L’Algérie, gagnante inattendue de la reconfiguration énergétique mondiale
Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, les cartes de l’énergie ont été brutalement rebattues. L’Europe, en quête urgente de substituts au gaz russe, s’est tournée vers d’autres fournisseurs plus stables. Parmi eux, l’Algérie a émergé comme une alternative stratégique. Déjà acteur historique du secteur énergétique, le pays a profité de cette situation géopolitique tendue pour renforcer ses exportations, améliorer ses infrastructures et affirmer son rôle dans les équilibres énergétiques méditerranéens. En tirant parti de ses ressources abondantes et de sa proximité avec le marché européen, Alger a consolidé ses partenariats traditionnels tout en en initiant de nouveaux, notamment vers l’Asie. C’est là que l’alliance avec la société indienne Larsen & Toubro prend toute son importance.
Maghreb
Maghreb : ce pays accélère l'expulsion de migrants
L’Algérie mène depuis plusieurs semaines une série d’opérations d’expulsion de migrants subsahariens, principalement dirigées vers le Niger. Ces renvois concernent des milliers de personnes, souvent acheminées jusqu’à la zone frontalière d’Assamaka, dans le nord nigérien.
Gaz au Maghreb : un leader local veut investir 5 milliards $
L’Algérie veut consolider son rôle dans le secteur énergétique, en particulier dans le domaine du gaz. Pour cela, elle compte sur l’implication directe de Sonelgaz, son principal opérateur public. L’entreprise a récemment annoncé un ambitieux plan d’investissement pour l’année 2025, à hauteur de 4,94 milliards de dollars.
Maghreb: la BAD veut soutenir des projets stratégiques
L’Algérie, au cœur d’une modernisation croissante, se tourne vers des projets ambitieux visant à renforcer son rôle dans l’intégration régionale et à soutenir son développement économique. Ces projets stratégiques couvrent des secteurs clés tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie minière, avec un accent particulier sur l’exploitation des ressources naturelles et leur transformation locale. Cette dynamique reflète une volonté d’industrialisation et d’autosuffisance, ainsi qu’un engagement à participer activement à la coopération continentale.
Maghreb: un pays dans le top 5 des demandeurs de visa Schengen
Le visa Schengen permet aux ressortissants de pays tiers de circuler librement à travers 27 pays européens, qui constituent l’espace Schengen. Cette zone comprend des pays majeurs comme la France, l’Allemagne, l’Espagne, et d’autres, où une fois un visa délivré, le voyageur peut se déplacer sans contrôles internes. Toutefois, pour les ressortissants de certains pays, obtenir ce visa peut être un processus rigoureux, avec des critères stricts et un taux de rejet qui varie en fonction des pays. En 2024, un total de 11 716 723 demandes de visa Schengen ont été déposées dans le monde, marquant une augmentation de 13,5 % par rapport à l’année précédente, bien que les chiffres restent en dessous des niveaux d’avant la pandémie.
Maghreb : 25000 emplois annoncés et une indépendance énergétique
Un accord historique a été conclu entre le Maroc et les Émirats arabes unis, marqué par la signature de trois accords majeurs représentant un investissement total de 130 milliards de dirhams. Ce partenariat est mené par TAQA Morocco, Nareva et le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, en collaboration avec le gouvernement marocain et l’ONEE.
Dessalement au Maghreb : vers la mise en service d’une grande usine
Face aux pressions croissantes sur les ressources hydriques, l’Algérie a fait du dessalement un pilier de sa politique d’accès à l’eau. Ce choix s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à sécuriser l’approvisionnement des populations tout en réduisant la dépendance aux précipitations irrégulières et aux barrages fragilisés par les sécheresses successives. En misant sur les technologies de dessalement, les autorités entendent répondre à la demande domestique croissante, soutenir le développement agricole et préserver les nappes phréatiques surexploitées. Cette orientation, déjà traduite par plusieurs projets côtiers, gagne en intensité avec la mise en service imminente d’une infrastructure majeure à Toudja.
Investissements au Maghreb : une délégation pour tenter de séduire les USA
Le SelectUSA Investment Summit, organisé chaque année par le département américain du Commerce, constitue l’un des principaux rendez-vous mondiaux en matière de promotion des investissements aux États-Unis. À travers des rencontres entre responsables politiques, investisseurs étrangers et représentants d’agences fédérales ou étatiques, cet événement vise à renforcer l’attractivité économique du marché américain, estimé à quelque 25 000 milliards de dollars. Pour les pays participants, il offre une occasion directe d’explorer les opportunités d’implantation ou de partenariat dans un cadre structuré, avec des dizaines de conférences sectorielles, des forums spécialisés et des milliers de rendez-vous d’affaires. L’édition 2025, qui s’est tenue du 10 au 14 mai dans le Maryland, a vu la participation de nombreuses délégations issues d’Afrique, d’Asie et d’Europe, venues chercher un accès plus fluide au marché nord-américain.
Routes au Maghreb : 3 milliards $ débloqués pour de grands projets
L’Algérie veut donner un nouveau souffle à ses infrastructures routières et ferroviaires. Pour concrétiser cette ambition, le pays pourra s’appuyer sur un soutien financier important de la Banque islamique de développement (BID). Selon diverses sources concordantes, l’institution prévoit d’accorder 3 milliards de dollars à l’Algérie sous forme de prêts étalés sur trois ans.
Maghreb - France : œil pour œil, dent pour dent
Depuis plusieurs mois, les relations franco-algériennes traversent une zone de turbulences particulièrement dense. La tension n’a cessé de monter entre Paris et Alger, sur fond de désaccords diplomatiques, d’expulsions croisées et de méfiance politique. Déjà fragilisés par des différends liés à la mémoire coloniale, à la coopération sécuritaire et à la gestion des flux migratoires, les échanges entre les deux capitales ont été secoués récemment par une série d’incidents. Parmi eux, l’expulsion de diplomates français par l’Algérie a provoqué un tollé dans l’Hexagone. En retour, la France a serré la vis sur le régime de visas réservé aux détenteurs de passeports diplomatiques algériens. Chaque décision semble engendrer une riposte, creusant un peu plus le fossé entre deux partenaires que tout oppose actuellement, sinon l’envie de ne pas perdre la face.