Le Botswana a récemment scellé un nouvel accord avec le géant minier De Beers, prolongeant ainsi leur collaboration pour l’exploitation des diamants sur une période de dix ans. Ce partenariat, conclu après plusieurs années de négociations, offre au Botswana des conditions plus avantageuses, notamment en ce qui concerne la commercialisation de sa production. Désormais, le pays pourra vendre 30 % des diamants extraits par la coentreprise Debswana durant les cinq premières années, contre 25 % auparavant. Ce pourcentage augmentera à 40 % pour la seconde moitié du contrat et pourrait atteindre 50 % lors d’une éventuelle prolongation de cinq ans, sous réserve de certaines conditions. En plus de ces modifications contractuelles, De Beers s’engage à contribuer à un fonds de développement économique, avec un versement initial d’un milliard de pulas (environ 75 millions de dollars) et des contributions annuelles indexées sur les bénéfices de la coentreprise. Cette disposition vise à diversifier l’économie nationale et à stimuler la création d’emplois.
H. A.
Or en Afrique : un investissement émirati de 375 millions $ annoncé
Ambrosia, un fonds d’investissement des Émirats arabes unis, a signé un accord avec la société canadienne Allied Gold pour renforcer la production d’or au Mali, en se concentrant sur la modernisation de la mine de Sadiola. Cette collaboration, dans laquelle Ambrosia obtient 40 % de la mine en investissant 375 millions de dollars, vise à accroître la capacité de production et à développer les infrastructures nécessaires à l’exploitation. Le projet inclut la formation d’une coentreprise, avec Allied Gold et Ambrosia détenant chacun 50 % des parts sur les 80 % contrôlés par la société canadienne. Le gouvernement malien conserve une participation de 20 % dans l’exploitation du site. Le partenariat pourrait jouer un rôle dans la relance de la production aurifère au Mali, où la production industrielle d’or a diminué ces dernières années.
Niger : 14 millions de barils de pétrole exportés via le Bénin
Le Niger continue d’acheminer son pétrole brut vers les marchés internationaux grâce à l’oléoduc reliant Agadem, principal bassin pétrolier du pays, au port de Sèmè-Kpodji au Bénin. Ce pipeline mis en service en 2024 représente une avancée pour l’industrie pétrolière nigérienne, permettant une exportation directe sans dépendre des infrastructures d’autres nations. Malgré la fermeture des frontières terrestres entre le Niger et le Bénin, la production pétrolière ne faiblit pas : plus de 14 millions de barils ont été évacués à ce jour. L’exploitation est principalement assurée par la China National Petroleum Corporation (CNPC), qui détient la majorité des cargaisons, tandis que l’État nigérien conserve environ 3,5 millions de barils. Ce projet ambitionne d’augmenter progressivement la production nationale.
Uranium en Afrique : plus de parts pour les nationaux dans ce pays
La production d’uranium au Niger est un élément important de l’économie du pays, car il est l’un des principaux producteurs mondiaux de cette ressource. L’uranium, principalement utilisé pour la production d’énergie nucléaire, est extrait dans des mines situées dans le nord du Niger, particulièrement dans les régions d’Agadez et d’Arlit, où les gisements sont abondants. Le Niger cherche à accroître l’implication des acteurs nationaux dans l’exploitation de son uranium. Le 22 février, le Conseil des ministres a validé la conversion du permis de la Compagnie minière de recherche et d’exploitation (COMIREX SA), jusque-là limitée à une exploitation semi-mécanisée, en une autorisation pour une petite exploitation minière. Cette société, détenue à 60 % par des investisseurs nigériens et à 40 % par l’État, prévoit d’extraire 300 tonnes d’uranium métal par an sur cinq ans, avec une possibilité d’extension.
Transition énergétique en Afrique : ce pays mise sur l’hydrogène vert
Le développement de l’hydrogène vert représente une nouvelle opportunité économique pour plusieurs pays africains, notamment en réponse à la demande croissante en Europe. Le Nigeria, par l’intermédiaire d’une collaboration entre la société nigériane APPL Hydrogen Limited (AHL) et la filiale européenne du groupe chinois LONGi, s’apprête à franchir un pas décisif dans ce secteur. Un investissement de 7,6 milliards d’euros (environ 7,9 milliards USD) a été décidé pour établir une production d’hydrogène vert dans l’État d’Akwa Ibom. Le Nigeria cherche à diversifier ses sources d’énergie et à se positionner sur un marché stratégique, porté par les ambitions européennes. Ce partenariat pourrait renforcer la position du pays comme un acteur clé dans la région de l’Afrique de l’Ouest en matière d’énergies renouvelables.
Pétrole en Afrique : une compagnie américaine investit 60 millions USD dans ce pays
Face à un déclin de sa production pétrolière, la Guinée équatoriale s’engage résolument à revitaliser son secteur pétrolier pour faire face à une récession économique persistante. Le pays, qui connaît une réduction progressive de ses réserves en raison de la maturation des puits, voit dans l’exploration de nouveaux gisements une occasion clé de relancer son économie. À cet égard, le vice-président Teodoro Obiang Nguema Mangue a récemment révélé l’initiative du gouvernement visant à conclure un partenariat avec la société américaine Searcher pour des travaux de recherche de pétrole offshore. Le projet, évalué à 60 millions USD, consiste en une série d’études sismiques 2D et 3D sur des zones inexplorées de ses eaux territoriales. Ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large du gouvernement pour augmenter la production d’hydrocarbures et attirer de nouveaux investissements dans ce secteur stratégique.
Afrique : Volkswagen va produire des tracteurs électriques pour l’agriculture dans ce pays
Le secteur agricole nigérian, représentant 22,7 % du PIB et employant environ 34 % de la population active, reste encore largement sous-mécanisé. Le pays a longtemps fait face à des défis concernant la modernisation de l’agriculture, un secteur essentiel pour son développement économique. En dépit de son importance, la mécanisation y reste insuffisante et les rendements agricoles demeurent faibles, en partie à cause de l’utilisation limitée d’équipements modernes. Dans ce contexte, le constructeur automobile allemand Volkswagen a annoncé son intention de fabriquer et de commercialiser des tracteurs électriques au Nigeria, une initiative qui pourrait transformer le paysage agricole. Ce projet a été révélé par le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Tuggar, lors d’une réunion du G20, le 22 février dernier, où il a souligné l’importance de l’Allemagne en tant que partenaire du pays.
Afrique : cette entreprise canadienne veut produire plus d’or en 2026
Orezone Gold, une entreprise minière active au Burkina Faso, continue de renforcer ses ambitions dans l’exploitation de l’or. En 2024, la compagnie a respecté ses prévisions de production, atteignant 119 000 onces d’or. Les prix de l’or ont atteint des niveaux records, incitant Orezone à accélérer le développement de sa mine d’or Bomboré. Le projet d’agrandissement de la mine a pour objectif de porter la production à 185 000 onces d’ici 2026. Cependant, face aux opportunités de financement et aux prix élevés du métal jaune, la compagnie a décidé d’intensifier ses efforts pour doubler cette capacité et atteindre un objectif de 250 000 onces par an.
Crimes contre l'humanité : deux ex-présidents africains parmi les plus recherchés
Dix anciens hommes politiques mondiaux sont les plus recherchés pour leur implication présumée dans des crimes contre l’humanité, selon le rapport publié par Justice info. Parmi eux figurent Yahya Jammeh, ancien président de Gambie, Omar el-Béchir, ex-dirigeant du Soudan, François Bozizé, ancien président de la République centrafricaine, et Mengistu Haile Mariam, ex-dirigeant de l’Éthiopie. Ces dirigeants sont accusés de crimes graves pendant leurs mandats, incluant des assassinats, des disparitions forcées, des actes de torture et des massacres.
Afrique : l'Arabie saoudite renforce sa coopération économique avec ce pays
Au fil des années, le Nigéria et l’Arabie saoudite ont tissé des liens solides, avec une coopération croissante dans des domaines clés. En 2022, de nouveaux accords ont été conclus pour stimuler les échanges économiques et renforcer les relations commerciales. L’objectif est d’encourager le développement mutuel, en mettant un accent particulier sur la coopération dans le secteur bancaire et financier. La Banque centrale du Nigéria (CBN) joue un rôle central dans ces initiatives, en soutenant des projets visant à diversifier l’économie nigériane et à intensifier les échanges avec l’Arabie saoudite. Riyad, de son côté, perçoit cette alliance comme une occasion stratégique d’étendre son influence économique en Afrique de l’Ouest, notamment par le biais du commerce et des projets d’infrastructure.
CEDEAO: l'AES prête à négocier une entente
Réunis à Bamako les 22 et 23 février 2025, les ministres du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont défini une stratégie commune pour les futures discussions avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette rencontre s’inscrit dans la volonté de ces pays, membres de la Confédération des États du Sahel (AES), de renforcer leur autonomie et d’assurer une meilleure coordination diplomatique et sécuritaire. Les discussions ont notamment porté sur les avancées en matière de défense et de sécurité, avec un accent sur la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité communes. La coopération militaire renforcée a été saluée comme un facteur clé dans la lutte contre le terrorisme, tandis que les représentants des trois pays ont insisté sur la nécessité de préserver la stabilité régionale. En parallèle, une feuille de route a été validée pour structurer les futures négociations avec la CEDEAO, mettant l’accent sur une approche pragmatique et concertée afin de protéger les intérêts des populations concernées.
Voitures en Afrique : ce pays veut réduire l'importation, voici pourquoi
Le gouvernement nigérian a décidé de restreindre les importations de véhicules étrangers dans le but de dynamiser son secteur automobile local. Cette décision a été révélée par le ministre nigérian de l’Industrie lors de l’inauguration du Groupe de travail sur la révolution industrielle à Abuja. Selon lui, l’objectif est de renforcer l’économie du pays en cessant de soutenir la création d’emplois à l’étranger. L’idée est de prioriser la production nationale afin d’offrir davantage de possibilités d’emploi au sein du pays. Le ministre a exprimé sa volonté de voir des entreprises internationales comme Toyota investir davantage dans l’assemblage local, contribuant ainsi au développement de l’industrie automobile nigériane. Cette mesure a été adoptée pour réduire la dépendance du Nigeria aux produits étrangers et à favoriser la création d’emplois durables sur son territoire.
RDC : Tshisekedi augmente les primes des soldats en zones de combat
La République démocratique du Congo fait face à une crise sécuritaire persistante, exacerbée par des tensions régionales et des attaques de groupes armés. Conscient des difficultés rencontrées par les forces armées, le président Félix-Antoine Tshisekedi a ordonné, lors du conseil des ministres du 21 février, la mise en application immédiate de mesures visant à améliorer les conditions de vie des militaires. Il a insisté sur l’augmentation des soldes et des primes de combat, en particulier pour ceux déployés dans les zones opérationnelles. La protection du territoire et la stabilisation du pays reposent en grande partie sur l’engagement des forces armées congolaises, confrontées à des conditions de travail extrêmement pénibles. Le président a également rappelé l’urgence d’une reconnaissance effective des efforts consentis par les militaires, qui, au péril de leur vie, assurent la défense de la nation.
Relations AES-Cédéao : l’ONU préconise une entente diplomatique
L’Organisation des Nations Unies a récemment appelé à un dialogue entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Cette initiative intervient dans un contexte marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cédéao, une décision prise en janvier 2024. Ces États dénoncent une organisation influencée par des intérêts étrangers et jugée inefficace face aux défis sécuritaires de la région. En réponse, la Cédéao a maintenu les droits fondamentaux des citoyens de ces pays, notamment la libre circulation des personnes et des biens. Cette situation complexifie les relations entre les deux blocs et suscite des interrogations sur l’avenir de la coopération régionale.
M23 en RDC : le Rwanda rejette les accusations et les sanctions américaines
Le M23, un groupe rebelle actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a intensifié ses offensives à partir de 2022, reprenant plusieurs localités du pays. Cette résurgence des combats a conduit à des milliers de déplacés internes. La situation s’est rapidement dégradée, l’armée congolaise peinant à contenir les assauts répétés du M23. Ce groupe, reconnu pour ses tactiques militaires complexes, a mené de violentes attaques. Le soutien présumé de pays voisins comme le Rwanda et l’Ouganda au M23 a alimenté une dimension géopolitique complexe du conflit. Bien que ces pays aient systématiquement nié toute implication directe, des rapports de l’ONU et du gouvernement congolais suggèrent que le Rwanda a fourni des armes et du soutien logistique au groupe rebelle, alimentant les tensions régionales.
Niger : Tiani affirme son engagement pour une refondation de cinq ans
Le général Abdourahamane Tiani a réaffirmé son engagement à appliquer sans faillir les décisions issues des Assises nationales, qui prévoient une refondation politique sur une période de cinq ans. Devant les autorités du pays et les représentants de l’Alliance des États du Sahel (AES), il a qualifié cette initiative d’inédite et porteuse d’un espoir pour l’avenir du Niger. Ces Assises, qui ont réuni plus de 700 délégués pendant plusieurs jours, ont permis de définir une nouvelle charte destinée à encadrer la gouvernance nationale. Selon Tiani, ces travaux ont été menés en toute indépendance, avec un profond sens des responsabilités vis-à-vis du peuple et de l’histoire du pays. Les conclusions adoptées, bien qu’ouvertes à des ajustements futurs, posent les bases d’une restructuration institutionnelle. Parmi les mesures phares figure la dissolution des partis politiques, considérée comme une étape essentielle pour assainir le paysage politique et éviter les divisions internes.
Or en Afrique : hausse des revenus pour cette compagnie sud-africaine malgré une baisse de production
L’année 2024 a été marquée par une baisse de la production aurifère mondiale pour Gold Fields, mais ses performances au Ghana ont dépassé les attentes. L’entreprise sud-africaine, exploitant les mines de Tarkwa et Damang, visait une production de 665 000 onces d’or dans le pays. À la clôture de l’exercice, la production cumulée atteignait 671 800 onces, soit une baisse de 4,5 % par rapport à 2023. La mine de Tarkwa a produit 537 200 onces, en phase avec les prévisions, tandis que Damang a surpris avec 134 600 onces, dépassant largement l’objectif initial de 125 000 onces. Cette performance s’explique par une meilleure exploitation des ressources malgré une teneur en or en diminution. En parallèle, les activités de Gold Fields en Australie et en Amérique du Sud ont rencontré des difficultés, contribuant à une baisse globale de 10 % de la production annuelle de l’entreprise. Toutefois, la hausse des prix de l’or a permis à la société d’enregistrer des revenus records.
Afrique : ce pays devient le distributeur exclusif d’électricité du Congo
Le 13 février à Libreville, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a signé un accord avec le ministre congolais de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso. Cet accord attribue à Senelec l’exclusivité de la distribution de l’électricité en République du Congo pour une durée de dix ans. En plus d’assurer l’acheminement de l’énergie aux consommateurs, l’entreprise prendra en charge la gestion, l’entretien et l’amélioration des performances du réseau national, avec l’objectif d’optimiser la facturation et le suivi des abonnés.
Maghreb : menace terroriste déjouée, armes et explosifs saisis
Le mercredi 19 février 2025, les autorités marocaines ont mené une vaste opération de sécurité visant à neutraliser une cellule terroriste affiliée au groupe État islamique au Sahel. Douze individus, âgés de 18 à 40 ans, ont été interpellés simultanément dans plusieurs villes du royaume, notamment Tanger, Casablanca, Fès et Laâyoune. Selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), cette cellule était en contact avec un haut responsable de Daech basé dans la région sahélienne et projetait des attaques contre des infrastructures. L’opération a mobilisé d’importants moyens, incluant des drones de reconnaissance, des unités cynotechniques et des véhicules blindés. Les forces de l’ordre ont agi à l’aube pour éviter toute riposte des suspects et assurer le succès du coup de filet. L’intervention coordonnée a permis de saisir plusieurs armes blanches, des sommes d’argent ainsi que des explosifs artisanaux en cours de fabrication.
Tentative de putsch en Guinée-Bissau : 14 militaires lourdement condamnés
En Guinée-Bissau, la justice militaire a rendu son verdict contre 14 militaires impliqués dans la tentative de coup d’État du 1ᵉʳ février 2022. Ces accusés, jugés par le Tribunal militaire supérieur, ont écopé de peines allant de 12 à 29 ans de prison ferme. Selon les autorités judiciaires, cette affaire concernait initialement 50 personnes, mais seules 24 d’entre elles ont été traduites en justice. Les condamnés, radiés des forces armées, sont accusés d’avoir orchestré une attaque contre le gouvernement du président Umaro Sissoco Embaló, élu en 2019. Ce putsch avorté visait à prendre le contrôle des institutions clés du pays, notamment le palais présidentiel. L’intervention rapide des forces restées loyales au pouvoir en place a permis de neutraliser la tentative, évitant ainsi une déstabilisation du pays. La communauté internationale avait également condamné cette tentative, appelant à préserver la stabilité politique en Guinée-Bissau.
Conflit minier au Mali : Barrick Gold versera 438 millions $
Le gouvernement malien et Barrick Gold ont conclu un accord impliquant un versement de 438 millions de dollars par la compagnie minière canadienne. Cette entente vise à résoudre un différend fiscal et à permettre la reprise des activités sur la mine de Loulo-Gounkoto, la plus grande exploitation aurifère du pays. En janvier 2025, les autorités maliennes avaient saisi trois tonnes d’or et arrêté plusieurs employés de Barrick, accusant l’entreprise de ne pas s’être acquittée de ses obligations fiscales. Cet accord intervient dans un contexte de tensions entre l’État et les multinationales minières, alors que Bamako cherche à récupérer les impôts et redevances non perçus, estimés entre 300 et 600 milliards de francs CFA à l’issue d’un audit mené en 2023. Si le versement de Barrick marque une avancée dans ces négociations, il reste des incertitudes sur la mise en œuvre de l’accord, notamment en ce qui concerne l’application du nouveau code minier et la date effective de reprise des opérations.
Boko Haram anéanti au Tchad avec 297 combattants éliminés
Lancée en octobre 2024 par les autorités tchadiennes, l’opération Haskanite visait à éliminer la menace du groupe terroriste Boko Haram dans la région du lac Tchad. Cette initiative militaire a été déclenchée après une attaque meurtrière sur l’île de Barkaram, où une base des Forces de Défense et de Sécurité tchadiennes a été prise pour cible dans la nuit du 27 au 28 octobre, causant la mort d’une quarantaine de soldats. En réaction, le président Mahamat Idriss Déby Itno s’est rendu sur place pour superviser les opérations et assurer la mobilisation des forces terrestres et aériennes. L’armée tchadienne a alors intensifié ses actions pour traquer et anéantir les combattants de Boko Haram, ciblant leurs bases et leurs zones de repli.
Afrique : 125 ans après, le Nigeria récupère 119 bronzes pillés par les Pays-Bas
Les Pays-Bas ont officialisé la restitution de 119 bronzes au Nigeria, des œuvres d’art pillées en 1897 lors d’une expédition militaire britannique. Cette décision a été annoncée à travers un accord signé entre le ministre néerlandais de l’Éducation, de la Culture et des Sciences et la Commission nationale des musées et monuments du Nigeria. La collection comprend 113 pièces issues des musées nationaux néerlandais et six autres détenues par la municipalité de Rotterdam. Composées de sculptures, de plaques et d’objets métalliques, ces œuvres témoignent du raffinement artistique et culturel de l’ex-royaume du Bénin au sud du Nigeria avant leur dispersion à travers divers musées européens. Cette restitution, prévue pour cette année, répond à une demande officielle du Nigeria et marque une reconnaissance des injustices coloniales.