Notre confrère de l’Office de Radio et Télévision du Benin (ORTB) clame à tue-tête qu’il est «La Chaîne des Grands Evénements». Beaucoup de faits en la matière sont à mettre à son actif, même si on ne veut pas en faire cas. Il a effectivement souvent créé l’événement plutôt que d’en être le conteur et témoin vivant. On le lui a concédé juste pour son nombril. Sans plus. Le grand événement de l’année, celui qu’il convient de ne rater sous aucun prétexte est celui lié au journal télévisé du dimanche dernier.
Opinion
Banalisation des institutions, quel avenir pour les libertés?
– Ousmane Batoko, encore une nomination de complaisance,
– J-B Elias désigné par sa base, déjà rejeté… Me Dossou pour dire le droit, sans détours?
DU CAS BATOKO ET DE L’IMPARTIALITE DE Me DOSSOU
Il n’y a point de salut pour un peuple, lorsqu’il abandonne son destin dans les mains d’un seul homme, fut-il très inspiré, croyant ou même un peu plus généreux que d’autres dans la dépense des deniers de la nation. Tout juste pour plaire.
Zaïre, Rwanda, Bénin, Tunisie: Ces rendez-vous manqués de la diplomatie française
Fin des années 80, un tournant, certainement en Afrique subsaharienne. Troisième époque postcoloniale, après la proclamation de l’indépendance, suivie quelques petites années plus tard de l’implication de cette partie du monde dans la Guerre froide. Dans cette troisième époque de l’histoire postcoloniale, nous avons pu observer à quel point la France, ancienne puissance coloniale, a raté, à répétition, le train de l’Histoire dans ses « zones d’influence ».
Quand Me Adrien Houngbédji revêt sa toge d’avocat
Adrien Houngbédji, le temps d’une interview largement médiatisée, a revêtu sa toge d’avocat délaissée depuis un quart de siècle. Et cette fois, non pour défendre la veuve et l’orphelin, encore moins un Etat pétrolier, mais pour porter sa propre cause, pour se défendre. La parole est à la défense et la défense est assurée par Me Adrien Houngbédji pour les intérêts du politicien Adrien Houngbédji. Le délit pour lequel le politicien comparaît et dont l’avocat tente de le laver, c’est celui des démissions répétées dans un pays où l’on n’a pas la culture de la démission.
Boni Yayi serait-il aussi magicien ?
Dans la célèbre émission satirique de nos confrères de Radio Planète, « Bébètes infos », il y a un personnage nommé « Magicien » dont les façons de parler et de faire ressemblent étrangement à celles d’un certain… Boni Yayi. Et malgré les méthodes yayiennes de ce « Magicien », la Radio avertit que « L’histoire et les personnages de cette émission ne sont que pure fiction » et il faut en conclure, selon la formule consacrée, que « Toute ressemblance avec des faits ou des personnes existantes n’est que pure coïncidence ».
Le Graal pour Batoko, lot de consolation pour Gnonlonfoun !
S’il y a un nom qui a été le plus cité ces temps derniers, dans la perspective du remplacement de Saliou Aboudou à la tête de la Cour suprême, c’est bien celui de l’ancien ministre de la Justice, le poulain d’Albert Tévoédjrè, Joseph Gnonlonfoun. Outre lui, on citait sans conviction Clémence Yimbéré Dansou et avec encore moins de conviction, Jacques Mayaba. De tous les trois, Joseph Gnonlonfoun était assurément celui qui avait le plus à espérer puisque les deux autres sont toujours en activité dans les hautes juridictions que sont la Cour constitutionnelle et la Cour suprême justement.
Elections de 2011 au Bénin : l’heure est grave, il faut discuter !
Les jours s’égrènent inexorablement. Lentement, mais sûrement, nous nous acheminons vers le 27 Février 2011, date à laquelle le Président de la République a convoqué le corps électoral pour le premier tour du scrutin présidentiel de 2011 au Bénin.
Foires et politique
Assurément, les fêtes étaient belles. Bonne note rien que pour la beauté des spectacles. Non mais, n’avez-vous pas vu ? Des septuagénaires qui loin d’être grabataires et perclus de rhumatismes, nous ont donné à voir des leaders charismatiques aussi alertes que gouailleurs ! Ne croyez pas que ce sont les Américains qui ont inventé la politique-spectacle. Bien qu’une investiture de candidat à l’élection présidentielle soit chez eux aussi un grand spectacle, mieux une foire grandiose où on ne lésine pas sur les confettis et les guirlandes, ceux qui en vérité leur ont inoculé ce sens de la fête, même dans un domaine aussi austère que la politique, ce sont leurs anciens esclaves désormais appelés « persons of african descent» et non plus Negroes ou Blacks.
Petits et grands calculs de 2011…
Deux consultations électorales majeures sont envisagées pour cette année 2011 : les législatives et la présidentielle. Si les dates de tenue de ces consultations sont enfin fixées, rassurant au passage certains acteurs et observateurs, les inquiétudes et les doutes ne sont, pour autant, pas levés. Ainsi, oui, nous sommes en 2011 mais le délai d’un mois et demi qui nous sépare actuellement de la date fixée par le gouvernement pour le premier tour de la présidentielle, à savoir le 27 février, paraît si court et si difficile à atteindre à la fois.
Mieux vaut force à la loi
Le fonctionnement régulier et quotidien de l’administration publique est l’une des attributions essentielles de tout gouvernement. Quel qu’il soit, à travers le monde. Le cas de notre pays ne déroge pas à la règle et ne saurait l’être. En cela, les Pères rédacteurs du texte fondamental de 1990 et avant eux ceux de nos Républiques antérieures, ont repris à peu de choses près les dispositions constitutionnelles de quelques démocraties occidentales. Qu’ils ont surement adaptées, même insuffisamment, à nos réalités propres.