Joseph Djogbénou 49 ans, aura tout obtenu en moins de trois ans d’un parcours politique anormalement rectiligne. Il a été élu député dans la 16e circonscription, sur la liste Un qui n’aurait rien gagné à Cotonou n’eût été le contexte politique de l’époque, fortement soutenu par les manœuvres souterraines de ce qu’on a pudiquement appelé ‘’la télécommande de Paris’’. Une télécommande assumée en son temps par les actuels tenants du pouvoir. Depuis, tout est allé très vite pour cet avocat volubile à la silhouette longiligne, et au verbe haut, qui adore les effets de manche et les figures anaphoriques. Alors qu’il n’avait jamais siégé au parlement, il a été directement coopté par la majorité parlementaire alors en gestation, comme président de la prestigieuse commission des lois…
Opinion
L'actualité de l'école par les proverbes
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Dans cette ronde sans fin, chaque jour étale ses peines et ses joies, chaque jour se pare des couleurs contrastées du malheur et de l’espoir.Osons un exercice à tout le moins inédit : lire l’actualité de l’école béninoise à la lumière de quelques idées et proverbes. Cette école, comme on le sait, sort d’une longue et éprouvante expérience. Elle est restée portes clauses, trois mois durant. La grève en a obscurci l’horizon. La grève a fait planer sur elle le spectre d’une année blanche.
Protection sociale : De l’opportunité de la suspension des travaux de l’unité d’action du projet...
La démocratie n’est pas que nominale ; concrètement et entre autres, elle nous autorise à nous adjuger, à bon escient,le risque d’opposer des avis contraires même à des décisions d’Etat ; nous tentons d’entirer raisonnablement avantage. Il est de notre opinion qu’il n’y a pas de politique publique saine qui ne mette l’homme en son centre. En cela, le projet de protection sociale de la Rupture est une chance que nous devrions veiller à ne pas gâcher. Et quel honnête homme en ce pays, ne nourrit pas le secret espoir que le Chef de l’Etat, au vu de sa détermination à nous mettre sur les rails du développement soit porté en triomphe en fin de mandat ? Notre conviction profonde est qu’une bonne couverture sanitaire et sociale du peuple y contribuer plus que tout autre projet aussi spectaculaire qu’il soit d’autant que, l’air de rien, elle améliorera le bien-être général du citoyen.
Cour constitutionnelle au Bénin : La neutralité des juges, un impératif catégorique
La polémique est née depuis avant-hier lundi 14 mai du jour où l’Assemblée nationale a désigné un membre du gouvernement parmi ces 4 représentants qui doivent siéger à la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle.De part et d’autre, on voit déjà d’un œil soupçonneux la présence de ce ministre parmi les sept sages de la Cour. Mais ce qu’il faut savoir par-dessus tout, c’est que toute personne qui siège au sein d’une cour et de surcroît à la Cour constitutionnelle, a comme impératif catégorique de s’émanciper des pressions partisanes et d’adopter une neutralité inaliénable.
Oubli, quand tu nous tiens !
C’est, tout de même, un peu gros : le Gabon a oublié d’organiser les élections législatives. La Cour constitutionnelle de ce pays a dit le droit, enjoignant à qui de droit de tout remettre à l’endroit : dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale, convocation du corps électoral.Ce n’est pas seulement au Gabon que l’oubli fait des siennes. Le Bénin également s’illustre par quelques oublis, mais pas aussi gros que ceux du Gabon. Des oublis quand même. La sagesse populaire renseigne : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières« . Voici huit de nos petits oublis en passe de devenir, si nous baissons la garde, des oublis majeurs.
Hommage à un géant de la littérature en langue Yoruba
Il s’en est allé, notre Akinwumi ISOLA, cet homme qui a osé, cet homme qui a fait de la promotion des langues nationales africaines, sa raison de vivre.Il s’est éteint, ce grand universitaire Nigérian, d’une génération assez proche de celle d’un Wole SOYINKA, formé dans le même moule que ce dernier, qui pouvait s’exprimer en anglais avec la même aisance que lui, et qui était en outre titulaire d’une licence de français, mais qui pourtant, a délibérément choisi le yoruba, sa langue maternelle, comme moyen d’expression de sa pensée.
Les fruits aigres-doux de la grève
Certainement que le pire est désormais derrière nous. S’apaisent les grèves qui ont secoué, trois mois durant, le pays tout entier. Le front social se rassérène. Allons-nous reprendre le travail sans moissonner les enseignements de l’aventure que nous venons de vivre ? Les fruits aigres-doux d’aujourd’hui préfigurent les douceurs de demain. Quatre bornes-repères sur le chemin qui y conduit.
L’exemplarité, un atout majeur pour impulser le changement
La semaine dernière, en campagne de sensibilisation sur les dangers du sachet plastique sur la santé et l’environnement, nous avons effectué des visites dans plusieurs écoles de Porto Novo. Dans la plupart des cas, nous avons rencontré un personnel d’encadrement très impliqué dans les séances. Mais nous sommes aussi tombés sur des gens qui ne se sentaient pas concernés par notre croisade. Ils avaient probablement leurs raisons.
Affaire Atao Hinnouho au Bénin : Tenons-le nous pour dit !
C’est une honte ce qui se passe sous la Rupture, où l’expertise médicale aussi, comme la police et la justice, est détournée de ses nobles objectifs, à des fins politiques… pour des règlements de compte.Être professeur agrégé d’anesthésie-réanimation et Chef services de la clinique des urgences, ne fait pas de vous un traumatologiste, car les coups et blessures relèvent très certainement de la traumatologie.
La culture de l'indignité ...culturelle
Depuis « Black Panthers », le blockbuster américain qui a valorisé les « agodjiés » du Danxomè, une fierté légitime s’est emparée des Béninois qui ont vu, dans cette production, des éléments de leur histoire et de leur culture artistiquement mis en avant.Certains ont voulu en faire une lecture politique; d’autres, l’occasion d’exprimer une revendication identitaire. Comme si nous autres africains, sommes condamnés à n’afficher que des réactions contemplatives ou hérétiques chaque fois que les Occidentaux utilisent des éléments de notre patrimoine pour donner un coup de fouet à leurs créations devenues ronronnantes.