La Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (FU-AES) a officiellement lancé ses activités depuis Niamey, capitale du Niger, sous la direction d’un commandement intégré. Cette initiative conjointe réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger pour répondre aux défis sécuritaires persistants dans la région. L’unité ambitionne de mutualiser les efforts militaires et d’améliorer la coordination face aux groupes armés. Elle marque une étape clé dans la réorganisation stratégique des pays du Sahel. Son efficacité dépendra toutefois de sa capacité à maintenir une cohésion politique et logistique entre ses membres.
AES
Burkina Faso : le gouvernement met fin aux activités de Qnet
Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé ce jeudi la cessation des activités de l’Association Qnet sur le territoire national. Plus de 2 000 personnes ont été identifiées comme ayant subi des préjudices, et 1 300 plaintes ont été enregistrées par les autorités judiciaires. Les pertes financières des victimes sont estimées à plus d’un milliard de francs CFA. La décision du Conseil des ministres intervient après plusieurs années de suspension et d’investigations sur des pratiques considérées comme frauduleuses et impliquant parfois des atteintes aux droits des individus. Le décret se fonde sur l’article 80 de la loi du 17 juillet 2025 sur la liberté d’association, reflétant la volonté de protéger les citoyens contre des activités illicites.
Burkina Faso : la Côte d'Ivoire répond aux accusations d'Ibrahim Traoré
Le gouvernement de la Côte d’Ivoire a réagi ce mercredi 1er octobre 2025 aux récentes déclarations du capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso. Ce dernier avait accusé Abidjan de soutenir des initiatives visant à fragiliser la stabilité du Burkina Faso. Les autorités ivoiriennes réfutent ces allégations et insistent sur leur rôle d’accueil humanitaire. La tension persistante entre les deux pays met en évidence la nécessité d’une clarification diplomatique.
AES : Tiani annonce une force commune et une banque d’investissement
Le président nigérien Abdourahamane Tiani a confirmé à Bamako la mise en place d’une force militaire commune et la prochaine ouverture d’une banque confédérale pour l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette initiative, discutée le 30 septembre avec son homologue malien Assimi Goïta, vise à renforcer la coopération sécuritaire et économique entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso. L’état-major de la force unifiée, déjà en activité à Niamey, prendra en charge la coordination des bataillons des trois pays. La création de la Banque confédérale d’investissement et de développement marque une nouvelle étape du projet de souveraineté porté par l’AES. Ces décisions reflètent l’intention des dirigeants sahéliens de consolider leur alliance face aux défis régionaux.
Niger : voici pourquoi l’uranium de la SOMAIR reste convoité
Au-delà des tensions diplomatiques et juridiques, l’uranium nigérien garde un attrait irrésistible. Depuis des décennies, ce minerai stratégique attire les grandes puissances comme des collectionneurs se disputant une pièce rare. Les difficultés relationnelles entre Niamey et Orano n’ont en rien réduit l’intérêt mondial pour ces gisements, bien au contraire. Dans un contexte où l’énergie nucléaire reprend de l’importance comme alternative aux énergies fossiles, de nombreux investisseurs étrangers sont prêts à débourser des sommes considérables pour obtenir un accès à ce métal lourd qui pèse dans l’équilibre énergétique international.
Après le retrait de l’AES, la CPI sort du silence
Le procureur adjoint de la Cour pénale internationale a dénoncé ce lundi ce qu’il qualifie de « campagne très énergique » contre l’institution. Cette déclaration intervient à la suite du retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso du Statut de Rome, qui fonde la CPI. Ces pays, membres de l’Alliance des États du Sahel, affirment vouloir reprendre le plein contrôle de leur justice pour juger les crimes graves. Cette décision alimente un débat ancien sur le rôle et la légitimité des juridictions internationales en Afrique.
Mali - UE : vives tensions autour de l’arrestation du diplomate français
La demande de libération d’un agent diplomatique détenu à Bamako par les autorités maliennes suscite une nouvelle crise entre le Mali, la France et l’Union européenne. Bruxelles a réclamé le 27 septembre la remise en liberté de cet agent, sans préciser sa nationalité, dénonçant une violation de la Convention de Vienne. Cette affaire fait écho à l’arrestation mi-août d’un diplomate français accusé par Bamako de complot contre les institutions. Paris a réagi en suspendant sa coopération antiterroriste et en expulsant des diplomates maliens.
Pourquoi le Niger accuse la France de l'empêcher d'exploiter son uranium ?
La relation entre le Niger et la France dans le domaine de l’uranium, longtemps perçue comme une collaboration industrielle, a récemment connu des tensions marquées. Orano, le géant français du nucléaire, avait été confronté à une série de blocages et de restrictions dans le pays africain, après que le Niger ait cherché à reprendre davantage de contrôle sur ses ressources minières. Ces difficultés se sont intensifiées lorsque le gouvernement nigérien a amorcé des démarches pour limiter l’influence de l’entreprise sur l’exportation et la commercialisation de l’uranium produit localement.
Mali–Algérie : la CIJ bloquée, Bamako dénonce
La Cour internationale de justice (CIJ) est dans l’impossibilité d’aller de l’avant sur le dossier opposant le Mali à l’Algérie au sujet du drone détruit près de la frontière. Le Mali a déposé sa requête le 16 septembre 2025, mais l’Algérie refuse d’accepter la compétence de la Cour. Cette situation entraîne un blocage procédural que Bamako juge injuste. Le différend dépasse l’affaire d’un appareil : il engage la souveraineté territoriale et les principes du droit international. L’issue pourrait conditionner la coopération régionale.
Orano vs Niger : ce qu’il faut comprendre de l’arbitrage
Au cœur du différend entre Orano et l’État nigérien se trouve la mine d’uranium de la Somaïr, un site essentiel pour l’approvisionnement du groupe français. En juin 2025, les autorités nigériennes avaient annoncé leur volonté de prendre le contrôle total de cette société, jusque-là détenue en partie par Orano, affirmant que l’exploitation devait revenir intégralement à l’État. Cette décision a déclenché un litige qui a conduit à la décision rendue le 26 septembre 2025 par un tribunal arbitral international.
Le Niger encadre l’usage de Starlink d'Elon Musk pour éviter les dérives
Depuis ses débuts, le réseau satellitaire Starlink, développé par SpaceX sous la direction d’Elon Musk, a dû s’adapter aux réglementations propres à chaque pays. Que ce soit pour des questions de cybersécurité, de fiscalité ou de concurrence, chaque nouveau marché implique des ajustements souvent complexes. L’exemple du Niger montre à quel point ces services globaux doivent composer avec des cadres nationaux précis, révélant les tensions entre promesse d’accès universel à Internet et contrôle local.
Après la décennie noire, l’Algérie est-elle légitime à critiquer le Mali ?
Au cours des années 1990, l’Algérie a traversé une période marquée par une violence extrême. La guerre civile, née de l’interruption du processus électoral après la percée du Front islamique du salut, a plongé le pays dans un cycle sanglant. Les affrontements entre forces de sécurité et groupes armés islamistes ont fait des dizaines de milliers de morts, souvent des civils victimes de massacres de grande ampleur. Les disparitions forcées, les arrestations arbitraires et les exactions reprochées aux autorités ont laissé une trace profonde dans la mémoire collective. La répression a été implacable, au point que, pour beaucoup, la victoire militaire s’est payée au prix d’un traumatisme durable et d’un verrouillage politique qui a marqué les décennies suivantes.
La CPI fragilisée par les départs de l'AES et les tensions avec les grandes puissances
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé en septembre leur retrait du Statut de Rome, actant leur sortie de la Cour pénale internationale. Cette décision s’ajoute aux critiques récurrentes visant l’institution, notamment sur sa prétendue sélectivité et son incapacité à juger certains dirigeants. Créée pour lutter contre l’impunité, la CPI fait aujourd’hui face à un recul de légitimité. Les tensions avec l’administration Trump, les accusations de partialité et l’absence de poursuites contre des responsables puissants renforcent ces doutes. L’institution traverse une période décisive où sa crédibilité est directement questionnée.
CPI : le Mali, le Burkina et le Niger officialisent leur retrait
Le lundi 22 septembre, les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont annoncé leur sortie de la Cour pénale internationale. Ces trois États, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel, visent à renforcer leur indépendance judiciaire et à mettre en place des structures capables de juger localement les crimes graves. Cette décision marque un tournant dans la coopération régionale en matière de justice pénale. Elle survient après des critiques sur l’efficacité de la CPI et soulève des interrogations sur la souveraineté et les futures collaborations internationales.
Passeport et carte biométriques : l’AES accélère son intégration
Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont franchi une nouvelle étape en lançant un passeport biométrique commun et en préparant la mise en place d’une carte nationale d’identité unifiée. Le document de voyage est officiellement en circulation depuis le 29 janvier 2025, tandis que la carte d’identité est encore au stade réglementaire. Ces initiatives visent à renforcer la mobilité des citoyens et à consolider la souveraineté régionale. L’un des enjeux majeurs reste la reconnaissance internationale de ces documents, condition indispensable pour faciliter les déplacements.
CIJ : l'Algérie répond sèchement au Mali, la tension loin de baisser
Le 16 septembre 2025, le Mali a saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) après l’abattage d’un drone malien par l’armée algérienne à la frontière. La CIJ a confirmé la recevabilité de la plainte, tandis que l’Algérie a réagi fermement, qualifiant cette démarche de manœuvre politisée et non crédible. L’affaire maintient un climat de tensions diplomatiques élevé entre les deux pays. L’enjeu principal porte sur la souveraineté nationale et le respect du droit international.
Mali - Algérie : la CIJ confirme une plainte de Bamako
La Cour internationale de Justice (CIJ) a validé vendredi, la réception d’une requête déposée par le Mali visant l’Algérie pour la destruction d’un drone militaire malien lors d’une mission de surveillance nocturne. L’incident s’était produit entre la nuit du 31 mars et le 1er avril 2025 près de la frontière commune. La procédure reste suspendue en attendant le consentement de l’Algérie, selon le règlement de la Cour. Cette confirmation met fin aux dénégations d’Alger et relance les tensions diplomatiques entre les deux pays.
France–Mali : rupture sécuritaire et bras de fer diplomatique, la tension monte
La France a décidé de suspendre sa coopération antiterroriste avec le Mali après l’arrestation d’un agent diplomatique français à Bamako en août. Paris a également exigé le départ de deux représentants maliens. En réponse, les autorités maliennes ont déclaré persona non grata plusieurs membres de l’ambassade de France. Ces mesures marquent une nouvelle étape dans la dégradation des relations bilatérales. L’enjeu immédiat demeure limité sur le plan opérationnel, mais il montre un durcissement diplomatique.
L'AES se prépare à quitter la CPI après son départ de la CEDEAO
L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, se dirige vers une sortie de la Cour pénale internationale (CPI). Lors d’un sommet extraordinaire tenu à Niamey le 16 septembre, rapporté par Jeune Afrique, les ministres de la Justice des trois pays ont entamé les discussions sur cette décision majeure, motivée par une perception de partialité à l’encontre des États africains. Selon Mohamed Toumba, Premier ministre nigérien par intérim, les pratiques de la CPI sont « exclusivement orientées vers les pays africains ». Le point central est la mise en place d’une juridiction régionale autonome pour traiter les crimes internationaux et la criminalité organisée. Cette initiative marque une étape supplémentaire dans l’affirmation de leur autonomie judiciaire et politique.
France : quand le Niger se moque de Macron et des troubles politiques
La crise politique qui secoue Paris ne passe pas inaperçue à Niamey. La télévision publique nigérienne en a fait un sujet de choix, tournant en dérision Emmanuel Macron et les difficultés de la scène politique française. Cette mise en avant traduit un renversement des rôles où l’ancien partenaire africain, longtemps critiqué et sermonné par Paris, pointe désormais du doigt les failles de l’Hexagone.
Après le Niger, la France perd une partie d'une importante mine
En juin 2025, la France a subi un revers cinglant au Niger, avec la nationalisation brutale de la Société des Mines de l’Aïr (Somaïr), filiale majeure d’Orano, leader français de l’uranium.
Après le Bénin et le Ghana, le Burkina s'ouvre à tous les africains
Ces dernières années, plusieurs pays africains ont pris des décisions audacieuses pour lever les obstacles à la mobilité sur le continent. Le Rwanda a ouvert la voie dès 2013 en supprimant l’exigence de visa pour tous les africains, transformant Kigali en carrefour d’affaires et de tourisme. Le Bénin a suivi en 2019 avec la suppression totale des visas de court séjour, affirmant son ambition d’attirer voyageurs et investisseurs du continent. Le Ghana, pour sa part, a adopté le système du visa à l’arrivée pour les ressortissants africains, facilitant les déplacements et renforçant les échanges culturels et économiques. Ces exemples, en multipliant les passerelles entre États, ont montré qu’un continent plus ouvert est aussi un continent plus attractif. C’est désormais au tour du Burkina Faso d’adopter une mesure du même ordre.
Mali : Goita envoie un message fort à Barrick Gold avec la nomination de Hilaire Diarra
L’or reste au cœur des débats économiques au Mali. Depuis plusieurs années, la compagnie canadienne Barrick Gold et les autorités de Bamako s’opposent sur la gestion et le partage des revenus du complexe de Loulo-Gounkoto, l’un des gisements aurifères les plus importants du pays. Le gouvernement malien a régulièrement affirmé vouloir revoir certains termes liés à la fiscalité et au contrôle des ressources, ce qui a conduit à des discussions prolongées avec l’entreprise. Ces divergences ont mis en évidence la volonté des dirigeants maliens de renforcer leur marge de manœuvre face aux grands acteurs internationaux du secteur minier.
Mali : l'armée bombarde des terroristes à Kayes
Le Sahel, et notamment le Mali, est confronté à une recrudescence alarmante des attaques terroristes, qui bouleversent le quotidien des populations. Les groupes armés, souvent liés à des mouvements extrémistes, intensifient leurs offensives contre les infrastructures et les civils, instaurant un climat de terreur et d’instabilité persistante.
Sénégal : Libération de six routiers au Mali, inquiétudes sur les échanges commerciaux
Six chauffeurs sénégalais enlevés au Mali ont retrouvé la liberté, a confirmé l’Union des Routiers du Sénégal. L’affaire avait suscité un certain trouble, le ministère des Affaires étrangères ayant initialement indiqué ne disposer d’aucune information sur un rapt. À la suite de cet épisode, l’organisation professionnelle appelle ses membres à ne plus franchir les frontières nationales. Une décision qui pose la question de la continuité des échanges avec le Mali, premier débouché commercial du Sénégal.
Burkina Faso : L'arrestation de Me Ini Benjamine Doli fait polémique
L’arrestation de Me Ini Benjamine Doli, avocate connue pour ses critiques envers le régime burkinabé, suscite une vive controverse. L’Ordre des avocats du Burkina Faso dénonce une interpellation aux allures d’enlèvement, qui s’écarte des procédures pénales habituelles et soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect de l’État de droit.
Or au Burkina Faso : Ibrahim Traoré veut reprendre le contrôle du secteur
La récente entrée en production de la mine de Kiaka n’a pas tardé à susciter une réaction du pouvoir burkinabè. Par un courrier adressé fin août à West African Resources, les autorités ont annoncé leur intention de monter à hauteur de 35 % supplémentaires dans le capital du projet. Cette décision marque une étape nouvelle dans la stratégie d’Ibrahim Traoré de consolider l’influence de l’État sur l’or, principal levier d’exportation du pays. Au cœur de cette démarche se trouve la volonté de limiter le poids des investisseurs étrangers et d’assurer un meilleur contrôle national des revenus miniers.
Affaire Ini B. Esther Doli : ce qu'il faut savoir de l'arrestation de l'avocate burkinabè
L’arrestation de l’avocate burkinabè Ini B. Esther Doli continue de susciter de vives réactions. La procédure engagée à son encontre, entourée d’incertitudes selon le Barreau, interpelle le monde judiciaire sur le respect des règles encadrant la profession. Le Barreau dénonce une atteinte grave aux garanties prévues pour protéger les avocats dans l’exercice de leurs fonctions. Les accusations portées contre elle sont lourdes et pourraient avoir des répercussions bien au-delà de son cas personnel.
Niger Air International : la future compagnie aérienne nigérienne se dessine
Le Niger s’apprête à franchir une étape majeure dans le secteur aérien avec la création de Niger Air International, sa future compagnie nationale. Ce projet vise à faciliter les déplacements internes et internationaux, tout en soutenant le développement économique et social du pays. Porté par l’État et ouvert à des partenaires privés, le projet implique également une collaboration technique avec le Maroc. Les autorités nigériennes multiplient les démarches administratives pour que la compagnie obtienne son Certificat de Transporteur Aérien (CTA) et d’autres documents essentiels. Cette initiative marque un tournant dans les efforts du pays pour renforcer son infrastructure et stimuler la croissance.
Sénégal : Enlèvement présumé de six transporteurs au Mali, Dakar appelle à la prudence
Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a indiqué avoir pris acte d’une alerte lancée par l’Union des Routiers du Sénégal. Celle-ci faisait état de l’enlèvement présumé de six ressortissants sénégalais par des groupes terroristes dans la commune de Diéma, lors des attaques des 3 et 4 septembre. Les chauffeurs auraient été pris pour cible dans un climat de restrictions imposées par ces groupes armés sur le transport de marchandises.
Pourquoi le Mali attaque-t-il l’Algérie devant la Cour Internationale de justice ?
Les relations entre le Mali et l’Algérie ont longtemps été marquées par une coopération pragmatique, notamment dans les domaines sécuritaire et économique. L’Algérie, grâce à sa position stratégique et son expérience dans la lutte contre le terrorisme, a souvent servi de médiateur dans les crises maliennes. Cependant, les tensions ont parfois émergé, notamment autour de la gestion des frontières nord et de la lutte contre les groupes armés dans la région sahélo-saharienne. La récente saisine de la Cour internationale de justice par Bamako reflète cette fragilité et soulève des questions sur la stabilité régionale.
Burkina : un français mis aux arrêts pour espionnage
Depuis le coup d’État d’octobre 2022, le Burkina Faso, sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, cultive un climat de défiance envers la France, son gouvernement et ses ressortissants, partagé par ses partenaires du Mali et du Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel.
Burkina Faso : une loi criminalise désormais l’homosexualité
Le 1er septembre 2025, l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a adopté une loi interdisant l’homosexualité. Le texte prévoit des peines de prison allant de deux à cinq ans ainsi que des amendes. Cette disposition s’intègre dans la révision du code des personnes et de la famille. L’enjeu principal concerne la redéfinition du cadre juridique et ses conséquences sociales.
France–Mali : Paris appelle ses diplomates à la prudence après l’arrestation d’un ressortissant
Un ressortissant français est détenu depuis plus de deux semaines à Bamako, accusé par les autorités maliennes d’avoir participé à une tentative de déstabilisation. Paris conteste ces accusations et a diffusé des recommandations de prudence à ses diplomates en poste au Mali. Les discussions se poursuivent entre les deux pays, mais avancent difficilement. L’affaire illustre la sensibilité des relations bilatérales et l’incertitude qui pèse sur leur évolution.
Trafic aérien au Mali : hausse des passagers malgré la baisse des vols
Le bilan semestriel publié par les autorités maliennes de l’aviation civile fait apparaître une évolution contrastée du secteur. Le nombre de voyageurs ayant transité par les aéroports du pays a atteint plus de 466 000 au cours des six premiers mois de 2025, soit une progression marquée par rapport à l’année précédente. En revanche, les mouvements d’avions ont reculé d’environ 11,7 %, témoignant d’une rationalisation des rotations. Le fret aérien et le courrier postal affichent également une croissance, confirmant la place du transport aérien dans l’économie malienne. L’enjeu clé réside dans la capacité des compagnies à absorber cette demande malgré un contexte régional complexe et des relations diplomatiques parfois tendues.
Visas européens : le Niger riposte et applique la réciprocité
Le Niger a récemment ajusté sa politique de délivrance de visas en Europe, impactant plusieurs pays hors de l’espace Schengen. Cette mesure intervient alors que les citoyens nigériens étaient contraints de se déplacer pour accomplir les formalités d’obtention de visa.
Mali : l’ONU exige la libération de Clément Mamadou Dembélé
Des experts indépendants des Nations unies demandent la libération immédiate de l’universitaire Clément Mamadou Dembélé, détenu depuis novembre 2023. Ils estiment que le maintien en prison malgré une décision de justice fragilise la crédibilité du système judiciaire malien.
FC Barcelone : un surdoué burkinabè rejoint l'équipe de basket-ball
L‘Afrique de l’Ouest continue de confirmer son rôle de terre de talents sportifs. Plusieurs pays de la région ont mis en place des dispositifs pour repérer, former et valoriser de jeunes athlètes prometteurs dans différents sports, notamment le football et le basket-ball. Ces initiatives offrent aux jeunes la possibilité de se projeter sur la scène internationale et de suivre les traces de leurs aînés.
Armées au Maghreb : un rapprochement militaire renforcé avec le Burkina Faso
Le Burkina Faso, multiplie les initiatives pour diversifier ses partenariats militaires afin de faire face à ses défis sécuritaires. En effet, le pays d’Afrique de l’Ouest cherche à s’appuyer sur des alliés capables de partager leur expertise et de soutenir le développement de ses capacités opérationnelles.
Burkina Faso : les raisons derrière l’expulsion de la coordonnatrice de l’ONU
La décision d’expulser la représentante des Nations unies au Burkina Faso s’explique par un différend autour d’un rapport jugé partial par les autorités. Ce document sur les enfants touchés par le conflit armé a été perçu comme une remise en cause des forces nationales, un enjeu sensible dans un pays en lutte contre l’insécurité. Cette mesure s’inscrit dans une série de ruptures diplomatiques déjà amorcées par Ouagadougou.