Wadjou, Kossamakan. Voilà deux prénoms yoruba. L’un et l’autre traduisent une certaine idée de progrès. Wadjou, littéralement, veut dire « devant ». Kossamakan renvoie à l’idée d’un accomplissement à force de constance, de régularité et de persévérance. Comme pour signifier que le succès se trouve au bout d’un engagement sans faille.
Opinion
Pagaille, quand tu nous tiens!
La pagaille. Ce mot résonne bizarrement. Il vibre étrangement. Il renvoie à la grande confusion, au grand désordre qu’il signifie. La pagaille n’a donc rien d’élogieux, encore moins de sérieux. Partout où elle prend pied, elle gifle et griffe outrageusement la sérénité des lieux. Elle laisse tout derrière elle sens dessus dessous. La pagaille n’a rien de valorisant. Elle s’oppose à toute idée de progrès. Elle détruit toute idée de développement.
La liberté dans la vie de l’être humain
La liberté !voila un concept que l’on définit de diverses manières toujours avec un dénominateur commun et fondamental : absence de contrainte extérieure. Qu’il s’agisse de la philosophie, du droit, de la politique, des relations interpesonnelles, cet élément constitutif de la liberté ne fait jamais défaut. Après avoir abordé ce que l’on dit et pense du concept, il sera question de mettre en relief la place qui est véritablement la sienne dans la vie de tout être humain à des niveaux donnés.
A la découverte du Béninois
Préjugé ou abus de langage ? On dit que le Béninois est individualiste. Tout pour lui. Rien pour les autres. Et parce qu’il serait bouffi d’égoïsme, il n’aime s’associer à personne. Il préfère jouer en solo. C’est pourquoi, dit-on encore, quand le Béninois est près du but et qu’il est en passe de marquer le but, il pourrait, contre toute attente, botter en touche.
Le Bénin de tous les paradoxes
Serions- nous, au Bénin, la terre de tous les paradoxes ? On est bien tenté de le croire. Mais, avant toutes choses, qu’est-ce qu’un paradoxe ? C’est une chose qui heurte le bon sens. C’est une proposition qui est à la fois vraie et fausse. Comme on le voit, avec le paradoxe, nous voguons sur les eaux troubles de l’absurde. Bienvenue donc au club du non-sens et de la stupidité. Quelques exemples pour l’illustrer.
La Cour Constitutionnelle pousserait-elle au «printemps béninois»?
Le 20 octobre 2011, la Cour constitutionnelle du Bénin a rendu une décision relative au contrôle de constitutionnalité de la loi organique n° 2011-27 portant conditions de recours au référendum. Si, à la première lecture, cette décision semble mettre le pays à l’abri de toute tentative de tripatouillage ou de révision opportuniste de la Constitution, une lecture plus approfondie montre qu’en réalité, la Cour vient –encore!– de nous sortir une de ces décisions-miracles qui ont le mérite de semer la confusion et de créer une instabilité jurisprudentielle qui fragilise le socle constitutionnel et légal de notre jeune démocratie.
Kadhafi : suite et fin
Le faux est vieux comme le monde. Il pousse, se régénère et prospère sur toute la terre. Le faux vient de s’illustrer grandeur nature en Libye. Il a maquillé en une action humanitaire l’intervention de puissances militaires extérieures. Il a transformé les récriminations, bien souvent légitimes, de milliers de Libyens en une rébellion. Au point où les insurgés du jour, ont ignoré ou ont oublié que leurs sauveurs supposés d’un jour sont et restent leurs exploiteurs de toujours.
L’insoutenable manque de tolérance!
Si on s’en tient aux nouvelles ébruitées mardi dernier, du Nigeria, la porte d’à côté, on se surprend à retenir et de s’étonner à noter que le comité des chefs d’État de la Cedeao a proposé, suivant des critères prédéfinis, le Bénin à la présidence de sa Commission et que le Burkina Faso, qui ne rentre pas dans ce dispositif légal, s’y opposer. Cette intolérance exprimée du Burkina Faso, il y a 72 heures au sommet d’Abuja, à l’égard de son voisin, se justifie seulement quant au principe selon lequel «les États n’ont que des intérêts. Pas d’amis».
La citoyenneté communale fait la nation
Entre bilan et perspective : c’est déjà la veillée d’armes dans les 77 communes que compte notre pays. Les maires arrivent au terme de leur mandat. Le 20 avril 2012, ils auront bouclé quatre années au service de leurs localités. Pour nos 77 maires, c’est rempiler ou faire place nette. En République, aucune charge publique n’est une concession à durée indéterminée ; personne ne peut en réclamer la propriété, personne ne peut s’en réclamer propriétaire.
De la retraite à l’enfer des retraités
D’abord les faits. Les enseignants du premier degré, de la promotion 2010, admis à faire valoir leurs droits à la retraite, sont sans salaire depuis 13 mois. Ces enseignants, le plus régulièrement du monde, ont constitué leur dossier de retraite. Ils les ont déposés, ensuite, auprès des services administratifs compétents. Depuis, ils attendent.
La vénalité, forme suprême de la corruption
Les socio-anthropologiques ont mis en évidence plusieurs manifestations de cette pieuvre qu’est la corruption sur la stabilité et l’harmonie sociales. Le psychosociologue ne saurait être du reste : la corruption a de graves conséquences sur l’équilibre psycho-affectif des membres d’une communauté sociale et dont l’une des conditions est une sexualité épanouissante.
Bénin: pour un autre football national
A défaut de gagner, offrons-nous le plaisir de rêver. Le Onze béninois a définitivement noyé son rêve de participer à la prochaine phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Un rêve qui s’est effiloché en un cauchemar. Les Ecureuils du Bénin, pour leur dernier match, sur leur terre, ont plié l’échine devant les Rwandais. Dire qu’ils ont eu le gain du match-aller à Kigali, quelques semaines plus tôt.
La terre, le plus grand commun diviseur
A qui appartient la terre en République du Bénin ? Si la question ne fait pas l’objet d’une expression explicite, elle n’est pas moins présente et constante dans la conscience de tous les Béninois. L’ancien Président de la République, Dieudonné Nicéphore Soglo, dès qu’il fut élu maire de Cotonou, exprima son ambition de faire de notre capitale économique, « L’une des plus belles cités de l’Afrique de l’Ouest ».
Dieu n’est pas un magicien
Nous aimons trouver une explication à tout. Ce n’est pas mauvais. Il vaut toujours mieux chercher à savoir que de chérir l’ignorance. Seulement voilà, nos explications ont tendance à s’égarer et à nous égarer dans les sables mouvants de l’absurde et de l’irrationnel. Nous avons donc une explication à tout et pour tout. Aussi ne sommes-nous presque jamais à court devant les énigmes de la vie.
Le Bénin d’hier à aujourd’hui
Il était une fois le Bénin. Le Bénin de nos pères et de nos mères. Ne remontons pas si loin. Arrêtons-nous aux premières années de nos indépendances. Le Bénin de ce temps-là n’a plus grand-chose à avoir avec le Bénin d’aujourd’hui. Pour preuve, chaque homme, chaque femme a alors trois maisons, disposées comme autant d’angles d’un triangle géant. Chacun en est le centre.
Pouvoir/Douane: l’heure de vérité
La grève. Les Béninois n’en connaissent que trop la définition. Celle-ci n’a-t-elle pas souvent rythmé leur vie de tous les jours ? Les Béninois vous diront quasi unanimement et d’une seule voix, que la grève est un arrêt volontaire et collectif d’une activité par revendication ou par protestation. Ils ajouteront même, un rien sérieux et graves, que la grève est un droit, un droit constitutionnel.
La symbolique de l’accueil
Deux syllabes pour le dire : « accueil ». Mais que d’émotions et de précautions pour le traduire en actes. Le dictionnaire définit l’accueil comme la manière de recevoir quelqu’un, de se comporter avec lui quand on le reçoit ou quand il arrive. Un accueil peut être ainsi aimable, chaleureux ou froid.
Les limites d’une révolution froide
On attendait au tournant cette belle dame à la chevelure d’elfe et au franc-parler décapant : celui d’une femme sans complexe. Qu’est-ce que Marie Elise GBEDO fera-t-elle d’original dans une équipe gouvernementale où la langue de bois est de mise et où on n’aime guère les fortes têtes et les grandes gueules, surtout de quelqu’un d’un sexe que les hommes ont déclaré faible ? Faute d’actions spectaculaires, nous savourons au moins les aphorismes truculents :
Lettre ouverte au Bénin sportif
Quand le football s’enrhume, c’est tout le sport au Bénin qui prend froid. Cette prédominance du football sur les autres disciplines sportives en fait, selon l’expression consacrée, le « Sport roi », le sport qui a su gagner la faveur d’une majorité de nos compatriotes.
Projet de loi sur la grève: Un texte liberticide ?
Par le projet de loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin, le gouvernement entend, dès son adoption par l’Assemblée nationale, réglementer autrement la jouissance de ce droit, tant il est vrai que tout n’a pas toujours été reluisant sur ce plan. Des abus de la part des syndicalistes sont souvent venus répondre aux inconséquences des gouvernants. Parce qu’il comporte des dispositions sujettes à polémiques, le projet fait l’objet de dénonciations. Les syndicalistes le jugent liberticide.
Cotonou: béton, camion, piéton
Cotonou : la vitrine du Bénin. C’est aussi notre capitale économique. La petite bourgade du début du siècle dernier est aujourd’hui une ville dans laquelle se concentre plus d’un million d’âmes. Une ville qui se construit plus qu’on ne la construit. Une ville qui obéit plus à sa dynamique propre qu’à la logique ordonnée d’un plan de développement maîtrisé.
Identifier la priorité de nos priorités
Le Président est maître de son agenda. De même qu’il jouit d’une absolue liberté pour baliser, des concepts de son choix, le chemin qu’il trace pour son pays. Du changement à la refondation, par un détour par l’émergence, il n’y a pas de problème, si telles devaient être les étapes de notre marche vers le meilleur.
La recette pour changer nos prisons
La prison civile de Porto-Novo était au bord de l’explosion. C’était ce mercredi 21 septembre 2011. Comme diraient les Fon, « Dieu était présent ce jour là ». Et le pire a été évité de justesse, les forces de sécurité ayant réussi à étouffer un début de soulèvement.
L’Institut de la femme: ombre et lumière
L’INPF vous connaissez ? C’est l’Institut national pour la promotion de la femme. Il a vu le jour il n’y a guère longtemps. Il est placé sous la houlette de Mme Vicentia Boco, professeur agrégée de médecine de son état, ancien ministre. L’Institut a cru devoir se donner, à l’entame de ses activités et par presse interposée, une plus grande visibilité. C’est l’objet de la conférence de presse organisée le 15 septembre, à Cotonou, à l’effet de faire connaître le programme quinquennal de l’Institut.
Il était une fois des jeunes débiteurs…
Ils sont jeunes. Ils portaient le rêve et l’ambition de devenir des entrepreneurs. L’Etat leur a tendu la main par le Fonds national de promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ) interposé. 600 jeunes ont ainsi bénéficié des prestations du Fonds. Mais, à ce jour 487, soit 81,16% du total, restent encore débiteurs vis-à-vis du Fonds. C’est beaucoup pour qu’on s’en inquiète. C’est grave pour qu’on s’interroge sur l’avenir même du Fonds.
Foi et folie
Le psychiatre autrichien Sigmund FREUD, inventeur de la psychanalyse, fut le premier savant en sciences sociales à présenter certaines formes de religiosité comme des manifestations de structures psychopathologiques. Aussi ne fait-il aucun doute pour nous qu’une religion qui érige la mort à donner ou à recevoir comme des aspects « normaux » de sa doctrine, sort de la fonction du réel et s’installe en plein délire.
Le ministre Kérékou avait eu raison d’Aplogan
La décision du Tribunal arbitral du Sport (TAS) tant attendue de tous les acteurs intéressés ou non par la crise d’agonie qui secoue la Fédération béninoise de Football (FBF), depuis décembre 2010, avec pour impact la suspension de toutes les activités footballistiques, a été finalement rendue. Les positions antagonistes devraient donc pouvoir se cristalliser autour du droit qui a été ainsi dit.
Plaidoyer pour la «Place Lénine»
Place Lénine. Vous ne vous êtes trompé ni d’époque ni de pays. Vous êtes bel et bien à Cotonou, la capitale économique du Bénin. Et vous êtes en l’an de grâce 2011. La Place Lénine reste l’un des vestiges de l’expérience marxiste-léniniste qu’a connu notre pays au tournant des années 70. La révolution est morte, reste la Place Lénine. Elle peut se compter au nombre des lieux les plus fréquentés de Cotonou.
Proposition de loi organique sur le référendum: Innovation et besoin d'amélioration
Depuis 1990 et le Renouveau démocratique, il manque à l’arsenal juridique national, une loi précisant les conditions de recours au référendum. De référendum, il n’en fut d’ailleurs point depuis 20 ans. On doit désormais à l’honorable Karimou Chabi Sika, une proposition de loi organique portant conditions de recours au référendum. Si cette proposition constitue en soi une avancée, est-elle suffisamment élaborée pour être efficace une fois adoptée ? N’y a-t-il pas des aspects qui pourraient être améliorés ?
Football: fait de droit et acte de foi
Deux lectures opposées, voire contradictoires d’un seul et même événement. La crise qui secoue le football béninois vient de connaître son épilogue juridique. Le tribunal arbitral des Sports (TAS), qui siège à Lausanne, en Suisse, a débouté un camp et a donné raison à l’autre camp.