Fiévreux mois de juin : le football mondial prend ses quartiers sur les terres de la Russie. Le rouge historique de ce pays virera aux couleurs kaléidoscopiques du monde.
Nous sommes appelés à vivre un événement majeur. Il intervient tous les quatre ans, dure quatre semaines, confond toutes les générations d’âge, efface les frontières entre riches et pauvres. Mais qu’on ne s’y trompe point. Nous n’avons pas affaire à une plateforme démocratique, tenant sept milliards d’humains dans les liens d’une citoyenneté planétaire. Nous n’avons pas affaire non plus à une fraternité universelle, étanchant la soif d’un vivre ensemble à la source de l’humaine condition.