150 ans d’évangélisation au Bénin. L’Eglise catholique entend donner un cachet particulier à l’événement. Les pères de la Société des missions africaines foulèrent le sol de notre pays le 18 avril 1861. C’était au lieu dit « Glé Houé », plus connu sous le nom de Ouidah. Deux religieux furent au centre de l’événement : les pères Borghero et Fernandez.
Opinion
La marche des journalistes : oui, mais…
Une marche suffirait-elle à faire marcher les choses ? Les journalistes prennent la rue, ce mardi 12 avril 2011. Ils entendent ainsi attirer l’attention, aussi bien des autorités que du public, sur les menaces qui planent sur leur profession. Ils craignent, en effet, que nous ne participions à l’établissement du régime d’une presse aux ordres, au règne de la pensée unique, à l’ère du tabassage des journalistes.
Le vœu d’une démocratie non dévoyée
L’opposition politique organisée, s’il en existe au Bénin, a plus que jamais besoin de travailler dur. Impérativement, pour conquérir le dernier bastion de l’animation de la vie sociopolitique nationale qui lui reste. Les législatives prochaines lui en donnent l’occasion. En fin de course, elle devrait avoir pris d’assaut l’Assemblée nationale en s’arrogeant l’essentiel des sièges qui lui confèrerait la majorité absolue, histoire de nous préserver des risques d’une caporalisation des libertés fondamentales.
La présidentielle 2011 est une régression préjudiciable
J’avais voulu faire paraître cet article dans l’organe public lundi 4 ou mardi 5 avril, mais ne l’ayant pas vu paraître, je l’envoie aux organes de presse privés.
Faut-il parler ? Faut-il se taire ? Ma conscience me l’ordonne : il faut oser parler pour ne pas être complice de ce qui m’apparaît comme une trahison de l’histoire brillante quoi que par moments incertaine de la terre de nos pères, le Dahomey devenu le Bénin. Il faut parler parce que les dernières élections laissent perplexe, honteux. Elles maculent la figure enviée de notre démocratie et nous ramènent à 30 ans en arrière. C’est peu dire. Les actes sont grotesques et maladroitement inachevés en leur déploiement. Cela ne fait pas honneur à l’intelligence pratique du peuple béninois et à son patriotisme modéré.
Editorial: l’équation à résoudre
«Investiture du président de la République: Porto-Novo dans l’attente du 6 avril», avait titré, il y a 72 heures, le quotidien du service public, La Nation. Et point n’est besoin de se rendre sur les lieux de l’événement, ce mercredi, pour comprendre le sens de l’attente dont il s’agit: le boycott systématique des populations de la capitale politique.
Le discours d’investiture au scanner
Boni Yayi rempile. C’est le verdict de l’élection présidentielle du 13 mars 2011. La cérémonie d’investiture du Président de la République, le 6 avril 2011, ouvre pour le pays un nouveau quinquennat. Le locataire du Palais de la Marina, dans son discours à cette occasion, a esquissé les grandes lignes de ce qui tiendra lieu de sa politique au profit de son pays, le Bénin au bénéfice de ses compatriotes, les Béninois.
Discours d’investiture : Yayi a fait économie de vérité
Lors de la cérémonie de son investiture, le mercredi 06 avril 2011, l’ancien et nouveau Président de la République, le Docteur Thomas Boni Yayi, a délivré au peuple béninois et à la communauté internationale, une allocution qui résume les grands défis de son deuxième quinquennat. Autant cette allocution séduit par son relent fédérateur autant elle laisse un arrière goût d’inachevé quant à l’expression de certains engagements.
Proclamé élu sur le «nombre d’électeurs… relevés par la Cour»
Selon l’article 124 alinéa 2 &3 de la Constitution du 11 décembre 1990 «Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles».
De ce fait et quelque soit les positions des uns et des autres, les frustrations voire les injustices qu’auraient crée cette décision de proclamation des résultats du scrutin du 13 mars 2011 par la Cour constitutionnelle, le bon démocratique devrait l’accepter et s’incliner devant cette décision de la Cour Constitutionnelle qui selon notre loi fondamentale est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle.
Les Béninois et leurs institutions
Quinze députés sur quatre-vingt-trois : participation plutôt maigre de nos parlementaires à ce qui devait tenir lieu de leur session d’adieu, la toute dernière de la cinquième législature. C’était le 4 avril 2011 à Porto-Novo. Nos députés qui, manifestement, ont d’autres chats à fouetter, ont laissé le soin à Mathurin Nago, le patron de l’institution, de tirer les leçons de cette désertion et défection.
Bénin : ce que nous croyons
Comment définir le Bénin ? A l’heure où nous écrivons ces lignes, c’est le pays de 8 millions de Béninois. C’est cette portion de terre d’environ 112 000 Km2 située sur la côte du Golf de Guinée. C’est le pays des Amazones du Danhomê, le pays du guèlèdê dans l’aire culturelle nagot. C’est encore le pays du blolo ba dans l’aire culturelle mina, des tata somba de l’Attacora ou des cases sur pilotis des Aguégués.
Les élections en Afrique : une Démocratie de spectacle
Le texte ci-dessous, Les élections en Afrique : une démocratie de spectacle ? est un article extrait des Mélanges intitulé Vers un Monde nouveau ,un volumineux ouvrage publié en deux tomes en hommage au professeur Edmond Jouve.
Journalistes et conseillers torturés…
Tout le monde a vu, en direct à la télévision nationale, ce qui s’est passé à la Cour constitutionnelle, la nuit du mardi 29 à mercredi 30 mars 2011, lors de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle organisée au Bénin, deux semaines plus tôt. Ce que les téléspectateurs ont surtout vu, c’est la torture physique à laquelle le président de la Cour, Me Robert Dossou, a lui-même choisi de se soumettre. Car, avait-il besoin de débiter, entièrement, un si long texte -46 pages dactylographiés-, lequel est écrit dans un style peu ordinaire, celui des hommes de droit? Pendant des heures. Environ quatre tours d’horloge! Simplement extraordinaire.
La relève politique : quoi de neuf ?
Arrive, avec perte et fracas, une nouvelle génération de politiciens. Ils sont jeunes. Ils ont les dents longues. Ils sont impatients de tout bousculer, de tout déménager sur la scène politique. Ils se font souvent critiques, sinon sévères, dans leurs jugements, à l’adresse de leurs aînés.
Et si les protagonistes déposaient les armes
« L’union fait la force » dit la sagesse populaire. La défaite des Ecureuils devant les Eléphants dimanche dernier en dit plus. Certes l’adversaire était un gros morceau, difficile à croquer. Mais une union sacrée autour aurait pu faire basculer le score en faveur de la bande à Stéphane Sésségnon. Le match ne se jouant pas aussi à Abidjan mais à Accra était un des nombreux avantages que les Béninois devaient saisir.
Libres propos sur nos élections
Bénin – La fête des élections se poursuit. A peine avons-nous négocié le virage de la présidentielle, que nous voici de plain-pied avec les élections législatives. C’est une page de notre histoire qui s’écrit ainsi à l’encre de nos motivations présentes, mais tout en projection vers l’avenir. Si le présent peut se plier à nos caprices, demain n’est point totalement en notre pouvoir. C’est en cela que l’histoire n’a pas de gomme. Elle fonctionne comme un enregistreur de haute fidélité. Elle n’oublie rien. Elle retient tout.
Gouvernance politique: le gâchis de la démocratie au Bénin
La crise électorale qui sévit au Bénin suscite bien des débats et je ne crois que cette crise soit liée à des convictions régionalistes de certains de nos compatriotes. D’autres personnes ont largement démontré, dans bien de démocratie, les candidats ont toujours une base électorale indéfectible qui, contre vents et marrées leur accorde un soutien aveugle. La crise actuelle ne trouve pas sa source dans un clivage nord-sud mais liée à la personnalité de Boni Yayi, à son action à la tête de l’état et aux institutions. Même si on peut toujours se demander pourquoi le candidat du nord a toujours eu plus de 90% des voix à toutes les élections présidentielles et les voix partagées au Sud.
Lettre ouverte à Robert Dossou
Il y a trois ans, plus précisément le 13 juin 2008, à travers notre chronique, nous adressions une lettre ouverte à Robert Dossou. C’est l’homme vers qui converge le regard de tous les Béninois. Comme Président de la Cour constitutionnelle, sa voix scelle le sort de la présidentielle du 13 mars 2011. Qu’il nous plaise de convoquer la mémoire, à travers des extraits de cette lettre ouverte. Nous prenions alors date avec Robert Dossou, mais surtout la mesure de la responsabilité qui est la sienne, face à lui-même, face à son pays, face à l’histoire.
Comment mettre un terme à la tension post électorale ?
La tension post électorale, bien réelle depuis quelque temps, est devenue une source d’inquiétude quasi généralisée, si bien que beaucoup inclinent à penser qu’une situation à l’ivoirienne n’est pas impossible. Ceux-là n’ont pas tort, puisque l’on n’est pas en mesure de prévoir la provenance du détonateur. D’autres au contraire, certes, une infime minorité, en se référant aux propos du roi Béhanzin, tenus peu avant son départ en exil, affirment candidement que le pire n’aura pas lieu. De toute façon, il convient de se garder de tout optimisme béat pour adopter une posture préventive à tous les niveaux ,car, comme le dit l’adage populaire, « cela n’arrive pas qu’aux autres ».
La comédie de la politique et des politiciens
Elle ressemble à s’y méprendre à une scène de théâtre. La scène politique nationale, car c’est d’elle qu’il s’agit, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, décline ses services. Des acteurs, dans la peau de leurs personnages, tiennent leur rôle avec un art consommé. De vrais comédiens ! Ils éclaboussent tout de leur talent.
Le Génie béninois: Une pure illusion?
Dans deux articles que j’ai précédemment publiés dans nos journaux béninois et panafricains, je nous faisais part des interrogations que beaucoup de citoyens pauvres, aisés, jeunes, seniors, adolescents, adultes, instruits ou non, demi lettrés, actifs ou sans emplois, se posaient
Offre et demande pour un Bénin de paix
L’offre et la demande. Voilà deux notions essentielles. Elles se tiennent et se talonnent comme deux sœurs jumelles. Elles ont trouvé à élire domicile, de manière durable, dans le champ de réflexion et d’action des économistes notamment. On comprend que ceux-ci en réclament la paternité. L’évolution des sciences sociales aide à corriger cette vision.
Le député Akotègnon relaxé, Porto-Novo connaît ses premières manifestations
A l’issue d’un procès qui a duré environ 8h d’horloge, un procès mené en procédure de flagrance devant le tribunal de première instance de Cotonou, et qui a pris fin aux environs de minuit ce vendredi 25 mars, le député Raphaël Akotègnon et les trois autres personnes interpellés lors d’une manifestation de l’opposition ont été purement et simplement relaxés des fins de la poursuite, nonobstant les réquisitions du représentant du ministère public tendant à condamner le député à six mois d’emprisonnement ferme et quatre mois pour ses compagnons. A la fin du procès, le député dira que son arrestation visait à intimider, à faire peur ; mais que même s’il avait été condamné, il y a plusieurs autres Béninois comme lui, qui manifesteraient leur mécontentement.
Les sciences au secours de nos élections
Il en est de la politique comme de la guerre. A savoir que la politique est une chose trop sérieuse pour qu’elle soit laissée aux initiatives des seuls politiciens. Les enjeux de la politique sont de nature à brouiller le regard des hommes politiques, à affecter leur opinion et leur jugement. Il est difficile, dans ces conditions, d’attendre du politicien l’objectivité nécessaire. Il lui est tout aussi difficile qu’il montre sens de l’équilibre ou qu’il sache tenir la bonne distance pour une mise en perspective correcte. Le parti-pris est le marigot du politicien.
De l'eau au moulin de la contestation citoyenne
C’est dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 mars que nous avons revu Joseph Gnonlonfoun pour la dernière fois, avant son annonce des grandes tendances du scrutin présidentiel. A l’issue de notre entretien et, une fois sur le chemin du retour, je n’ai pas manqué de partager avec mon confrère et directeur de la publication, Vincent Foly, la frayeur et l’ahurissement qui m’ont animé et qui continuaient d’animer mon corps et d’occuper ma pensée. «Crois-tu qu’il nous a révélé ce que nous avions si bien entendu et filmé de lui, en étant serein?», ai-je demandé à Vincent.
Après élection: le devoir de vérité
Bénin – La vérité comme le piment mûr rougit les yeux mais ne les crève pas. Ainsi parlaient les sages bambara du Mali. Quand se seront tues les clameurs d’une élection ; quand les politiciens auront renoncé à l’invective facile, se taisant si possible au cas où ils n’auraient rien à dire ; quand les divers acteurs se seront retrouvé face à eux-mêmes, devant le tribunal de leur conscience, le service du pays par tous doit passer par un devoir de vérité pour tous.
Le Bénin, un pays normalisé
Plus de dix jours après le scrutin présidentiel du 13 mars dernier et moins d’une semaine après la proclamation des résultats provisoires par le président de la Cour constitutionnelle, le pays tout entier semble pris dans une sorte de torpeur qui frise une attaque d’apoplexie. Les vainqueurs ont le triomphe modeste, pour la simple et bonne raison que tout triomphalisme paraitrait incongru et indécent.
Une crise majeure est à notre porte
Une crise majeure est à notre porte. Elle est consécutive au scrutin présidentiel de mars 2011. De mémoire de Béninois, jamais tension n’a été aussi vive au lendemain d’une élection. Jamais, autant qu’aujourd’hui, les Béninois n’ont senti la terre se dérober sous leurs pieds, le ciel leur tomber sur la tête.
Bénin : scénario à l’ivoirienne ou à la gabonaise?
Comment le Bénin a-t-il pu en arriver là? Comment le laboratoire africain de la démocratie, le pionnier des conférences nationales, des commissions électorales indépendantes et des alternances régulières a-t-il pu se trouver ainsi aux portes de la plus grave crise politique de toute son histoire? Comment comprendre que le cinquième processus électoral présidentiel aboutisse à ce point à un pourrissement et que la crise post-électorale en vienne à couver au pays de Béhanzin?
Crise électorale et législatives: Les dangers qui guettent l’opposition et le pays
Bénin – La crise politique que connaît le pays depuis quelques années, prend un nouveau développement depuis la tenue du premier tour de la présidentielle dans des conditions abjectes. Il faut, ici déjà, mentionner que toutes les parties ont leur part de responsabilité dans ce qui se passe. Mais, dans l’immédiat, il serait intéressant de scruter l’avenir immédiat. Et la boule ne révèle pas des perspectives heureuses.
Frappes en Libye : la guerre salvatrice!
Vive la guerre ! La Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste est depuis quelques heures sous le déluge de feu de la communauté internationale. Attendue et redoutée, espérée et crainte depuis trois semaines, l’opération « Aube de l’Odyssée » vient modifier les rapports de force militaires entre les troupes fidèles au Guide Mouammar Kadhafi et ses adversaires insurgés. Condamné et lâché de toutes parts, le dirigeant libyen qui espérait profiter des divisions au sein de la communauté internationale pour reprendre le contrôle de son pays n’a désormais plus que ses yeux pour regarder se déliter sa puissance… et peut-être bientôt, s’écrouler son régime.