Très tôt ce matin, des militaires gabonais, se disant issus du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), auraient dans une tentative avortée de coup d’état, pris d’assaut la radio Nationale du Pays et déclaré le président Ali Bongo, inapte à diriger.Un ‘’conseil National de restauration’’ c’est ce que les militaires patriotes comme ils se désignent eux-mêmes disaient vouloir installer dans les heures qui auraient suivi. Dans un communiqué diffusé à la Radio Nationale Gabonaise, et retransmis par Radio France Internationale, les militaires patriotes lançaient un appel à certaines forces vives de la nation, personnalités politiques, anciens militaires, mouvements de jeunes , syndicaliste et représentants de la société civile à se rendre à L’assemblée nationale pour la formation dudit ‘’conseil National de restauration’’.
Opinion
L’enjeu de l’autonomie et du leadership
Avec l’idée qu’il ne sert à rien de répondre au coup de pied de l’âne. « Les chiens aboient, la caravane passe ». Par recul calculé ? Histoire de donner du temps au temps pour être en capacité de frapper fort. La vengeance, en effet, est un plat qui se mange froid. Un dicton populaire tient l’insulteur pour un ignorant. Il serait à l’image de l’arroseur arrosé. « Celui qui t’insulte, dit ce dicton, n’insulte que l’idée qu’il se fait de toi, donc il n’insulte finalement que lui-même. »
Noël : l’envers et l’endroit de la fête
Noël frappe à nos portes. Elle ne frappe pas moins à nos porte-monnaie. Une réclame, à Cotonou, de manière insistante, nous rappelle la vérité du jour : « la fête aura lieu ». (FAL). Mais quelle fête ? D’abord et avant tout la fête des enfants. Les traditions l’ont ainsi voulu. Les pratiques et les habitudes … Lire la suite
De quoi meurent-elles les démocraties ?
Elles peuvent disparaître corps et biens, tel un navire pris dans la tourmente des éléments déchaînés. Ce que nous tenons pour « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » n’est donc pas frappé du sceau de l’éternité. Au moins trois virus mortels peuvent sceller le sort de toute démocratie. Quels sont-ils ces virus ?
Il y a d’abord l’ignorance. C’est la mère de toutes les tares. Qui ne réussit pas à prendre pied sur le théâtre du savoir et de la connaissance se condamne à être et à rester un être fantomatique. Un être qui s’enfonce, chaque jour davantage, dans les ténèbres. Celui-là ne peut se sentir concerné par les choses d’ici, étant plutôt un être de là-bas. Celui-là ne peut peser sur le cours des choses, s’étant installé dans la stérilité d’un exil qui le tient loin de l’essentiel. Celui-là ne peut compter en quoi que ce soit, étant bouché à tout.
L’ignorance des citoyens, voilà le rideau de fumée derrière lequel la plupart des politiciens jonglent et manipulent à loisir. Ils font croire aux citoyens que leur bulletin de vote ne vaut pas plus qu’un bol de riz ou qu’un modeste billet de banque. Ils font applaudir, tresser une couronne de gloire à ceux qui, pourtant, affament et assoiffent des populations entières, privent celles-ci de soins de santé ou de la chance de s’instruire. Tout ce cirque s’orchestre à coups de marches de soutien, de cultes d’action de grâce, de meetings géants pour cheptel bêlant, pour hordes gueulantes.
C’est la preuve par neuf que l’ignorance n’aide pas à voir le monde à l’endroit. L’ignorance est un mal absolu qui enterre absolument vivant celui qui en est atteint.
Il y a, ensuite, le silence. Il ne s’agit pas seulement du fait de ne pas se faire entendre, de ne pas s’exprimer. Le silence, ici, recouvre plusieurs formes et se pare de divers sens.
Le silence de ceux qui, contraints et forcés, sont réduits à devoir la boucler. En somme, on leur fait ravaler leur vérité pour que triomphe « la voix de son maître ». On le sait : le silence des cimetières n’offre même pas aux morts la possibilité d’exercer leur droit à la parole.
Le silence de l’indifférence, synonyme d’inconscience et d’irresponsabilité. On se tait dès lors qu’on limite tout à soi ; qu’on réduit le vaste monde aux frontières de son propre monde ; qu’on ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez ; qu’on laisse tout glisser sur soi, sur son corps et sur son esprit, comme l’eau sur les plumes d’un canard.
Le silence complaisant ou complice qui confine à la conspiration du silence. Il s’agit de ce hold-up parfait opéré par certains individus, contre tous et à l’insu de tous, en se barricadant dans le couvent de leur vérité. Ces individus ferment les yeux sur tout pour plaire. Ils se bouchent les oreilles pour chérir le statu quo, synonyme de régression. Ils laissent courir et pourrir pour sauvegarder d’éphémères privilèges et avantages.
Il y a, enfin, la parodie. A définir comme une peinture fausse. C’est de l’imitation. C’est de la contrefaçon grotesque. On joue à être démocrate ou à être en démocratie. On met en place, dans un désert de démocratie, toutes les apparences démocratiques : l’appareillage, le rituel, la liturgie, les institutions, les élections, le discours… Comme on le voit, tout est formellement en place pour simuler une démocratie. Mais rien n’est substantiellement en mouvement pour vivre une démocratie ou pour être dans une démocratie.
Il ne reste plus qu’à se laisser couler dans le moule d’un dispositif démocratique en trompe l’œil. On a affaire à un contenant sans contenu, à une démocratie sans démocrates. En somme, une coquille vide.
Oui, les démocraties sont mortelles. Elles meurent quand elles sont privées des lumières de la pensée. Elles meurent quand elles sont sevrées des flux vibratoires de la parole qui libère. Elles meurent quand elles sont déconnectées de toutes réalités, de l’action efficace qui construit. C’est sûr : la guérison est à la porte de qui sait là où il a mal.
Réconciliation Yayi-Azannai Un levier important dans l'unité de l'opposition
Surtout au moment où les partis de l’opposition clament de se présenter autour d’un grand regroupement lors des législatives de 2019. Ce serait une grave imprudence pour l’opposition que de négliger la poursuite et l’aboutissement de ce processus de réconciliation.
Eglise protestante méthodiste du Bénin : Vers une nouvelle crise ?
La résolution de la crise au sein de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin semble superficielle. Dans un article que nous avons reçu, Nestor DARBOUX, un membre de cette église, parle d’une sortie de crise qui n’avait aucun fondement spirituel. « Avons-nous réussi une véritable réconciliation évangélique des cœurs ? Hélas- Trop de paroles, trop de signes, trop d’actes montrent que les cœurs sont encore meurtris », écrit-t-il. Lire ci-dessous l’intégralité de son texte.DIEU NOUS PARLE
A la diète de Spire en 1529, l’empereur CHARLES QUINT a promulgué un édit pour imposer la religion catholique à tout le monde.
Devant cette atteinte à leur liberté de conscience, les princes catholiques favorables aux réformes en cours ont opposé un refus. Au nom de leur conscience, ils ont dit non au pouvoir civil et au pouvoir religieux.
Bénin : La situation du pays contraint les leaders de l'opposition à l'unité
C’est désormais un impératif catégoriqque pour l’opposition béninoise de coaliser ses forces et ses potentialités pour affronter la machine de la mouvance qui s’organise autour de deux grands partis politiques dont le second a vu le jour.Selon le pôle unifié de la jeunesse de l’opposition, Pujo, au cours d’un point de presse que ce mouvement politique a donné ce vendredi 7 décembre 2019 à la bourse du travail, un nombre important de partis politiques de l’opposition béninoise ont déclaré clairement et publiquement leur accord pour le regroupement des partis de l’opposition dans le cadre des élections législatives de mars 2019.
Bipartisme au sein de la mouvance au Bénin: La nuit des longs couteaux s’annonce
Dans l’incapacité de former un seul bloc, les partis politiques qui soutiennent la mouvance ont plutôt constitué deux grands partis politiques. Le premier, le parti Union progressiste a vu le jour au palais des sports à Cotonou le samedi dernier pendant que le second, le parti républicain annonce sa naissance aux termes du congrès constitutif qui est prévu le samedi 8 novembre 2018 à Parakou. Des observateurs estiment que dans le cadre des élections législatives qui s’annoncent, il y a lieu d’envisager un climat délétère au sein de la mouvance.
Retrait de la Can 2019 au Cameroun : Au-delà du patriotisme stérile, remercier plutôt Ahmad Ahmad
Le retrait de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations de football par la confédération africaine de football, Caf, deux courants de pensée sont nés au Cameroun. Le premier qui repose sur le réflexe patriotique, juge comme humiliant et injuste la décision du comité exécutif de la Caf. En face de lui, un autre groupe de compatriotes estiment éviter de faire dans la complaisance pour saluer à juste titre la décision de la Caf. Comme cela s’observe auprès de toutes les personnes qui ne savent pas assumer leur responsabilité, l’annonce par la Caf le vendredi 30 novembre 2018 du retrait de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations, a suscité auprès d’une partie de l’opinion camerounaise une vague d’indignation.
C’est sur nos voies, c’est dans nos rues
Nous roulons sur nos voies. Nous marchons dans nos rues. Nous sommes dans un environnement familier. Aussi ne voyons-nous pas toujours les mille et une bizarreries et anomalies qui auraient dû pourtant nous interpeller.
C’est l’accoutumance par l’habitude. Pour une fois, ouvrons grand les yeux et les oreilles. Indignons-nous de ce que nous voyons. Désolons-nous de ce que nous entendons. Les bêtises qui hantent nos voies et nos rues doivent aider à une prise de conscience salutaire. En voici un échantillon.