Le dossier de surfacturation au ministère du cadre de vie continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Au cours d’une conférence de presse l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) est monté au créneau pour apporter des clarifications.L’ANLC a effectué une sortie médiatique pour se prononcer sur ce dossier qui fait la une des journaux ces dernières semaines. A en croire le président de l’Anlc Jean Baptiste Elias, le procureur de la République qui s’est saisi du dossier, quand les faits se sont produits, et a décidé de le classer sans suite. Il a par ailleurs fait remarquer que « le classement d’un dossier sans suite est révocable, ce qui veut dire que le procureur de la république peut à tout moment revenir sur le dossier ».
Bernard Foton
Bénin : La police serait à la recherche d’un terroriste présent sur le territoire national
La police républicaine serait à la recherche de Kaanich Hachem, un terroriste présent au Bénin. L’information émane d’un communiqué rendu public hier vendredi par la Direction générale de la police républicaine.Selon l’Agence Chine nouvelle qui a rapporté l’information, ce communiqué demande aux directeurs départementaux de la police républicaine ainsi qu’au directeur du renseignement territorial et son collègue de l’émigration et de l’immigration, de s’activer pour repérer ce terroriste et surveiller ses activités.
Suspension de La Nouvelle Tribune : « C’est une décision purement politique », dixit Léonce Houngbadji
Le président du Parti pour la Libération du Peuple, Léonce Houngbadji a entamé sa grève de la faim ce vendredi comme annoncé pour protester contre la suspension du journal La Nouvelle Tribune. Il s’est retiré dans une maison de la banlieue de Cotonou pour se livrer à cette forme de protestation non violente. Rfi l’a interrogé.En décidant d’observer une grève de la faim Léonce Houngbadji n’est pas à son premier ballon d’essai. Il avait dejà procéder de la même façon l’année dernière pour s’insurger contre la fermeture de plusieurs médias béninois. Par cette nouvelle grève de la faim, Léonce Houngbadji dit vouloir protester contre l’atteinte à la démocratie au Bénin. C’est aussi par solidarité pour le quotidien, La Nouvelle Tribune, fait-il remarquer. « C’est une décision purement politique et simplement prise par le régime en place et pour nous, c’est le chef de l’Etat qui est derrière. Si le chef de l’Etat se sent offensé, il saisit les tribunaux » conseille Léonce Houngbadji.
Bénin : « L’Etat de droit a disparu au Bénin » dixit Me Sadikou Alao
Me Sadikou Alao était mercredi dernier sur les plateaux de la chaîne de télévision Africa 24.Le patron de Gerdess Afrique a fustigé le modèle de gouvernance du président TalonL’avocat estime que « l’Etat de droit a disparu au Bénin ». Pour lui, le président Talon détient entre ses mains, « tous les pouvoirs ». Il contrôle naturellement l’exécutif mais aussi le législatif puisque le patron du parlement Béninois clame Urbi et Orbi qu’il soutient ses actions alors que le rôle de son institution est de contrôler l’action gouvernementale. Le pouvoir judiciaire est également instrumentalisé par l’actuel chef de l’Etat selon M Alao. .
Bénin : La prestation de serment des nouveaux membres de la Cour, prévue pour mercredi prochain
Nommés depuis quelques jours, les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, prêtent serment mercredi prochain.Joseph Djogbénou et ses pairs vont prêter serment le 06 juin 2018, devant le bureau de l’Assemblée nationale et le chef de l’Etat Patrice Talon. Ils jureront solennellement de « bien et fidèlement remplir leurs fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour ».
Bénin - Licenciement des travailleurs du Coteb : la Cour clame son incompétence
La Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente pour statuer sur le licenciement des travailleurs du Coteb. C’est ce qui ressort de la décision Dcc 18- 100 rendue par la haute juridiction, le 19 avril 2018.Cette décision vient répondre à la requête déposée auprès d’elle par les Sieurs Germain Kpodonou, Eli Ohin et Ivon Bossou, qui agissaient pour le compte du collectif des employés licenciés de la société. Pour le trio, les agents remerciés ne sont pas encore rentrés en possession de leurs droits de licenciement. Ce qui est une violation des articles 8 et 9 de la Constitution de leur point de vue.
A Paris, Talon règle la question de la conservation des biens culturels, au centre des inquiétudes
Dans le discours qu’il a prononcé ce matin pendant la conférence de l’Unesco sur la circulation des biens culturels et patrimoine en partage, Patrice Talon a indirectement abordé la question de la conservation de ces biens en Afrique. Une question au centre de plusieurs débats dans l’hexagone.Patrice Talon a indiqué que le Bénin a décidé « de construire trois musées dotés des moyens les plus modernes de conservation et d’exposition, pour révéler au monde dans un esprit nouveau, sa contribution et son rôle dans l’évolution de l’humanité ». Cette déclaration du numéro 1 Béninois devrait donc rassurer les opinions qui pensent que le Bénin ne pourra pas conserver ces biens culturels quand ils seront de retour sur leur terre de conception.
Bénin : Le nouveau code électoral si il était adopté (...), va créer une grave crise politique, selon l’He Ahossi
Dans une interview accordée à Rfi, le député de la minorité parlementaire Léon Basile Ahossi exprime ses inquiétudes par rapport au nouveau code électoral.Le parlementaire pense que ce document ne vise qu’un seul objectif : l’affaiblissement de l’opposition politique au Bénin. Pour se justifier, il a évoqué un article du nouveau code qui stipule que « pour être candidat à une élection, il faut rester au pays de façon continue sur un an ».Ce qui n’est pas possible selon le député, parce qu’il « y a beaucoup de gens que le régime actuel a contraint à l’exil. Il y a des hommes d’affaires qui ne sont pas des fonctionnaires de l’Etat et qui sont obligés d’aller et venir» fait observer l’He Ahossi. Il pense que ce code veut exclure ces gens-là.
A Paris, Talon plaide pour le retour des biens culturels pillés par la France
Patrice Talon participe depuis ce matin, à la conférence sur la circulation des biens culturels et patrimoine en partage, qui se déroule au siège de l’Unesco à Paris. A l’occasion, le président béninois a prononcé un discours dans lequel il plaide pour le retour au Bénin des patrimoines culturels pillés par la France.Avec une voix grave et un air empreint de solennité, Patrice Talon a insisté sur la nécessité pour le Bénin de reprendre à la France ses trésors culturels. Pour le numéro 1 Béninois, l’histoire de ces biens uniques et exceptionnels a du mal à être conté avec aisance dans leur milieu actuel de rétention (les musées français). Ces patrimoines n’attendent qu’à être « retournés dans leur environnement naturel en vue d’une renaissance ».De plus, «ces biens ont une âme » indique Patrice Talon.
La coalition de Djeffa a fait une sortie médiatique cet après-midi
La Coalition pour la Défense de la Démocratie au Bénin (C2DB) a organisé une conférence de presse ce jeudi 31 mai 2018 à l’Hôtel Azalai de Cotonou.Au cours de cette sortie médiatique, le porte-parole de la coalition, l’He Valentin Djènontin a prononcé un discours dans lequel, il a dénoncé les décisions et les actes posés par le président Talon , qui plongent le pays dans une crise économique et sociale. Il fustige par ailleurs l’élimination des concurrents politiques, les demandes de levée d’immunité à certains députés, les propositions de tripatouillage du code électoral, les atteintes à la liberté de presse, la vassalisation des institutions de l’Etat et les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat.