Les désaccords entre Alger et Paris n’ont jamais vraiment quitté la scène diplomatique depuis l’indépendance de l’Algérie. Le passé colonial continue de jeter une ombre persistante sur les échanges bilatéraux, nourrissant une série de malentendus et de crispations. Les prises de position françaises sur des questions mémorielles ou politiques, parfois jugées intrusives par les autorités algériennes, ont accentué une méfiance déjà bien ancrée. La décision de la France de réduire de manière unilatérale le nombre de visas accordés à certains pays du Maghreb en 2021 a été perçue comme un affront, et a déclenché une vague de réactions dans la région, notamment à Alger.
Maghreb
Hydrogène vert au Maghreb : un changement majeur avec une alliance
L’Algérie accélère sa transition vers une industrie plus respectueuse de l’environnement. Le pays ambitionne désormais de produire de l’hydrogène vert à grande échelle, avec un objectif de réduire l’empreinte carbone de son secteur sidérurgique. Pour porter cette vision, trois grands acteurs (Sonatrach, Tosyali Algérie et la société américaine Hecate Energy) unissent leurs efforts dans un projet inédit.
Hydrogène vert au Maghreb : ce pays se voit en futur champion mondial
Alors que les énergies fossiles continuent de soulever des préoccupations environnementales et géopolitiques, l’hydrogène vert s’impose progressivement comme une alternative crédible pour la transition énergétique. Produit à partir d’énergies renouvelables, il permet de stocker et transporter de l’électricité sous forme gazeuse, avec pour avantage de ne rejeter que de la vapeur d’eau lors de son utilisation. Ce vecteur énergétique est particulièrement prisé dans les secteurs industriels, maritimes et aériens, qui peinent à se décarboner. En Europe, les mécanismes de soutien à la production et au transport se structurent rapidement, posant les bases d’un futur marché dynamique. C’est dans cette dynamique que l’Algérie commence à occuper une place remarquée.
Armement au Maghreb : un nouveau navire pour renforcer les forces armées de ce pays
Depuis plus d’une décennie, le Maghreb est le théâtre d’une montée en puissance militaire où chaque pays scrute avec attention les investissements de ses voisins. Le Maroc et l’Algérie, en particulier, s’engagent dans une rivalité stratégique, traduite par des acquisitions d’équipements de plus en plus sophistiqués. Alors que l’Algérie mise sur un partenariat durable avec la Russie pour moderniser ses forces, le Maroc, lui, diversifie ses fournisseurs, allant des États-Unis à la France, et plus récemment à l’Espagne. Cette dynamique est moins une préparation à un conflit ouvert qu’un effort pour maintenir une dissuasion crédible, dans un environnement régional marqué par l’instabilité au Sahel, les flux migratoires irréguliers et les menaces terroristes. Chaque ajout au portefeuille militaire prend une dimension politique forte, comme le montre le lancement récent d’un nouveau patrouilleur destiné à la Marine royale marocaine.
Gaz au Maghreb : ce producteur intègre une prestigieuse organisation
L’Algérie vient de franchir une étape importante dans sa stratégie d’influence énergétique. Lors de la 29e Conférence mondiale du gaz, organisée récemment en Chine, le pays a été élu au comité exécutif de l’Union internationale du gaz (UIG). Une reconnaissance qui souligne le rôle croissant de l’Algérie dans le paysage gazier mondial.
Mines au Maghreb : la Turquie se rapproche de ce pays
L’Algérie est depuis longtemps considérée comme l’un des piliers énergétiques de la région maghrébine. Ses gisements d’hydrocarbures, principalement situés dans le Sahara, alimentent non seulement son économie nationale, mais renforcent également sa position stratégique auprès de ses partenaires internationaux. À côté du pétrole et du gaz, le pays dispose également d’un sous-sol riche en ressources minières : fer, phosphate, zinc, or et terres rares figurent parmi les nombreuses richesses encore sous-exploitées. Ce potentiel attire de plus en plus d’acteurs étrangers cherchant à diversifier leurs approvisionnements en matières premières. L’Algérie, qui ambitionne de faire de ses ressources un levier de transformation économique, cherche donc à établir des partenariats solides, notamment avec des pays disposant d’une expertise industrielle et technologique. La Turquie multiplie donc ses gestes d’ouverture vers Alger.
Blé au Maghreb : la France reconnaît avoir perdu un important marché
Pendant des décennies, le blé français a nourri bien au-delà de ses frontières, irriguant les marchés du monde entier, du Maghreb au Moyen-Orient. Grâce à la qualité de sa production et à une logistique rodée, la France s’est imposée comme l’un des principaux exportateurs mondiaux, capable de fournir des volumes massifs avec constance. Le Maghreb, et plus particulièrement l’Algérie, faisait figure de partenaire incontournable dans cette équation. Chaque campagne céréalière voyait des millions de tonnes quitter les ports français pour répondre aux besoins d’un pays dont les importations sont vitales pour la sécurité alimentaire. Aujourd’hui, cette réalité appartient au passé.
Maghreb : des compagnies espagnoles vont investir des centaines de millions
Le Royaume du Maroc renforce sa position en tant que destination privilégiée pour les investissements étrangers avec la signature de quatre protocoles d’accord majeurs à Rabat. Ces accords, représentant un investissement total de 500 millions de dirhams, impliquent des entreprises catalanes membres de Foment del Treball, la principale organisation patronale de Catalogne.
Industrie au Maghreb : un groupe chinois s'apprête à démarrer ses activités
Le Maroc continue de gagner du terrain en tant que destination industrielle de premier plan. Le groupe chinois Aeolon Technology, spécialiste de la fabrication de composants pour les énergies renouvelables, s’apprête à démarrer la production dans sa toute première usine à l’étranger. Ce projet s’implante dans la zone industrielle de Betoya, à Nador, au nord du pays.
Énergie au Maghreb : 365 millions d'euros pour des projets novateurs
Le Maroc poursuit sa transformation énergétique en s’appuyant sur une approche durable dans l’exploitation de ses ressources naturelles. Une nouvelle étape vient d’être franchie avec la mobilisation d’un financement vert de 365 millions d’euros en faveur du groupe OCP. D’après nos confrères de l’AgenceEcofin, Ce soutien a été rendu possible grâce à un accord signé avec SACE, un groupe italien spécialisé dans l’assurance et le financement de projets à dimension stratégique.