Nul n’est besoin de rappeler que le spectre de fin de règne du président béninois Patrice Talon, se profile à l’horizon, après huit années de gouvernance. Et les signes avant-coureurs s’amoncellent au fur et à mesure que s’approchent les échéances électorales fatidiques de 2026. En un an, cinq de ses plus proches et fidèles collaborateurs ont été remerciés d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, la question qui court désormais dans les esprits, est celle de savoir qui sera le prochain sur la liste.
Opinion
Bénin : Ce que Talon a plus ou moins réussi en 8 ans
Après notre article sur les échecs des réformes politiques sous le régime de la rupture, nous abordons désormais le cas des initiatives marquantes de Patrice Talon qui a pris ses fonctions le 6 avril 2016. Son mandat a été marqué par un certain nombre de réalisations dans divers domaines. Même si, ces dernières années, plusieurs voix, et pas des moindres, ont très souvent dénoncé un recul démocratique et des libertés publiques et individuelles au Bénin sous Patrice Talon, il faut tout de même reconnaitre que quelques avancées ont été enregistrées. Certains secteurs ont connu une évolution, en dépit de quelques problèmes qui s’y posent encore. Globalement, le visage du pays aura été quelque peu modifié en bien, grâce à certaines actions du régime de la Rupture. Les Béninois ont appris et se sont même habitués à serrer leur ceinture. Dans l‘opinion, beaucoup de béninois estiment que Patrice Talon s’est éloigné du social depuis sa prise de pouvoir même si c’est annoncé à grande pompe à chaque fois. Toutefois, les huit dernières années de gestion du pays ont apporté un coup de pouce au développement de certains secteurs. En effet, malgré leur grande déception, les Béninois reconnaissent que sur le plan des infrastructures, le régime de Patrice Talon a fait des efforts remarquables en continuité de ce qu’ont fait ses prédécesseurs. Cotonou, capitale économique du pays a fait peau neuve avec le bitumage de plusieurs rues dans de nombreux quartiers, ce qui facilite la circulation aux populations.
Assemblée Nationale du Bénin : Quelle chance pour la proposition de loi d’amnistie ?
A l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2024 qui s’ouvre ce jour 15 avril 2024, il est programmé la proposition de loi d’amnistie du parti d’opposition Les Démocrates. Cette loi se retrouvant au nombre des plus de 25 dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session, avait été rejetée, il y a quelques mois par la commission des lois du Parlement.
Bénin : Paul Hounkpè a-t-il enfin compris la leçon ?
A la faveur d’une activité politique le week-end écoulé à Ouidah, le président du parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) a dit des mots durs au sujet du nouveau code électoral en vigueur au Bénin. Pour l’ancien chef de file de l’opposition et ancien ministre de Boni Yayi, cette loi est une façon d’obliger les Béninois à faire des choix qu’ils ne veulent pas. Mieux, c’est une remise en cause des acquis de la Conférence de 1990.
Bénin: lesquelles des réformes politiques de Talon ont vraiment fonctionné ?
Il y a huit ans que le président Patrice Talon prenait les rênes de la république du Bénin. Elu dans une euphorie générale après 10 ans de mandat de Boni Yayi, Patrice Talon a annoncé et entrepris de nombreuses réformes à la tête du pays. Sur le plan politique notamment, beaucoup de chantiers ont été ouverts. Mais après un premier mandat et plus de la moitié du second et dernier, lesquelles des réformes entreprises par le chef de l’Etat ont véritablement fonctionné ? C’est la question à laquelle il est difficile de répondre actuellement au regard des résultats obtenus par le régime de la rupture.
Vers la normalisation du non-respect du droit international, l'ONU comme la Société des Nations ?
L’échec de la Société des Nations dans l’entre-deux-guerres, à maintenir la paix et à empêcher la montée des tensions qui conduisirent à la Seconde Guerre mondiale, reste un sombre rappel de ce qui arrive lorsque les institutions internationales échouent dans leur mission première. Cet échec a conduit à la création des Nations Unies, dans l’espoir d’établir un nouveau système mondial plus efficace pour prévenir les conflits et promouvoir la paix. Pourtant, des événements récents suggèrent que même l’ONU peine à faire respecter le droit international, rappelant les limites auxquelles la Société des Nations s’était heurtée.
Bénin: que cache la « purge » dans le dispositif Talon ?
En 2016, lorsqu’il prenait le pouvoir, l’homme d’affaires devenu Président de la République, Patrice Talon promettait une « rupture » avec les anciennes pratiques. Pour atteindre son objectif, le tout nouveau patron du palais de la Marina s’était entouré de fidèles soutiens et de certains ex-partenaires de son prédécesseur, le Dr Thomas Boni Yayi. Après 8 ans de gouvernance, plusieurs soutiens clés ont été débarqués du dispositif d’Etat. Cela amène certains analystes à se demander ce qui se cache derrière cette « purge » dans un contexte où le Président Talon a certifié qu’il sera actif dans la course pour sa succession.
Sénégal : Diomaye Faye inscrit la souveraineté comme principale priorité de gouvernance
Le panafricaniste de gauche Bassirou Diomaye Faye est officiellement installé dans ses fonctions de 5ème président de la République du Sénégal. Il devient le plus jeune président du pays depuis l’indépendance en 1960. L’un des chantiers sur lesquels les Sénégalais et toute l’Afrique attend le nouvel homme fort du pays est ce que lui-même appelle la souveraineté.
« Souveraineté », c’est le mot qui est revenu le plus souvent dans les discours de Bassirou Diomaye Faye ces derniers jours. Dans son programme politique de 80 pages, le mot souveraineté apparait 18 fois. Dans une brève allocution, après sa prestation de serment, le président Faye s’est dit conscient que sa large victoire dès le premier tour de la présidentielle du 24 mars exprimait un profond désir de changement systémique.
Faye – Sonko : Les fruits tiendront-ils la promesse des fleurs ?
Ce mardi 2 avril 2024, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a été officiellement installé dans le fauteuil de président du Sénégal pour les cinq prochaines années. Il devient ainsi le cinquième dirigeant de ce pays succédant à Macky Sall. Le premier acte posé après son investiture est la nomination de son mentor au poste de Premier-ministre. Le pays de Léopold Sédar Senghor est aux mains désormais d’une équipe assez jeune et portée par les jeunes. Cette équipe du Pastef a reçu un soutien massif du peuple sénégalais dans un contexte où, tout avait été mis sur pied pour empêcher leur participation au processus électoral. Le duo formé par Diomaye Faye et Ousmane Sonko aura le défi de réussir là où Abdoulaye Wade et Macky Sall ont échoué.
Reconsidération des relations franco-sénégalaises : Bassirou Faye trace déjà son objectif
Bassirou Diomaye Faye, le nouveau président du Sénégal, a rassuré les partenaires respectés de son pays en affirmant que celui-ci resterait un allié fiable, dans son premier discours depuis le séisme politique déclenché par sa victoire historique au premier tour.