Le député du parti Union progressiste pour le Renouveau (UPR) Issa Salifou, généralement désigné par le sobriquet « Saley », a été reçu le dimanche 03 septembre dernier, par le Premier-ministre désigné par les militaires au pouvoir à Niamey Ali Mahamane Lamine Zeine. Depuis, la machine médiatique s’est emballée. Pourtant, les raisons de cette visite-éclair paraissent évidentes au regard de la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les populations de la région, suite aux lourdes sanctions qui leurs sont imposées par la Cedeao. Dans la matinée du dimanche 03 septembre dernier, bien que l’espace aérien du Niger soit fermé et interdit à tout vol civil et militaire, un avion privé a atterri sur le tarmac de l’aéroport international Hamani Diori de Niamey.
A son bord, le député du parti Union Progressiste pour le Renouveau (UPR) Issa Salifou accompagné d’une forte délégation composée d’oulémas de la sous-région. Sous bonne escorte, ils ont été conduits auprès du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, nommé par la junte au pouvoir dirigée par le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie ( Cnsp) qui dirige le pays suite au coup d’État militaire intervenu le 26 juillet dernier. Objectif: tenter une médiation pour mettre fin au bras de fer qui oppose les autorités auto-proclamées de Niamey et les dirigeants de la Cedeao.
Mais surtout, les discussions ont essentiellement porté sur la levée du blocus économique et financier qui pèse sur les populations notamment la fermeture des frontières, la suspension des transactions financières, le gel des avoirs du pays à la Bceao et qui éprouvent durement les populations nigériennes en particulier et celles de la sous-région en général. Mais, cette visite n’est pas du goût de tout le monde. Elle est diversement appréciée chacun selon son entendement et son commentaire. En réalité, cette démarche de l’élu de la première circonscription électorale du Bénin s’inscrit en droite ligne de la position qu’il a adoptée depuis que la crise politique nigérienne a commencé.