Dans l’incapacité de former un seul bloc, les partis politiques qui soutiennent la mouvance ont plutôt constitué deux grands partis politiques. Le premier, le parti Union progressiste a vu le jour au palais des sports à Cotonou le samedi dernier pendant que le second, le parti républicain annonce sa naissance aux termes du congrès constitutif qui est prévu le samedi 8 novembre 2018 à Parakou. Des observateurs estiment que dans le cadre des élections législatives qui s’annoncent, il y a lieu d’envisager un climat délétère au sein de la mouvance.
Opinion
Retrait de la Can 2019 au Cameroun : Au-delà du patriotisme stérile, remercier plutôt Ahmad Ahmad
Le retrait de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations de football par la confédération africaine de football, Caf, deux courants de pensée sont nés au Cameroun. Le premier qui repose sur le réflexe patriotique, juge comme humiliant et injuste la décision du comité exécutif de la Caf. En face de lui, un autre groupe de compatriotes estiment éviter de faire dans la complaisance pour saluer à juste titre la décision de la Caf. Comme cela s’observe auprès de toutes les personnes qui ne savent pas assumer leur responsabilité, l’annonce par la Caf le vendredi 30 novembre 2018 du retrait de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations, a suscité auprès d’une partie de l’opinion camerounaise une vague d’indignation.
C’est sur nos voies, c’est dans nos rues
Nous roulons sur nos voies. Nous marchons dans nos rues. Nous sommes dans un environnement familier. Aussi ne voyons-nous pas toujours les mille et une bizarreries et anomalies qui auraient dû pourtant nous interpeller.
C’est l’accoutumance par l’habitude. Pour une fois, ouvrons grand les yeux et les oreilles. Indignons-nous de ce que nous voyons. Désolons-nous de ce que nous entendons. Les bêtises qui hantent nos voies et nos rues doivent aider à une prise de conscience salutaire. En voici un échantillon.
Le Bénin au rythme de ses contradictions
On peut contredire le témoignage de quelqu’un. A l’effet d’aider à la manifestation de la vérité. Mais celui qui se contredit lui-même a quelques soucis à se faire. Il faut interroger la cohérence de ses idées, la logique de ses pensées, l’ordonnancement de ses arguments. Nous, Béninois, sommes passés maîtres dans l’art de nous contredire. Le montrent à suffisance ces quelques échantillons d’attitudes et de postures. Des comportements contradictoires à tous égards. Ils nous identifient. Ils affichent et clament notre « béninité ».
Bénin : Et si nos voisins nous inspiraient
Le mal développement trouve son meilleur terreau dans au moins trois attitudes. Soit que ni on ne sait ni on ne fait ce qu’on doit. Soit qu’on va chercher loin ce qu’on a pourtant à portée de main.Soit qu’on copie mal, parfois jusqu’à la caricature, ce que les autres font. Pour autant, il n’est pas interdit de s’inspirer des bons exemples des autres. Les bonnes pratiques ont, en effet, une portée universelle. Point n’est besoin de les réinventer. Qu’il nous suffise de lever la tête, de regarder par-dessus nos frontières, du côté de nos voisins. Voici quelques exemples. Ils pourraient donner, sur notre sol et sous nos cieux, de beaux et bons fruits.
Présidentielle de 2010 en Côte d'Ivoire : Un journaliste congolais affirme savoir qui a réellement gagné
Belhar Mbuyi, un journaliste congolais, vient de publier aux éditions Jets d’Encre en France un livre sur la présidentielle ivoirienne de 2010. A travers ce livre de 388 pages intitulé «Qui a (réellement) remporté la présidentielle ivoirienne de 2010 ? Vérité des urnes et de jure», ce journaliste congolais de Kinshasa a donc l’ambition de trancher, scientifiquement, le débat sur le « vrai » vainqueur de cette élection qui avait tant passionné l’Afrique, et déchiré la Côte d’Ivoire. A ce jour, l’un des protagonistes de la crise ivoirienne est jugé à la CPI pour crimes présumés lors de la crise post-électorale, et l’autre est à la tête de la Côte d’Ivoire.
Bénin : est-ce le début des ennuis pour Adrien Houngbedji ?
Elle était prévisible; cette cassure au sein du bloc de la dynamique républicaine. La formation politique la plus importante de ce bloc, le Prd a décidé de claquer la porte pour dire non à cette fusion ou regroupement de partis politiques qui ressemble à un marché de dupes.Il était prévu que le piège se referme sur le PRD. Tout portait à croire que l’idée de constituer les blocs de partis politiques qui soutiennent le chef de l’Etat n était qu’un prétexte pour effacer de la scène politique l’un des partis politiques, qui né au lendemain de l’avènement de la démocratie, marque le terrain politique à travers sa présence.
Dépôts d'ordures au Bénin : des condamnations oui, mais des solutions d'abord
Les 24 personnes présentées au procureur de la république puis condamnées à la suite d’un procès tenu ce jour 21 novembre 2018 au tribunal de première instance de Cotonou, ont reçu des sanctions diverses. Mais avant de procéder à de telles condamnations, il aurait d’abord fallu proposer des solutions aux populations. Des peines de condamnation ont été prononcées à l’endroit des 24 personnes qui ont été assignées en justice pour dépôts d’ordures sur la voie publique. Certains ont reçu des peines d’emprisonnement ferme pendant que d’autres seulement des condamnations avec sursis assorties des amendes.
La révolution du « gari »
Donnons notre tête à couper : tout Béninois connaît le « gari ». C’est cette farine blanche tirée du manioc. Elle entre dans l’alimentation de nombre de nos compatriotes, des régions méridionales à celles du centre de notre pays, voire au-delà. Le « gari » se consomme sous diverses formes. On peut manquer de tout. On se garde bien de manquer de « gari ». Il a accompagné nos années d’études à l’extérieur, comme si sa seule présence nous soulageait de la nostalgie du pays. Les étudiants de l’université d’Abomey-Calavy, créatifs et inventifs à souhait, ont mis en place un cercle d’excellence dénommé « Association des délayeurs nocturnes » (ADN). Le cercle met en compétition les amis du « gari ».
Regroupement de l'opposition au Bénin : signe annonciateur ?
On la pensait désemparée face aux nombreuses secousses qui menacent son organisation. Mais les leaders de l’opposition béninoise ont surpris plusieurs observateurs de la vie politique en prouvant qu’ils peuvent taire leurs dissensions du passé au nom de l’ intérêt supérieur de la nation.C’est pour certains un signe qui annonce la fin de la souffrance des populations sous le régime de la rupture. Face à un gouvernement où le leader proclame que » je n’ai peur de rien, je ne recule devant rien« , ou encore » lorsqu’un dirigeant arrive au pouvoir, laissez-le faire ce qu’il veut et attendez votre tour« , il y a lieu de s’inquiéter et le Bénin qui pensait avoir tourné la page de ce genre de gouvernance ne peut pas accepter le retour de ce système politique qui rappelle un passé douloureux.