Bénin : Talon promet d’associer les acteurs de la santé aux réformes du secteur

Bénin : Talon promet d’associer les acteurs de la santé aux réformes du secteur

Une rencontre de vérité a eu lieu le samedi 11 novembre 2017 au palais de la présidence de la République, entre le Chef de l’Etat et le collectif des syndicats du secteur de la santé. Ce secteur est paralysé depuis des semaines par la persistance des mouvements de grève.

Les responsables du Collectif des syndicats du secteur de la santé au Bénin, étaient présents le samedi dernier au palais de la présidence de la République sur invitation du chef de l’Etat. Adolphe Houssou coordonnateur de l’intersyndicale des ressources humaines en santé (Irhs), Soulé Salako secrétaire général du syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine (Syntrasesh), Joseph Lanwasonou du syndicat des praticiens hospitaliers et les autres, sont venus échanger avec Patrice Talon sur les sujets qui fâchent.

Trois (03) points de revendication ont été abordés au cours de cette rencontre. Le premier concerne le payement de la prime de risque et la prime exceptionnelle de motivation aux agents de santé. Sur ce point, les échanges n’ont pas duré. Il a été retenu que le tiers sera immédiatement payé, soit plus de 2,4 milliards. Les deux autres tiers seront payés en deux semaines.

En clair, les engagements pris par le gouvernement seront tenus. Mais les responsables syndicaux ont tenu à préciser au Chef de l’Etat que les revendications d’ordre financier ne sont pas les mobiles fondamentaux des mouvements de débrayage.

Les réformes, le principal point de divergence

Le deuxième et plus important sujet abordé lors de cette rencontre, est relatif aux réformes initiées par l’actuel régime dans le secteur de la santé. Et c’est à ce niveau que de longues discussions ont eu lieu. Le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour rappeler aux responsables syndicaux ce pour quoi les réformes sont nécessaires au secteur de la santé. Manque de plateaux techniques dans les hôpitaux, insuffisance de personnel qualifié, corruption et autres, sont autant de choses qu’il urge de corriger. Patrice Talon explique que c’est au regard de ces problèmes qu’il a initié les réformes. En faisant allusion à la revendication des syndicalistes qui exigent le report de la décision de création d’un comité technique de mise en œuvre des réformes, le président de la République a précisé qu’il appartient aux gouvernants d’opérer des changements dans les secteurs dans lesquels ça va mal. Certes les travailleurs des secteurs concernés doivent être associés, mais cela ne peut constituer un motif de déclenchement de grèves qui sont préjudiciables pour le peuple.

En réponse à ces explications, les partenaires ont fait savoir au chef de l’Etat qu’ils ont appris que les réformes ont commencé à être mises en œuvre, sans leur avis. C’est ce qui justifie la persistance des mouvements de grève.

A ce niveau, le président de la République a voulu faire taire les suspicions en déclarant que le rapport de la commission est en relecture et que leurs amendements seront jugés pertinents et intégrés.

La carrière des agents de santé

Au cours des échanges, les doléances d’ordre administratif n’ont pas été occultées. En effet depuis 2014, certains agents de la santé sont sans salaire. Une situation qui dérange les autres agents qui estiment que c’est une injustice à corriger dans l’immédiat. Un accord de principe a été donné pour la résolution des préoccupations relatives à la carrière des agents du secteur. Des comités sont formés pour se pencher sur la question. Les travaux sont en cours et d’ici peu, ce problème sera conjugué au passé.

Le dossier de la trentaine de médecins spécialistes qui jusque-là perçoivent le même salaire que les généralistes, a été également soulevé au cours de la séance. Des instructions ont été données au ministre de la fonction publique et à celui de l’Economie et des Finances pour corriger le tir. D’autres questions surtout celle de la gratuité de la césarienne, étaient au menu des échanges. Les syndicalistes ont pour finir souhaiter un changement de la méthode de dialogue de la part des ministres du gouvernement.

Globalement, les échanges ont eu lieu dans une ambiance détendue et conviviale. Les responsables syndicaux n’ont pas caché leur satisfaction à la fin de cette rencontre. Ils promettent rendre compte à leur base avant de décider du comportement à adopter. C’est donc possible que les disciples de Saint Luc reprennent normalement service cette semaine, pour le bonheur des usagers des hôpitaux… Mais Ce n’est pas pour autant que le dialogue sera rompu.

La communication, l’éternel défaut du régime Talon

Il a fallu que la grève dans le secteur de la santé persiste ces dernières semaines, pour que le chef de l’Etat et certains de ses ministres prennent la mesure de la situation et

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Port Autonome de Cotonou : Bénin Control veut accaparer le guichet unique

Port Autonome de Cotonou : Bénin Control veut accaparer le guichet unique

Telle une mer débordant de son lit, Benin Control -la société de droit béninois propriété de l’homme d’affaires Patrice Talon-, avale tout sur son passage au port.

Après s’être vu confier la gestion du Programme de vérification des importations (Pvi) dans des conditions très obscures, Benin Control s’apprête à prendre la gestion de la Société d’exploitation du guichet unique. Un véritable hold-up économique, qui ne dit pas son nom…

Lentement mais surement, Bénin control asseoit sa suprématie sur le port de Cotonou. Selon des sources concordantes, Benin control s’apprête à prendre en main la gestion du guichet unique. Le guichet unique est un point focal qui permet aux entreprises de payer une seule fois et en un seul endroit tous les frais liés aux différentes opérations sur le terrain. Sous Yayi, cette activité avait été confiée à Segub, une succursale du Bureau Véritas, société de droit francais, dont le contrat qui court jusqu’en 2021.

Mais depuis quelques jours, les responsables de Bénin control s’activent dans les coulisses à récupérer cette affaire. Pour embrouiller un peu les choses et se mettre à l’abri des critiques intempestives, Bénin Control entend sous-traiter ce marché avec l’un de ses associés du Pvi, il s’agit de Webb Fontaine basée à Dubai et également présente en Côte-d’Ivoire. Or, cette société a bénéficié d’une exonération sur l’importation de tous les intrants entrant dans le cadre de la mise en œuvre du Pvi. Si elle arrivait à prendre ce marché, ce qui ne serait qu’une formalité,  Bénin control aura réussi

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Bénin : Patrice Talon caporalise la classe politique

Bénin : Patrice Talon caporalise la classe politique

Le chef de l’Etat travaille à mettre sous ses talons la classe politique. Alors qu’il a rencontré les députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp), dans la soirée du mercredi 08 novembre 2017 pour s’expliquer sur le dernier remaniement, il a affiché sa volonté d’avoir une main mise sur les politiques.

Patrice Talon se sent bien à l’aise avec les députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Répondant à leur appel pour couper la poire en deux dans ce qu’il convient d’appeler brouille au sein des députés favorables à ses actions après le remaniement ministériel intervenu vers la fin du mois d’octobre, le chef de l’Etat a usé de tact pour ‘’dompter’’ ces derniers.

Au cours de la rencontre à l’allure d’explications sur le dernier remaniement du gouvernement, Patrice Talon a exposé sa vision dans la perspective des élections législatives de 2019. La bonne nouvelle qui a réjoui les députés du Bmp, est l’engagement pris par le locataire de la Marina, de financer la campagne des députés de la mouvance, pour éviter d’avoir maille à partir avec un groupe de députés très remontés pour n’avoir pas été appelés au gouvernement 2. C’est-à-dire que les dépenses financières entrant dans le cadre des élections législatives de 2019 sont à la charge du président Talon. C’est alors que les députés ont changé de posture avec l’assurance d’être réélus grâce au soutien financier du président de la République.

Patrice Talon, plus conciliant

Les explications du chef de l’Etat aux députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) sur le remaniement du gouvernement, ont permis d’apaiser les esprits. C’était à travers un moment de convivialité qu’il a eu avec ses députés dans une ambiance très amicale selon nos sources. Au menu de cette rencontre tenue à Cotonou, on peut noter les débats sur le remaniement ministériel qui a fâché certains. Il était de bon ton que le chef apaise ses poulains, ce qui est apparemment fait… Les principes sur lesquels il s’est basé pour écarter les députés du Bmp, sont

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Procès de la Renaissance du Bénin : Les juges et les avocats des frondeurs se sont volatilisés

Procès de la Renaissance du Bénin : Les juges et les avocats des frondeurs se sont volatilisés

(L’indignation du bâtonnier Robert Dossou) Pour une énième fois, l’audience sur le procès Rb qui dure depuis juillet 2017 a été reportée. Beaucoup pensaient dans l’opinion publique que le verdict allait tomber hier mercredi 08 novembre, à l’issue des observations du ministère public comme souhaité lors de l’audience du lundi 06 novembre dernier, par Gilbert Togbonon le nouveau procureur de la République. Mais hélas ! L’audience a été reportée après une longue attente des avocats de Léhady Soglo et des personnes venues assister au procès.

Le suspense continue et il faudra peut être attendre des jours encore pour connaître l’issue de la scission qui a fait naitre deux camps à la Renaissance du Bénin depuis juin.

Hier matin à l’ouverture de l’audience, les avocats de la défense c’est-à-dire du camp dit des ‘’frondeurs’’, notamment Me Filibert Béhanzin, ont rappelé la jonction des trois (03) autres procédures à celle qui est en cours, pour que le juge en tienne compte. Me Alfred Bocovo des demandeurs réplique automatiquement et précise qu’il a offert son désistement dans le principal dossier en cas de jonction, et donc que la procédure accessoire subira le sort de la principale.

Après ces interventions, la formation collégiale s’est retirée pour apprécier. Elle reviendra plus d’une demi-heure après pour déclarer éteintes deux (02) des trois (03) autres procédures pour lesquelles les avocats de Léhady Soglo ont offert leur désistement. Eudoxie Ackapo, ses accesseurs et le premier substitut du procureur de la République, ont une fois encore renvoyé l’audience, à 15h cette fois-ci, en attendant les observations du ministère public.

Effectivement, à quelques minutes de l’heure indiquée, la salle d’audience était déjà pleine. Me Robert Dossou, Alfred Bocovo, Nadine Dossou et autres, étaient visiblement prêts et n’attendaient que le juge pour l’ouverture et la suite du procès. Du côté de la défense, on ne voyait que Me Filibert Béhanzin qui quittera la salle quelques minutes plus tard. Les allers-retours et quelques échanges à tue-tête entre les avocats des demandeurs, faisaient croire à l’assistance que bientôt la formation collégiale va apparaître pour rendre sa décision. Mais en vain, ils ne viendront pas jusqu’à ce qu’à 17h20, Robert Dossou et les siens très déçus décident de quitter la salle. A sa suite, la salle d’audience s’est automatiquement vidée.

Une heure plus tard, c’est-à-dire autour de 18h30, on apprend que le juge serait venu et qu’il aurait reporté l’audience pour un autre jour. Une situation qui entraine davantage de flou autour de ce procès dont le verdict n’est peut-être pas pour demain. Il faut rappeler qu’à la sortie, Me Robert Dossou n’a pas manqué de faire part de son étonnement et son indignation face à ce qui se passe. Aux dernières nouvelles, on apprend que les avocats de la défense auraient écrit au président par intérim du tribunal, pour récuser le trio de juges qui est sur le dossier.

Il faut rappeler que le lundi dernier, les différents protagonistes de la crise étaient à nouveau devant le juge Eudoxie Ackapo et ses accesseurs, au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Bien sûr, après la suspension jusqu’à fin décembre de la grève des greffiers.

Tout était prêt pour qu’elle donne la sentence ce jour-là sur la procédure en délibéré. Mais à la surprise générale des avocats des demandeurs, le ministère public représenté par le procureur de la République près le tribunal de Cotonou, Ulrich Gilbert Togbonon, a souhaité le rabat du délibéré. Mieux, il a ordonné la jonction de la procédure en référé à la procédure en délibéré, afin de lui permettre de faire ses observations. Les parties impliquées dans ce dossier sont invitées à se présenter à nouveau devant le juge le mercredi 08 novembre 2017 à 10h pour la suite.

La colère et l’indignation du bâtonnier Robert Dossou

« … Nous sommes dans le vague, que se passe-t-il ? Nous ne

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Filière coton au Bénin : Talon, seul et unique patron

Filière coton au Bénin : Talon, seul et unique patron

Concurrents piégés, persécutés et écartés. Appel d’offres pour les intrants taillés sur mesure et gagnés par la même société, sabotages des rares usines des concurrents. Tel est le visage présenté actuellement par la filière coton.

Depuis avril 2016, on assiste progressivement au retour du monopole du privé dans la filière coton, avec les sociétés et entreprises appartenant à Patrice Talon. Le rachat de l’usine d’égrenage de Nikki appartenant jadis à Martin Rodriguez, en est une parfaite illustration.

La vente aux enchères de l’usine d’égrenage de Nikki le lundi 06 novembre passé, bien que l’aboutissement d’un processus légal de saisie et de vente de l’usine, est une très mauvaise information pour l’économie béninoise. Elle tue définitivement la libre concurrence -principe sacro-saint du libéralisme économique choisi par le Bénin à la sortie de la conférence nationale en 1990-, et fait du Bénin une destination à haut risque pour les opérateurs économiques. En effet, cette décision écarte de la filière l’un des concurrents les plus craints par Patrice Talon, alors homme d’affaires. Maintenant donc, Patrice Talon et sa galaxie peuvent se frotter les mains pour avoir réussi à devenir le seul maître à bord. Car, bien que devenu président de la république, Patrice Talon continue à faire les affaires par le truchement de ses nombreuses sociétés dont il a confié la gestion temporelle à son ami Olivier Boko et ses héritiers.

Ces sociétés gagnent allègrement des marchés d’Etat surtout dans la filière coton. Depuis l’année dernière, c’est la Sodeco qui gagne tous les lots conçus pour la livraison des intrants agricoles. Or, il y a le débat sur l’actionnariat de cette société qui n’est pas vidé. En 2015, à l’époque des brouilles entre le président Boni Yayi et Patrice Talon, la question des 17,5% d’actions appartenant au public et portés par la Société commune de participation (Scp) de Patrice Talon est évoquée. C’est grâce au portage de

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Affaire BIBE au Bénin : Dramane Diatema plonge davantage la Cnss et le gouvernement

Affaire BIBE au Bénin : Dramane Diatema plonge davantage la Cnss et le gouvernement

L’affaire de placements hasardeux à la Bibe révélée par le Conseil des ministres du jeudi 02 novembre passé, continue de connaître des rebondissements. Au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée hier, le Directeur général de Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) Dramane Diatema, a usé d’arguments légers et discutables. En voulant plonger Laurent Mètongnon, la risée du gouvernement, il a plongé plutôt la Cnss et le gouvernement.

Le visage présenté par Dramane Diatema à la fin de sa conférence de presse hier, est celui d’un homme rassuré, soulagé. Il venait d’accomplir une mission difficile : celle de plonger Laurent Mètongnon. Cet ex-président du Conseil d’administration de la Cnss est l’objet, depuis le conseil des ministres du jeudi 02 novembre passé, d’un vaste complot médiatique visant à saboter son image. Pourtant, lorsqu’on se met à analyser les arguments tenus par le Dg Diatema, on se rend compte qu’il a failli à sa mission… Et ce n’est qu’un euphémisme de le dire. Disons le d’emblée, il a plongé et la caisse et le gouvernement. En effet, en répondant à Laurent Mètongnon -accusé par le Conseil des ministres d’avoir reçu des retro-commissions–, il a exposé davantage la caisse et aggravé les inquiétudes des travailleurs de la maison.

A écouter Diatema, c’est parce que des placements hasardeux ont été fait en 2014 et 2015 que la société a été contrainte d’entrer dans l’actionnariat de la société. Cet argument est si léger et si indigne du Dg d’une caisse nationale de solidarité, au point où on se demande si le Dg maitrise réellement de quoi il s’agit. Il dit -parlant du Dg-, que la nouvelle équipe dirigeante a décidé de « retirer les sommes placées ». C’est donc à ce moment qu’elle se serait rendu compte de la difficulté de cette procédure. La banque leur ayant notifié qu’en retirant les fonds placés ils exposent la banque à la fermeture, et que par conséquent les fonds placés pourraient partir en fumée… Pour sauver les 15 milliards restants, la Cnss avait intérêt à sauver la banque. Ce qu’elle a fait en entrant dans l’actionnariat pour un montant de 4 milliards. Le Dg précise qu’une décision de justice les avait, entre temps, contraints à faire des souscriptions nouvelles et à ne pas déduire l’acquisition de nouvelles actions de leurs avoirs placés en dépôt à terme (Dat).

Cet argumentaire souffre de plusieurs insuffisances. En dehors du fait que le Dg n’informe guère sur le pourcentage de l’actionnariat concerné par les 4 milliards, on peut bien s’interroger sur la pertinence de cette action. Et c’est là qu’on note que la nouvelle équipe dirigeante a aussi imprudemment agi. L’entrée dans l’actionnariat n’est basée sur aucune étude technique. Sur la base de quoi ont-ils contracté avec ce montant ? De combien s’agit-il exactement ? Quels sont les risques d’un tel investissement ? En tout cas, le Dg n’en a rien dit. Plus grave, si la banque est incapable de restituer une partie du dépôt, c’est qu’elle est dans une situation critique. Ceci dit, en acquérant ces actions, la Cnss a fait une opération plus hasardeuse et plus dangereuse que

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Affaire Didier Ollé-Nicolle : Le Bénin a payé sa "rançon"

Affaire Didier Ollé-Nicolle : Le Bénin a payé sa "rançon"

Ce lundi 31 octobre 2017, le président du bureau transitoire et consensuel de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharafou, a annoncé que le Bénin vient de payer la somme due à Ollé-Nicolle. Avec le licenciement abusif de l’ancien sélectionneur du Bénin, Didier Ollé-Nicolle, le Bénin était astreint à payer 136,143 millions.

« Le gouvernement de mon pays vient de nous surprendre agréablement. L’affaire Didier Ollé-Nicolle est désormais conjuguée au passé », s’est fondu Anjorin Moucharafou, président du Bureau transitoire et consensuel de la FBF, ce lundi 31 octobre 2017 à l’issue d’un point de presse. Il a indiqué que, informé de l’affaire il y a 30 jours environs, le gouvernement béninois par son président Patrice Talon et son ministre de la Culture, des loisirs et sports Oswald Homéky, vient de soulager la FBF et tous le peuple.

L’affaire Ollé-Nicolle est issue de la rupture unilatérale du contrat de l’ancien entraineur des Ecureuils du Bénin par l’ancien ministre des sports Safiou Idrissou Affo, et l’ancien directeur du Fonds national pour le développement des activités de jeunesse, de sport et de loisir, El Farouck  Soumanou. L’affaire a été portée devant la Fifa par le français Didier Ollé-Nicolle pour motif de rupture abusive de contrat et de salaires non payés. Le technicien français a exigé de la FBF le paiement du solde de ses deux ans de contrat au titre de rupture abusive (une amende de 13.000 euros + le versement des deux ans de contrat au titre de rupture abusive, ce qui selon des informations fait près 113 millions).

La Fifa avait donné un délai de trente jours (à compter du jeudi 3 août 2017), faute de quoi le Bénin serait exclu de toutes ses compétitions à venir… Une décision à prendre le 02 décembre 2017, normalement.

Le gouvernement sauve le Bénin

Si rien n’était fait par la partie béninoise, l’équipe nationale du Bénin aurait été disqualifiée des Éliminatoires de la CAN 2019. Conséquences, les Ecureuils du Bénin n’allaient pas effectuer le déplacement de Lomé en mars 2018, pour le compte de la deuxième journée de ces éliminatoires.

« C’est ainsi pour permettre de continuer et de réaliser notre plan, pour qu’en mars 2018 nous puissions conduire l’équipe nationale au Togo et de mieux sécuriser notre qualification pour la CAN 2019. C’est donc pour honorer cette rencontre que le gouvernement a procédé au paiement de 136,143 millions à la commission de discipline », a informé Anjorin Moucharafou.

Il a précisé que tous les documents ont été envoyés au secrétaire général de la Fifa, à la commission de discipline de la Fifa, à l’avocat de Didier Ollé Nicolle, au secrétaire général de la Caf, avec copie au ministre du Tourisme, de la culture et des sports, Oswald Homéky.

Le Bénin paie pour l’amateurisme de Safiou Affo et El Farouck

Une fois encore le Bénin paie le prix fort à cause de l’incompétence, l’amateurisme et surtout les intérêts égoïstes des responsables de l’ancien régime. Tout est arrivé à cause

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Bénin : Talon renforce sa position pour contrer Yayi dans la 8e circonscription

Longtemps attendu, le 2e gouvernement de l’ère de la rupture a été dévoilé le Vendredi 27 Octobre dernier. L’entrée de certaines personnalités dans ce gouvernement suscite des commentaires. C’est le cas de Samou Séidou Adambi qui est perçu pour certains comme l’arme de Talon pour préparer la riposte électorale face à Yayi lors des législatives de 2019.

Charles Toko, Rachidi Gbadamassi, Samou Séidou Adambi. Voici le trio que certains présentent comme les hommes ligne de Patrice Talon, destiné à contrer Boni Yayi pour les législatives de 2019, à Parakou et dans la 8e circonscription électorale. Charles Toko maire de Parakou, nourrit l’ambition de siéger à l’hémicycle. Etant proche du chef de l’Etat, il est possible que son vœu se réalise.

Samou Séidou Adambi, avec sa casquette de ministre, peut être le bon joker face aux candidats de Yayi. Il est probable que les 4 députés de la circonscription qui siègent actuellement au parlement, soient aussi de la compétition : Robert Gbian, Adam Bagoudou, Rachidi Gbadamassi et Amadou Issifou, tous membres du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). L’ancien président de la République, Boni Yayi, est annoncé dans la même circonscription pour être candidat aux législatives qui s’annoncent à grand pas. Selon les indiscrétions, le président Patrice Talon a choisi Samou Adambi, probable challenger de Boni Yayi, qui pourrait constituer un adversaire de poids contre l’ancien Président.

Selon les mêmes sources, l’ambition de Boni Yayi de se présenter aux législatives à venir donne de l’insomnie au tonitruant député Rachidi Gbadamassi, « professeur agrégé de pratique politique ». Depuis des mois, ce dernier fait des

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Entretien exclusif avec Candide Azannaï : « Le Ravip regorge de pièges et de suspicions »

Le 07 octobre 2017 au cours du Conseil national de son parti « Restaurez l’espoir » à Abomey, Candide Azannaï avait annoncé urbi et orbi qu’il sera désormais dans l’opposition face à Talon.

Quelques semaines après, il annonce les couleurs à travers une interview exclusive accordée à Nouvelle Tribune. Avec son sens critique habituel, il décrypte le Ravip depuis sa genèse jusqu’à sa mise en œuvre. Selon lui, ce projet conduit à pas de charge par le gouvernement, recèle bien des pièges. Pour autant, il ne demande pas son boycott mais conseil aux populations de s’en  approcher avec « vigilance et réserve ».

Sa voix et son discours manquaient au débat politique actuel. Depuis près de sept mois qu’il a rompu les amarres avec son ancien ami devenu président de la république, Candide Azannaï se faisait toujours désirer. L’homme qui a décidé de respecter les pratiques républicaines en matière d’obligation de réserve, est désormais prêt à mettre fin à l’état de grâce accordé au pouvoir Talon. Hier soir, il a enfin accepté de nous accorder une interview. Plat de résidence : le Ravip. Au début, il insiste sur le rôle de l’opposition -dont il est désormais membre-, et fait une clarification importante.

« On ne parlera que du Ravip ce soir. Nous irons pas à pas. Si nous disons tout maintenant, nous allons nous perdre ».

L’entretien a eu lieu dans l’un des bureaux du parti qu’il désigne ironiquement par « atelier », son secrétaire général l’honorable Guy Mitokpè, à côté. Il parle d’abord de l’opérateur technologique –Safran-, et rappelle que cette société française basée à Issy les Moulineaux -banlieue parisienne-, a été choisie après un gré à gré signé en novembre dernier, alors même que la loi sur le Ravip n’était pas votée et qu’elle est chargée de collecter des données personnelles, des empreintes digitales et faciales des citoyens, comme Morpho Dys à l’aéroport.

Analysant la loi sur le Ravip, il décèle beaucoup d’anomalies, beaucoup de pièges et ravive les soupçons. Il constate qu’elle viole plusieurs articles du Code électoral, dans la mesure où l’Agence nationale de traitement (Ant), structure technique conçue pour l’actualisation de la Lépi, est détournée vers le Ravip, lequel ouvre aussi une fenêtre dangereuse sur la Lépi à travers son article 13. Sa commission de supervision aussi pose problème, puisqu’elle est totalement déséquilibrée, étant composée de 2 hommes politiques de l’opposition contre 16 pour la mouvance (députés, ministres et conseillers du Chef de l’Etat).

Ceci est un recul grave, puisque les commissions politiques de supervision ainsi que la Cena, sont aujourd’hui des institutions paritaires (opposition et mouvance, même nombre). Selon lui, si on prend en compte le fait que le Cos Lépi n’est pas installé, il y a des raisons de croire et de dire que « le Ravip est venu pour mettre fin à la Lépi ». Il fait sept propositions pour corriger ces lacunes et invite les populations à s’en approcher avec vigilance et réserve.  Interview.

Aujourd’hui, sur toute l’étendue du territoire national, le recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), a commencé. Qu’est-ce que vous reprochez à cette opération ?

Je vous remercie pour cet entretien. Nous sommes en politique. Et en politique, ce qui est très important c’est le discours. Au-delà du discours, les actes sont aussi importants en politique. Et il doit y avoir un lien entre le discours et les actes pour avoir nécessairement une traçabilité entre l’état démocratique, l’état citoyen et l’état social. Or, si le discours est flou, si le discours et les actes bafouent la loi, on peut porter atteinte aux liens entre l’état démocratique, l’état citoyen et l’état social. Donc le discours sur le Ravip est de cette nature, c’est un discours flou. Le caractère flou de ce discours amène à se demander pourquoi ce discours est flou. Et en voulant y répondre, on observe un rejet d’une loi qui existait déjà. Alors, il est important que nous nous interrogions sur ce qui se passe.

De votre interrogation sur le Ravip, qu’avez-vous trouvé ?

De manière générale, le Ravip c’est la mise en œuvre d’une loi qui a été votée pratiquement en juin 2017, et qui porte sur l’identification des personnes physiques en République du Bénin. L’objectif ici ne sera pas d’expliquer la loi, mais de l’étudier, de l’analyser par rapport à la loi portant code électoral en République du Bénin, la loi 2013-06 du 25 novembre 2013. C’est une lecture croisée, analytique de la loi portant code électorale, et de la loi sur l’identification des personnes physiques, pour faire ressortir les interphases de litige.

Quels sont ces interphases ?

Pour en parler, il faut partir des faits. Si nous prenons les faits relatifs à la loi portant code électoral, loi 2013-06 du 25 novembre 2013, les faits en question concernent la liste électorale qui est un segment central de l’organisation d’une élection politique. Au Bénin, il existe une liste électorale permanente, la Lépi. Il existe un cadre organique de gestion de la liste électorale permanente, prévu par le titre 3 du livre 2 du code électoral. La loi a créé un cadre organique de gestion du fichier électoral national et d’établissement de la Lépi, et il faut se référer aux articles 219 et 220 du titre 3 sus évoqué. Et là vous allez constater les faits suivant : l’existence du Cos-lépi, sa composition politique consensuelle paritaire à raison de 4 députés pour l’opposition et 5 pour la majorité ; l’obligation de sa mise en place le 1er juillet de chaque année.

Vous allez voir dedans que le Cos-lépi est chargé de définir les orientations stratégiques de l’Agence nationale de traitement (Ant), que le Cos-lépi doit superviser cet organe technique créé dans le cadre de la Lépi. L’Ant n’est pas une structure isolée, elle est créée dans le cadre de la lépi. Mais ici, les faits c’est que cet organe est détourné de sa mission d’origine. Les faits aussi, c’est que cet organe Cos-lépi n’est pas installé jusqu’à ce jour. Pendant que le Cos-lépi n’est pas installé, l’Ant est désorientée vers une mission de recensement administratif, au détour d’une acrobatie législative à travers la loi 2017-08 du 19 juin 2017, portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Au total, par ces faits il est établi que l’installation du Cos-Lépi est empêchée, et que l’Ant est détournée vers d’autres missions. Comme conséquences, nous assistons à une atteinte fragrante à l’organisation des prochaines élections politiques dans notre pays, et c’est ça le problème puisqu’on a dit qu’il faut une liste permanente ; cette liste a une durée de vie d’au moins 10 ans, et nous sommes là, on met cette loi sous veilleuse et puis on engage un autre processus. Donc c’est l’organisation des prochaines élections qui est attaquée.

D’autres faits outre ceux liés au Code électoral

Il y a les faits liés à la dernière loi votée, la loi 2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin. Les faits en question concernent le Ravip, et ils ont trois vices au moins. Il y a les vices liés aux conditions de passation des marchés ayant pour objet le Ravip ; les vices liés aux non-dits concernant la fiabilité du projet Ravip ; les vices liés à l’hybridation du recensement administratif et l’actualisation de la lépi.

A l’examen, on est en droit de se poser moult questions sur la conclusion d’un marché gré à gré, ordonné par le gouvernement sous l’instigation du président de la république, des mois avant la loi portant sur l’objet principal de ce marché qu’est le Ravip, ne soit votée. Est-ce que cela n’étonne personne que dès sa prise de fonction, le chef de l’Etat a pris contact avec les responsables de la société que vous connaissez, vous avez vu ses images partout, il était accompagné de quelqu’un que vous connaissez parfaitement, et une fois cela fait, dans la même année le marché a été signé gré à gré.

Et c’est bien longtemps après, dans l’année qui a suivi, que la loi est votée. C’est à dire qu’on passe un marché sur un objet qui n’existe pas légalement, et qu’on va régulariser l’objet par voix législative alors que cet objet porte sur des choses sensibles notamment les élections. C’est un problème qui est posé.

Les faits aussi, c’est que la société dont on parle, la société Safran, a été choisie gré à gré. C’est aussi que Safran et Morpho Dys s’associent généralement. Et qu’au Bénin il existe une société dénommée Morpho Dys dans laquelle est présent un proche du chef de l’Etat. C’est quoi Morpho Dys ? Il faut d’abord dire que Morpho Dys a reçu dans des conditions qui ressemblent à un passage en force, le marché de capture des empreintes biométriques de tout voyageur à l’entrée et à la sortie de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou.

Mais si nous laissons d’abord en attendant d’y revenir plus sereinement les structures chargées de la lutte contre la corruption approfondir les entorses à la morale des passations des marchés publics, il ne paraît pas sain que MorphoDys qui traque les empreintes à l’aéroport et que ce soit Safran orienté par gré à gré dans le ravip en fasse autant dans le cadre du recensement administratif initial orienté vers la mise entre parenthèses ou la mise sous éteignoir de la Lépi. Il faut résumer ceci.

Le chef de l’Etat voyage avec quelqu’un, son ami proche. Le proche revient quelque jours après et on découvre que lui il a Morpho Dys et s’est positionné à l’aéroport entre autre, et qui est chargé de capter les empreintes digitales et spatiales, à l’aller comme au retour. Dans le même temps, Safran prend par gré à gré un marché qui n’est pas pour l’aéroport, mais qui est pour le recensement de toutes les personnes au Bénin, avec capture des mêmes choses que Morpho Dys fait à l’aéroport, safran va le faire sur tout le territoire. Nous évoquons l’intérêt à se pencher sur le Ravip, parce que pouvant être nuisible à l’organisation des élections transparentes, donc crédibles et concurrentielles. L’un des critères majoritaires d’une démocratie, c’est les élections mais pas n’importe quelle élection, libre, transparente, fiable et véritablement égalitaire et concurrentielle.

Nous observons dans ce jeu qu’on a isolé l’Insae. Mais pour ne pas faire comprendre que l’Insae est isolé, on lui donne une petite attribution sachant bien que c’est un fonctionnaire. Sur les faits, nous voyons qu’il y a aussi détournement

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Remaniement ministériel au Bénin : Talon sur les traces de Yayi

Son discours de campagne a pourtant marqué une rupture fondamentale avec l’ère Yayi. Mais depuis qu’il est au pouvoir, Patrice Talon n’a pas changé grand chose. Ni les hommes, ni les pratiques, ni même la méthode n’ont guère changé. La formation de ce dernier gouvernement avec le retour de quelques caciques de l’autre régime, fait rappeler les couacs et les non-dits d’antan.

Le nouveau gouvernement du président Patrice Talon nous projette près de cinq ans en arrière. Il nous donne l’illusion de revivre les années Yayi. Tant le gouvernement-ci présente de grandes similitudes avec ceux de son prédécesseur. Ce dernier avait réussi à instaurer en son temps la clochardisation de la fonction ministérielle. Ecclésiastes en manque de fidèles, mouchards en quête de prébende, micro-politicards maîtrisant à peine leur village, zélateurs du chef… Tous y avaient leur place. On y a retrouvé de temps en temps des hommes qui avaient du cran. De vrais gens qui pratiquent la politique telle une science, et des technocrates à notoriété aussi y sont de temps en temps présents pour servir de caution à ces différents gouvernements.

Yayi n’avait pas de logique pour former ses gouvernements. Il y allait avec ses humeurs, son esprit de vengeance et les contingences du moment. Il les dégommait aussi selon les mêmes principes.

L’un pour avoir nommé un Directeur de cabinet indésirable, l’autre pour avoir manqué un conseil de ministres un dimanche, un autre pour avoir refusé d’endosser une faute qu’il a commise lui-même. Ce canevas tracé par Boni Yayi semble bien inspirer Patrice Talon. Bien que la rupture qu’il prône tranche avec le changement de son prédécesseur et semble se positionner comme sa rectification, il n’est pas moins surprenant qu’il en copie quelques habitudes. D’ailleurs, il en récupère quelques têtes.

Ce nouveau gouvernement renforce le nombre d’anciens ministres de Boni Yayi. A Adidjatou Mathys, Alassane Séidou, Sacca Lafia, viennent s’ajouter Modeste Kérékou et Gaston Dossouhoui. Ce dernier avait été limogé pour l’affaire des intrants périmés (endosulfants), qui a occasionné une attaque des plants de coton par des insectes parasites appelés hélico verpa.

Au total, cinq ministres du gouvernement Talon sont des anciens ministres de Boni Yayi. Soit environ le quart. Ceci témoigne bien de l’affinité entre les deux régimes qui semblent être complémentaires sur

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