Léhady Soglo le maire de la ville de Cotonou sera auditionné ce jour à la préfecture de Cotonou, sur la situation de la ville qu’il dirige.
Dans un courrier adressé mercredi 26 juillet dernier, le préfet Modeste Toboula invite le maire Léhady Soglo à prendre part à une session extraordinaire du Conseil départemental de concertation et de coordination (Cdcc), pour y être auditionné. Tout ceci a l’air d’une procédure disciplinaire qui pourrait aboutir soit à la suspension ou la révocation du maire Soglo.
Drôle d’inquisition. Alors qu’on croyait que le préfet du Littoral avait décidé d’observer plus de retenue dans sa volonté de persécuter le maire de Cotonou Léhady Soglo, il sort brutalement un dernier tour. Par un courrier lapidaire dont il a le secret, Modeste Toboula convoque le maire de Cotonou à une audition devant le Cdcc, dont ce dernier est aussi membre. Le sujet de l’audition est vague.
On parle de la « situation de la mairie de Cotonou » sans trop de détails. On peut comprendre que le Cdcc entend écouter la mairie de Cotonou sur son incapacité dans la gestion des activités de voirie dans la ville. Seulement, l’audition du maire d’une ville fait partie d’une procédure disciplinaire qui selon les spécialistes peut aboutir soit à la suspension, soit à la destitution du maire.
Selon l’article 54 de la loi N° 97-029 du 15 janvier 1991, « le maire ou l’adjoint qui commet une faute lourde peut être révoqué de ses fonctions.