Il y a huit ans que le président Patrice Talon prenait les rênes de la république du Bénin. Elu dans une euphorie générale après 10 ans de mandat de Boni Yayi, Patrice Talon a annoncé et entrepris de nombreuses réformes à la tête du pays. Sur le plan politique notamment, beaucoup de chantiers ont été ouverts. Mais après un premier mandat et plus de la moitié du second et dernier, lesquelles des réformes entreprises par le chef de l’Etat ont véritablement fonctionné ? C’est la question à laquelle il est difficile de répondre actuellement au regard des résultats obtenus par le régime de la rupture.
Opinion
Vers la normalisation du non-respect du droit international, l'ONU comme la Société des Nations ?
L’échec de la Société des Nations dans l’entre-deux-guerres, à maintenir la paix et à empêcher la montée des tensions qui conduisirent à la Seconde Guerre mondiale, reste un sombre rappel de ce qui arrive lorsque les institutions internationales échouent dans leur mission première. Cet échec a conduit à la création des Nations Unies, dans l’espoir d’établir un nouveau système mondial plus efficace pour prévenir les conflits et promouvoir la paix. Pourtant, des événements récents suggèrent que même l’ONU peine à faire respecter le droit international, rappelant les limites auxquelles la Société des Nations s’était heurtée.
Bénin: que cache la « purge » dans le dispositif Talon ?
En 2016, lorsqu’il prenait le pouvoir, l’homme d’affaires devenu Président de la République, Patrice Talon promettait une « rupture » avec les anciennes pratiques. Pour atteindre son objectif, le tout nouveau patron du palais de la Marina s’était entouré de fidèles soutiens et de certains ex-partenaires de son prédécesseur, le Dr Thomas Boni Yayi. Après 8 ans de gouvernance, plusieurs soutiens clés ont été débarqués du dispositif d’Etat. Cela amène certains analystes à se demander ce qui se cache derrière cette « purge » dans un contexte où le Président Talon a certifié qu’il sera actif dans la course pour sa succession.
Sénégal : Diomaye Faye inscrit la souveraineté comme principale priorité de gouvernance
Le panafricaniste de gauche Bassirou Diomaye Faye est officiellement installé dans ses fonctions de 5ème président de la République du Sénégal. Il devient le plus jeune président du pays depuis l’indépendance en 1960. L’un des chantiers sur lesquels les Sénégalais et toute l’Afrique attend le nouvel homme fort du pays est ce que lui-même appelle la souveraineté.
« Souveraineté », c’est le mot qui est revenu le plus souvent dans les discours de Bassirou Diomaye Faye ces derniers jours. Dans son programme politique de 80 pages, le mot souveraineté apparait 18 fois. Dans une brève allocution, après sa prestation de serment, le président Faye s’est dit conscient que sa large victoire dès le premier tour de la présidentielle du 24 mars exprimait un profond désir de changement systémique.
Faye – Sonko : Les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ?
Ce mardi 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a été officiellement installé dans le fauteuil de président du Sénégal pour les cinq prochaines années. Il devient ainsi le cinquième dirigeant de ce pays succédant à Macky Sall. Le premier acte posé après son investiture est la nomination de son mentor au poste de Premier-ministre. Le pays de Léopold Sédar Senghor est aux mains désormais d’une équipe assez jeune et portée par les jeunes. Cette équipe du Pastef a reçu un soutien massif du peuple sénégalais dans un contexte où, tout avait été mis sur pied pour empêcher leur participation au processus électoral. Le duo formé par Diomaye Faye et Ousmane Sonko aura le défi de réussir là où Abdoulaye Wade et Macky Sall ont échoué.
Reconsidération des relations franco-sénégalaises : Bassirou Faye trace déjà son objectif
Bassirou Diomaye Faye, le nouveau président du Sénégal, a rassuré les partenaires respectés de son pays en affirmant que celui-ci resterait un allié fiable, dans son premier discours depuis le séisme politique déclenché par sa victoire historique au premier tour.
Affaire salaire pour les femmes au foyer: Il faut taire ce débat qui peut nuire à la Femme béninoise
A la faveur de la Journée internationale des Droits de la Femme le 08 mars dernier, la présidente de l’Institut national de la femme du Bénin, Huguette Bokpè Gnacadja, a estimé que la femme au foyer mérite une rémunération pour les travaux domestiques. Cette déclaration qui a suscité de vives réactions dans l’opinion devrait être tue parce qu’elle pourrait fragiliser les femmes béninoises.
La leçon de Sonko et des Sénégalais aux opposants africains
L’élection présidentielle au Sénégal a bouleversé de nombreuses idées reçues, apportant un éclairage nouveau sur le potentiel de changement politique en Afrique. Au cœur de cette transformation se trouve Ousmane Sonko, qui, confronté à son exclusion des listes électorales, a pris la décision stratégique de soutenir Bassirou Diomaye Faye comme son représentant au lieu de choisir comme bien d’autres un boycott pur et simple des élections. Cette manoeuvre, loin d’être un simple coup politique, a incarné une profonde confiance dans la capacité du peuple sénégalais à porter le changement.
Sénégal: un processus électoral tout spécial en cours
Au Sénégal, le conseil constitutionnel a exigé que le scrutin présidentiel se tienne avant le 2 avril, date à laquelle expire le second mandat de Macky Sall, en respect à cette injunction, la date du scrutin a été fixée au 24 mars prochain par le gouvernement. Du coup la campagne électoral a été lancée dans un cafouillage total.
Bénin : Assan Séibou, le « lièvre » du régime de la Rupture
Dans quelques jours, les députés de la 9ème législature entreront de plain-pied dans l’examen de la proposition de la révision de la constitution béninoise. Passera ? Ne passera pas ? Nul ne peut faire un pronostic exact. Cependant, de nombreux indices tendent à faire croire que l’initiateur de cette proposition de loi Assan Séibou est en mission, dans un plan savamment orchestré par le régime en place. Tout le monde ou presque, connaît la fable « Le lièvre et la tortue » de Jean La Fontaine. L’histoire met en scène un lièvre se moquant d’une tortue à cause de sa lenteur. La tortue le défia dans une course pour prouver qu’elle n’est pas si lente. Et nous connaissons tous la morale de cette histoire : rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Sauf que le lièvre dont il s’agit ici n’a pas quatre pattes. Il a deux jambes fortes et solides. Il ne songe pas à courir le plus rapidement et le plus longtemps possible. Il a une mission bien précise sur un terrain bien déterminé : l’Assemblée nationale.