Qui l’eut cru : la Constitution de notre pays descend progressivement des hauteurs intellectuelles où les spécialistes du droit l’ont hissée. Elle se trouve une place au niveau où le commun des citoyens l’appréhende le mieux et à sa manière. Faut-il en conclure qu’il n’y a pas une et unique lecture d’une constitution ? Tout dépendant de là où l’on est et des intérêts que l’on poursuit, chacun ne peut que voir midi à sa porte.
Opinion
La chance d'un débat national
On la présente comme le moins mauvais des systèmes politiques. La démocratie, car c’est d’elle qu’il s’agit, vaut par le fait d’être « le gouvernement du peuple par le peuple ». C’est au peuple, en effet, qu’appartient, directement ou indirectement, l’exercice de la souveraineté. Au regard de quoi, sont à tenir pour une caricature, tous ces machins dans lesquels les peuples ne sont qu’un simple alibi. On se sert d’eux pour faire masse. On les utilise pour faire nombre. Qu’attendre d’un troupeau bêlant ? Quoi espérer d’un cheptel errant ? C’est là tout l’enjeu des jeunes démocraties en construction dans nos pays.
Ah, ces ministres et ministricules qui vont nous diriger !
Tout ou presque a été dit sur le remaniement ministériel, après cette vraie fausse dissolution inconstitutionnelle de la précédente équipe gouvernementale et la démission de facto du Premier ministre, qui ont défrayé la chronique le week-end dernier.
Bénin : Face à l’Ingouvernabilité!
Point besoin d’un Doctorat en Sciences Politiques, pour comprendre que le fait de dissoudre tout un Gouvernement, montre à quel point un pays est en crise.Et nous reprenons bien à propos les conclusions de deux éminents chroniqueurs dans les présentes parutions de votre journal. En effet, c’est dans les pays en crise profonde, traversant des périodes d’incertitudes, que l’on est confronté à ce genre de situation.
Un gouvernement, trois péchés originels
Il est né le nouveau gouvernement. 72 heures pour le concevoir et pour le mettre au monde. Un accomplissement exceptionnel. Cela aurait dû nous donner un enfant prodige, à défaut d’un enfant prodigue. Car ce gouvernement est né des œuvres d’un pays resté 72 heures sans gouvernement. Un fait rarissime, à porter au Guiness des records.
Sans un décret, le communiqué de la présidence est nul et de nul effet
Depuis la diffusion du communiqué annonçant la dissolution du gouvernement, de nombreux citoyens s’interrogent. Certains évoquent l’hypothèse d’un vide juridique si l’attente du nouveau gouvernement devrait se prolonger indéfiniment. Le juriste Serge Prince Agbodjan a son idée sur la question.
Priez Dieu pour faire tomber la pluie!
S’il est un principe essentiel de la République, c’est celui de la «Laïcité» ! Un Principe cardinal qui est l’un des socles fondamentaux sur lesquels notre pays s’est construit et auquel il renouvelle son attachement, notamment lors de la célébration de la Fête Nationale du 1er Août, il y a quelques jours.
Message du Chef de l’Etat à la Nation, à l’occasion du 1er Août 2013 : simplement pathétique!
Malgré toute la solennité que requiert l’accomplissement du rituel de la délivrance du message à la Nation, c’est à un Président qui a de la peine à lire le discours qui lui a été rédigé que nous avons eu affaire dans la nuit du 31 Juillet 2013.
De Réckya I à Réckya II
Et Réckya Madougou parla. La question de la révision ou non de la constitution, comme on le sait, polarise l’attention des Béninois. L’opinion du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et Porte-parole du gouvernement était attendue.
Réflexion du Pr. Moïse Lalèyè sur la violation de l’article 105 de la Constitution
Sauf, pour la Cour Constitutionnelle de nous contredire, nous sommes de ceux qui soutiennent que, techniquement, le Président de la République, en introduisant au parlement sans requérir l’avis motivé de la Cour Suprême, le projet de révision, par décret, n’a pas violé notre Constitution.