Un an après l’historique KO de Mars 2011, le Benin peine a retrouver le chemin du progrès. Et ce ne serait pas exagérer que de dire les choses telles qu’elles sont. Depuis Avril 2006, plusieurs indices montrent à souhait que le pays recule sur beaucoup de plans. Certes des routes, des ponts et autres ouvrages d’art ont été construits, ce qui n’est pas rien. Des Microcrédits ont été distribues en majorité aux femmes, même si de telles actions ne suffisent pas à obtenir un impact durable au plan de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Opinion
Chronique des temps qui tanguent* : l'intolérable dérive des institutions
La plupart des journaux parus vendredi dernier ont évoqué de manière anodine, comme si nous nous y étions déjà habitués et que cela allait de soi, la rencontre informelle organisée, la veille, par les présidents d’institutions de la République avec l’homme d’affaires Patrice Talon. Une rencontre qui aurait évoqué, entre autres, des dossiers brûlants de l’actualité nationale. Voici comment notre confrère, La presse du jour a planté le décor de ladite rencontre: «la rencontre rotative des présidents d’institutions du Bénin (sic) a eu lieu, hier jeudi, à la Haute Cour de justice à Porto-Novo.
Le temps de Dieu et le temps du politicien
Cela ne se discute pas. Le temps de Dieu ne connaît ni passé, ni présent, ni futur. Le temps de Dieu, de ce fait, c’est l’éternité. Le temps du politicien est un temps limité. C’est le temps de l’homme qui doit compter avec la mort logée au cœur de l’humaine condition. Le pouvoir du politicien s’inscrit dans le temps de l’homme. Un pouvoir limité dont il est vain de repousser ou d’outrepasser les limites.
Débat sur la révision constitutionnelle : Tempo, chers constitutionnalistes
Tout le monde ne peut pas être juriste encore moins constitutionnaliste. De même que tout le monde ne peut pas être médecin..etc. Néanmoins le droit étant l’interprétation des textes, il est de notoriété publique que beaucoup d’Avocats- conseil perdent des procès malgré leurs talents d’orateur. Le lexique juridique n’est pas aussi difficile à lire et à comprendre par rapport au lexique médical qui est une autre paire de manche. De grâce, que les constitutionnalistes cessent de nous infantiliser dans le débat en cours sur la révision opportuniste, et je pèse bien mes mots, de notre constitution du 11 Décembre 1990.
Stratégie de développement et affranchissement : Pour une académie des sciences morales et politiques
Pour millénaire ou traditionnelle qu’elle soit, lorsqu’une façon de gérer la chose publique, recherchant légitimement le bien-être du plus grand nombre qui, somme toute, est la finalité de toute politique publique saine, ne donne pas les résultats escomptés, la bonne intelligence voudrait que l’on marque une pause pour permettre sa réévaluation. Intellectuels que nous sommes, qui concevons et gérons des projets avec l’apriorisme d’une culture qui n’est pas totalement la nôtre et qui n’est certainement pas tout à fait en adéquation avec nos sensibilités et notre environnement social ;
Le service public. Pour qui? Pour quoi?
La semaine nationale du service public. Nous y sommes. Le Ministère de la Réforme administrative et institutionnelle, le Ministère de la Fonction publique et le Ministère de la Décentralisation, coorganisateurs de la semaine, s’activent à nous donner les clés de lecture et de compréhension d’une aussi importante manifestation.
Qu’est-ce qui fait courir après les valeurs au Bénin ?
Une conférence présentée le jeudi 12 avril 2012 aux membres de la Cellule des femmes de l’Union des professionnelles des médias (CFU) et leurs confrères. La refondation est elle une propagande, un slogan de plus après le changement ? Pourquoi le président Boni Yayi a-t-il changé de concept après le changement ? Telles étaient les questions auxquelles devrait répondre le conférencier P.K.
Le «coupé-décalé» solitaire du PRD
La nouvelle n’a pas fait des vagues : le Parti du Renouveau démocratique (PRD) de Me Adrien Houngbédji se déclare officiellement de l’opposition. Le commun des Béninois est loin de connaître les textes qui encadrent la vie de nos partis. Le PRD, par conséquent, sur l’échiquier politique national, ne peut être nulle part ailleurs que dans l’opposition. A quoi sert-il donc, dans l’entendement du Béninois lambda, d’enfoncer une porte ouverte ?
Le tiercé gagnant béninois
Autorisons-nous d’être arbitraire : trois choses fascinent le Béninois plus que toutes les autres. Et il se donne de bonnes raisons de les tenir, dans l’ordre ou dans le désordre, pour un tiercé gagnant. Nous affirmons que le Béninois a un faible pour les honneurs. A comprendre par tout ce qui confère éclat et distinction à quelqu’un, tout ce qui contribue à hisser un homme, une femme, une collectivité, un groupe humain à un niveau élevé de respectabilité dans la société.
La République des roquets et des hoquets
Les maximes, sentencieuses à souhait, fleurissent en l’occurrence :
• Quand on n’a rien à dire de plus grand que le silence, mieux vaut se taire.
• La parole est d’argent, le silence d’or.
• Trop parler, c’est maladie.