Une supposée affaire de détournement de 800 millions de francs CFA par le Directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), Gérard Zogrodnik défraie la chronique depuis quelques jours dans la presse et sur les réseaux sociaux. Le départ de ce dernier en congés et la nomination de la Directrice générale de ladite société n’ont pas encore facilité les choses. A la faveur d’une sortie médiatique sur des chaînes de télévision le dimanche 09 juillet 2023, le porte-parole et Secrétaire général adjoint du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a levé un coin de voile sur cette supposée affaire de détournement de 800 millions de FCFA par le Directeur général de la Sbee.
BENIN
Toute l’actualité politique au Bénin décryptée par LNT. Ne ratez pas l’essentiel de l’information béninoise
Bénin : nouvelle condamnation d'un prisonnier pour avoir volé 200.000 FCFA à son codétenu
Étant déjà derrière les barreaux, un prisonnier a été à nouveau condamné à un an de prison pour abus de confiance. En détention à la prison civile d’Abomey-Calavi depuis plusieurs mois, l’homme en question a été à nouveau jugé pour avoir soutiré 200.000 francs cfa du compte mobile money de son codétenu. Le tribunal d’Abomey-Calavi a condamné un prisonnier à 1 an de prison à cause d’un acte malhonnête qu’il a commis étant déjà en détention à la prison civile d’Abomey-Calavi.
Amnistie au Bénin : Les précisions des avocats de Madougou sur les propos de Sèhouéto
Le député du groupe parlementaire (Union Progressiste Le Renouveau), Lazard Sèhouéto a fait une sortie médiatique sur la chaîne de télévision en ligne « Reporter Bénin Monde » pour se prononcer sur plusieurs sujets d’actualité nationale notamment celle sur la loi d’amnistie déposée par les députés du groupe parlementaire « Les Démocrates ». Dans ses propos sur ledit média, il a différencié la situation carcérale de l’ancienne ministre Reckya Madougou de celle du Professeur Joël Aïvo. « Il n’y a pas eu de preuves directement liées à lui qu’on pourrait attacher aux actes criminels qu’on lui (Joël Aïvo ) reproche ». Avec cette déclaration, le député de la 24ème circonscription électorale est favorable à une amnistie pour le Professeur du droit constitutionnel.
3ème édition du camp de basket béninois : Vers la formation des jeunes pour l'intérêt général
Le stade Charles de Gaulle a servi de cadre ce samedi 8 juillet 2023 au lancement de la 3ème édition du camp de basketball. Une initiative de l’association Jeunesse Art, culture et sport qui vise à enraciner les bases d’une formation vers le professionnalisme avec le soutien du centre Cekab du Bénin. Cette édition sera consacrée à la formation des jeunes pour l’intérêt général.
Vente d'immobilier au Bénin : un homme écope de 3 ans de prison
Le vendredi 7 juillet 2023, le tribunal de Cotonou a condamné un homme à 3 ans de prison ferme et au paiement d’une amende de 2 millions de francs CFA en faveur du plaignant. Le mis en cause s’est retrouvé dans les mailles de la justice pour avoir vendu un même bien immobilier à plusieurs personnes. Il s’agit d’une maison appartenant à ses parents décédés dont il serait héritier.
Bénin : Togbè Yéton s’adresse à Talon dans une chanson (Vidéo)
Après avoir décroché son Certificat d’Études Primaires (CEP), le rappeur masqué fait de nouveau parler de lui. Dans une nouvelle chanson qu’il a rendue publique il y a quelques jours, il s’est adressé au président béninois Patrice Talon. Intitulée « Mr Le Président », la chanson évoque la situation sociale dans le pays et la question relative à un troisième mandat de Patrice Talon. Togbè Yéton a rappelé à l’entame de la chanson que l’actuel homme fort de la Marina avait voulu faire un mandat unique, mais s’est finalement retrouvé à faire deux.
Gestion de l'échec scolaire d'un enfant : interview avec une psychopédagogue béninoise
Au Bénin, la réussite d’un enfant est félicitée et célébrée en famille. Cependant, en cas d’échec, seul l’enfant se retrouve face à une année perdue, aux critiques de la société et aux injures des parents. Dans certaines familles, des punitions telles que la privation de nourriture ou d’argent de poche, l’interdiction de sortie et de distraction, le refus du payement des fournitures scolaires et des frais de scolarité de l’année suivante sont infligées à l’enfant qui n’a pas réussi à son examen. Ce qui augmente sa peine et pourrait le mettre dans un état de dépression. Déjà qu’au Bénin, la santé mentale n’est généralement pas prise au sérieux, cette dépression peut entrainer la baisse de la confiance en soi et le suicide chez l’apprenant qui a connu un échec. Interview avec Valérie D. Mitokpè Agonglo, psychopédagogue
diplômée en promotion de la famille sur la gestion de l’échec scolaire.
CAF : le béninois Hugues Alain Adjovi désormais à la tête de la Commission des arbitres
Lors de la réunion de la Confédération africaine de football (Caf) le vendredi 07 juillet 2023 au Maroc, deux Béninois ont été nommés dans des commissions de l’instance faitière du football africain. Il s’agit de Hugues Alain Adjovi et Joël Campbell Adjoh. Hugues Alain Adjovi est désormais le président de la Commission des arbitres de la Caf. Il sera assisté entre autres dans sa gestion du Sud-africain Victor Gomez.
BEPC 2023 au Bénin : La proclamation des résultats définitifs prévus pour le 17 juillet
BEPC 2023 au Bénin : La proclamation des résultats définitifs prévus pour le 17 juillet Ce samedi 08 juillet 2023, la première délibération des résultats de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2023 a été faite dans la salle Codir du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. 83 755 candidats sont déclarés admis, soit un taux de réussite de 69,21% sur les 121.827 candidats qui ont composé. Ces candidats qui sont déclarés admis vont subir les épreuves d’Education physique et sportive (Eps) et l’oral de langue de l’examen du lundi 10 au mardi 11 juillet 2023.
Pouvoir de la rupture: l’exclusion, le mal qui a détruit le Bénin
En février 1990, le Bénin a choisi la voie de la démocratie pluraliste, des droits de l’homme et de la liberté. Mais des années après, le pouvoir de la rupture a sonné le glas de notre système politique. Les exclusions politiques, sociales, économiques ont déstabilisé notre pays, sa paix légendaire, son vivre-ensemble et son tissu économique. Pour y remédier, la paix, la réconciliation, le pardon et la foi en Dieu demeurent les seules solutions. Le parti Les Démocrates est porteur d’un tel projet d’espoir.
Des souvenirs de la conférence nationale des forces vives de la nation de Février 1990, deux phrases fortes parmi tant d’autres, continuent de résonner dans les oreilles des Béninois d’aujourd’hui. La première émane de Monseigneur Isidore de Souza, président du présidium de ses assises qui affirme : « Plaise au ciel, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots ». Prédiction et avertissement d’un prélat guidé sûrement par le Saint Esprit cette phrase avait réussi à refroidir les ardeurs, dissuader les élans pyromanes et ramener la paix. Puis à la clôture de cette conférence, le Professeur Albert Tévoédjrè, lui aussi visionnaire, avait, pour conclure son rapport mémorable de clôture, affirmé : « au travail chers amis, nous avons vaincu la fatalité ».
De ses deux déclarations fortes, une même constance : la recherche de la paix et surtout la conviction fortement exprimée de l’érudit d’Adjati qu’on avait conjuré la fatalité. Mais ce fut une illusion puisque vingt six ans après les effluves de la « dictature, de l’injustice, de la corruption, du népotisme, de la confiscation du pouvoir et du pouvoir personnel », tels que dénoncées dans le préambule de la constitution du 11 décembre 1990 semblent revenir au galop. Depuis 2016, le pouvoir de la rupture, en dépit de la promesse de ne pas faire la chasse aux sorcières, a semblé engager une vaste exclusion.
La première opération lancée quelques mois après l’installation du pouvoir de la rupture est la répression des voix politiques discordantes. L’arrestation de Sébastien Ajavon a inauguré cette saison. Progressivement, la peur s’est installée. Cette dernière a engendré une apathie, une fuite de responsabilité des forces vives de la nation, l’immobilisme et silence d’une classe politique soumise à des pressions et contrainte à un silence coupable.