L’histoire officielle accorde parfois un traitement différencié aux violences de masse, selon le lieu où elles se sont produites et les populations qui en ont été victimes. En Afrique, plusieurs épisodes de répression brutale et d’extermination systématique ont marqué la période coloniale. Pourtant, ces crimes, bien que documentés, peinent encore à être reconnus à leur juste mesure. Ni pleinement intégrés aux programmes éducatifs, ni traités avec la même rigueur mémorielle que d’autres épisodes de l’histoire contemporaine, ils restent souvent cantonnés à un angle mort du récit collectif. Cette absence de reconnaissance équitable interroge sur les critères implicites qui façonnent la mémoire officielle.
Opinion
Bénin: Quel bilan pour le leasing ?
En 2017, le gouvernement béninois, sous la houlette du président Patrice Talon, a initié une réforme majeure de la gestion du parc automobile de l’État en adoptant le leasing (location à longue durée) comme mode d’acquisition des véhicules administratifs.Cette décision visait à rationaliser les dépenses publiques et à lutter contre les dérives observées dans la gestion des biens de l’État. Sept ans plus tard, il est pertinent d’évaluer les résultats de cette politique. Avant 2017, la gestion du parc automobile de l’État était caractérisée par des dépenses exorbitantes et une utilisation inefficace des ressources. Entre 2014 et 2016, l’acquisition des véhicules, leur entretien et l’achat de carburant ont coûté respectivement de gros montants à l’État. Face à cette situation, le gouvernement a opté pour le leasing, permettant à l’administration de disposer de véhicules neufs, entretenus aux frais du fournisseur, tout en bénéficiant de la garantie du constructeur pendant la durée du contrat. Cette formule devait induire une réduction substantielle des charges de fonctionnement de l’État. Mais qu’en est-il à l’arrivée ? Difficile pour le moment de répondre à cette question.
Terrorisme en Afrique et au Bénin : Et si les Peulhs étaient les premières victimes ?
Le fléau du terrorisme continue de s’étendre et de se complexifier sur le continent africain, transformant des régions entières en zones de conflit et de détresse humanitaire. Si l’attention médiatique se focalise souvent sur les actions spectaculaires des groupes djihadistes comme Boko Haram, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) ou l’État Islamique dans le Grand Sahara (EIGS), une réalité plus insidieuse et tragique se dessine : celle des communautés peulh, prises en étau, souvent ciblées et paradoxalement désignées comme les premières victimes de cette escalade de violence.
Bénin: Nourou Dine Sacca Saley dénonce des réformes politiques "assommoirs et abattoirs"
Le paysage politique béninois est secoué par les profondes interrogations soulevées par Nourou Dine Saka Saley. À travers une publication sur les réseaux sociaux, ce dernier a lancé un pavé dans la marre, qualifiant les récentes réformes politiques de « réformes assommoirs et abattoirs ». Une critique virulente qui résonne avec une partie de l’opinion publique, préoccupée par la santé de la démocratie béninoise et l’avenir de sa jeunesse engagée. La charge de Saka Saley s’articule autour d’une série de questions rhétoriques, qui mettent en lumière les paradoxes potentielles du système actuel. Il commence par s’interroger sur la personnification et l’individualisation croissante des partis politiques. « Est-ce que les partis ne sont pas plus dangereusement personnifiés et individualisés que par le passé», se demande-t-il, faisant écho à une perception partagée selon laquelle, la désignation des candidats et les décisions majeures seraient l’apanage d’une ou de quelques personnes influentes, vidant ainsi les structures partisanes de leur essence démocratique interne.
Bénin : Plaidoyer pour un monument en mémoire de l'Abbé Gilbert Dagnon (Ambassadeur Ahouansou)
La propension est grande de nos jours à honorer les anciennes figures pour leurs hauts faits politiques et militaires faisant toutefois, à mal escient , l’impasse sur les contemporaines qui elles, ont utilisé des armes autres que politiques et militaires pour réaliser leurs œuvres .
La Fcbe de Paul Hounkpé en 2026: Exister ou disparaître
Le parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) de Paul Hounkpé autrefois chef de file de l’opposition béninoise, semble aujourd’hui au bord du précipice. Minée par des luttes intestines, des défections, il traverse une crise profonde qui pourrait bien sonner le glas de son influence sur l’échiquier politique national. Les signes avant-coureurs d’une implosion sont nombreux, et les échéances électorales de 2026, loin d’être une opportunité, apparaissent comme une menace existentielle pour une formation déjà très affaiblie. Les dissensions internes, longtemps étouffées, ont éclaté au grand jour ces derniers temps. Des figures historiques du parti, ont claqué la porte, emportant avec elles une partie de la base militante. Les ambitions personnelles, les luttes de pouvoir et les divergences stratégiques ont créé un climat de suspicion et de division qui paralyse le fonctionnement du parti et compromet sa capacité à se présenter comme une alternative crédible au pouvoir en place. Le dernier évènement en date est la démission ou suspension de l’ancien ministre Alain Adihou et toute la polémique qui s’en est suivie. Paul Hounkpè, malgré son expérience politique, peine à rassembler les différentes sensibilités au sein de la Fcbe et à impulser une nouvelle dynamique. Son discours, souvent perçu dans l’opinion comme ambigu et manquant de fermeté, ne parvient pas à mobiliser les troupes ni à convaincre l’opinion publique. L’absence d’une vision claire pour l’avenir du Bénin et le manque de cohésion au sein de ce parti contribuent à son essoufflement et à la perte de confiance des Béninois. Les résultats aux dernières élections témoignent de cette érosion. Le parti n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités politiques, ni renouveler son message pour séduire une population de plus en plus jeune et exigeante. Son incapacité à se positionner clairement sur les grands enjeux nationaux et son manque de présence sur le terrain ont fini par l’éloigner de ses bases traditionnelles.
Dénonciations de fraudes contre plusieurs banques au Bénin : Le gouvernement interpellé
Ces derniers mois, le climat de confiance entre les citoyens béninois et plusieurs institutions bancaires du pays s’est sérieusement détérioré. Au cœur de la tourmente : des accusations persistantes de fraudes bancaires, de pratiques abusives, et d’omissions volontaires dans le traitement des réclamations de clients. Face à cette situation préoccupante, les appels se multiplient pour que le gouvernement béninois prenne ses responsabilités et protège les usagers. Depuis le début de l’année 2025, plusieurs clients ont publiquement partagé leurs mésaventures avec des banques opérant au Bénin, notamment sur les réseaux sociaux, dans les médias locaux, et dans le cadre de recours juridiques. Les témoignages de victimes affluent, dressant un tableau sombre de manipulations financières sophistiquées et de négligences graves au sein de certaines banques. Des retraits non autorisés, des transferts frauduleux, des prélèvements abusifs et des opérations suspectes sur des comptes dormants sont autant de griefs qui reviennent avec une troublante régularité. Des épargnants, parfois modestes, voient leurs économies de toute une vie s’évaporer du jour au lendemain, les laissant dans un désarroi financier et psychologique profond. Dans une institution financière de Cotonou, par exemple, une dame dont la dénonciation est devenue virale sur la toile affirme avoir constaté des retraits non autorisés, atteignant des sommes significatives. Malgré les réclamations formelles, elle n’a pas reçu de satisfaction. « J’ai écrit trois fois au service client, je n’ai jamais reçu de réponse concrète. On me balade depuis janvier », confie – t- elle. Même son de cloche dans une autre banque de Cotonou où des clients dénoncent une “opacité systémique” dans la gestion des comptes. Ici, un client, commerçant béninois, crie son ras-le-bol depuis des années dans une affaire qui aurait pourtant été vidée par les tribunaux sans que jamais la décision de justice ne soit exécutée selon son récit sur les réseaux sociaux. Les clients concernés évoquent des complicités internes qui faciliteraient la manipulation de comptes. Face à la grogne, les réponses officielles des banques concernées se font rares et peu convaincantes.
Élections Générales de 2026 au Bénin : Les Démocrates contre la politique de la chaise vide
(Le duo candidat à la présidentielle bientôt dévoilé). A un peu moins d’un an des élections générales cruciales de 2026, le paysage politique béninois s’anime. La principale formation de l’opposition, le parti Les Démocrates, a clairement signifié son intention de participer activement à tous les niveaux du scrutin, balayant ainsi les spéculations sur une éventuelle politique de la chaise vide. Cette assurance a été donnée par le vice-président du parti, Alassane Tigri, qui a également annoncé que le duo candidat pour l’élection présidentielle serait révélé bientôt, suscitant une attente palpable au sein de la classe politique et de l’opinion publique.
Parti Le libéral de Richard Boni Ouorou : Des ambitions mort-nées ?
- Des soupçons de corruption dans l’obtention du récépissé
- Des sorties médiatiques complètement ratées
Après l’annonce tambours battant de l’obtention de son récépissé définitif d’existence, le parti Le Libéral de Richard Boni Ouorou n’est pas au bout de ses peines. Les responsables de cette formation politique devront faire face à la justice dans les prochains jours pour fait de corruption présumée. Aux dernières nouvelles, le Président du parti Le Libéral a été arrêté et gardé à vue. Dans ces conditions, on se demande bien quel est l’avenir de ce parti. « C’est à cette étape que j’ai été informé de sources dignes de foi, des faits de corruption avérés mettant en cause deux cadres du Ministère dont l’un de la Direction des Partis politiques et des Affaires électorales, et l’autre de la Direction des Affaires intérieures et des Cultes sur le même dossier. En effet, le cadre en service à la Direction des Affaires intérieures et des Cultes aurait approché le principal responsable du parti en création pour lui proposer des facilitations contre rémunération de sa part en vue de faire aboutir son dossier au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Proposition à laquelle ce dernier aurait adhéré ; le même cadre de la Direction des Affaires intérieures et des Cultes aurait par la suite contacté et convaincu le cadre de la Direction des Partis politiques et des Affaires électorales contre promesse de rétribution. Ainsi les intéressés auraient perçu d’importantes sommes d’argent du principal responsable du parti en création ».
Montée des injures sur la scène politique béninoise: un défi pour la cohésion sociale
La scène politique béninoise, autrefois reconnue pour son débat souvent vif mais généralement respectueux, semble traverser une période de turbulences marquée par une recrudescence inquiétante des injures et de la grossièreté dans les discours et les échanges. Cette évolution, si elle n’est pas contenue, pourrait avoir des conséquences néfastes sur la qualité du débat démocratique. Il est indéniable que la passion et l’engagement sont des moteurs essentiels de la vie politique. Les divergences d’opinions et les confrontations d’idées sont non seulement légitimes, mais nécessaires au bon fonctionnement d’une démocratie. Cependant, franchir la ligne rouge en recourant à des propos injurieux, des attaques personnelles et un langage grossier pollue l’espace public et détourne l’attention des enjeux fondamentaux auxquels la nation est confrontée. La polarisation croissante du paysage politique, exacerbée par les échéances électorales et les débats souvent passionnés sur des questions sensibles, peuvent parfois conduire à une radicalisation des discours et à un recours plus fréquent à des attaques ad hominem plutôt qu’à des arguments de fond. L’absence de mécanismes de régulation efficaces et l’interprétation parfois laxiste des règles d’éthique dans la sphère politique contribuent enfin à normaliser des comportements qui devraient pourtant être fermement condamnés. Les conséquences de cette montée des injures et de la grossièreté sont multiples et préoccupantes.