Depuis l’avènement du régime de la rupture, les relations entre la mairie de Cotonou et particulièrement la préfecture du Littoral sont tendues.
Le déguerpissement, la signature de nouveaux contrats par la mairie dans les domaines du ramassage des ordures et de la construction de marchés ; et même, de la gestion administrative de Cotonou en tant que commune et département, sont autant de questions qui opposent la mairie à travers Léhady Soglo et l’Etat central à travers la personne de Modeste Toboula, préfet du Littoral. Les deux hommes entretiennent depuis 01 an des rapports plutôt défavorables.
Léhady ne souhaite pas avoir des problèmes avec Toboula
Le maire de Cotonou qui semble tenir un langage très apaisant en ce qui concerne les relations Etat-Communes, affirme ce dimanche sur soleil fm, ne pas user d’attitudes qui illustrent le refroidissement de ses rapports avec l’Etat central en particulier avec le préfet Toboula. Léhady Soglo : « Je n’ai aucun problème avec monsieur Toboula et je ne souhaite pas en avoir ». Le maire de Cotonou ne prône qu’une interaction respectueuse des textes régissant la décentralisation au Bénin.
La tutelle est encadrée
Léhady s’insurge contre la subordination et l’immixtion de l’Etat dans la gestion de la mairie de Cotonou. Pour le maire :
« La tutelle n’implique pas une subordination entre l’autorité attributaire du contrôle et l’organe contrôlé. Elle ne comporte pas non plus la possibilité de donner des ordres. Elle n’implique pas une immixtion dans les attributions de l’organe sous tutelle ».
Ainsi, selon le maire, il ne peut avoir de tutelle en dehors du cadre légal, ni une tutelle d’opportunité.
Il n’y a pas de lien hiérarchique entre le maire et le préfet
Dans les rapports de l’Etat avec la mairie, la préfecture est un organe d’appui, d’accompagnement, de suivi et de contrôle ; c’est du moins, ce qu’on peut déduire des propos de Léhady Soglo qui explique :
« L’Etat a, à l’endroit de la mairie, un rôle d’assistance conseils, de soutien aux actions de la commune. C’est aussi, le contrôle de la légalité des actes ».
Il ne s’agit donc pas de lien hiérarchique entre le maire et le préfet qui donnent souvent l’impression d’outrepasser ses droits.
Léhady plaide pour une meilleure collaboration avec le gouvernement
Léhady Soglo est revenu sur la rencontre des maires du grand Nokoué avec le président Talon. Ses points de divergence, avec l’Etat à travers le gouvernement même, concernent la réhabilitation des marchés et les projets d’assainissement axés sur le ramassage des ordures. Le maire de Cotonou plaide pour une meilleure collaboration avec l’Etat et se confond d’ailleurs en excuse, s’il n’a pas été compris par le chef de l’Etat lors de cette séance. Il mesure la portée des projets du gouvernement et dit : « Je ne peux pas m’opposer aux projets du gouvernement qui soulagent les peines des cotonois ». Pour lui, les contrats, dont il désire l’approbation incessante et auxquels l’autorité s’oppose, permettront, dans l’urgence, « de désensabler et de curer les caniveaux, d’enlever les ordures et de construire certains marchés » ; ceci, en attendant la mise en œuvre du vaste programme d’aménagement et d’assainissement de Cotonou prévu par le gouvernement dans son PAG et qui doit débuter en juillet prochain.
Talon insensible à la main tendue du maire
Avant cette rencontre du vendredi 05 mai, le maire de Cotonou a déploré le fait que le président de la République ait rejeté à maintes reprises sa main tendue. Il s’agit du silence affiché de Patrice Talon à propos de