L’Afrique recèle une abondance de ressources minières, pourtant une grande partie de ce capital reste à l’état latent. Entre instabilités politiques, manque d’infrastructures et régulations peu incitatives, de nombreux pays n’ont pas encore transformé leur sous-sol en moteur de développement. Le Maghreb n’échappe pas à cette réalité, et l’Algérie en particulier, bien qu’elle dispose d’importants gisements de fer, de phosphate, de zinc ou encore de terres rares, a longtemps misé presque exclusivement sur les hydrocarbures. Cette dépendance au pétrole et au gaz a limité l’essor d’un secteur minier pourtant stratégique. Face aux défis économiques et aux évolutions du marché mondial, l’Algérie semble aujourd’hui prête à opérer un tournant structurant.
Economie
Pétrole au Maghreb : vers une augmentation des capacités de raffinage
Alors que les fluctuations du marché international du pétrole rappellent régulièrement la vulnérabilité des économies dépendantes des exportations de brut, la transformation locale de cette ressource apparaît comme un levier stratégique. Le Nigeria, première puissance pétrolière du continent, a récemment modifié la donne en lançant la méga-raffinerie de Dangote, un projet estimé à plusieurs milliards de dollars, capable de traiter 650 000 barils par jour. En réduisant sa dépendance aux importations de carburant raffiné, Abuja entend non seulement stabiliser ses prix intérieurs, mais aussi renforcer son influence régionale. Cette orientation inspire d’autres pays du Maghreb, à commencer par l’Algérie, qui multiplie les initiatives pour renforcer ses propres capacités de transformation.
Or en Afrique : un mégaprojet suspendu par les autorités
Au Ghana, un projet de fusion entre deux grandes mines d’or a été mis en pause. Il s’agit des mines d’Iduapriem, exploitée par AngloGold Ashanti, et de Tarkwa, gérée par Gold Fields. Ce projet devait aboutir à la création de la plus grande mine d’or en Afrique. Mais le Parlement ghanéen n’a pas donné son feu vert pour sa réalisation.
Aviation en Afrique : ce leader veut passer un cap cette année
Alors que la concurrence s’intensifie dans le ciel africain, Ethiopian Airlines semble bien décidée à creuser l’écart. La compagnie phare d’Addis-Abeba affiche des ambitions claires : dépasser la barre des 16 millions de voyageurs transportés pour l’exercice budgétaire en cours, qui s’achèvera en juin 2025. Un objectif à portée de main, au vu des performances enregistrées ces derniers mois.
Diaspora au Maghreb : les transferts dans ce pays en dessous de la moyenne mondiale
Les diasporas africaines jouent un rôle majeur dans le soutien économique de leurs pays d’origine. Chaque année, des dizaines de milliards de dollars sont envoyés vers le continent, représentant un apport supérieur à l’aide publique au développement dans certains cas. Ces flux, provenant principalement d’Europe, d’Amérique du Nord ou du Golfe, assurent des revenus stables à de nombreuses familles, permettent la couverture des besoins de base et, dans certaines situations, soutiennent des projets locaux, des services communautaires ou des investissements privés. En Éthiopie, au Nigeria ou encore au Sénégal, des initiatives ont vu le jour pour canaliser ces fonds vers l’économie productive. Pourtant, cette dynamique reste contrastée d’un pays à l’autre, comme en témoigne la situation en Tunisie.
Maghreb : ce pays amorce la production de son 1er tracteur agricole
L’Algérie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’industrialisation. À Sidi Bel Abbès, les premières unités d’un tracteur agricole 4×4, entièrement fabriqué localement, sont en cours de production. Une initiative qui témoigne de la volonté du pays de faire de son industrie un levier de transformation économique, en particulier dans le secteur agricole.
Marché de l’or : nouvelle envolée des cours
Depuis l’éclatement de la crise du Covid-19, le marché de l’or n’a cessé de refléter les incertitudes mondiales. Dès les premiers mois de la pandémie, les investisseurs ont cherché à sécuriser leurs actifs face à la volatilité des marchés financiers, propulsant l’or à des niveaux records. À mesure que les politiques monétaires expansionnistes se multipliaient et que les banques centrales injectaient massivement de la liquidité pour amortir les chocs économiques, le métal jaune s’est imposé comme un rempart contre l’inflation et l’instabilité. Même lorsque les marchés ont entamé une reprise apparente, l’or a maintenu son attrait, galvanisé par la crainte d’un retour de bâton économique. Depuis 2020, les secousses géopolitiques, la montée des tensions commerciales et les crises énergétiques n’ont fait que consolider cette tendance, donnant au métal précieux un rôle de plus en plus stratégique dans les portefeuilles d’investissements.
Elon Musk : sa prédiction sur la Chine en 2025 qui bouleverse ce secteur
Il y a quelques décennies, la Chine n’était qu’un acteur secondaire dans le secteur automobile mondial. Cependant, en l’espace de quelques années, le pays est devenu un leader incontesté dans de nombreux secteurs technologiques, et l’industrie automobile n’échappe pas à cette évolution. La Chine, autrefois perçue comme un simple centre de production pour le reste du monde, est désormais au cœur d’une transformation de grande envergure. Et cette année, un des entrepreneurs les plus influents du secteur, Elon Musk, a apporté une perspective qui a secoué les idées reçues sur la hiérarchie économique mondiale.
Maghreb : fortes importations de panneaux solaires chinois
Depuis plusieurs années, la transition énergétique s’impose comme une nécessité planétaire face à l’épuisement des ressources fossiles et à l’urgence climatique. Parmi les solutions privilégiées, l’énergie solaire occupe une place de choix, et la Chine s’est imposée comme un acteur central dans cette révolution silencieuse. Grâce à une politique industrielle agressive et à une capacité de production massive, Pékin fournit aujourd’hui une large part des panneaux solaires dans le monde. Son savoir-faire en matière de fabrication à bas coût et de rendement élevé a fait de ses équipements une référence incontournable pour les pays en quête d’indépendance énergétique. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la stratégie énergétique du Maghreb, et plus particulièrement celle de l’Algérie.
Afrique du Nord : ce ténor italien jette son dévolu sur un gisement gazier
L’Égypte veut consolider sa place sur l’échiquier énergétique régional. Pour y parvenir, le pays mise sur le renforcement de sa production gazière, en particulier sur le champ offshore de Zohr, situé en Méditerranée. Le groupe italien Eni, principal opérateur du site, prévoit d’ajouter 1 000 milliards de pieds cubes de réserves prouvées afin de relancer un gisement dont le débit est en baisse.