Depuis 2022, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso, Niger — ont multiplié les décisions de suspension ou de retrait concernant des médias internationaux. France 24, RFI, Deutsche Welle, Jeune Afrique ou encore Le Monde ont tous vu leur accès restreint dans ces pays. Les autorités invoquent systématiquement la nécessité de défendre leur souveraineté médiatique face à des récits jugés biaisés, voire instrumentalisés. Le cas malien s’inscrit dans un enchaînement d’initiatives visant à affirmer un contrôle direct sur les flux d’information jugés sensibles, dans des contextes marqués par une transition politique, des défis sécuritaires et des enjeux de cohésion nationale.
Politique
Afrique – Russie – Ukraine – France – OTAN – USA – Chine – Toute l’actualité politique en Afrique et dans le monde
Armement aux USA : un accord majeur signé avec ce pays
Depuis plusieurs décennies, les États-Unis dominent largement le marché mondial de l’armement. Leur capacité à proposer des équipements technologiquement avancés, testés au combat et intégrés dans des dispositifs logistiques complexes fait d’eux le principal fournisseur militaire pour de nombreux pays. Des avions furtifs aux systèmes de défense antimissile, les produits issus de l’industrie américaine séduisent non seulement par leur performance mais aussi par le réseau stratégique qu’ils impliquent. Pour beaucoup d’États, acquérir du matériel militaire américain signifie aussi renforcer des liens diplomatiques et accéder à des formations, à du soutien technique et à des partenariats sécuritaires. Le Moyen-Orient, en particulier, reste l’un des foyers majeurs de cette coopération, avec des États du Golfe régulièrement engagés dans des contrats de plusieurs milliards de dollars.
Sénégal : Guy Marius Sagna apporte son soutien à Ibrahim Traoré et critique le général Langley
Le député sénégalais Guy Marius Sagna a tenu à marquer son désaccord face aux déclarations du général américain Michael Langley, chef de l’US AFRICOM, qui avait mis en doute l’usage des ressources naturelles au Burkina Faso, insinuant qu’elles seraient captées au profit d’intérêts étrangers. Ces propos, prononcés devant une commission du Sénat américain, avaient déjà suscité une réaction officielle du Burkina Faso le mois dernier. Cette fois, c’est depuis l’ambassade burkinabè à Dakar que le parlementaire sénégalais a exprimé son indignation. Selon lui, ces accusations s’inscrivent dans une tradition d’ingérence masquée et d’hostilité envers les dynamiques politiques émancipatrices en Afrique de l’Ouest.
Armement en Europe : bientôt un nouveau grand producteur
Depuis le début de la guerre en Ukraine, Varsovie a opéré un tournant stratégique profond dans sa politique de défense. L’ancienne doctrine, fondée principalement sur une posture dissuasive alignée sur l’OTAN, a été remplacée par une approche beaucoup plus proactive. La Pologne mise désormais sur une militarisation accélérée de son territoire, avec pour ambition de devenir un pilier sécuritaire du flanc oriental de l’Alliance. Cette mutation repose sur deux leviers : l’augmentation spectaculaire du budget de la défense – passé à 4,7 % du PIB, avec une prévision de 5 % dès l’an prochain – et le développement de capacités industrielles nationales capables de produire à grande échelle.
Burkina : Ibrahim Traoré dénonce les "mensonges" du général Langley et réclame des excuses publiques
Début avril, devant la Commission sénatoriale américaine sur les forces armées, le général Michael Langley, chef du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), a mis en cause la gouvernance du Burkina Faso en affirmant que les ressources minières du pays, notamment l’or, ne bénéficieraient pas à la population mais serviraient à maintenir le régime au pouvoir. Ces déclarations ont immédiatement suscité une vive réaction de la part des autorités burkinabè. Le ministère des Affaires étrangères avait alors publié un communiqué officiel pour contester ces propos, les qualifiant d’accusations infondées et portant atteinte à la souveraineté du pays.
Armement : les USA signent un accord de vente de 142 milliards $
En visite officielle en Arabie saoudite, première escale de sa tournée dans le golfe, le président américain ne repartira pas les mains vides. Entre contrats colossaux et annonces symboliques, la coopération entre les États-Unis et le royaume saoudien vient de franchir un nouveau palier historique.
Rivalités au Maghreb : cette puissance asiatique prend position
Un nouvel acteur vient de marquer son positionnement dans le délicat dossier du Sahara occidental. En exprimant son appui au plan d’autonomie proposé par le Maroc, la Corée du Sud s’invite dans un conflit qui, depuis des décennies, cristallise la rivalité entre Rabat et Alger.
Elon Musk : une vive polémique éclate en Europe, ce qu'il faut savoir
Depuis plus d’une décennie, Elon Musk incarne une figure paradoxale de la modernité industrielle. Entre fascination technologique et controverse politique, ses entreprises — Tesla, SpaceX, Starlink, Neuralink ou encore X (anciennement Twitter) — concentrent l’admiration d’une partie des élites occidentales. Les promesses de transition énergétique, de conquête spatiale ou de connectivité globale ont fait de Musk un interlocuteur incontournable, voire un partenaire privilégié, des grandes puissances, malgré ses prises de position souvent abrasives et ses affinités politiques clivantes. Pour certains dirigeants, miser sur les projets de Musk revient à investir dans le futur. Pour d’autres, c’est comme remettre les clés du coffre à un homme qui critique ouvertement les fondations mêmes de la maison. C’est précisément ce dilemme qui secoue aujourd’hui les institutions européennes.
Bénin : Voici ce que Paul Hounkpè dit d’Alain Adihou après sa démission
Alain Adihou n’est plus membre du parti Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE). Après une suspension prononcée par le Bureau exécutif national pour « manquements graves », l’ancien ministre a choisi de quitter officiellement la formation politique. Toutefois, les explications divergent entre les deux parties.
USA : pourquoi le Pape Léon XIV aura affaire à l'administration Trump
L’élection d’un nouveau pape fascine autant les croyants que les laïcs, tant elle incarne un moment rare, chargé de symboles, de politique et d’émotion collective. Le choix du souverain pontife n’est jamais anodin, mais lorsqu’il s’agit d’un citoyen américain, la portée de cet événement dépasse les frontières du Vatican pour entrer en collision avec les règles impitoyables de la fiscalité américaine.