Son parcours et son itinéraire étaient vraiment atypiques. Son bilan discutable. Quelques jours après sa démission surprenante de la Cour Constitutionnelle, maints Béninois se posent des questions sur les vraies motivations de l’ex-juge constitutionnel. Et s’accordent à dire que cette démission ne saurait l’absoudre sur ses quatre années passées à la tête de la cour. Sa jeunesse, son histoire et ses ambitions faisaient de lui un Président peu ordinaire à la tête de la Cour constitutionnelle. Contrairement à tous ses prédécesseurs, il est arrivé au poste plus jeune( à peine 50 ans), et dépassant un peu la mi-carrière professionnelle.
Opinion
Législatives au Bénin: Talon lance les grandes manœuvres
La mouvance présidentielle se met en ordre de bataille pour gagner les élections législatives de janvier 2023. Et le président Patrice Talon, comme dans un jeu d’échec, déplace les pions avec pour pièce maîtresse, l’ancien président de cour constitutionnelle Me Joseph Djogbénou. Trois petits événements, ces derniers jours qui, rapprochés bout à bout, s’imbriquent comme un puzzle. Il y d’abord la réinscription de Me Adrien Houngbédji au barreau béninois fin juin et dans la foulée, une rencontre entre lui et le président de la cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. Ensuite, le marathon que ce dernier a entrepris le lundi 11 juillet dernier entre la présidence de la République et le palais des gouverneurs. Coup sur coup, il a rencontré le chef de l’État Patrice Talon et le président de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou.
Joseph Djogbénou : oser gros aujourd’hui pour avoir gros demain
C’est « l’enfant choyé » de la politique béninoise de cette dernière décennie. Depuis 2015 où il fait son entrée en politique, Joseph Djogbénou vole de promotion en promotion. En trois ans, il est passé du titre de citoyen lambda au poste de Président de la Cour constitutionnelle, soit la 3è personnalité de l’Etat béninois. En démissionnant hier de ce poste, Joseph Djogbénou a visiblement pris des risques au prorata de ses ambitions politiques. Reste que ces risques peuvent être payants ou non.
Le « miracle rwandais » dévoyé ?
Il y a 25 ans, le chapitre le plus terrifiant de l’histoire contemporaine de l’Afrique s’écrivait au Rwanda, petit pays coincé dans la région des Grands lacs entre son grand voisin la République démocratique du Congo, l’Ouganda, le Burundi et la Tanzanie. En l’espace de cent jours, un million de personnes ont perdu la vie laissant derrière elles des millions d’orphelins, de veuves et veufs. Tout était à refaire dans ce pays meurtri. A la suite d’une longue période d’unification et de réconciliation nationales, le pays s’est investi dans une dynamique de développement spectaculaire. Il est devenu un exemple économique à suivre pour de nombreux pays du continent africain incarné par sa capitale Kigali.
Législatives au Bénin : un challenge osé pour l’opposition
Contrairement à 2019 – où presque aucun parti de l’opposition n’avait de récépissé- les partis dits d’opposition participeront aux élections législatives. Plusieurs d’entre eux s’organisent pour cela. Mais en dépit de leur bonne volonté de capter des suffrages, plusieurs obstacles se dressent sur leur chemin et risquent de plomber leur volonté de retrouver le Palais des gouverneurs de Porto Novo à l’issue du scrutin du 08 janvier 2023. A moins de six mois des élections législatives, le débat sur son caractère exclusif ou non est toujours vivace. Populations, partis politiques d’opposition, société civile, partenaires techniques et financiers… tous souhaitent réellement que ces élections, la quatrième depuis l’arrivée de Patrice Talon au pouvoir, soient vraiment inclusives et que les électeurs puissent avoir la possibilité de choisir entre des partis politiques de plusieurs obédiences et défendant des projets de société différents.
Visite de Blaise Compaoré au Burkina: le coup de théâtre du colonel Damiba
En avril dernier, plusieurs voix en Afrique avait exprimé leur profonde satisfaction devant la condamnation des trois principaux protagonistes dans le procès de l’assassinat du Capitaine Thomas Sankara. Voir, après la force de cette décision judiciaire, le retour de Blaise Compaoré au Burkina, comme défiant la sentence du tribunal, apparaît pour certains comme un gag sinon un pied de nez à la justice du pays.
Terrorisme : et si on repensait la lutte !
Le Bénin semble courber progressivement l’échine devant le combat contre le terrorisme. Depuis décembre 2021, les attaques ont été fréquentes contre les Forces de défense et de sécurité sur plusieurs fronts dans le nord du pays. Environ une vingtaine de morts du côté des éléments de l’armée contre deux seulement du côté des djihadistes. Certes l’armée a annoncé avoir neutralisé d’autres assaillants armés mais dans l’ensemble le Bénin a connu plus de pertes que de victoires.
Vincent FOLY : un Grand Frère s’en est allé!
Tout comme la mort d’un parent, la mort de Vincent que j’appelais Grand-Frère est la mort d’un proche. La mort d’un parent ou d’un proche attriste profondément ! J’ai appris la nouvelle de sa mort par les réseaux sociaux, à ma descente d’avion de retour à Cotonou en provenance de Libreville le 03 septembre 2021, après un séjour d’un mois. Alors que j’attendais sa réponse à un de mes derniers messages que je lui ai envoyé deux (2) jours plus tôt, je venais de comprendre pourquoi, pour une fois, il n’avait pas réagi aussitôt. Parce qu’il a l’habitude de vous appeler ou de vous répondre la minute qui suit.
Nomination du médiateur pour la Guinée: Habile stratégie pour éloigner Yayi
L’ex président de la République du Bénin Boni Yayi est nommé médiateur de la crise guinéenne. Au delà des soulagements notés au sein de la classe politique guinéenne et les félicitations à la diplomatie béninoise, certains observateurs y voit une volonté sibylline : celle d’éloigner et d’occuper un « adversaire » politique.
Crise politique au Bénin : Justice et réconciliation font-elles bon ménage ?
La nouvelle a pris de court tout le monde. Elle est sur toutes les lèvres depuis le weekend écoulé. De l’intellectuel le plus futé au citoyen le plus frustré en passant par l’observateur de la scène politique le plus averti. Il s’agit du « déménagement » forcé intervenu le vendredi 1er juillet dernier au domicile de l’ex-roi de la volaille. Cette résidence située derrière le supermarché Erevan qui grouillait autrefois de monde a été vidée de son contenu. Mobiliers, objets de valeur, électroménagers, véhicules ont été emportés suite à une décision de justice. Beaucoup de personnes ont été choquées par cette situation inédite au Bénin.