Le voleur qui n'a pas la possibilité de voler pense qu'il est un honnête homme

Le vol est un acte condamné très tôt dans les sociétés africaines depuis des siècles. D’ailleurs un chapelet de proverbes et de paraboles existe. Et, ces paroles sont constamment utilisées dans les échanges verbaux afin de sensibiliser et éveiller la conscience des héritiers ou des personnes interpellées. Un voleur ou une voleuse c’est une personne avec des tendances matériels incurvés vers les biens d’autrui ou l’envie des avoirs plus importants que ce qu’elle est capable de produire elle-même.

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L’unité est une force, la division est une faiblesse

Les ancêtres en Afrique ont toujours saisi l’importance des valeurs de base d’une santé sociale en inculquant à travers leurs sages paroles des valeurs fortes du savoir-vivre dans la vie humaine parmi lesquelles la force d’une communauté. Ceci est un autre proverbe swahili souvent exprimé en anglais sur la toile : « Unity is strength, division is weakness » ou en langue d’origine swahili : « Umoja ni nguvu, mgawanyiko ni udhaifu ».

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Un voleur de poulets, n’écoute pas les prières du poulet

Il existe à Zanzibar en Tanzanie un long chapelet de proverbes Swahili (comme dans des centaines d’autres ethnies africaines) sur le vol une action condamnée par la société depuis des siècles avec virulence. En Afrique, l’éducation, pilier de la structure sociale rejette complètement le vol comme le mensonge. Ainsi, la répétition étant pédagogique il n’est pas rare d’entendre les parents, les aînés ou la famille éduquer constamment les plus jeunes dans ce sens en réitérant des proverbes. Exprimé parfois en anglais sur la toile : « the chickenthief does not listen to the chicken’s prayer », ce proverbe en langue d’origine swahili se traduit comme suit : « mwizi wa kuku hasikilizi maombi ya kuku ».

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Quiconque se soucie de vous, vaut plus que votre parent

La place des parents dans la vie d’un africain est invariablement très haute. Quelque soit l’âge d’un enfant, il voue un respect et une considération totale à ses géniteurs ce qui se reflète encore de nos jours dans les sociétés africaines où les parents même vieux sont intégrés au centre des grandes décisions de familles, sont respectés et entretenus lorsqu’ils ne sont plus en mesure de prendre soin d’eux-mêmes (âge avancé).

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Si ton pagne se déchire, tu préfères le raccommoder que d'avoir un foulard

Les valeurs vestimentaires sont très importantes dans les cultures africaines et le pagne est plus qu’un vêtement. Elles sont représentées par une parure au corps et à la tête nettement distinctes selon que les membres de la communauté soient des hommes (boubous, pantalons, chapeaux, chemises, etc.) ou des femmes (foulards, pagne attaché, boubous, robes, « bomba », etc.). C’est un art qui véhicule différents messages. Chaque image ou géométrie ou motif révèle un message crypté qui est décodé uniquement par les experts ou les concepteurs du design inscrit selon les fondements de la région. Cependant autant il est donc très important de s’habiller pour un africain ou une africaine lorsqu’il arrive que son pagne soit déchiré il ne faut en aucun cas le laisser tel ou l’abandonner aux ordures.

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Le ver qui mange les feuilles, se trouve toujours sur la feuille

C’est un proverbe yoruba souvent exprimé en langue d’origine yoruba : « Kokoro timan djè fô, eri efo nan ni man wa ». Sur la toile on l’entend beaucoup dans les productions Nollywood qui apportent énormément au rappel des enseignements traditionnels des peuples du Nigéria et de l’Afrique de l’ouest car les ethnies sont les mêmes mais dispersées à cause de l’époque coloniale. Pour en revenir au proverbe, l’interpellé entend la mention de « ver » qui représente bien ces agents invertébrés de formes plus ou moins allongées qui se nourrissent sur un élément hôte animal ou végétal qui peut être à la fois son support ou son hôte. Ce ver peut être aussi un corps parasite ou entozoaires qui vit strictement aux dépens d’un autre organisme jusqu’à même perturber de manière permanente la vie de ce dernier.

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Trop d'idées chassent la sagesse

C’est un proverbe swahili souvent exprimé en anglais sur la toile : « Too many ideas drive wisdom away » ou en langue d’origine swahili : « Akili nyingi huondoa maarifa ». Il contribue à un modèle d’éducation basé sur l’initiation à la sagesse. Les anciens ont toujours veillé à l’éveil des sens de leurs héritiers sur le continent africain afin d’éliminer à la source les influences internes ou externes qui peuvent perturber l’aptitude à intégrer la sagesse. La sagesse étant une valeur importante à laquelle les africains font souvent référence pour évoluer positivement sur leur cheminement de vie malgré les péripéties. Par exemple, la persévérance enseignée fait partie des caractéristiques de la sagesse.

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Un grain de maïs a toujours tort devant une poule

Voici un proverbe qui vient du Bénin et est bien particulier. Le maïs est l’une des céréales de base les plus exploitées au monde. C’est d’ailleurs la céréale la plus importante en Afrique. Sur un épi les graines sont solidement agrippées mais une fois détachées, ce sont des graines qui tombent et s’éparpillent. La volaille blanche étant largement répandue aussi sur le continent, elle raffole de ces céréales également.

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Un taureau fort est reconnu à ses cicatrices

Ce proverbe nous vient de la Tanzanie où cohabitent un peuple multiculturel dominé par les cultures Swahili et Masaï. À chaque société, ses croyances culturelles et pour les Masaï, le taureau comme d’autres animaux fait partie de la culture. Pour les jeunes Masaï, accomplir l’épreuve de terrassement du taureau à mains nues démontre leur habileté à la chasse et à se défendre.

Si un animal vous dit qu'il peut parler, il ment probablement

Nous savons que le langage des animaux et des humains est difficilement compatible. Certes l’humain peut en apprendre davantage sur le comportement animal mais obtenir le fluide vocal entre eux sera chose peu probable. Les sages ont constamment intégré les phénomènes de la nature au style de vie et même dans leur manière de soigner les épreuves dans les sociétés du continent.

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La santé est préférable à la richesse

Faire le lien entre la santé et la richesse en Afrique a toujours résulté à un foisonnement de portefeuilles d’écritures et de principes d’éducations communs au sein du continent africain depuis des siècles.  La notion de richesse n’a donc jamais eu uniquement les valeurs matérielles connues des sociétés extérieures au public africain. Il faut se rappeler que l’argent tel qu’il est connu aujourd’hui n’existait pas des siècles auparavant. Le commerce se faisait fondamentalement en échanges en nature (troc). Les anciens et sages ont mis en avant la richesse autrement : les nouvelles naissances, la richesse d’avoir des enfants, la richesse d’être entouré, la richesse de pouvoir se nourrir, la richesse d’être à l’abri des intempéries du climat ou des précipitations, la richesse du savoir et la richesse des terres cultivables.

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Les nuages sont des signes de la pluie

L’Afrique de l’est dominée par la culture orientale swahili dont l’héritage culturel à l’épreuve du temps, s’étend depuis l’ancien royaume de Kongo à Madagascar en passant par l’Afrique du sud. Le Swahili ou le Kiswahili désignant la langue bantoue « de la côte » marquée par une pluralité d’expressions remplies d’enseignements transmises depuis des générations. Parmi elles, il y a ce court proverbe (à l’origine dans la langue Swahili) « Dalili ya mvua mawingu » dont la transcription en français est : « les nuages sont des signes de la pluie ». C’est un proverbe plein de sens.

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Les vaches se lèchent parce qu’elles se connaissent

Les traditions africaines ont toujours intégré fermement les sciences de la nature au style de vie de leurs descendants et même dans leur manière de soigner les maux de la société qu’ils soient physiques ou mentaux. Ainsi, au lieu de faire de grandes phrases pour attirer l’attention de son interlocuteur, les sages font référence à un état, un concept social, un phénomène biologique ou des phénomènes naturels entre humains ou animaux ou sur les végétaux ou même entre eux, pour expliquer les phénomènes ou éveiller les consciences. Voici donc un autre parallèle par rapport aux vaches qui se lèchent cette fois. L’action de se lécher consiste selon le dictionnaire Larousse à se passer la langue sur le corps (les animaux en particulier) pour différentes raisons.

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Un homme sans culture ressemble à un zèbre sans rayures

Le zèbre est un magnifique mammifère herbivore qu’on ne reconnaît qu’à sa magnifique belle parure sur laquelle se relaie une succession de lignes alternes blanches et noires. Sans cela on pourrait le confondre au cheval. Il est énuméré plus de huit cent cinquante cultures différentes en Afrique selon George P. Murdock dont la liste n’est même pas complète car chaque société personnalise sa culture avec différentes variantes et selon sa position géographique.

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On n'achète pas le pagne plié

Le pagne en Afrique est plus qu’un vêtement. Le pagne est un tissu de forme rectangulaire léger ou moyennement épais, fait de pièces de cuir, de plumes, de matières végétales ligneuses, de pièces teintées ou tressées. Ces pagnes sont très colorés avec différentes formes à géométrie et motifs variables qui vont référer les populations aux évènements usuels, aux réalités, à la nature, aux aliments ou aux faits de sociétés. Chaque image ou géométrie ou motif révèle un message crypté qui est décodé uniquement par les experts ou les concepteurs du design inscrit.

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À l'animal dépourvu de queue, c'est Dieu lui-même qui chasse les mouches

La queue est un appendice qui prolonge le corps de certains vertébrés (colonne vertébrale) ou invertébrés. On la retrouve surtout dans le règne animal. Elle joue différents rôles dans l’anatomie de ces derniers. Par exemple, la queue du margouillat ou des lézards est un organe moteur qui leur permet sauter ou se déplacer avec précision verticalement comme horizontalement. Chez certains oiseaux, c’est même un organe de séduction secondaire. Pour certains reptiles, perdre un morceau de queue en cas de danger vis-à-vis d’un prédateur, offre une occasion de s’enfuir car la queue détachée se tord toute seule par réflexe ce qui peut détourner l’attention de l’agresseur. Par contre dans le cas des animaux comme le chien, les taureaux, les bœufs, les bovidés, la queue est rattachée à leurs hanches sert à chasser les insectes qui rôdent autour ou se posent sur l’ensemble de leur anatomie.

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Un bébé sevré qui ne pleure pas à haute voix, mourra sur le dos de sa mère

Bien que l’Afrique soit considérée avoir un des taux les plus faibles en éducation, l’éducation sur le grand continent noir débute très tôt en réalité et ce dès le berceau avec pédagogie. Ce proverbe zimbabwéen vous indiquera la raison. La pédagogie et l’éducation sont véhiculées à travers la tradition orale de génération en génération depuis des siècles et s’effectuent simultanément dans les activités quotidiennes. Dès l’enfance, les sociétés africaines donnent des bases de la vie. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à se défendre, à se nourrir, à courir, à maîtriser leur spiritualité, apporter un gain à la famille/village d’appartenance et bien d’autres éléments de la vie. Un bébé sevré en moyenne sur le continent africain auparavant avaient entre 2 ou 4 ans et voire plus avant les années 2000.

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La parole ne vaut rien sans l'action

Depuis des siècles, les acteurs de la société sont des facteurs très importants pour les communautés africaines où l’inclusion sociale est incontournable. Dès le berceau, les sociétés africaines enseignent les bases de la vie à travers multiples actions. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à communiquer respectueusement, à se défendre, à se nourrir, à courir, à maîtriser leur spiritualité, apporter un gain à la famille/peuple d’appartenance et bien d’autres éléments de la vie.

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Si tu ne sais pas où tu vas, retourne d'où tu viens

Les traditions africaines ont toujours intégré fermement les sciences de la nature au style de vie de leurs descendants et même dans leur manière de soigner les maux de la société. Cependant, pour les questions physiques comme mentales, les traditions africaines se sont longtemps servis de la psychologie. Une science jusqu’ici peu approfondie sur le grand continent, mais très exploitée oralement.

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Où le coq chante, il y a un village

La science s’est intéressée à l’intelligence de la nature c’est-à-dire le biomimétisme que très tardivement. Ce processus d’analyse des techniques d’imitation des processus mis en œuvre par la nature. Il a commencé graduellement avec Léonard de Vinci né en 1452 pour s’implanter dans le développement durable comme un principe en 1997 avec Janine M Benyus. Les principes de la nature et des êtres vivants existants ont effectivement des solutions durables à long terme aux défis naturels que les anciens en Afrique ont intégré par la parole dans l’éducation de générations en générations avant JC. C’est ainsi que cet autre proverbe africain court de 8 mots est connu de tous aujourd’hui.

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