La revoici la bataille autour de la Constitution. Le dernier quinquennat de Mathieu Kérékou a eu la sienne. Elle n’était pas alors peu animée. Elle était surtout ponctuée de ces affiches mémorables qui ont fleuri, un matin, dans toutes nos grandes villes : « Touche pas à ma Constitution ». Des affiches auxquelles Reckya Madougou, alors membre en vue de la Société civile, aujourd’hui ministre de la République, a définitivement attaché son nom.
Opinion
L’athlétisme béninois: un pari à gagner
Un honneur que les Béninois ne peuvent pas encore apprécier à sa juste valeur : la mission confiée au Bénin d’organiser le 18ème championnat d’Afrique d’athlétisme. Cela coïncidera avec le 100ème anniversaire de la Fédération internationale d’athlétisme. Ce sera le 12 juillet 2012.
Mais déjà, comme pour ouvrir le ban, le Bénin procèdera le 26 juin 2012, plus précisément à 16 heures, au stade Charles De Gaulle de Porto-Novo à l’ouverture officielle du 18ème championnat d’Afrique d’athlétisme. A ce jour, 36 pays sur 56 ont déjà formellement donné leur accord. Le compteur des participants, athlètes et officiels, affiche déjà 1307 personnes.
Destin de chefs africains
Comparaison n’est pas raison. Il reste, cependant, qu’en comparant le parcours de certains chefs africains d’avant l’ère coloniale avec celui de certains autres, de l’ère des indépendances, on est tenté de se donner des raisons pour se convaincre d’une vérité. L’Afrique, hier comme aujourd’hui, a joué et joue perdant. L’Afrique, hier comme aujourd’hui, n’a pas eu et n’a toujours pas le beau rôle.
Révision de notre constitution: ne nous trompons pas de combat
Le débat sur la révision ou non de notre constitution du 11 Décembre 1990 a quitté le stade d’intention et est rentré dans la phase de faisabilité et est même inscrit dans les points à débattre à la session extraordinaire (pourquoi?) de l’Assemblée Nationale ouverte le 19 Mars dernier. En ma qualité d’abord de citoyen ensuite d’homme politique engagé, je ne saurais rester indifférent à une telle initiative qui réglemente ma vie de citoyen béninois.
Je dis d’emblée que je suis pour une révision amendement de notre constitution du 11 Décembre 1990. Dans mon esprit et dans mon entendement, je suis viscéralement opposé à toute logique de ruse pour des objectifs inavoués et à dessein.
Des fruits qui demeurent
Déjà Jour J + plus de quatre mois Il s’agit du jour J de la visite du Pape Benoît XVI an Bénin. Ce jour était le point de convergence, le terminus ad quem de tant et tant de mobilisations, de voyages, de concertations, de dépenses, et le point de déploiement, le terminus a quo de tant et tant de grâces, de leçons, de fruits. Si la page est déjà tournée, fut bien vite tournée par les médias, ce qui est tout à fait normal (ils en reparleront peut-être à l’an 1 de cette visite), il s’agit pour l’Afrique et le Bénin en l’occurrence d’en écrire de nouvelles pages de leur histoire. Je me garde d’abord de parler de l’Eglise en Afrique et au Bénin. Car le Saint Père est venu en terre africaine du Bénin pour toute l’Afrique, pour tous les Africains noirs ou blancs, de toutes religions, de toutes conditions sociales.
Etre chrétien, aujourd’hui, dans la Cité
Elle ne sait pas faire du tam-tam. L’Eglise catholique du Bénin, sans tambour ni trompette, vient de se signaler à l’attention des Béninois par une entreprise d’envergure: les Assises catholiques sur l’engagement du chrétien dans la cité. Une entreprise pharaonique par l’ampleur des tâches à engager, le niveau des investissements à consentir.
La constitution : un chantier national
Donnons raison à Alfred Sauvy (Citation) : « Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets ». (Fin de citation). Avec la révision de la Constitution qui se profile à l’horizon, il y a bien lieu de nous demander dans quel pays sommes-nous au Bénin.
Un pays de citoyens, peuplé de personnes élevées à la dignité d’êtres humains, capables, par conséquent d’élever leur conscience à la hauteur de leurs responsabilités, de leurs droits et de leurs devoirs. Un pays de sujets, peuplé de personnes soumises à une autorité souveraine, de personnes qui ne disposent d’aucune marge d’initiative. Ni pour penser, ni pour réfléchir, ni pour agir.
La foire à la révision de la constitution
Bâclée, elle l’était. La liste électorale permanente informatisée (LEPI) qui a servi à organiser deux consultations politiques majeures, était d’une élaboration approximative, contestable et problématique. Le Chef de l’Etat a dû le reconnaître. Il a, en effet, demandé pardon à la nation pour de graves dysfonctionnements qui ont tourné notre LEPI en un piètre gadget. Entre l’outil de performance dont nous avons rêvé et l’espèce de machine à broyer le suffrage des électeurs qu’on nous a fourgué, la LEPI mériterait que nous portions longtemps le deuil.
Faire échec au spectre de l’année blanche
Ne parlons pas de malheur. L’invalidation de l’année scolaire, suite à la grève des enseignants du secondaire public, serait un échec pour toutes les parties prenantes à la crise actuelle de l’école. Quand des partenaires discutent à perdre haleine sans parvenir à faire l’accord sur leur désaccord, c’est que l’échec sonne à la porte de chacun d’eux. Avec des effets collatéraux incommensurables. Vous avez dit année blanche ?
Révision de la Constitution du 11 Décembre 1990 : pourquoi il faut dire non
Depuis l’élection présidentielle de Mars 2011, le Président de la République et ceux qui le soutiennent ont embouché la trompette de la refondation. Ce nouveau concept apparu quelques mois avant le scrutin n’a jamais connu un début de vulgarisation quant à son contenu, encore moins de clarification pour la compréhension du peuple. Il paraît que c’est un ensemble de réformes qui seront mises en œuvre, au centre desquelles se trouve la révision de la constitution du 11 Décembre 1990.
A propos de la nébuleuse du traitement salarial de Boni Yayi : la gouvernance d’Etat au Bénin donne à réfléchir
Depuis son avènement à la tête de l’Etat du Bénin, le 06 Avril 2006, il y a eu rarement de débats au sujet des émoluments du Chef de l’Etat, comme c’est le cas aujourd’hui. On se souvient qu’au cours d’une émission sur la chaine de télévision publique (l’ORTB), en 2007, le premier ministre actuel, Pascal Koupaki, alors ministre des Finances avait déclaré que le président de la République n’avait pas de salaire. Dans la foulée, l’information relative à l’augmentation substantielle des traitements des ministres avait été justifiée par le même ministre des Finances comme l’exigence d’une gouvernance exemplaire, qui devait conjurer les tentations de corruption, le salaire devant suffire à chaque ministre pour bien se sentir dans ses fonctions.
A propos du salaire du Chef de l’Etat
Rangeons- nous à l’avis officiel et autorisé de la ministre de l’Economie et des Finances. Dans un communiqué de presse, Mme Adidjatou Mathis renseigne sur les faits ci-après touchant au salaire et aux rémunérations du Chef de l’Etat. Nous apprenons notamment :
En attendant la prospérité nationale partagée
La crise du monde syndical des trois ordres d’enseignement du Bénin, on peut l’affirmer d’autorité, n’épargne personne. A moins de ne pas être un national du pays. Car, si pour certains, leurs mômes sont au frais et à l’abri des remous sociaux que vit l’école publique -pour les avoir inscrits dans des académies internationales sur place ou à l’étranger- il est évident que pour tous, il y a de la famille, à côté, qui se plaint du blocage de la situation des enfants.
Bénin: le trou noir numérique
Quel Béninois voudrait être à la place d’Urbain Fadégnon? Il s’agit du directeur général de Bénin Télécoms SA, la société à qui échoit la lourde responsabilité de gérer la fourniture de l’Internet sur toute l’étendue du territoire national. Une fourniture devenue aléatoire, problématique depuis le 7 janvier dernier. Un incendie, ce jour-là, a sévèrement endommagé les équipements de la société.
Trilogie - Deuxième Partie: Ouvrir les Yeux sur le Réel-Un Vécu à Partager!
« Si tu le crois, tu le verras… Et si tu le vois tu ne devras pas le dire… Mais, si tu ne le dis pas, tu ne seras Rien ! Alors, si tu veux vraiment Être en Existant Réellement, il faudra bien le dire un jour ou l’autre… Puisque tu le dis, c’est vrai ! Et comme c’est vrai, tu engages ton combat… Et lorsque ce combat est déjà engagé, malgré toi, alors tu te dois d’y mettre fin en te montrant plus fort qu’eux tous, car plus sage, car tu es une petite fille!»
2012: l’année africaine du Bénin
Le Bénin en l’an de grâce 2012. Les Béninois sont-ils conscients que leur pays, par un certain nombre d’événements marquants sera, cette année, le centre de gravité de l’Afrique ? Le pays ne s’est jamais offert, autant que cette année, une fenêtre aussi large sur l’extérieur, sur l’Afrique notamment. Le Bénin est en passe de s’imposer comme une destination continentale privilégiée.
En finir avec les grèves à répétition!
On ne compte plus le nombre de rencontres formelles et informelles, le nombre de débats télévisés, le nombre de marches et sit-in organisés, ici et là, ces trois derniers mois pour résoudre la crise qui secoue l’école publique au Bénin. Avec à chaque fois les mêmes acteurs et quelques autres, les syndicalistes d’un côté, les ministres responsables des ordres d’enseignement en plus du Premier ministre, coordonnateur en chef de toutes les négociations. Sans compter les multiples rencontres initiées par le chef de l’Etat, lui-même, au palais de la présidence avec tel ou tel acteur, à l’exclusion d’autres.
Silence! On tue le sport scolaire
Le 08 mars 2012, une nouvelle édition de la journée de la femme a été saluée. Beaucoup de joie, de chants, de couleurs pour agrémenter cette journée, que dis-je ce mois réservé à la femme ou tous les problèmes liés à sa vie sont appréhendés, débattus et font l’objet d’attentions particulières. Mes chères sœurs, cette année 2012, je nous demande de réfléchir sur l’activité sportive comme vecteur de développement pour les femmes. N’a-t-on pas coutume de dire : « Un esprit sain dans un corps sain ». Et pour qu’un corps soit sain, il est important de lui accorder toute l’attention nécessaire afin qu’il grandisse se développe harmonieusement.
Nos trois douloureuses
L’usage a consacré « Les trois glorieuses». Le Bénin est-il en passe de consacrer, à son tour, «Les trois douloureuses»? Allusion à trois foyers de crise qui affectent trois secteurs essentiels de la vie nationale. Le Port autonome de Cotonou. Ce poumon de l’économie nationale est malade du PVI, ce Programme de Vérification des importations destiné pourtant à lui donner des couleurs. L’Ecole. Elle est paralysée par une grève des enseignants du secondaire public. Enfin le football. La Fédération béninoise de Football n’en finit plus de s’engluer dans ses contradictions internes, avec le risque d’une mise en quarantaine du Bénin par la Fédération Internationale de Football Association (Fifa).
A propos de: «30 novembre 1972-28 février 1990 - De la pseudo-révolution à la démocratie de façade»
(La Nouvelle Tribune du vendredi 02 mars 2012 N°2283 – cliquez ici pour lire l'article) Un certain Gombo a bien voulu faire part de son point de vue sur la question, dans une rhétorique facile du “Politologue” qu’il s’est voulu être. Avec ses précisions et son apologie du Parti communiste du Bénin (Pcb), il ne fait aucun doute que ce monsieur fut ou serait membre de ce parti.
Le temps des reformes et du silence (suite)
Le Septentrion n’a jamais été absent aux joutes électorales présidentielles. Aussi voyons-nous émerger deux jeunes loups de la mouvance présidentielle, tous deux des universitaires doués : Soumanou TOLEBA et Nassirou ARIFARI BAKO. Et après ceux-là ? Décidément, c’est le temps des professeurs d’université : le second personnage de l’Etat ne dirait pas non apparemment s’il est encouragé à se lancer dans cette aventure. Quant à l’Ouémé-Plateau, ce sera Antoine Kolawolé IDJI, s’il a moins de 70 ans en 2016. Le Zou a ses deux frères ennemis : Léhady Vinagnon SOGLO et Lazare Maurice SEHOUETO. Marcel de SOUZA dont le nom est fréquemment cité à cause de son charisme personnel sera certainement au rendez-vous.
8 mars : du folklore à tout va
Les journées ONU ont ceci de particulier qu’elles se célèbrent en Afrique, particulièrement au Bénin, avec un mélange de mauvaise foi et d’indifférence. Depuis une vingtaine d’années, le 8 mars, « journée de la femme », est inscrit sur le calendrier des dates officielles, mais dans les faits, il se révèle comme une distraction folklorique. Avec une mise en scène déjà éprouvée, des acteurs aux profils établis, des décors convenus pour des résultats plus que squelettiques.
Les enseignants ne sont pas «des douaniers»
Boni Yayi ne finira pas de nous étonner. Alors que tous les ministres, à l’exception de quelques uns sont en tournée d’explication dans ce qu’il est convenu d’appeler «le Bénin profond» pour «faire comprendre aux populations que les enseignants ont tort de poursuivre la grève», voilà que le président de la République, lui-même, son excellence le Docteur Thomas Boni Yayi en visite à Gogounou, (extrême nord du pays) déclare sur un ton traînant et un rien langoureux de prédicateur qu’il affectionne être tant: «les enseignants, je vous aime!».