La honte est une émotion. Elle peut être liée à des complexes, mais aussi à des réalités socio-culturelles, ou politiques. Mais la honte est assez unique en ce sens qu’elle peut ne pas s’exprimer, suivant la personnalité de l’intéressé, son caractère, ou encore en fonction de la manière dont il perçoit le regard des autres.
Opinion
Après l’élection du bureau de l’Assemblée : sale temps pour les Fcbe
Un seul échec et tout bascule dans la division. Depuis le vote du bureau de l’Assemblée nationale, c’est le temps des accusations et des suspicions aux Fcbe. La galaxie politique au pouvoir n’arrive pas toujours à surmonter sa première défaite politique depuis 2006 et peut -être la cause de son déclin
Le Jour le plus long, la Nuit la plus longue
Nous avons vaincu la fatalité ! Ainsi pourrait-on affirmer après cette journée du mardi 19 mai 2015. Une journée doublée d’une longue nuit que vécurent deux groupes d’hommes et de femmes, enfermés dans une citadelle imprenable, le Parlement, véritable forteresse gardée par les forces de l’ordre qui veillaient à ce qu’aucun intrus ne vienne perturber le cours des événements qui s’y déroulaient.
Une démission en trompe l’œil
Dans une récente déclaration, l’ancien ministre Kassa a tenté d’expliquer sa démission du gouvernement, une démission qui, en vérité, s’apparente à un jeu habile de limogeage. Il a estimé que ce départ du gouvernement est une action de haute portée morale accomplie pour sauver l’honneur de la Patrie.
La République des premiers et des premières
Paradoxal Bénin. Voici un pays qui n’est premier en rien, mais un pays qui ne perd aucune occasion pour se mettre en pole position pour-ci et pour-çà, par-ci et par-là. Nous avons revisité l’actualité récente de notre pays et nous avons fait une pleine moisson de « premiers » et de « premières ». Ainsi, le Bénin reste le Bénin, à la fois sympathique et énigmatique, ouvert et ténébreux.
Hémicycle : Houngbédji président, plus rien ne devrait être comme avant !
Du duel annoncé entre Me Adrien Houngbédji et le ministre Komi Koutché, certains analystes et non des moindres n’ont voulu voir que le conflit entre deux générations. Le jeune et fringant ministre de l’Economie et des Finances de Boni Yayi avait la préférence de ceux qui pensaient que place devait être laissée à la jeunesse et Dieu sait si ce n’était pas le secret espoir de son mentor.
La radiographie du retard
Elles n’auront pas lieu à date échue. Les élections locales, communales et municipales viennent d’être marquées du sceau de l’un de nos péchés mignons : le retard. Comme si, en établissant le calendrier de nos principaux rendez-vous électoraux, les raisons justifiant un éventuel retard n’avaient pas effleuré les esprits. Au regard de quoi, saison de pluie et examens de fin d’année dans les écoles ont bon dos. Ayons, quant à nous, la lucidité nécessaire pour diagnostiquer cette maladie du retard qui nous ronge et qui nous mine.
S'indigner pour changer
Infernal week-end, tout au moins à Cotonou et à Porto-Novo. L’eau s’est faite rare. L’électricité s’est fait attendre. Le carburant s’est fait désirer. Quant aux connexions GSM et internet, c’est encore et toujours la même histoire. Pour un pays qui n’est pas en guerre, c’est la totale. C’est le signe d’une grave défaillance dans la gestion et dans la gouvernance.
Jacques Migan : les possibilités pour traduire Yayi devant la Hcj s’accroissent
La Constitution béninoise du 11 décembre 1990 prévoit en son article 53 : « Avant son entrée en fonction, le président de la République prête le serment suivant : Devant Dieu, les Mânes des Ancêtres, la Nation et devant le Peuple béninois, seul détenteur de la souveraineté ;
La philosophie du "Du gbè"
« Du gbè ». Littéralement, en langue fon, « Mange la vie ». Car, dans l’espace ethnoculturel du sud du Bénin, la plupart des communautés se font fort de « manger » tout ce qu’elles tiennent pour essentiel. Ainsi, « Edu gan », « il a mangé le pouvoir », pour dire qu’il a accédé au pouvoir. « Edu hugnan », « il a mangé la honte », pour dire qu’il a eu honte. « Edu su », « il a mangé une règle établie » pour dire qu’il a violé une loi naturelle ou transgressé un interdit. Comment comprendre cette notion fon de « Du gbè » ? Que recèle-t-elle de sens et de signification ?