On l’attendait à Abuja, au poste très envié de président de la Commission de la Cedeao, mais c’est à Genève qu’il a été «parachuté», pour ainsi dire, comme… représentant de l’Union Africaine. Jean-Marie Ehouzou, car c’est de lui qu’il s’agit, «servira de courroie de transmission (sic) entre l’Ua et les organisations du système des Nations Unies», selon un confrère, citant des sources diplomatiques. Le même journal précise que le poste de Genève est le plus important, dans le monde, après celui de New York. Et notre confrère d’applaudir, comme l’ensemble des canards qui ont relayé l’information pour s’extasier benoitement de la «grosse promotion» ainsi offerte à notre compatriote.
Opinion
Marcel de Souza et le concept de la culture
Je suis souvent effaré par la vacuité de certaines personnes supposées appartenir à l’élite intellectuelle. Vacuité non pas par rapport à leur manque de culture générale – après tout, on n’en a pas besoin pour vivre – mais par leur incapacité à s’approprier leur propre culture et à réfléchir là-dessus en tant que levier extraordinaire du développement. Passe que ces personnes n’occupent pas de responsabilité à l’échelle nationale – c’est le moindre mal, ils limiteront la casse à leurs premiers cercles et à leurs derniers carrés – mais à partir du moment où elles détiennent les rênes du pouvoir, il y a lieu de s’inquiéter. En tout cas, c’est le sentiment que j’ai eu en discutant avec le ministre Marcel de Souza, le 4 décembre 2011, dans un métro parisien.
La Conférence Nationale… :22ans déjà !
19 au 28 février 1990-19 au 28 février2012 :22ans déjà que la fameuse Conférence dite des forces vives de la Nation a ouvert et clôturé ses travaux qui ont sonné le glas du régime honni du Prpb.Son président ,le truculent Prélat Isidore de Souza et quelques uns des membres du bureau ayant conduit les assises ne sont plus de ce monde. Il en est de même de certains de ces illustres participants comme les anciens présidents Justin Tomètin Ahomadégbé et Hubert Coutoucou Maga, le colonel putschiste Maurice Kouandété, l’ancien membre du Hcr puis président de la toute première Haac René Dossa, l’éminente avocate Grâce Adamon d’Ameida.
TLF, La Tête en Lutte contre le Faux
Il aura foutu la paix à ceux qui ne lui voulaient point la paix ! Et pourtant, il aimait tant sa Patrie ! Maintenant qu’il s’en va, le cercle des chroniqueurs se rétrécit. Celui des chroniqueurs de conscience, des hommes qui n’ont pas vendu leur âme, plus encore. Et il n’y aura pour lui, pour son âme, que de petits hommages à la petite semaine… Peut-être jamais n’aurait-il voulu que quelque parole d’hypocrisie fût prononcée en hommage à lui ! Aurait-il voulu que nous lui promussions de parler et d’agir pour une meilleure gouvernance de sa seule patrie, le Bénin.
Rashidi Gbadamassi ou la logique de la terre brulée
On le pensait cabossé, anéanti, éteint. On le redécouvre grincheux, teigneux, rocailleux. Rashidi Gbadamassi, le pitbull de la Mouvance Présidentielle, renaît à la vie médiatique. Lui dont la proximité était redoutée de toute personne en quête d’honorabilité, se jette à nouveau dans les travers du jeu politique. A l’occasion d’un point de presse, l’honorable s’est attaqué à l’opposition, coupable, à ses yeux, d’un coup d’Etat politique qui viserait à dessoucher le Chef de l’Etat, à lui arracher le pouvoir. Ses arguments, l’ex-boxeur de la ville de Parakou les a puisés dans les attaques en règle adressées contre le PVI (Programme de Vérification des Importations) par le camp des adversaires supposés de son chef. Il décoche des flèches enflammées à tous ceux qui critiquent les conditions dans lesquelles le marché aurait été attribué à Bénin Contrôle, menace les opposants contre tout acte qui viserait à déstabiliser le pays, se lance dans une rhétorique filamenteuse où lui-même se perd en conjonctions de coordination, en propositions subordonnées et même en syntaxe.
Erreurs de calculs
Les lampions se sont éteints sur le sommet de l’Union africaine (UA) à Cotonou, le premier de la vie politique béninoise, depuis les indépendances africaines proclamées de 1960. Au-delà des discussions engagées au cours de la rencontre organisée par Boni Yayi, sur son initiative personnelle, en sa qualité de nouveau président en exercice de l’Union, on retiendra que ceux des chefs d’Etat invités et venus dans la capitale économique béninoise, l’ont été dans l’informel. Statutairement, l’instance africaine ne prévoit pas ce type de cadre de concertation.
La conspiration du silence
Des sources avaient indiqué que Boni Yayi, le chef de l’État du Bénin, est préoccupé et embarrassé, depuis la mi-décembre 2011 où, un rapport lui a été transmis, au nom de son pays, par l’ambassadeur américain à Cotonou. Quatre semaines après, l’opinion la plus large aura eu la puce à l’oreille grâce à «La Nouvelle Tribune».
Port autonome de Cotonou : tonneau des danaïdes ou corvée de Sisyphe ?
En aout 2011, Yayi Boni installait le PVI (Programme de Vérification des Importations), nouvel instrument destiné à sécuriser les rentrées de fonds liées aux taxes des importations. Bénin Contrôle, la société attributaire de l’appel d’offres n’a pas attendu des flonflons pour se mettre à l’œuvre. Il est vrai que ce dispositif autorise tous les espoirs : scanographie des containers, numérisation des formalités, bordereau unique, suppression de contact avec les douaniers, paiement des services sur comptes bancaires, etc.
Le vote électronique, proposition prématurée pour le Bénin
L’introduction des technologies de l’information et des communications dans le processus électoral engendre à la fois intérêt et inquiétude aussi bien au niveau des électeurs que des administrateurs électoraux du monde entier. Aujourd’hui, la plupart des organismes de gestion électorale (OGE) recourent aux nouvelles technologies dans le but d’améliorer le processus électoral. Ces technologies vont des instruments de la bureautique de base tels que le traitement de texte et les tableurs jusqu’à des outils beaucoup plus sophistiqués de traitement des données, tels que les bases de données, le balayage optique, les systèmes d’information géographique, le vote électronique.
Quand la RB se réveillera, tout le Bénin tremblera (suite)
Fidèle à cette habitude féconde de son père le président SOGLO, LVS n’hésite pas à prendre le téléphone et à appeler ses anciens adversaires. J’eus donc la surprise de recevoir son coup de fil, le premier depuis que j’ai été limogé en janvier 2009 de mon poste de chargé de mission du Maire de Cotonou et que j’ai donc ipso facto quitté le parti. C’est un truisme que de dire qu’il fut sinon l’initiateur de cette décision, du moins de sa mise en œuvre. Il m‘informa de son désir de me rencontrer.