Au tournant des années 2000, la Côte d’Ivoire a connu l’une des périodes les plus sombres de son histoire contemporaine. Le conflit politico-militaire, qui débute en 2002, ne se limite pas à une lutte entre factions armées. Il fracasse l’unité nationale, divise des familles, transforme des voisins en ennemis, et pousse des milliers de personnes sur les routes de l’exil intérieur. Le tissu social ivoirien, autrefois cimenté par une relative stabilité, se désagrège sous les tirs croisés de l’armée régulière et des groupes rebelles. À Abidjan comme à Bouaké, l’insécurité devient une toile de fond quotidienne, les repères s’effondrent, et les repères identitaires se crispent. Dans ce contexte chaotique, rares sont les voix qui tentent de parler au-delà des lignes de fracture. L’une d’elles, inattendue, a surgi non pas des rangs politiques, mais des stades de football.
Sénégal : Les manifestations contre les lobbys homosexuels enregistrent des incidents
Alors que l’arrivée du parti PASTEF à la tête du pays avait ravivé les espoirs d’une rupture politique, certains groupes de la société civile attendent désormais des gestes forts, notamment sur les questions sociales et culturelles jugées sensibles. Parmi celles-ci, le rejet de l’homosexualité occupe une place particulière. Des rassemblements s’organisent pour réclamer une position … Lire la suite