S’il y a un nom qui a été le plus cité ces temps derniers, dans la perspective du remplacement de Saliou Aboudou à la tête de la Cour suprême, c’est bien celui de l’ancien ministre de la Justice, le poulain d’Albert Tévoédjrè, Joseph Gnonlonfoun. Outre lui, on citait sans conviction Clémence Yimbéré Dansou et avec encore moins de conviction, Jacques Mayaba. De tous les trois, Joseph Gnonlonfoun était assurément celui qui avait le plus à espérer puisque les deux autres sont toujours en activité dans les hautes juridictions que sont la Cour constitutionnelle et la Cour suprême justement.
Opinion
Elections de 2011 au Bénin : l’heure est grave, il faut discuter !
Les jours s’égrènent inexorablement. Lentement, mais sûrement, nous nous acheminons vers le 27 Février 2011, date à laquelle le Président de la République a convoqué le corps électoral pour le premier tour du scrutin présidentiel de 2011 au Bénin.
Foires et politique
Assurément, les fêtes étaient belles. Bonne note rien que pour la beauté des spectacles. Non mais, n’avez-vous pas vu ? Des septuagénaires qui loin d’être grabataires et perclus de rhumatismes, nous ont donné à voir des leaders charismatiques aussi alertes que gouailleurs ! Ne croyez pas que ce sont les Américains qui ont inventé la politique-spectacle. Bien qu’une investiture de candidat à l’élection présidentielle soit chez eux aussi un grand spectacle, mieux une foire grandiose où on ne lésine pas sur les confettis et les guirlandes, ceux qui en vérité leur ont inoculé ce sens de la fête, même dans un domaine aussi austère que la politique, ce sont leurs anciens esclaves désormais appelés « persons of african descent» et non plus Negroes ou Blacks.
Petits et grands calculs de 2011…
Deux consultations électorales majeures sont envisagées pour cette année 2011 : les législatives et la présidentielle. Si les dates de tenue de ces consultations sont enfin fixées, rassurant au passage certains acteurs et observateurs, les inquiétudes et les doutes ne sont, pour autant, pas levés. Ainsi, oui, nous sommes en 2011 mais le délai d’un mois et demi qui nous sépare actuellement de la date fixée par le gouvernement pour le premier tour de la présidentielle, à savoir le 27 février, paraît si court et si difficile à atteindre à la fois.
Mieux vaut force à la loi
Le fonctionnement régulier et quotidien de l’administration publique est l’une des attributions essentielles de tout gouvernement. Quel qu’il soit, à travers le monde. Le cas de notre pays ne déroge pas à la règle et ne saurait l’être. En cela, les Pères rédacteurs du texte fondamental de 1990 et avant eux ceux de nos Républiques antérieures, ont repris à peu de choses près les dispositions constitutionnelles de quelques démocraties occidentales. Qu’ils ont surement adaptées, même insuffisamment, à nos réalités propres.
Sur les nouveaux chantiers de l’information diversifiée
Cette livraison de nos publications, la première en ce début de janvier 2011, marque la rentrée médiatique de «La Nouvelle Tribune» qui prend sa part des bonnes résolutions. Il s’agit de rester coller à la tradition des engagements d’innover là où il y a urgence et d’inscrire cet objectif à notre carnet de route annuel.
A COEUR OUVERT : PAROLE D'UN SIMPLE CITOYEN
Puisqu’il est d’usage de s’adresser aux siens à l’occasion du nouvel an, je prends la liberté en ce premier jour de l’an avec quelques compatriotes et amis, en plus des vœux de bonheur et de paix que nous formulons pour chacun de nous, de m’exprimer sur ce qui de tout temps mais surtout au cours de l’année écoulée nous a préoccupés : la situation de notre pays le Bénin.
Nous ne sommes liés à aucun parti ou regroupement politique actuellement actif sur la scène nationale, mais nous sommes habités par une ambition forte pour le développement du Bénin dans une Afrique unie et prospère.
Elections de 2011 : Quand la Cour Constitutionnelle entretient l’incertitude !
Enfin, ça y est ! La Cour Constitutionnelle, institution de dernier recours prévue par la loi fondamentale, a rendu publique la décision DCC 10-147 du 27 Décembre 2010 relative à l’étude de conformité de la loi 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. En principe, cette décision tant attendue devrait libérer tout le monde et ouvrir définitivement le boulevard au processus électoral de 2011 pour lequel un temps très précieux a déjà été perdu dans un jeu de ping-pong sous tendu par les multiples schémas obscurs et certainement contradictoires que tous les camps en présence échafaudent pour les jours et mois à venir.
PITIE POUR NOS ENFANTS
Il est des situations où on s’interroge sur le pourquoi et le comment des choses. Il est des moments où on se demande comment et pourquoi tel acte a pu être commis, telle parole a pu être prononcée. En voyant ma chère maman Rosine V. SOGLO et ma sœur Célestine ADJANOHUN se donner ainsi en spectacle devant le monde entier – nos télévisions sont tous sur satellite – je me suis interrogée comment cela a pu arriver.
Les béninois ont-ils tort de s‘interroger sur l’impartialité de leur Cour constitutionnelle ?
L’opinion frémit encore à la simple évocation du nom de Paul Yao N’Dré, Président du Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire, indexé (à tort ou à raison) d’être le responsable de la crise institutionnelle frappant ce pays frère. L’opinion des deux nations soeurs gémit en réalisant l’énorme pouvoir concentré entre “les mains” d’une institution, ramenée souvent à la personne de son président, alors que constituée de neuf membres en Côte d’Ivoire et sept pour notre pays le Bénin.