L’affaire fait actuellement grand bruit au Sénégal, il s’agit du mirobolant contrat de 187 milliards de FCFA qui lie la Senelec (Société nationale d’électricité du Sénégal) au groupe Akilee qui n’est autre qu’une filiale de la Senelec. En effet, un fort soupçon de corruption et de conflits d’intérêts règne autour du pharaonique contrat. L’affaire est tellement chaude que l’ensemble des enquêteurs financiers (Cour des comptes, Inspection générale d’État (IGE) et l’Ofnac (Office national de lutte contre la fraude et la corruption) ont été saisis.
Economie
Covid-19 au Bénin : L’indice du chiffre des affaires du mois de mars a chuté de 1,8%
Le coronavirus ébranle fortement les économies du monde. Le Bénin n’est également pas épargné par cette crise. Selon le bulletin de synthèse conjoncturelle du mois de mars 2020, l’indice du chiffre des affaires (ICA) du pays a chuté de 1,8% par rapport au mois précédent. Cette baisse est due aux difficultés que connaissent les branches « transports, activités des auxiliaires de transport et communication (-15%) ; Banques (-38,6%), hôtels et restaurants (-24%) et activités de fabrication (-10,4%) ».
Dette africaine : Ce que Wadagni et Diallo n’ont pas dit selon Nubukpo
L’économiste togolais Kako Nubukpo s’invite dans le débat sur la dette africaine qui défraie actuellement la chronique sur le continent.Qu’il vous souvienne que c’est le ministre béninois des finances qui a allumé la première mèche en avouant son hostilité à une annulation ou un moratoire sur la dette africaine, dans une tribune publiée dans le magazine Jeune Afrique. Romuald Wadagni s’est plutôt montré favorable aux Droits de Tirage Spéciaux (DTS)) du FMI pour aider l’Afrique à faire face à la crise sanitaire actuelle. Son homologue du Sénégal, acquis à la cause d’une annulation de la dette africaine passera également par une tribune pour essayer de démonter point par point les arguments avancés par l’argentier béninois.
Dette Africaine : la SG de l'OIF pour un moratoire et contre une annulation
C’est un débat qui se mène depuis quelques temps en Afrique. Faut-il solliciter des grandes puissances une annulation de la dette du continent ou un moratoire sur celle-ci ? Des pays comme le Bénin ont déjà manifesté leur désintérêt pour ces deux options préférant les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds Monétaire International (FMI) pour faire face à la crise sanitaire actuelle. La Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie est quant à elle, favorable à un moratoire sur la dette africaine. Elle l’a fait savoir dans une récente interview accordée à RFI et France 24.
Bénin : Komi Koutché craint une « opération de blanchiment de capitaux »
Le gouvernement béninois est très actif sur le marché financier régional depuis le début de cette année. Ce qui n’échappe pas Komi Koutché. L’opposant béninois estime à 5 le nombre de fois que le régime en place a eu recours à ce marché en 2020 . Ce qui l’intrigue, ce n’est pas la fréquence du Bénin sur cette place financière ; c’est plutôt la participation majoritaire de ses opérateurs économiques à la mobilisation des ressources financières.
Pourquoi le Bénin est proche d'une "catastrophe économique", selon Koutché
C’est un secret de polichinelle. Komi Koutché est l’un des plus farouches opposants au régime de Patrice Talon. En exil au Etats-Unis où il vit depuis quelques années, l’ancien ministre des finances de Boni Yayi s’est exprimé il y a quelques heures sur l’état de l’économie béninoise sur sa Web TV dénommée KK TV. Sans ménagement, l’ex argentier national a indiqué que son pays « n’est pas loin d’ une catastrophe économique ». Une affirmation qu’il a bien entendu, défendue.
L'Afrique du Sud va créer une compagnie aérienne après la faillite de South African Airways
Depuis quelques jours, le trafic aérien mondial est en stand-by et pour cause la pandémie du coronavirus fait rage. Même si certaines compagnies se préparent pour reprendre les vols, la compagnie South African Airways (SAA) ne pourra pas faire de même. Ce vendredi 1er mai, le gouvernement sud-africain a annoncé la création d’une nouvelle compagnie en lieu et place de South African Airways qui est dans un état comateux depuis quelques années. La compagnie a une dette évaluée à près de 10 milliards de rands obligeant l’Etat a fait des apports énormes (20 milliards de rands d »apports en trois ans) sans bénéfices.
L'avertissement sans précédent du PDG d'Air France aux voyageurs
Le prix des billets d’avion pourrait-il grimper ? C’est du moins ce qu’a affirmé le président de l’Association internationale du transport aérien et ancien PDG d’Air France, Alexandre de Juniac. Lors d’une interview accordée à un média français, il s’est montré très préoccupé concernant le futur du transport aérien. Son intervention s’est accentuée sur l’éventuelle neutralisation des places centrales, dans les rangées d’avion, dans le but de faire respecter la distanciation sociale, pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Face à une telle décision, Alexandre de Juniac a averti qu’elle aurait des conséquences. Le président de l’association internationale du transport aérien a indiqué que faire voler un avion rempli au 2/3 n’est pas profitable.
Amazon : Jeff Bezos avertit les actionnaires d'une perte à venir
Jeff Bezos a été très clair. En effet, même si les revenus d’Amazon ont grimpé de 26% au cours des trois premiers mois de l’année, le PDG de l’entreprise a affirmé que pour la suite de l’exercice 2020, la situation pourrait rapidement évoluer, et ce, dans le mauvais sens. En effet, les revenus enregistrés pourraient être sapés à cause de la crise sanitaire.
Covid-19 : Boni Yayi favorable à l’émission des droits de tirage spéciaux pour l’Afrique
On l’oublie souvent, mais avant d’être président de la République du Bénin (2006-2016), Boni Yayi était patron de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et de surcroît docteur en économie. Il nous le rappelle dans une tribune publiée hier soir dans le quotidien le Monde Afrique. Loin de la guerre d’opinion que se livrent Romuald Wadagni et Tidjane Thiam, Boni Yayi présente un raisonnement fondé sur l’urgence de mobiliser de nouvelles ressources pour permettre à l’Afrique de financer la riposte contre la crise engendrée par le coronavirus.