L’absence de consensus politique au Bénin pourrait créer un terrain propice à l’enracinement du terrorisme, surtout à l’approche des élections générales de 2026. Les divergences politiques et l’instabilité qui pourrait en découlent, affaiblissent les institutions étatiques, réduisant leur capacité à répondre efficacement aux menaces sécuritaires. Cette situation peut être exploitée par des groupes extrémistes cherchant à s’implanter dans des zones où l’autorité de l’État est fragilisée.
Opinion
Revendication de l’attaque de Banikoara : Le Bénin désormais face à des ennemis plus cruels
Le 8 janvier 2025, une attaque terroriste meurtrière a visé l’armée béninoise au « Point Triple », à la frontière entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, dans la commune de Banikoara. Cette offensive, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, a entraîné la mort d’au moins 28 soldats béninois. Après cette revendication on peut dire que le Bénin fait désormais face à des ennemis plus cruels qu’il faut prendre très au sérieux. Si jusque-là on les a désignés par des termes comme « individus armés non identifiés », aujourd’hui, ils sont identifiables. Quelques heures après l’attaque meurtrière sur la position stratégique du “Point Triple” dans le département de l’Alibori, à Banikoara, en effet, le Groupe de soutien à l’Islam et aux Musulmans (Gsim), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’assaut.Les assaillants, en provenance du Burkina Faso, selon certaines informations, ont attaqué une position fortement militarisée de l’opération Mirador, dotée de nombreuses armes collectives et de drones d’observation. Malgré la riposte aérienne et terrestre des forces armées béninoises, des pertes significatives ont été enregistrées. Cette attaque, la plus meurtrière subie par le Bénin à ce jour, a suscité une vive émotion au sein de la nation.
Interdiction de l'importation de volaille congelée : Une mesure non applicable de plus ?
À partir du 31 décembre 2024, le Bénin mettra un terme à l’importation d’œufs et de poulet congelé, avait annoncé le ministre de l’Élevage, Gaston Dossouhoui, en avril 2023. Le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a qualifié cette interdiction de « levier stratégique », précisant qu’elle pourrait permettre une augmentation de la production locale de 30 % dès 2025 et une réduction significative de la dépendance alimentaire d’ici à 2030. Il a insisté sur le fait que cette mesure va au-delà de l’économie, touchant également des enjeux sanitaires et stratégiques. Cette mesure, avait-il soutenu, vise à renforcer la production locale de volaille, qui souffre d’une concurrence déloyale et d’une dépendance excessive aux importations.
Situation d’Adambi au Bénin : fin de carrière politique ou simple éclipse ?
Le limogeage de Samou Séïdou Adambi, ancien ministre de l’Eau et des Mines, suite à une sanction de son parti politique, le Bloc Républicain, soulève des interrogations sur son avenir politique. S’agit-il de la fin d’une carrière politique prometteuse ou d’une simple éclipse avant un retour ?
Bénin : 2025, l'année de tous les pronostics politiques
L’année 2025 s’annonce comme un tournant crucial pour la politique béninoise. Les récents événements qui secouent le paysage politique, marqués par la suspension puis le limogeage de Adambi, le réaménagement technique du gouvernement et du collège des ministres conseillers, ainsi que l’annonce de la candidature de Kémi Séba, sont des signaux forts qui témoignent d’une année pleine de bouleversements et de réajustements. L’actualité politique béninoise a été dominée ces dernières heures par la suspension et le limogeage du ministre Séïdou Samou Adambi. Bien que les raisons exactes de cette décision n’aient pas été entièrement clarifiées, de nombreuses spéculations circulent sur les raisons de cette éviction. Des sources évoquent des tensions internes, des divergences au sein de sa formation politiques de base, le Bloc Républicain, mais aussi des dissensions avec l’entourage du président de la République.
Propos de Macron sur l'Afrique : le massacre de Thiaroye, un remerciement?
« Je crois qu’on a oublié de nous dire merci », a déclaré Emmanuel Macron le 6 janvier 2025 devant les ambassadeurs français, évoquant l’intervention militaire française au Sahel. Ces propos, d’une condescendance rare, révèlent une constante historique troublante dans la relation entre la France et l’Afrique : l’incapacité chronique de Paris à reconnaître sa propre ingratitude.
Demande de coopération militaire du Bénin au Niger : une opportunité pour sortir les deux peuples de l'insécurité
Dans un contexte de menace sécuritaire croissante en Afrique de l’Ouest, le Bénin a récemment sollicité une coopération militaire avec le Niger. Cette demande intervient alors que les deux pays partagent une frontière longue et poreuse, exposée à diverses menaces, notamment les groupes djihadistes opérant dans la région du Sahel et que les relations bilatérales entre les deux pays ne sont pas au beau fixe. La coopération militaire entre ces deux nations pourrait marquer un tournant stratégique pour la stabilité régionale, tout en offrant un espoir de renforcement des capacités de défense pour contrer les acteurs malveillants et sortir les deux peuples de l’insécurité.
Année 2025 : nouvelles pressions financières, fiscales et économiques pour les Béninois
Le début de l’année 2025 au Bénin est marqué par des décisions économiques et fiscales qui suscitent de vives réactions au sein de la population. L’augmentation des prix de l’essence et du gazoil, la mise en place de nouvelles taxes sur les transactions financières en liquide supérieures à 100 000 francs Cfa, ainsi que des exigences renforcées concernant la justification des sources de financement pour l’achat de domaines agricoles supérieurs à 20 hectares, constituent des mesures phares du gouvernement béninois qui modifient le paysage économique et financier du pays. Les Béninois vont devoir faire face à de nouvelles pressions fiscales, économiques et financière dès le début de cette nouvelle année. Certaines mesures gouvernementales , loin d’améliorer le niveau de vie des citoyens, contribuent plutôt à affaiblir davantage le pouvoir d’achat déjà reconnu par le president de la république dans son discours sur l’état de la nation comme étant Faible.
Bénin: des propos non consensuels de Patrice Talon dénoncés par des béninois
Le 20 décembre 2024, le président béninois Patrice Talon a prononcé son discours annuel sur l’état de la nation devant l’assemblée nationale. Ce discours a suscité diverses réactions au sein de la population et de la classe politique. L’un des points les plus critiqués par les béninois concernent les propos peu consensuels tenus par Patrice Talon dans un contexte où le renforcement de la cohésion sociale est plus que jamais de mise.
Message sur l'Etat de la nation : Talon reconnaît des faiblesses dans sa gouvernance
Le discours sur l’état de la nation prononcé par le président Patrice Talon le 20 décembre 2024 a mis en lumière plusieurs avancées du Bénin. Toutefois, des faiblesses ont été également ressorties. Elles concernent notamment, les défis sécuritaires, la cherté de la vie, l’écart entre certaines promesses et leurs réalisations. En gros le bilan est mis figue, mis raisin au regard des déclarations de Patrice Talon.