Remaniement du gouvernement au Bénin: Grosse claque pour la classe politique

Remaniement du gouvernement au Bénin: Grosse claque pour la classe politique

Agité depuis plusieurs mois, le premier remaniement ministériel de Patrice Talon est enfin là. La classe politique qui espérait en tirer le gros lot après plusieurs mois d’agitation et d’opérations de charme envers le chef de l’Etat, a été simplement déçue. Talon a préféré compter sur amis et hommes de confiances que personnalités politiques influentes et proposées par les partis.

Cette fois-ci c’est l’humiliation. Après s’être bien passé des partis politiques pour son premier gouvernement, Patrice Talon a réussi une deuxième fois à les ridiculiser. Pour un remaniement annoncé dans les coulisses comme très politique, Talon a simplement donné la portion congrue aux politiques. A peine deux ou trois ont été recasés sur la flopée de partis et mouvements politiques qui, ces derniers temps, se sont rués vers la majorité présidentielle.

Le Prd peut se targuer d’avoir tiré son épingle du jeu avec un poste ministériel de seconde zone confié à Serge Ahissou, lui aussi peu connu au parti, même s’il est du Cercle d’étude des jeunes (Cej), une organisation horizontale du parti. Pour le reste, il ne s’agit que de supputations, de

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Bénin : Mystère sur le retour du projet de révision de la constitution au parlement

Bénin : Mystère sur le retour du projet de révision de la constitution au parlement

Après le rejet du projet de révision de la constitution il y a quelques mois par le parlement, nombre de personnes pensent que ce dossier est définitivement rangé au tiroir.

Erreur, certains députés de la minorité parlementaire, après l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l’année 2017, se sont prononcés et se sont inquiétés du fait que le fameux projet de révision de la constitution refait surface au sein de l’ordre du jour de la présente session ordinaire.

Hier, dans le discours du président de l’Assemblée nationale, aucune mention n’a été faite alors que d’autres dossiers importants, une quinzaine, ont été énumérés. Cette situation a suscité de vives polémiques au palais des gouverneurs, puisque certains pensent que ce fameux projet revient en catimini sur la table des députés. Que cache en réalité la mention de ce point dans l’ordre du jour de cette seconde session ordinaire de l’année ? Dans tous les cas, certains députés de la minorité parlementaire approchés, affirment qu’ils sont aux aguets et que ce dossier ne pourra passer entre leurs mains.

Mais certains acteurs parlementaires proches du pouvoir, pensent qu’à la fin d’une session ordinaire, le « reliquat » des points inscrits à l’ordre du jour est automatiquement reversé dans les points de l’ordre du jour de la session suivante, et ceci tant que le Gouvernement auteur du Projet de loi ou

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Coup d’Etat du 26 octobre 1972: voici comment feu Mathieu Kérékou a pris le pouvoir

Mathieu Kérékou

Le 26 octobre 1972, une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin a été ouverte par des officiers de l’armée, qui ont chassé du pouvoir feu Justin Ahomadégbé. 45 ans après, beaucoup de témoins de l’histoire se rappellent encore de cette date.

Si pour de nombreuses personnes jusqu’à ce jour, c’est Mathieu Kérékou, alors chef de bataillon qui a conduit ce coup de force, les récits de l’histoire nous révèlent qu’il n’en était pas un acteur au premier plan. Du moins, il n’était pas le chef d’orchestre de cette opération.

Le Bénin est aujourd’hui considéré dans la sous-région comme un model de démocratie et de paix, surtout après l’historique conférence des forces vives de février 1990. Mais avant d’en arriver là, d’énormes sacrifices ont été consentis et l’histoire du pays a été très agitée. Le souvenir d’un fait marquant de cette histoire politique du Dahomey est d’ailleurs toujours vivace dans les mémoires. Il s’agit du 26 octobre 1972. Pour certaines personnes rencontrées dans Cotonou, l’officier Mathieu Kérékou, chef de bataillon à l’époque, est le chef d’orchestre de ce putsch. D’autres  proches d’un témoin de l’histoire, attestent que le putsch de 72 a été conduit de main de maître par le capitaine Janvier Assogba.

Après son accession à la souveraineté internationale le 1er août 1960, le Dahomey a connu des moments de graves crises socio-politiques, avec des coups d’Etat fréquents et une instabilité observée nulle part ailleurs. Et le monstre à trois (03) têtes va davantage enfoncer le pays dans la crise.

En effet, pour gérer cette crise, les trois (03) leaders politiques du Dahomey de l’époque à savoir Hubert K. Maga (du nord), Justin Ahomadégbé (du centre) et Sourou Migan Apithy (du sud), tous en exil, ont été rappelés pour siéger tour à tour à la tête du pays. Chacun d’eux devra faire un mandat de deux (02) ans à la tête du Dahomey. Hubert Maga a été le premier, du 07 mai 1970 au 07 mai 1972. Son bilan n’a été pas reluisant et les officiers avaient trouvé que la succession à tour de rôle n’était pas la meilleure option.

Lire Alphonse Alley : La descente aux enfers du héros solitaire

Au tour de Justin Ahomadégbé en mai 72, l’autorité de l’Etat était bafouée, les jeunes officiers n’avaient plus confiance en leurs ainés, et le pays s’est enlisé encore plus. C’est alors que conscients du danger qui guettait le Dahomey à cette époque, certains officiers de l’armée ont décidé de prendre le contrôle de la situation.

Janvier Assogba, véritable auteur du putsch !

Le commandant Mathieu Kérékou alors chef d’Etat-Major, ayant constaté que le pays va à la dérive, a décidé de se concerter avec de jeunes officiers de l’armée, fraichement sortis des écoles militaires occidentales. Au camp militaire de Ouidah, considéré comme le plus grand en ce moment parce que l’armement s’y trouvait, Kérékou rencontrera des officiers à qui il a demandé de chasser Ahomadégbé du pouvoir, puisqu’il ne comptait plus sur les anciens de la classe politique pour mener cette opération. Il a eu des entretiens avec Alphonse Alley, Michel Aïkpé, Janvier Assogba et autres. Mais la seule question qui taraudait les esprits, c’est qui peut faire l’affaire si on parvient à renverser Ahomadégbé ? Mathieu Kérékou propose le colonel Alphonse Alley, mais cette proposition est repoussée par

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Bénin : Des faucons du régime proposent de "mettre la démocratie entre parenthèses"

Bénin : Des faucons du régime proposent de "mettre la démocratie entre parenthèses"

Les propos sont d’un député proche du pouvoir, membre du Bloc de la Majorité parlementaire. Ce parlementaire devenu grand défenseur du pouvoir, professe que : « La démocratie n’est pas le système politique qui permettra de conduire le Bénin à la prospérité ».

C’était au cours d’une rencontre d’échanges sur des sujets politiques, qui a lieu le 5 octobre 2017 à Cotonou. Ces propos dudit député qui apparaissent comme une interpellation du pouvoir à un instaurer la dictature, sont à considérer comme la mise à nue du système politique en expérimentation actuellement au Bénin.

Le régime dictatorial est-il de retour au Bénin ? Difficile d’y répondre de façon péremptoire. Toujours est-il que certains partisans de la rupture évoquent déjà en public l’instauration de la dictature, comme système politique pouvant conduire le Bénin au développement. C’est le cas d’un député du bloc de la majorité parlementaire qui présente la démocratie comme étant un système politique anti-développement. Il reproche au système démocratique d’être une porte ouverte à l’anarchie, dans laquelle chacun agit selon son bon vouloir. La démocratie est aussi accusée d’être le système politique qui accorde trop de libertés aux citoyens. D’où la vague de contestations observée ça et là. Il en est de même pour la liberté d’expression qui donne lieu à des dénonciations.

Le rejet de la démocratie

Ce député trouve que la démocratie, trop libertaire, ne peut pas garantir le développement du pays. Puisque ce système politique soumet l’action politique ou du dirigeant à plusieurs exigences, comme : l’aval du parlement, la concertation avec les organisations de la société civile, Osc ou des acteurs d’un secteur donné dans le cadre du dialogue social. Ces exigences font que les projets du dirigeant dépendent de l’appréciation du parlement et des concertations avec des Osc. Tout ceci constituerait pour le pouvoir en place, un véritable frein, voire un goulot d’étranglement à la réalisation de son projet de société. C’est pour cela que le député postule tacitement l’adoption par le gouvernement actuel d’un régime fort.

La prescription d’un régime fort

Parce que ce système politique qui soumet tous les sujets à la volonté du dirigeant, harmonise les formes de pensées et encadre les points de vue des citoyens, a l’avantage de lever les barrières dans l’application des décisions du dirigeant. Le pouvoir en place s’est rapproché du Rwanda qui a connu une performance économique extraordinaire, pour un pays qui sort d’un incroyable génocide.

Certains attribuent cette transformation infrastructurelle et économique du pays, au succès du régime dictatorial que le président Paul Kagamé a su maintenir depuis son accession au pouvoir, au lendemain du mémorable génocide de 1994. D’autres thuriféraires du pouvoir citent aussi en exemple la transformation économique du Ghana voisin, qui s’est opérée sous le régime militaire et dictatorial du capitaine Jerry Rawlings. Dès lors, le régime dictatorial est cité en modèle comme pouvant servir de recette à tout pays pauvre qui veut connaitre une embellie économique.

Et çà, le pouvoir actuel semble l’avoir compris et mis en application. Cela s’observe à travers le silence et l’indifférence du chef de l’Etat aux récriminations des populations. Le musellement de

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Nouvelle inculpation de Sébastien Ajavon : La résurrection d’une vieille affaire classée

Nouvelle inculpation de Sébastien Ajavon : La résurrection d’une vieille affaire classée

Sébastien Ajavon est une fois encore au devant de l’actualité. Depuis vendredi passé, la presse locale et internationale relaie son inculpation par une décision du tribunal de première instance de Cotonou, pour « faux et usage de faux en écriture publique », dans une veille affaire de remboursement de Tva qui remonte à 2009, et pour laquelle la Cour suprême avait déjà rendu une décision qui condamnait le gouvernement.

Une nouvelle affaire secoue le magnat béninois de l’agro-alimentaire. Selon une information très vite distillée dans la presse, Sébastien Ajavon a été inculpé par le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, pour « faux en écriture publique, complicité de faux en écriture publique, usage de faux, escroquerie », dans un vieux contentieux de 2009, pour remboursement de Tva. Affaire qui selon plusieurs sources a été vidée au tribunal en février 2013. « C’est une affaire classée », s’offusque Paul Kato Atita, avocat du gouvernement à l’époque dans ce dossier. Comme lui, beaucoup ont été surpris de voir le tribunal de Cotonou revenir sur une affaire qui a été sanctionnée par la Cour suprême en plus.

Classée puis ressuscitée

De quoi s’agit-il ? Courant 2009, après un contentieux avec la Direction générale des impôts, Sébastien Ajavon porte plainte contre le gouvernement pour le remboursement de 13 milliards de Tva sur les produits congelés exportés vers le Nigeria. Après un long processus judiciaire, le gouvernement est condamné par la Cour suprême à verser les 13 milliards à Comon Sa pour remboursement de la Tva.

Le gouvernement Yayi, après quelques mois de tergiversation, s’est entendu avec le Conseil d’administration de la société pour rembourser les 13 milliards par acompte. L’ex-président Yayi avait payé deux acomptes. A l’arrivée de Patrice Talon au pouvoir, trois acomptes ont été payés.

Et c’est lorsque le 4e tardait à venir que la société a écrit au gouvernement pour le réclamer. En réponse, le gouvernement envoie une commission de contrôle fiscale auprès de la société. Celle-ci, après des mois de vérification, finit par proposer un redressement fiscal de 167 milliards.

Mais comme si ceci ne suffit, le 31 mai passé, le Dg des impôts Nicolas Yènoussi et l’agent judiciaire du trésor Eric Acclombèssi, portent plainte contre Sébastien Ajavon, Pdg de Comon Sa, Hyppoliye Djègou, ancien Dg Douanes, et Moufatoaou Lalèyè, ambassadeur du Bénin au Nigéria au moment des faits. Selon les plaignants, Sébastien Ajavon -avec la complicité des deux autres-, aurait présenté

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Affaire Soleil FM au Bénin : La HAAC dévoile son vrai visage

Affaire Soleil FM au Bénin : La HAAC dévoile son vrai visage

(La Haac des sanctions et non de la protection des médias) Voici déjà deux semaines au moins que la fréquence de la radio Soleil Fm est régulièrement brouillée lors de la diffusion des émissions de grande audience.

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), a été saisie par les responsables de cette chaîne de radio dès les premiers jours. Jusqu’à ce jour pourtant, l’institution de régulation est restée de marbre face à la requête de Soleil Fm, démontrant ainsi son détachement des problèmes des médias.

L’attitude de la Haac par rapport à la perturbation ciblée de la fréquence de la radio Soleil Fm, devrait faire réfléchir tous les patrons de médias du pays. Saisie depuis le début de cette situation, l’institution chargée de la régulation des médias n’a pas posé le moindre acte jusqu’à ce jour, pour manifester sa préoccupation face à ce problème. Soleil Fm est pourtant une chaîne de radio qui a signé un contrat de location de fréquence avec la Haac. Drôle d’attitude de ce bailleur de fréquences à qui le locataire a expliqué ses soucis, mais qui n’a manifesté aucun intérêt jusqu’ici. Une indifférence qui inquiète et qui éveille des soupçons, car le locataire de la fréquence devrait jouir de son utilisation en toute quiétude, et pouvoir compter sur l’autorité en cas de problème.

Réaction à la tête du client

Tel n’est pourtant pas le cas avec Soleil Fm qui a pourtant déboursé une importante somme d’argent pour l’obtention de ladite fréquence… Un tour dans l’histoire nous permet de rappeler que la Haac avait été saisie autrefois par l’Ortb qui signalait l’utilisation d’une de ses fréquences par la chaîne de télévision LC2. Après analyse et étude de la requête, cette Haac avait sommé la chaîne LC2 de cesser d’émettre à partir de cette fréquence qui était destinée à la chaine publique. Après avoir maugréé un moment, LC2 a fini par obtempérer. Ce rappel de

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Bénin : Le silence de Théodore Holo qui met la démocratie en danger

Bénin  : Le silence de Théodore Holo qui met la démocratie en danger

Près d’un mois déjà que la Cour constitutionnelle a reçu deux recours en inconstitutionnalité pour non désignation des membres du Cos-Lépi. Depuis, silence radio. La Cour n’a pas pipé mot. Ce silence suspect à la limite, empêche l’actualisation de la Lépi reconnue comme la seule liste électorale valable au Bénin, et laisse le champ libre au gouvernement et à Safran de réaliser un autre recensement, pour demain chercher à « saboter » la Lépi.

La Cour constitutionnelle du Professeur Théodore Holo est-elle en vacances ? Depuis plusieurs semaines, elle est restée muette sur tout ce qui se passe dans le pays. Muette dans la fréquence de la production des recours, mais depuis un certain temps, muette surtout sur deux recours formulés par deux béninois surpris par le drame qui se joue actuellement. En effet, le 14 septembre 2017, Polycarpe Agboton a formulé un recours en inconstitutionalité pour la non installation du Cos-Lépi. Douze jours après, soit le 26 septembre, Chabi Sika Abdel Kamar Ouassagari a également formulé un recours contre la non installation du Cos-Lépi. Dans son recours, il explique que la non désignation des membres du Cos-Lépi par l’Assemblée nationale empêche la mise en place du Cos-Lépi, organe reconnu par le code électoral pour actualiser la Lépi, la seule liste reconnue par la loi pour aller à une électorale. Faisant recours à la même loi électorale, il affirme que « Selon la loi, le Cos-Lépi doit être installé au plus tard le 1er juillet, et doit finir sa mission au plus tard le 31 janvier de l’année suivante. ». Mais force est de constater que cette structure n’a pas été installée, bloquant du coup l’actualisation de la Lépi.

Or, on  se rappelle bien que la Cour constitutionnelle sous le mandat de Robert Dossou avait affirmé que sans la Lépi, il n’y a pas d’élections au Bénin. Il est donc surprenant de voir

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Djogbénou, Koupaki, Bio Tchané : Trois ambitions présidentielles brisées

Djogbénou, Koupaki, Bio Tchané : Trois ambitions présidentielles brisées

Lorsqu’ils entraient au gouvernement en avril 2016, chacun d’eux avait, dans son coin de tête, son petit rêve de devenir en 2021 le dauphin du président Patrice Talon. Et ceci de bon droit. Mais aujourd’hui, ils doivent jouer d’autres cartes et revoir leur ambition à la baisse. Le chef de l’Etat n’excluant plus la possibilité de briguer un second mandat, et il faudra aussi pour eux, assumer le bilan d’un quinquennat déjà décrié.

A plus de trois ans de la présidentielle de 2021, il serait trop risqué et hasardeux d’analyser les forces et les faiblesses des candidats en présence. Aucune candidature sérieuse n’est annoncée et ne pourra l’être de si tôt. Mais il y a trois personnalités qui risquent de mettre entre parenthèses leurs ambitions. Il s’agit de Joseph Djogbénou, Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané.

Quadragénaire,  Joseph Djogbénou devrait être le dauphin naturel du président Patrice Talon. En plus du fait qu’il fut l’avocat personnel de Patrice Talon, Joseph Djogbénou a sacrifié son ambition de 2016. En effet, il avait été désigné en 2015 comme le candidat de son parti l’Alternative citoyenne à cette élection. Mais il s’est montré très altruiste en portant son choix sur Patrice Talon encore en exil. C’est ainsi que Patrice Talon est devenu le candidat du parti Alternative Citoyenne. Pour avoir consenti autant de sacrifices et de don de soi, il n’attend autre récompense que celle du choix d’être le dauphin.

Pascal Irenée Koupaki était lui, candidat à la dernière élection présidentielle, et s’en est sorti avec un rang très satisfaisant de 4e. Il a rejoint Patrice Talon au second tour après la signature d’un accord. Pascal Irénée Koupaki est aujourd’hui ministre d’Etat.

Idem pour Abdoulaye Bio Tchané. L’ex-ancien  argentier national aux deux portefeuilles est nommé ministre du plan et du développement, après la signature d’un accord pour le second tour.

Des concurrents en moins

Ces trois ministres n’ont jamais renoncé à leurs ambitions. Joseph Djogbénou attendait toujours

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PRD - Bénin : Adrien Houngbédji annonce son départ

PRD - Bénin : Adrien Houngbédji annonce son départ

Un baobab de la classe politique pourrait prendre sa retraite à la fin de cette année. Selon des sources internes au parti, Me Adrien Houngbédji s’apprête à quitter la tête du Prd au prochain congrès prévu pour la fin de cette année. L’intéressé l’a annoncé lui-même à quelques ténors du parti, et préparerait en douceur sa succession.

Une figure majeure de la classe politique béninoise de la génération post-conférence nationale, prendra sa retraite politique à la fin de cette année. Selon des sources concordantes internes au Prd, Me Adrien Houngbédji a annoncé à certains de ses proches son départ de la tête du parti à l’issue du prochain congrès du parti qui se prépare actuellement. Décision personnelle souffle-t-on au sein du parti. « Le président n’a consulté personne, il nous l’a juste annoncé », précise un baron du parti.

Si  cette nouvelle du retrait de Me Adrien Houngbédji n’est pas connue du grand public, elle n’est qu’un secret de polichinelle pour les barons et militants chevronnés du parti. Après avoir gardé de main de « maître » le parti depuis 27 ans, Me Adrien Houngbédji a décidé enfin de partir, certainement contrarié par le score peu honorant du parti dans ses fiefs traditionnels de l’Ouémé et du Plateau, lors de la dernière élection présidentielle, mais aussi débordé par le travail.

Il doit gérer en sa qualité de président une Assemblée nationale très politique et surtout très absorbante, mais aussi par la gestion des affaires courantes d’un grand parti.

Entre débats parlementaires, conclaves du bureau de l’Assemblée nationale, voyages, réunions politiques pour les chantiers du Prd, et enfin représentations de la fondation qui porte son nom, Me Adrien Houngbédji n’a plus assez de temps pour lui-même. C’est trop pour un homme de 75 ans.

Lors du dernier congrès du parti, il avait souhaité prendre sa retraite avant que des militants, majoritaires, ne le contraignent à rester un peu. Cette fois-ci, il semble décidé à partir, mais pourrait être contraint à rester au cas où les militants vont l’y obliger, n’ayant pas trouvé quelqu’un de « bien » pour le remplacer.

Succession enrhumée

Car les noms qui circulent pour la succession ne font toujours pas l’unanimité. On susurre à bon droit sur

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Crise au Togo : L’efficacité de Patrice Talon comme mandataire de l’Onu

Crise au Togo : L’efficacité de Patrice Talon comme mandataire de l’Onu

Le chef de l’Etat béninois est mandaté au même titre que 4 de ses pairs de la sous-région pour mener la médiation dans la crise togolaise. Au regard de la mission qui leur est assignée par l’Onu, on peut s’interroger sur l’efficacité du président béninois à rapprocher pacifiquement les deux parties.

Le béninois Patrice Talon, le burkinabé Roch-Marc Christian Kaboré, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Nigérien Mahamadou Issoufou, sont respectivement les 5 présidents commis par l’Organisation des Nations unies pour assurer la médiation dans le cadre de la crise togolaise. Les chefs d’Etat ont pour mission de rencontrer les acteurs de la vie sociopolitique, à savoir le gouvernement, les leaders de l’opposition et du parti au pouvoir, ainsi que les responsables des organisations de la société civile et le corps diplomatique accrédité au Togo.

Des échanges avec ces différents acteurs, les chefs d’Etats désignés trouveront les explications aux causes de la crise afin d’envisager des solutions en vue du retour à la paix dans ce pays qui connait depuis quelques jours une insurrection populaire.

Talon, une mission complexe

Le choix du président béninois par le Secrétaire général de l’Onu est motivé par plusieurs raisons. D’abord, la proximité du Bénin avec le Togo et la culture démocratique du Bénin reconnue dans le monde entier, ont certainement milité en faveur de ce choix de Patrice Talon.

Il y a aussi que le Bénin est un pays hospitalier qui accueille depuis des années les réfugiés togolais. Il est évident que la situation du Togo concerne à plusieurs égards le Bénin qui normalement devrait tenter derechef une négociation avec toutes les parties pour le retour de la paix, sans attendre forcément l’implication de l’Onu.

Puisque la paix au Togo est à l’avantage du Bénin d’autant que des troubles entraînent la ruée des Togolais au Bénin. Il faut noter enfin les liens historiques et culturels qui lient ces deux pays. Mais la grande question est de savoir si le président béninois dispose des

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