Une marche suffirait-elle à faire marcher les choses ? Les journalistes prennent la rue, ce mardi 12 avril 2011. Ils entendent ainsi attirer l’attention, aussi bien des autorités que du public, sur les menaces qui planent sur leur profession. Ils craignent, en effet, que nous ne participions à l’établissement du régime d’une presse aux ordres, au règne de la pensée unique, à l’ère du tabassage des journalistes.
Opinion
Le vœu d’une démocratie non dévoyée
L’opposition politique organisée, s’il en existe au Bénin, a plus que jamais besoin de travailler dur. Impérativement, pour conquérir le dernier bastion de l’animation de la vie sociopolitique nationale qui lui reste. Les législatives prochaines lui en donnent l’occasion. En fin de course, elle devrait avoir pris d’assaut l’Assemblée nationale en s’arrogeant l’essentiel des sièges qui lui confèrerait la majorité absolue, histoire de nous préserver des risques d’une caporalisation des libertés fondamentales.
La présidentielle 2011 est une régression préjudiciable
J’avais voulu faire paraître cet article dans l’organe public lundi 4 ou mardi 5 avril, mais ne l’ayant pas vu paraître, je l’envoie aux organes de presse privés.
Faut-il parler ? Faut-il se taire ? Ma conscience me l’ordonne : il faut oser parler pour ne pas être complice de ce qui m’apparaît comme une trahison de l’histoire brillante quoi que par moments incertaine de la terre de nos pères, le Dahomey devenu le Bénin. Il faut parler parce que les dernières élections laissent perplexe, honteux. Elles maculent la figure enviée de notre démocratie et nous ramènent à 30 ans en arrière. C’est peu dire. Les actes sont grotesques et maladroitement inachevés en leur déploiement. Cela ne fait pas honneur à l’intelligence pratique du peuple béninois et à son patriotisme modéré.
Editorial: l’équation à résoudre
«Investiture du président de la République: Porto-Novo dans l’attente du 6 avril», avait titré, il y a 72 heures, le quotidien du service public, La Nation. Et point n’est besoin de se rendre sur les lieux de l’événement, ce mercredi, pour comprendre le sens de l’attente dont il s’agit: le boycott systématique des populations de la capitale politique.
Le discours d’investiture au scanner
Boni Yayi rempile. C’est le verdict de l’élection présidentielle du 13 mars 2011. La cérémonie d’investiture du Président de la République, le 6 avril 2011, ouvre pour le pays un nouveau quinquennat. Le locataire du Palais de la Marina, dans son discours à cette occasion, a esquissé les grandes lignes de ce qui tiendra lieu de sa politique au profit de son pays, le Bénin au bénéfice de ses compatriotes, les Béninois.
Discours d’investiture : Yayi a fait économie de vérité
Lors de la cérémonie de son investiture, le mercredi 06 avril 2011, l’ancien et nouveau Président de la République, le Docteur Thomas Boni Yayi, a délivré au peuple béninois et à la communauté internationale, une allocution qui résume les grands défis de son deuxième quinquennat. Autant cette allocution séduit par son relent fédérateur autant elle laisse un arrière goût d’inachevé quant à l’expression de certains engagements.
Proclamé élu sur le «nombre d’électeurs… relevés par la Cour»
Selon l’article 124 alinéa 2 &3 de la Constitution du 11 décembre 1990 «Les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles».
De ce fait et quelque soit les positions des uns et des autres, les frustrations voire les injustices qu’auraient crée cette décision de proclamation des résultats du scrutin du 13 mars 2011 par la Cour constitutionnelle, le bon démocratique devrait l’accepter et s’incliner devant cette décision de la Cour Constitutionnelle qui selon notre loi fondamentale est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle.
Les Béninois et leurs institutions
Quinze députés sur quatre-vingt-trois : participation plutôt maigre de nos parlementaires à ce qui devait tenir lieu de leur session d’adieu, la toute dernière de la cinquième législature. C’était le 4 avril 2011 à Porto-Novo. Nos députés qui, manifestement, ont d’autres chats à fouetter, ont laissé le soin à Mathurin Nago, le patron de l’institution, de tirer les leçons de cette désertion et défection.
Bénin : ce que nous croyons
Comment définir le Bénin ? A l’heure où nous écrivons ces lignes, c’est le pays de 8 millions de Béninois. C’est cette portion de terre d’environ 112 000 Km2 située sur la côte du Golf de Guinée. C’est le pays des Amazones du Danhomê, le pays du guèlèdê dans l’aire culturelle nagot. C’est encore le pays du blolo ba dans l’aire culturelle mina, des tata somba de l’Attacora ou des cases sur pilotis des Aguégués.
Les élections en Afrique : une Démocratie de spectacle
Le texte ci-dessous, Les élections en Afrique : une démocratie de spectacle ? est un article extrait des Mélanges intitulé Vers un Monde nouveau ,un volumineux ouvrage publié en deux tomes en hommage au professeur Edmond Jouve.