(Talon réussira – t – il le pari de la cohésion au sein de sa troupe ?). À moins d’un an des élections générales de 2026, la majorité présidentielle au Bénin, pourtant unie en façade derrière le président Patrice Talon, connaît des fissures. Des tensions latentes et des batailles d’influence entre figures clés menacent la cohésion interne, et interroge la capacité du chef de l’État à maintenir l’harmonie au sein de sa troupe à l’approche de ces échéances cruciales. Tout n’est pas rose au sein de la majorité présidentielle. Même si apparemment tous les acteurs semblent soudés derrière le leadership de Patrice Talon, des frustrations émergent et finiront probablement par se faire voir. En effet, la réforme du système partisan, initiée sous le premier mandat du président Talon, avait pour objectif de rationaliser le paysage politique béninois en regroupant la multitude de formations existantes en de grands blocs. Cette démarche a abouti à la création de plusieurs entités au sein de la majorité : l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR), Moelle-Bénin et le Rassemblement National. Si cette polarisation a permis une meilleure lisibilité politique, elle a aussi, inévitablement, cristallisé les ambitions et les rivalités de leadership en interne.
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Résurrection annoncée du parti la Renaissance du Bénin: Une mission complexe aux multiples inconnus
Le paysage politique béninois est en effervescence. Tandis que le Parti du Renouveau Démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji mène une bataille acharnée pour affirmer sa survie face à l’Union progressiste le Renouveau (Up-R), une nouvelle annonce vient bouleverser les cartes : la volonté de Ganiou Soglo de ressusciter le parti la Renaissance du Bénin (Rb), parti historique fondé par sa mère, Feue Rosine Vieyra Soglo. Cette ambition, nourrie par une dernière volonté de l’ancienne Première Dame, ouvre la voie à une mission complexe et semée d’embûches, dont l’issue dépendra de multiples facteurs. Après le Prd de Me Adrien Houngbédji, c’est le parti la Renaissance du Bénin qui promet de faire son grand come-back. En effet, au lendemain de la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990, le Bénin a vu naître une floraison de partis politiques. Parmi eux, le Prd et la RB se sont imposés comme des acteurs majeurs, dominant la scène, particulièrement dans la partie méridionale du pays, entre 1991 et 2006. Sous le leadership charismatique de Me Adrien Houngbédji pour le Prd et de Feue Rosine Vieyra Soglo pour la RB, ces formations ont connu leur période de gloire, incarnant des forces politiques structurées et influentes. Cependant, les années passant, des guerres internes de leadership et un multipartisme effréné (le Bénin a compté plus de 278 partis enregistrés en 2018) ont progressivement miné leur influence. Entre 2006 et 2016, ces géants politiques ont perdu des plumes, affaiblis par des divisions internes et une concurrence exacerbée. L’avènement du régime de Patrice Talon en 2016 et la réforme drastique du système partisan, exigeant le regroupement des partis politiques pour assainir le paysage politique, ont sonné le glas de leur autonomie historique. La RB, déchirée entre l’aile Soglo et l’aile Bada, s’est vue contrainte de se fondre dans l’Union Progressiste (Up) aux premières heures de la réforme. Le Prd, quant à lui, après une tentative infructueuse aux élections législatives de 2019 et une fusion avortée avec le Bloc Républicain (deuxième grand parti issu de la réforme), a finalement fusionné avec l’Up en 2022, donnant naissance à l’Union progressiste le Renouveau (Up-R).
Affaire Comlan Hugues Sossoukpè : Une arrestation qui soulève plus de questions que de certitudes
L’interpellation du journaliste béninois Hugues Comlan Sossoukpè, survenue à Abidjan le jeudi 10 juillet 2025, continue d’alimenter l’actualité et suscite une série d’interrogations. Ce journaliste et activiste, connu pour ses publications critiques sur les réseaux sociaux, aurait été arrêté en marge d’une activité officielle organisée par le ministère ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation. Depuis, les informations se sont enchaînées, sans qu’aucune autorité ivoirienne encore moins béninoise, ne confirme ou ne clarifie les circonstances exactes de cette interpellation. L’Union des journalistes de la presse libre africaine (Ujpla) a réagi deux jours plus tard, dans un communiqué en date du 12 juillet, exprimant sa préoccupation face à cette arrestation dont les contours restent flous. Selon cette organisation panafricaine, Hugues Sossoukpè aurait été remis aux autorités béninoises puis écroué, sans que les motifs de cette procédure ne soient clairement exposés. L’Ujpla indique n’avoir eu connaissance d’aucun éventuel mandat d’arrêt délivré par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), mais précise que cette information émane de sources non officielles. L’organisation a appelé les autorités ivoiriennes et béninoises à « confirmer ou infirmer » l’arrestation et l’éventuelle extradition du journaliste. Une requête qui reste, à ce jour, sans réponse officielle.
Bénin : Les partis politiques doivent retrousser les manches pour 2026
Le compte à rebours est lancé pour les élections générales de 2026 au Bénin. Dès ce vendredi 11 juillet 2025, le Code électoral est juridiquement « gelé », marquant le début de la période d’intangibilité électorale. Cette règle, ancrée dans les protocoles de la Cedeao et de l’Uemoa, stipule qu’aucune modification des textes organisant les élections ne peut intervenir dans les six mois précédant le scrutin, sauf consensus unanime et exceptionnel des acteurs politiques. Avec les élections législatives et communales prévues pour le 11 janvier 2026, l’heure est désormais à la préparation et à l’adaptation pour l’ensemble des partis. Il est désormais impossible de réviser le Code électoral du Bénin, sauf consensus unanime et exceptionnel. Cette mesure vise à préserver la stabilité et l’équité des processus électoraux. Elle est conçue pour empêcher des ajustements de dernière minute qui pourraient manipuler le jeu démocratique ou favoriser une partie prenante. Pour le Bénin, membre de ces organisations sous-régionales, le respect de cette disposition est un engagement contraignant. En théorie, cette intangibilité doit rassurer les acteurs politiques et l’électorat sur la constance des règles du jeu, réduisant ainsi les risques de changements unilatéraux. Pour les partenaires internationaux, c’est également un gage de crédibilité essentiel pour des élections apaisées. Cependant, la date butoir du 11 juillet 2025 suscite de vives interrogations au sein de la classe politique et de la Société civile béninoise. Des appels à la réforme du Code électoral ont fusé ces derniers mois et jours. En juin 2024, l’Église catholique s’était notamment élevée pour demander une relecture du texte, pointant du doigt le seuil d’éligibilité et le nombre jugé restrictif de parrainages requis pour les duos présidentiels (28 députés ou maires élus). Ces dispositions excluent de facto les candidatures indépendantes et limitent drastiquement la capacité de l’opposition à présenter des candidats. Il y a quelques jours, l’ancien Garde des Sceaux en exil Valentin Djènontin a de nouveau appelé à la modification de ce code. Et l’opposant Sabi Sira Korogoné de s’exclamer dans une interview, « il faut changer les règles avant 2026 ! (…) ».
Levée de l'interdiction d'exportation des produits vivriers au Bénin: Quid du soja et de la noix de cajou ?
Le Bénin vient de marquer un tournant économique majeur avec la levée tant attendue de l’interdiction d’exportation de plusieurs produits vivriers. Annoncée avec une certaine fanfare, cette décision est présentée par le gouvernement comme une mesure clé, visant à accroître les revenus des agriculteurs et à stimuler l’économie rurale. Si l’enthousiasme est palpable parmi les producteurs de maïs, d’igname et de manioc, une question persiste et monte en puissance : à quand le tour des filières du soja et de la noix de cajou, qui, malgré leur potentiel exportateur immense, restent soumises à des restrictions ? L’interdiction d’exportation des produits vivriers avait été mise en place avec l’intention louable de garantir la sécurité alimentaire nationale et de stabiliser les prix sur le marché local. Cependant, cette mesure a parfois eu des conséquences imprévues. Elle a limité la capacité des agriculteurs à bénéficier des prix plus élevés du marché international. Les excédents de production, loin d’être une bénédiction, devenaient parfois un fardeau pour les producteurs. La décision de lever cette interdiction est donc un vent frais pour des milliers d’agriculteurs. Selon le porte-parole du gouvernement, cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de prospérité agricole. « Nous voulons que nos agriculteurs s’enrichissent. La libre exportation leur permettra d’accéder à des marchés plus rémunérateurs, d’investir davantage dans leurs exploitations et d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement du gouvernement à soutenir le secteur. Cette mesure est censée encourager une production accrue, moderniser les techniques agricoles et, à terme, renforcer la position du Bénin sur le marché régional et international des produits vivriers. Les producteurs peuvent désormais anticiper des retours sur investissement plus intéressants, ce qui pourrait également inciter les jeunes à s’engager davantage dans l’agriculture.
Bénin : L'énigme silencieuse de Boni Yayi
À l’approche des échéances électorales cruciales de 2026, la scène politique béninoise, habituellement très animée, est le théâtre d’une nouvelle stratégie de la part d’un de ses acteurs les plus emblématiques : l’ancien Président Thomas Boni Yayi. Loin des déclarations à la presse, des micros tendus et des caméras omniprésentes qui ont jadis marqué son style politique, Boni Yayi semble-t-il, opter pour un activisme silencieux. Il n’émet plus de critiques ouvertes de l’action gouvernementale, mais dans l’ombre, les pions bougent. Depuis plusieurs mois, Boni Yayi se fait rare dans les médias. Aucune interview, aucun communiqué public, aucun commentaire sur les grandes questions nationales. Lui qui, encore récemment, n’hésitait pas à dénoncer ce qu’il qualifiait de dérives, semble avoir tourné la page de la confrontation directe. Pourtant, les observateurs les plus attentifs notent que l’ancien chef de l’État n’est pas en retrait. Bien au contraire. Cette discrétion contraste fortement avec l’image publique de Boni Yayi, dont le verbe haut et les prises de position parfois virulentes ont longtemps rythmé le paysage politique béninois. L’ancien chef d’État, qui a dirigé le Bénin de 2006 à 2016, est connu pour son charisme et sa capacité à mobiliser une foule. Sa relative absence médiatique actuelle soulève des questions et alimente les spéculations quant à la nature de son influence sur la préparation des élections générales de 2026.
2026 au Bénin : des annonces de micro-candidatures malgré la fermeté des textes électoraux
Alors que le mandat du Président Patrice Talon approche de son terme, la scène politique voit émerger un phénomène paradoxal : des individus affichent ouvertement leurs ambitions de candidature à la magistrature suprême, et ce, en dépit des réformes électorales rigoristes mises en place ces dernières années. Ces « micro-candidatures » posent la question de l’effectivité des verrous législatifs censés rationaliser le paysage politique et interrogent sur la persistance des aspirations individuelles face à un cadre institutionnel toujours plus contraignant. La fermeté des lois électorales au Bénin ne freine pas l’ardeur de certains individus qui, au lieu de se faire valoir au sein des formations politiques, annoncent à qui veut l’entendre, leur intention de candidature. En effet, depuis 2018, le Bénin a entrepris une série de réformes politiques et électorales majeures, voulues par le régime du président Patrice Talon. L’objectif affiché était de moraliser la vie publique, de renforcer les partis politiques en tant que véritables piliers de la démocratie, et de mettre fin à la prolifération de candidatures « fantaisistes » ou opportunistes qui caractérisaient les scrutins passés. Ces réformes ont notamment abouti à introduire le parrainage des candidats, la caution électorale plus élevée, l’appartenance partisane obligatoire. Ces mesures ont eu un impact immédiat et visible. Lors de l’élection présidentielle de 2021, le nombre de candidatures validées a été drastiquement réduit, ne laissant que très peu de choix aux électeurs et suscitant des débats. L’intention était de s’assurer que seuls les partis robustes et représentatifs puissent présenter des candidats crédibles et porteurs d’un véritable projet de société, soutenu par une formation politique régulièrement constituée. D’ailleurs, après l’expérience de 2021, la réforme a été davantage corsée avec le code électoral en vigueur actuellement et qui visiblement, n’admettra pas plus de trois voir maximum quatre candidats à la prochaine présidentielle de 2026.
Limogeage du ministre Akponna : L'ironie d'une dénonciation aux lourdes conséquences
Le 21 juin 2025 à Parakou, le ministre Akponna exprimait publiquement son « véritablement triste » constat face aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité dans la ville. Sa désolation s’était rapidement muée en une diatribe féroce contre les « siphonneurs du budget national », accusés d’avoir détourné des fonds destinés à améliorer les conditions de vie des populations. Une semaine plus tard, l’ironie du sort frappe : c’est Akponna lui-même qui est limogé de ses fonctions et mis à la disposition de la justice, non pas pour corruption, mais pour justifier les déclarations mêmes qui avaient secoué la sphère politique. Akponna n’est plus ministre de l’énergie, de l’eau et des mines. Ainsi en a décidé le gouvernement de Patrice Talon qui lui a également demandé de se tenir à la disposition de la justice pour justifier ses déclarations. En effet, lors de sa visite à Parakou, le ministre Akponna n’avait pas mâché ses mots. Avec une véhémence peu commune pour un membre de la majorité présidentielle, il avait évoqué les « ressources publiquement mobilisées » pour le Programme d’actions du gouvernement (Pag), fustigeant ceux qui, selon lui, les avaient détournées. Sa référence explicite à « des fils de cette localité, Parakou, qui ont été mis devant la gouvernance en matière d’eau et d’électricité » avait clairement désigné l’ancien ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Samou Seïdou Adambi, originaire de la région. Les qualificatifs de « aventuriers politiques avec des ambitions démesurées, incapables d’honorer leurs petits mandats » résonnaient comme une attaque directe contre des figures passées du secteur. Akponna avait alors promis que les auteurs présumés de ces détournements « répondront de leur gestion », brandissant même la menace d’une ère nouvelle, où « plus jamais aucun individu ne détournera massivement le fonds public pour venir donner des miettes aux populations et aller se réfugier à l’Assemblée nationale ». Il avait même crédité le ministre conseiller Gbadamassi et son équipe d’avoir « mis au jour ces dysfonctionnements », affirmant que « ce que ces délinquants de la République avaient caché au président Patrice Talon est désormais connu ». Sa sortie s’inscrivait dans la droite ligne des réformes du système partisan voulues par le chef de l’État, censées moraliser la vie publique et empêcher les élus de se soustraire à la justice. Pourtant, la déflagration inattendue n’est pas venue des cibles d’Akponna, mais de lui-même. Son limogeage et sa mise à la disposition de la justice pour justifier ses propres déclarations marquent un tournant dramatique.
Bouleversements annoncés dans le secteur de l'Etfp : Une réforme qui interroge
Dans les couloirs du pouvoir béninois, une nouvelle réforme a été annoncée, promettant de remodeler le paysage de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (Etfp). Le Décret n°2025-197 du 23 avril 2025, portant statuts-types des établissements publics d’enseignement et de formation techniques et professionnels, est censé marquer un tournant. Pourtant, à peine publié, il soulève déjà une tempête de critiques. La première flèche décochée par les critiques, et non des moindres, vient du syndicaliste Anselme Coovi Amoussou, Secrétaire général de la CSA-Bénin. Dans une tribune sans concession, il dénonce un « défaut fondamental de méthode » dans l’élaboration de ce décret. Selon lui, cette réforme, bien que « ambitieuse sur le papier », a été concoctée dans un « cercle fermé », sans aucune consultation significative des enseignants, des chefs d’établissements, ou des syndicats. « On ne réforme pas un secteur aussi stratégique en excluant ceux qui le portent au quotidien », martèle Amoussou. Il estime qu’une réforme d’une telle ampleur gagnerait en efficacité si elle reposait sur un dialogue ouvert avec ceux qui vivent les réalités du terrain au quotidien. Pour lui, le manque d’inclusivité pourrait compromettre la mise en œuvre de ce décret, malgré les intentions affichées.
Bénin: Nourou Dine Saka Saley un talent incompris ou une mauvaise stratégie ?
Dans l’arène politique béninoise, où les alliances et les rejets se font et se défont avec une déconcertante fluidité, le nom de Nourou Dine Saka Saley résonne avec une persistance intrigante. Juriste de formation, intellectuel respecté et figure montante pour certains, il semble pourtant naviguer à contre-courant, pris entre le marteau de la majorité présidentielle qui l’a rejeté et l’enclume d’une opposition qui le regarde avec suspicion, surtout depuis qu’il a osé afficher ses ambitions présidentielles. Est-ce le destin d’un talent incompris, un idéaliste trop en avance sur son temps, ou celui d’un insoumis dont l’ambition démesurée le coupe de ses potentiels alliés ? La question mérite d’être posée. Dès les premières analyses, il est indéniable que Nourou Dine Saka Saley est un homme d’idées. Ses prises de position, ses analyses sur les questions de gouvernance, de développement et de justice, sont souvent d’une profondeur et d’une pertinence remarquables. Il incarne une certaine éthique en politique, un désir de rigueur et de transparence qui tranche parfois avec les pratiques courantes. Ses interventions publiques, ses écrits, témoignent d’une vision claire pour le Bénin, d’une aspiration à une société plus juste, plus équitable et plus prospère. Cette stature intellectuelle, cette intégrité perçue, devraient en faire un atout majeur pour n’importe quel camp politique. Pourtant, le constat est là : la majorité présidentielle lui a fermé ses portes. Ce rejet de la majorité présidentielle est d’autant plus énigmatique que Nourou Dine Saka Saley n’a jamais été un opposant farouche ou un pourfendeur systématique du régime. Il a souvent exprimé des points de vue nuancés, critiques certes, mais toujours constructifs. Certains y voient une incapacité du système en place à intégrer des voix trop indépendantes, trop critiques, même si ces critiques sont formulées dans l’intérêt supérieur de la nation. La logique du « tout ou rien », de l’allégeance inconditionnelle, pourrait expliquer cette mise à l’écart. Un homme d’idées, surtout s’il est pétri d’éthique, peut devenir gênant s’il ne rentre pas dans les rangs. Mais le paradoxe s’épaissit lorsque l’on observe la réaction de l’opposition. Depuis quelques temps, le propre « camp » de Nourou Dine Saka Saley – l’opposition – lui donne également du fil à retordre. Loin d’être accueilli à bras ouverts comme un potentiel leader capable de fédérer, il est confronté à des résistances, voire des hostilités. Cette situation soulève des questions fondamentales sur la dynamique de l’opposition béninoise. Est-elle capable de dépasser les querelles intestines et les ambitions personnelles pour s’unir autour de figures de proue ? Ou bien Nourou Dine Saka Saley, par son profil atypique et son ambition affichée, bouscule-t-il trop les équilibres établis au sein de cette opposition ?