Alors que le stress hydrique devient un enjeu vital dans de nombreuses régions arides du globe, le dessalement de l’eau de mer s’impose comme une solution de survie autant que de souveraineté. Transformer l’eau salée de l’Atlantique ou de la Méditerranée en ressource potable et agricole n’est plus un pari technologique, mais un impératif stratégique. Au Maghreb, c’est au Maroc que cette transition prend une ampleur inédite. Le Royaume met les bouchées doubles pour bâtir un modèle d’autosuffisance hydrique reposant sur un mix d’innovations et d’infrastructures massives. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : une multiplication par plus de huit de la capacité de dessalement en à peine trois ans, des investissements colossaux, et une vision qui redéfinit les priorités en matière de gestion de l’eau.
Economie
Hydrocarbures au Maghreb : 7 milliards $ pour fabriquer des produits dérivés
L’Algérie se tourne vers une nouvelle étape dans la gestion de ses ressources en hydrocarbures. Le pays ne veut plus se contenter d’exporter du brut ou du gaz naturel. Il vise désormais à renforcer sa capacité de transformation locale afin de tirer le meilleur parti de cette richesse.
Afrique du Nord : la BAD va injecter 184,1 millions $ dans le plus grand projet du continent
L’énergie solaire s’impose progressivement comme une alternative majeure aux sources fossiles traditionnelles, surtout sur les continents fortement exposés au rayonnement solaire. Grâce à des technologies désormais matures et des coûts de production en baisse, cette source d’énergie renouvelable suscite un intérêt croissant dans les politiques énergétiques, notamment en Afrique. Plusieurs pays, confrontés à la croissance rapide de la demande en électricité et à des enjeux de souveraineté énergétique, misent sur le solaire pour renforcer la résilience de leur approvisionnement, tout en répondant aux engagements climatiques. L’Égypte illustre cette dynamique avec un projet d’envergure qui marque une nouvelle étape dans sa stratégie de transition énergétique.
Énergie au Maghreb : un projet de 1000 MW annoncé
Le Maroc avance un peu plus dans sa transition énergétique. Un nouveau projet d’envergure vient d’être lancé au large d’Essaouira. Il s’agit d’un parc éolien en mer d’une capacité de 1000 mégawatts. C’est la première fois que le pays se lance officiellement dans l’éolien offshore, selon les informations de l’Agence Ecofin.
Or en Afrique : cinq mines nationalisées par un État
Métal précieux présent dans de nombreux produits technologiques, objets de luxe ou encore réserves financières des banques centrales, l’or suscite un intérêt mondial constant. Son extraction demeure un enjeu stratégique pour de nombreux pays africains qui cherchent à mieux valoriser cette ressource non renouvelable. Le Burkina Faso, confronté à des défis économiques et sécuritaires majeurs, a décidé de revoir sa politique de gestion minière en reprenant la main sur plusieurs sites d’exploitation. Une décision qui illustre une volonté accrue de contrôle sur les revenus générés par ce secteur clé.
Dette au Maghreb : ce pays parmi les plus exposés en Afrique
La dette publique représente un levier financier essentiel pour le développement des États, mais son contrôle rigoureux demeure indispensable pour préserver la stabilité économique. Une dette mal gérée peut se transformer en un fardeau écrasant, limitant la capacité des gouvernements à investir dans les services publics ou à répondre efficacement aux chocs économiques. Le suivi attentif de l’endettement extérieur et intérieur est crucial pour garantir une croissance durable et éviter des crises financières aux conséquences parfois dramatiques. Or, en Afrique, cette problématique prend une dimension particulièrement pressante avec des pays dont les niveaux d’endettement ne cessent d’augmenter, plaçant certains au bord d’une vulnérabilité économique accentuée.
Sénégal : Accords et perspectives avec le Congo
Du 10 au 13 juin 2025, Dakar a accueilli le Premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso dans le cadre d’une visite de travail destinée à revitaliser les relations sénégalo-congolaises. Ce déplacement s’est matérialisé par une série d’échanges politiques et techniques, visant à remettre sur pied une coopération bilatérale longtemps ralentie. L’élément le plus concret de cette relance a été la réactivation officielle de la commission mixte paritaire entre les deux États, gelée depuis 2018.
Afrique : la Chine va supprimer les droits de douane pour 53 pays
L’Afrique et la Chine n’en sont plus à leurs premiers échanges. Depuis les années 2000, leur relation s’est étoffée, structurée autour d’un échange mutuel : d’un côté, des matières premières et des débouchés pour les entreprises chinoises ; de l’autre, des infrastructures, des financements et un partenaire sans les conditions politiques de l’Occident. Ce partenariat a donné lieu à des chantiers gigantesques, à des lignes de crédit généreuses, mais aussi à une dépendance croissante pour certains pays africains. Ce 12 juin, Pékin franchit une nouvelle étape, en décidant de lever les droits de douane pour la quasi-totalité du continent.
Dette de la France : de plus en plus d'inquiétudes
Maîtriser l’endettement public est une nécessité pour toute nation désireuse de garantir sa stabilité économique et d’assurer la pérennité de ses services essentiels. Une dette sous contrôle permet de financer les investissements cruciaux et d’absorber les chocs économiques sans compromettre l’avenir. Cependant, lorsque les charges liées à la dette deviennent trop lourdes, elles grèvent les budgets publics au point de limiter fortement la capacité d’action des gouvernements.
Cyberattaques au Maghreb : le coût faramineux pour ce pays
Depuis quelques mois, le Maroc est confronté à une série d’attaques informatiques orchestrées par des groupes algériens qui visent directement des institutions clés du pays. Ces agressions ont compromis des bases de données critiques, mettant à nu les informations personnelles de millions de citoyens, tout en perturbant le fonctionnement de plusieurs administrations, dont celles chargées de la sécurité sociale, du cadastre et de la justice. En réponse, des acteurs marocains ont engagé des contre-attaques ciblant les infrastructures algériennes, notamment dans les secteurs bancaire et télécom. Ces échanges numériques surviennent dans un climat de rivalité politique intense, marqué par des désaccords historiques et diplomatiques.