Cette livraison de nos publications, la première en ce début de janvier 2011, marque la rentrée médiatique de «La Nouvelle Tribune» qui prend sa part des bonnes résolutions. Il s’agit de rester coller à la tradition des engagements d’innover là où il y a urgence et d’inscrire cet objectif à notre carnet de route annuel.
Opinion
A COEUR OUVERT : PAROLE D'UN SIMPLE CITOYEN
Puisqu’il est d’usage de s’adresser aux siens à l’occasion du nouvel an, je prends la liberté en ce premier jour de l’an avec quelques compatriotes et amis, en plus des vœux de bonheur et de paix que nous formulons pour chacun de nous, de m’exprimer sur ce qui de tout temps mais surtout au cours de l’année écoulée nous a préoccupés : la situation de notre pays le Bénin.
Nous ne sommes liés à aucun parti ou regroupement politique actuellement actif sur la scène nationale, mais nous sommes habités par une ambition forte pour le développement du Bénin dans une Afrique unie et prospère.
Elections de 2011 : Quand la Cour Constitutionnelle entretient l’incertitude !
Enfin, ça y est ! La Cour Constitutionnelle, institution de dernier recours prévue par la loi fondamentale, a rendu publique la décision DCC 10-147 du 27 Décembre 2010 relative à l’étude de conformité de la loi 2010-33 portant règles générales pour les élections en République du Bénin. En principe, cette décision tant attendue devrait libérer tout le monde et ouvrir définitivement le boulevard au processus électoral de 2011 pour lequel un temps très précieux a déjà été perdu dans un jeu de ping-pong sous tendu par les multiples schémas obscurs et certainement contradictoires que tous les camps en présence échafaudent pour les jours et mois à venir.
PITIE POUR NOS ENFANTS
Il est des situations où on s’interroge sur le pourquoi et le comment des choses. Il est des moments où on se demande comment et pourquoi tel acte a pu être commis, telle parole a pu être prononcée. En voyant ma chère maman Rosine V. SOGLO et ma sœur Célestine ADJANOHUN se donner ainsi en spectacle devant le monde entier – nos télévisions sont tous sur satellite – je me suis interrogée comment cela a pu arriver.
Les béninois ont-ils tort de s‘interroger sur l’impartialité de leur Cour constitutionnelle ?
L’opinion frémit encore à la simple évocation du nom de Paul Yao N’Dré, Président du Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire, indexé (à tort ou à raison) d’être le responsable de la crise institutionnelle frappant ce pays frère. L’opinion des deux nations soeurs gémit en réalisant l’énorme pouvoir concentré entre “les mains” d’une institution, ramenée souvent à la personne de son président, alors que constituée de neuf membres en Côte d’Ivoire et sept pour notre pays le Bénin.
ANALYSE DU PROJET DE BUDGET GENERAL DE L’ETAT BENINOIS GESTION : 2011
INTRODUCTION
Le budget de l’État peut être défini comme l’ensemble des documents, votés par le Parlement, Organe collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif) retraçant la nature, le montant et l’affectation des dépenses et des recettes d’un Etat. C’est donc un acte de prévision et d’autorisation de perception des impôts et de dépense des deniers publics. Le Parlement doit donner chaque année au gouvernement, l’autorisation de percevoir l’impôt (principe d’annualité), ce qui lui permet de contrôler l’usage des deniers publics.
La crise ivoirienne et l’avenir de la zone franc
La Côte d’Ivoire pèse pour près de 40 % dans l’économie de l’Afrique de l’Ouest francophone. A elle seule, elle conforte en permanence l’état excédentaire des comptes d’opération des pays de l‘UEMOA ouverts auprès du Trésor français, condition de base de la garantie de la France au franc CFA. La zone franc est actuellement malade, car il y a longtemps que la règle de la libre convertibilité au sein de cette zone n’est plus respectée entre le franc CFA géré par la BCEAC et celui géré par la BCEAO, à cause du déficit chronique des pays d’Afrique Centrale francophone ;
La crise post électorale en Côte d’Ivoire : La responsabilité d’un juge constitutionnel militant
Les principes d’autorité de la chose jugée ou de non recours aux décisions de la Cour constitutionnelle ne prévaudront pas toujours sur la volonté populaire. C’est la leçon que peut tirer le Bénin des événements récents et en cours en Côte d’Ivoire. Pour preuve, la Communauté internationale, les plus grandes démocraties du monde comprises, en sont arrivées à ne pas reconnaître le verdict, a priori sans appel, du Conseil constitutionnel ivoirien. C’est la conclusion qui se dégage de la réflexion de Madame Micheline Sonagnon qui, tout en rafraîchissant la mémoire au lecteur sur le processus électoral ivoirien, n’a pas manqué de proposer un mode opératoire dont le juge constitutionnel aurait pu faire usage pour aboutir à des résultats proches de la réalité.
Sommes-nous à l’abri du syndrome ivoirien ?
Depuis le 28 novembre dernier, la communauté internationale n’a d’yeux que pour la Côte d’Ivoire. Et tous les observateurs retiennent leur souffle, tant chacun est conscient que la déflagration, inhérente à la situation qui prévaut, peut se produire à tout moment. Il suffirait que d’irrédentistes supporters de l’un ou l’autre des camps en présence, décident de passer à la vitesse supérieure pour prendre l’adversaire de court. On ne jure pas alors de la suite des événements.
Ils n’ont même plus honte !
A mesure que le temps passe, érodant le terrain qui conduit à la présidentielle mais renforçant tout autant les incertitudes, s’enchevêtrent aussi les manœuvres de toutes sortes. C’est ainsi qu’opposition et mouvance présidentielle s’activent pour mettre en place leurs structures décentralisées et déconcentrées chargées d’aller à l’assaut des électeurs pour les décider à opter pour leurs candidats respectifs. Si l’opposition installe des coordinations provisoires, le pouvoir lui, dont le candidat n’est pas encore désigné mais que tout le monde sait devoir être Boni Yayi soi-même, installe des cadres dits de concertation de la majorité présidentielle.