Depuis ce dimanche 15 juillet 2018 à Ninjni, la 21e édition de la coupe du monde a pris fin sur le sacre de la France devant la Croatie (4-2). Maintenant l’heure du bilan est venue, et il faut tirer les grandes leçons de cette fête planétaire.La Russie de Vladmir Poutine, vient d’écrire une page de l’histoire du football mondial avec l’organisation réussie de la 21e édition de la coupe du monde. Avec de belles infrastructures sportives, un bel accueil réservé aux différentes délégations, tous ceux qui y étaient sont presque unanimes sur le fait que c’est l’une des plus belles coupes du monde en termes d’organisation. La Russie a frappé un grand coup dans les rapports de force du point de vue géopolitique. Elle peut aussi se satisfaire de la bonne performance de son équipe nationale.
Opinion
Richard B. Ouorou : “Ce n’est pas le pouvoir de Talon qui est trop fort, ce sont les députés (...) qui ont démissionné ‘’
Dans le cadre de ce qu’il faut désormais considérer comme un rendez-vous mensuel avec les Béninois, le politologue Richard Boni Ouorou livre, depuis Montréal au Canada où il vit, ses réflexions sur le paysage politique de son pays. Ce spécialiste en conception, évaluation et conseil stratégique pour la mise en œuvre des politiques publiques dresse un constat très pertinent sur les rapports de pouvoir au sein de la société politique béninoise. De plus, il livre un verdict sans complaisance sur la pratique judiciaire de la détention provisoire.
Le sable, deuxième ressource mondiale : les défis d’une surexploitation
Le sable est une ressource clé dans la construction, sans sable il n’y a pas de ciment. Le monde s’est construit sur l’extraction du sable, malheureusement cette ressource vient à manquer et les conséquences sont catastrophiques pour l’humanité.
Décision DCC 18-141 : quand la cour constitutionnelle invalide ses propres décisions
Saisie d’une requête en interprétation et en réexamen des décisions DCC 18-001 du 18 janvier 2018, 18-003 du 22 janvier 2018 et 18-004 du 23 janvier 2018, la Cour constitutionnelle, suivant décision DCC 18-141 du 28 juin 2018, a décidé :
«Article 1er : La requête de Monsieur Souliou Ismaël ADJOUNVI et Madame Juliette KAYASSI est irrecevable ;
Article 2 : La Cour se prononce d’office ;
Institutions et réformes électorales : Pourquoi la Céna est née d'une fausse évidence
L’interview accordée à la presse béninoise par Richard Boni Ouorou, expert en stratégie politique, portant sur les institutions et les réformes électorales, avait suscité la réaction du Dr Fidèle Sonon, consultant en management des élections dans la parution du 18 juin 2018 du quotidien »La Dépêche ». Ce dernier remettait en cause une partie des arguments développées dans l’interview. Richard Boni Ouorou revient à la charge pour apporter des précisions. Ma dernière interview consacrée aux institutions et aux réformes électorales a suscité plusieurs réactions. Au titre de ces dernières il y a celle, non moins remarquable, du Dr Fidèle Sonon. Je considère sa tribune comme une contribution majeure pour la réinstauration d’une culture de débat intellectuel fort absente ces dernières années dans l’espace public béninois.
Les faits divers, miroir de notre société
Les faits d’actualité barrent la « Une » de nos journaux. Les journalistes savent les articuler en des titres accrocheurs et en des caractères marqués. Les faits divers quant à eux sont relégués à l’arrière-plan. Ils sont à la périphérie de l’essentiel. Lumière sur les faits d’actualité. Ombre sur les faits divers.
Trump, dans une énième déclaration jupitérienne, fait trembler le monde. Un chef d’Etat africain abat ses cartes. Il veut jouer les prolongations au pouvoir. La Cour pénale internationale (CPI) juge et se déjuge. A grand renfort d’arguments aussi savants qu’obscurs. La légendaire rivalité entre Ronaldo du Real Madrid et Messi de Barcelone, en cette saison chaude de coupe du monde, déchaîne des passions et fait monter les enchères. Partout, le terrorisme frappe. La guerre économique divise les alliés d’hier. La guerre des migrants prend la figure d’un bateau-cimetière en errance sur les océans.
Cela n'arrive pas qu'aux autres
Cette histoire vous intéresse. Pourtant, elle ne se déroule pas au Bénin. Mais dans un pays de notre sous-région, dans une petite localité, loin du charivari de la grande ville.
Elle montre l’extrême complexité des questions de développement. Elle porte un cinglant démenti à nos approches bureaucratiques, à nos démarches technocratiques. Cette histoire commence sur l’air d’un conte. Il était une fois, une localité tranquille. Ceux de ses fils et filles qui ont échappé à la misère ambiante, décident d’en changer le cours. Grâce à une belle réalisation : un forage d’eau. Oui, l’eau. Depuis des temps immémoriaux, elle a fait, ici, l’objet d’une pénible corvée. C’est la principale occupation des femmes. Pas moins de vingt kilomètres par jour et par tête de pipe avant d’accéder à une mare d’eau située à l’autre bout de la localité.
Bénin : Cessons de nous maudire
Nous, Béninois, ne sommes pas à une contradiction près. Voici comment nous expliquons nos échecs : « Le Bénin porte le fardeau d’une implacable malédiction. Une malédiction qui le suit comme son ombre, le poursuit comme le mauvais sort. »
Voici comment nous justifions nos succès : » Le Bénin, quoi qu’il arrive s’en sortira. Parce que Dieu aime le Bénin. Parce que les Béninois s’abreuvent à la source intarissable de l’amour divin ». Ceux qui soutiennent la thèse de la malédiction, n’en révèlent ni les motifs ni les raisons. Ils restent muets, par ailleurs, sur ceux ou celles qui en seraient les auteurs. Ils ne vont pas moins répétant que le pays aurait besoin d’être exorcisé, à défaut d’appeler à une Conférence des forces spirituelles de la nation. Les mânes de nos ancêtres seraient convoqués. Des rites appropriés seraient exécutés. Le pays serait délivré de ses pesanteurs sataniques.
Du mode d'emploi des "anciens"
Rideau sur la Cour constitutionnelle présidée par le professeur Théodore Holo. Bienvenue à celle dont le professeur Joseph Djogbénou prend les rennes. Avec les sept sages ainsi libérés de leurs hautes charges, ce sont, presque sûrement, sept éminents concitoyens qui vont disparaître dans les brumes de l’oubli. A l’image d’un radeau de migrants qui se laisse dissoudre dans les profondeurs océanes. La Cour constitutionnelle n’est qu’un exemple. Un exemple illustratif de nos fautes chaque fois que nous manquons de répondre, de manière créative et responsable, à la question du mode d’emploi de nos « anciens. »
Contre la « béninoiserie » et pour la « béninitude » !!!
Depuis quelques années, nous assistons impuissants, dans notre pays le Bénin, à une espèce d’auto-flagellation destructrice de notre espèce collective dans sa triple dimension passé, présent et futur. En effet, depuis qu’il a plu à Me Robert DOSSOU de propager dans l’opinion publique la désormais célébrissime notion de « béninoiserie », elle fonctionne comme un virus qui détruit nos esprits et surtout conditionne ceux de nos jeunes, la relève de demain. Cette notion, qui emprunte à notre patronyme commun, le Bénin est un mot qui ne comporte aucune once de positivité ; au contraire, elle n’exprime que la négativité. Je vois sur les réseaux sociaux une profusion de textes, tous aussi bien écrits les uns que les autres et tous exaltant la supposée négativité des Béninois que nous sommes.