La durée de la période transitoire est la pomme de discorde entre les militaires qui ont pris le pouvoir dans la sous région et les autorités de la CEDEAO. Au Mali, la tension n’est toujours pas retombée malgré les lourdes sanctions imposées par les dirigeants de la CEDEAO contre le président autoproclamé du pays, le colonel Assimi Goĩta et sa population. Contre vents et marées et en dépit de ses propres engagements de ne pas s’éterniser au pouvoir, il s’est octroyé cinq années de plus à la tête du pays. Les bons offices de l’émissaire de la CEDEAO Jonathan Goodlock le week-end écoulé n’ont pas permis de bouger les lignes.
Opinion
Guerre en Ukraine : les Africains optent pour la neutralité
Après des mois de tension en Ukraine, les bruits de bottes ont succédé aux tirs de canons et de missiles. Le président russe Vladimir Poutine a décidé de lancer une offensive armée le jeudi 24 février. Le chef du Kremlin a brutalement clos la séquence diplomatique en lançant l’invasion de son voisin, une guerre unanimement condamnée par la communauté internationale. Au cinquième jour des affrontements, plus de 352 personnes dont 14 enfants ont été tuées depuis le début des hostilités selon le ministère de la santé.
Annulations des concours au Bénin : la nécessité de prendre de mesures fortes
« L’appareil de la fraude lors des concours est maîtrisé et le gouvernement est dans la vision de l’organisation sans faille des concours et autres tests de recrutement ». Ainsi s’exprimait l’ancien directeur de la communication de la présidence de la République et actuel porte-parole du gouvernement Wilfried Houngbédji en 2018. Il tenait ces propos, après l’annulation du concours de l’évaluation diagnostique des enseignants du primaire en raison des « nombreuses défaillances dans l’organisation et le déroulement dudit concours », selon le compte rendu du conseil des ministres du 11 juillet de la même année.
Meeting bis des travailleurs vendredi prochain : le gouvernement béninois sous pression
Pour un coup d’essai, c’était un coup de maître. La première manifestation des travailleurs de l’administration publique béninoise post-vote de la loi limitant le droit de grève à 10 jours par an le vendredi dernier à la Bourse du travail de Cotonou a été un succès. Le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes CSA-BÉNIN initiateur de cette manifestation a donc réussi son pari. Devant une foule impressionnante, il a délivré son message. « Ce rassemblement doit être perçu comme le cri de cœur des citoyens qui ont mal, qui sont mal dans leur pouvoir d’achat qui n’en est plus un, dans leur statut de parent devenu incapable d’assumer le minimum à la maison qui sont mal dans leur dignité d’époux », a-t-il déclaré.
Vernissage des trésors royaux : zoom sur la présence de Soglo et Lionel Zinsou
Le vernissage de l’exposition des trésors royaux d’Abomey à la présidence de la République le samedi dernier, a connu la présence très remarquée de deux hautes personnalités du Bénin : l’ex chef de l’État Nicéphore Soglo et l’ancien Premier ministre Lionel Zinsou. Depuis, les spéculations vont bon train. Certains y voient un début de rapprochement entre les deux hommes et le président Patrice Talon après plusieurs mois de tension. D’autres pensent qu’il s’agit d’un acte d’apaisement à l’endroit d’une partie de l’opposition qui, depuis plusieurs années, est vent debout contre la gestion du pouvoir de Patrice Talon jugée à tort où à raison d’antidémocratique. Faut-il voir autre chose que ces deux opinions ? Très certainement.
Divorce entre le Mali et la France : l’armée française s’en va ! La France reste !
Ça y est ! L’armée française et les forces Barkane-Takuba vont quitter le sol malien. Cette retraite, les populations maliennes l’ont exigée, obtenue et célébrée le weekend dernier dans les rues de Bamako. Le vœu cher aux panafricanistes notamment la Camerounaise Nathalie Yamb qui appellent « au démantèlement des bases militaires françaises qui sous le couvert d’accords de défense bidons ne servent qu’à piller les ressources, l’entretien de rébellion, l’entraînement de terroristes et de maintien de dictature à la tête de nos état », ce vœu s’est enfin réalisé.
Bénin : Soglo - Yayi, bientôt la réconciliation ?
C’est peu dire que l’ex-président Nicéphore Soglo est en froid aujourd’hui avec l’ancien Président Boni Yayi. Les deux hommes ne se sont pas vus depuis le 18 septembre, dernière date à laquelle le second est allé présenter ses condoléances au premier suite au décès de Mme Rosine Vieyra Soglo. Depuis ce jour, ils ne communiquent que par médias interposés. En réalité, les relations Soglo-Yayi n’ont pas été un long fleuve tranquille. Au fil du temps, elles ont évolué en dents de scie pour se détériorer une fois de plus.
Départ du Mali : défi lancé à Goïta, la France était en réalité acculée
Sans surprise la France a annoncé son départ du Mali. Depuis les autorités politico-militaires de présenter cette décision comme la volonté de se reconcentrer sur d’autres pays et le manque d’entente avec les militaires au pouvoir au Mali. Paris a décidé de faire du Niger le centre de ses opérations dans la région. La lutte contre le terrorisme va donc se poursuivre dans la région.
Cellule des plaintes et dénonciations : Talon a-t-il perdu le combat contre la corruption ?
CPD : entendez Cellule d’analyses et de traitement des plaintes et dénonciations. C’est la nouvelle réponse anticorruption que le gouvernement vient de mettre en place avec des risques de délation et de calomnie qui pourraient s’ensuivre. Pavel Morozov : ce nom ne dit presque rien à personne au Bénin. Pourtant il est le symbole caractéristique de la dénonciation et de la délation à l’ère du régime soviétique. 03 septembre 1932, Village Guérassimovka, situé quelque part entre l’Oural et la Sibérie. Pavel Morozov, alias Pavlik âgé de 13 ans est retrouvé raide mort dans les bois.
Bénin : Paul Hounkpè, seul au monde
« Si hier nous ne nous parlions pas, aujourd’hui je peux vous rassurer qu’on se parle, on se voit et on envisage des actions communes. En notre qualité de chef de file de l’opposition, nous avons fait le pas et il faut l’avouer nos camarades ont été réceptifs. Nous sommes très avancés et le dialogue est presque quotidien ». Ainsi s’exprimait le premier chef de file de l’opposition béninoise Paul Hounkpè le samedi 22 janvier dernier au cours d’une réunion du bureau politique de son parti, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE).