Le pagne en Afrique est plus qu’un vêtement. Le pagne est un tissu de forme rectangulaire léger ou moyennement épais, fait de pièces de cuir, de plumes, de matières végétales ligneuses, de pièces teintées ou tressées. Ces pagnes sont très colorés avec différentes formes à géométrie et motifs variables qui vont référer les populations aux évènements usuels, aux réalités, à la nature, aux aliments ou aux faits de sociétés. Chaque image ou géométrie ou motif révèle un message crypté qui est décodé uniquement par les experts ou les concepteurs du design inscrit.
Proverbes
À l'animal dépourvu de queue, c'est Dieu lui-même qui chasse les mouches
La queue est un appendice qui prolonge le corps de certains vertébrés (colonne vertébrale) ou invertébrés. On la retrouve surtout dans le règne animal. Elle joue différents rôles dans l’anatomie de ces derniers. Par exemple, la queue du margouillat ou des lézards est un organe moteur qui leur permet sauter ou se déplacer avec précision verticalement comme horizontalement. Chez certains oiseaux, c’est même un organe de séduction secondaire. Pour certains reptiles, perdre un morceau de queue en cas de danger vis-à-vis d’un prédateur, offre une occasion de s’enfuir car la queue détachée se tord toute seule par réflexe ce qui peut détourner l’attention de l’agresseur. Par contre dans le cas des animaux comme le chien, les taureaux, les bœufs, les bovidés, la queue est rattachée à leurs hanches sert à chasser les insectes qui rôdent autour ou se posent sur l’ensemble de leur anatomie.
Un bébé sevré qui ne pleure pas à haute voix, mourra sur le dos de sa mère
Bien que l’Afrique soit considérée avoir un des taux les plus faibles en éducation, l’éducation sur le grand continent noir débute très tôt en réalité et ce dès le berceau avec pédagogie. Ce proverbe zimbabwéen vous indiquera la raison. La pédagogie et l’éducation sont véhiculées à travers la tradition orale de génération en génération depuis des siècles et s’effectuent simultanément dans les activités quotidiennes. Dès l’enfance, les sociétés africaines donnent des bases de la vie. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à se défendre, à se nourrir, à courir, à maîtriser leur spiritualité, apporter un gain à la famille/village d’appartenance et bien d’autres éléments de la vie. Un bébé sevré en moyenne sur le continent africain auparavant avaient entre 2 ou 4 ans et voire plus avant les années 2000.
La parole ne vaut rien sans l'action
Depuis des siècles, les acteurs de la société sont des facteurs très importants pour les communautés africaines où l’inclusion sociale est incontournable. Dès le berceau, les sociétés africaines enseignent les bases de la vie à travers multiples actions. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à communiquer respectueusement, à se défendre, à se nourrir, à courir, à maîtriser leur spiritualité, apporter un gain à la famille/peuple d’appartenance et bien d’autres éléments de la vie.
Si tu ne sais pas où tu vas, retourne d'où tu viens
Les traditions africaines ont toujours intégré fermement les sciences de la nature au style de vie de leurs descendants et même dans leur manière de soigner les maux de la société. Cependant, pour les questions physiques comme mentales, les traditions africaines se sont longtemps servis de la psychologie. Une science jusqu’ici peu approfondie sur le grand continent, mais très exploitée oralement.
Où le coq chante, il y a un village
La science s’est intéressée à l’intelligence de la nature c’est-à-dire le biomimétisme que très tardivement. Ce processus d’analyse des techniques d’imitation des processus mis en œuvre par la nature. Il a commencé graduellement avec Léonard de Vinci né en 1452 pour s’implanter dans le développement durable comme un principe en 1997 avec Janine M Benyus. Les principes de la nature et des êtres vivants existants ont effectivement des solutions durables à long terme aux défis naturels que les anciens en Afrique ont intégré par la parole dans l’éducation de générations en générations avant JC. C’est ainsi que cet autre proverbe africain court de 8 mots est connu de tous aujourd’hui.
Une famille unie mange dans la même assiette
Sur le continent africain, on ne le dira jamais assez l’amour fraternel et l’inclusion sociale sont capitaux. La tolérance les uns des autres comme des appartenances culturelles est donc naturelle chez les populations africaines qui sont ravies de partager, la joie, les activités professionnelles, les récoltes, les bonnes nouvelles comme les peines et les pertes. Tout s’y passe dans l’unité en général car elle fait partie des enseignements et de l’éducation inculquée dans les nombreuses traditions du continent.
Les humains sont comme de l’eau
Ce proverbe africain nous vient du peuple Yoruba majoritairement basé au Nigéria qui se dit en 3 mots : « Omi ni yan ». Les valeurs humaines étant au cœur des traditions africaines, l’humain est bien au-delà des valeurs matérielles comme l’argent. Il faut se rappeler également que l’Afrique est resté attachée de génération en génération au « vivre en communauté » ce qui lui vaut une diversité culturelle toujours aussi vivante malgré les défis économiques.
L'amour ne se chante point, il se vit
La notion de l’amour, des sentiments amoureux, de la passion entre les individus et des sentiments fraternels a été étudiée de près par les anciens sur les terres africaines. Ils sont conscients de l’énorme énergie et des fréquences positives qui rejaillissent de ces sentiments. Pour rappel, dans la signification du proverbe « là où on s’aime, il ne fait jamais nuit », il a été expliqué comment l’amour est ressenti et manifesté lorsqu’il anime les individus.
Le malheur est l'école de la sagesse
Le malheur est un évènement que la majorité des humains préfère de loin éviter. Effectivement, le malheur est une circonstance pénible ou difficile voire cruelle qui affecte durement un individu. Le malheur courbe le dos des personnes quelque soit leur rang social. Ceci peut avoir un aspect physique, monétaire, social ou de santé. De nos jours où les apparences sont constamment sous les caméras, tout est mis en place pour esquiver, fuir ou quitter le malheur. Dans le cas où cela arrive malgré tout, les individus se sentent meurtris, désespérés, déprimés, maudits ou dépourvus du goût de la vie alors que celle-ci a tant à offrir aux êtres vivants qui y sont. Voici l’une des raisons pour lesquelles, sur les territoires africains, dès l’enfance, les parents enseignent les bases de la vie à leurs héritiers.