloc de la dynamique républicaine. La formation politique la plus importante de ce bloc, le Prd a décidé de claquer la porte pour dire non à cette fusion ou regroupement de partis politiques qui ressemble à un marché de dupes.Il était prévu que le piège se referme sur le PRD. Tout portait à croire que l’idée de constituer les blocs de partis politiques qui soutiennent le chef de l’Etat n était qu’un prétexte pour effacer de la scène politique l’un des partis politiques, qui né au lendemain de l’avènement de la démocratie, marque le terrain politique à travers sa présence.
Dépôts d'ordures au Bénin : des condamnations oui, mais des solutions d'abord
Les 24 personnes présentées au procureur de la république puis condamnées à la suite d’un procès tenu ce jour 21 novembre 2018 au tribunal de première instance de Cotonou, ont reçu des sanctions diverses. Mais avant de procéder à de telles condamnations, il aurait d’abord fallu proposer des solutions aux populations. Des peines de condamnation ont été prononcées à l’endroit des 24 personnes qui ont été assignées en justice pour dépôts d’ordures sur la voie publique. Certains ont reçu des peines d’emprisonnement ferme pendant que d’autres seulement des condamnations avec sursis assorties des amendes.
La révolution du « gari »
Donnons notre tête à couper : tout Béninois connaît le « gari ». C’est cette farine blanche tirée du manioc. Elle entre dans l’alimentation de nombre de nos compatriotes, des régions méridionales à celles du centre de notre pays, voire au-delà. Le « gari » se consomme sous diverses formes. On peut manquer de tout. On se garde bien de manquer de « gari ». Il a accompagné nos années d’études à l’extérieur, comme si sa seule présence nous soulageait de la nostalgie du pays. Les étudiants de l’université d’Abomey-Calavy, créatifs et inventifs à souhait, ont mis en place un cercle d’excellence dénommé « Association des délayeurs nocturnes » (ADN). Le cercle met en compétition les amis du « gari ».
Regroupement de l'opposition au Bénin : signe annonciateur ?
On la pensait désemparée face aux nombreuses secousses qui menacent son organisation. Mais les leaders de l’opposition béninoise ont surpris plusieurs observateurs de la vie politique en prouvant qu’ils peuvent taire leurs dissensions du passé au nom de l’ intérêt supérieur de la nation.C’est pour certains un signe qui annonce la fin de la souffrance des populations sous le régime de la rupture. Face à un gouvernement où le leader proclame que » je n’ai peur de rien, je ne recule devant rien« , ou encore » lorsqu’un dirigeant arrive au pouvoir, laissez-le faire ce qu’il veut et attendez votre tour« , il y a lieu de s’inquiéter et le Bénin qui pensait avoir tourné la page de ce genre de gouvernance ne peut pas accepter le retour de ce système politique qui rappelle un passé douloureux.
Les blocs politiques : ombres et limites
Le tsunami est annoncé. La scène politique nationale s’en trouvera bientôt chamboulée.Les petits clubs électoraux, qui n’ont de partis que le nom, vont disparaître au profit de grands blocs. Par quel processus ? Effervescence dans les états-majors politiques où s’échafaudent plans et stratégies. Les jours prochains nous édifieront. Mais une chose est sûre, l’avenir de ces grands blocs politiques se joue et se jouera sur au moins quatre lignes de visibilité. Quelles sont-elles ?
Diplômes académiques, diplômes de la vie
Le culte du diplôme. Le mythe du diplôme. Vous ne vous êtes pas trompés d’adresse. Vous êtes bel et bien au Bénin, autrefois Dahomey. Nous avons affaire à un héritage bien établi. De l’époque coloniale à nos jours, cet héritage se transmet d’une génération à l’autre. Pensons à ce compatriote. Etudiant au Pays des Blancs, il accumula mille et un diplômes. Rentré au Bénin, il se promenait chargé d’une valise de diplômes. En veux-tu, en voilà ! Nous n’avons rien contre les diplômes. Mais face aux multiples défis qui nous environnent, sommes-nous sûrs, avec nos seules références académiques, d’avoir les parchemins qu’il faut pour conduire notre vie comme il faut ? L’école formelle délivre un nombre infini de diplômes. L’école de la vie n’en délivre que quelques uns. Faisons en le tour.
Bénin : Après la condamnation d’Ajavon à 20 ans de prison, quels avenirs pour Ajavon et l’Usl ?
En veilleuse depuis sa création en mars dernier, l’Union social Libéral(Usl) qui affutait ses armes pour les législatives de mars 2019 pourrait voir son avenir politique hypothéqué pour les années à venir.A l’instar de son président d’honneur et leader charismatique Sébastien Ajavon condamné à vingt ans de prison ferme, l’Usl risque d’entrer dans une zone de turbulence. Seulement, il n’est pas exclu que le parti réalise aussi un bon score si sa participation-encore hypothétique- pour les prochaines élections était effective. Ceci, au regard des données irrationnelles dont la politique béninoise raffole. Analyse.