L’approbation récente d’un projet de loi relatif à la mobilisation générale par le Conseil des ministres algérien a provoqué une vague de réactions contrastées au sein de la population. Ce texte, approuvé le 20 avril sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, vise à définir les dispositions liées à l’organisation et à la mise en œuvre de la mobilisation générale, conformément à l’article 99 de la Constitution.
Maghreb
Rivalités au Maghreb : les dernières conséquences au Sahel
Les tensions entre le Mali et l’Algérie ont franchi un seuil critique au cours des derniers mois. Dès janvier 2024, la rupture du processus de paix entamé en 2015 avec la dénonciation unilatérale de l’accord d’Alger a marqué un tournant. Bamako reproche à Alger des intrusions répétées dans ses affaires intérieures, allant jusqu’à accuser son voisin du nord de collusions avec certains groupes armés actifs dans la région. La réaction a été immédiate : l’ambassadeur algérien a été sommé de quitter le territoire malien, la frontière entre les deux pays a été scellée, et le ton diplomatique s’est durci. L’incident d’avril 2025, au cours duquel un drone malien a été abattu à proximité de Tin Zaouatine par l’armée algérienne, a ravivé les crispations. Si Alger parle de violation de son espace aérien, Bamako soutient que l’appareil n’a jamais franchi la ligne frontalière. Depuis, les deux États ont rappelé leurs ambassadeurs respectifs et fermé leur ciel mutuel, figeant davantage une relation déjà dégradée.
Gazoduc du Maghreb : une grande décision reportée
L’Afrique de l’Ouest est aujourd’hui le théâtre d’une concurrence stratégique entre deux projets de gazoducs visant à relier les réserves du Nigeria au marché européen. D’un côté, l’Algérie défend le projet Transsaharien, un tracé plus direct passant par le Niger et aboutissant à ses propres infrastructures gazières. De l’autre, le Maroc mise sur le Gazoduc Atlantique Africain, qui longerait la côte ouest du continent sur plus de 6 800 kilomètres, traversant une dizaine de pays avant d’atteindre l’Europe. Ce second projet, au coût nettement supérieur, représente pour Rabat une opportunité de renforcer sa position géopolitique tout en défiant l’hégémonie énergétique algérienne. Le bras de fer entre les deux nations se joue autant sur les plans techniques que diplomatiques, avec des alliances à tisser, des contrats à sécuriser et des financements à mobiliser.
Maghreb : ce pays va recevoir 60000 tonnes de céréales
Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa politique de diversification des sources d’approvisionnement en céréales. Un premier chargement de 60 000 tonnes, en provenance du Kazakhstan, est en route vers le Royaume chérifien. Selon des sources proches du dossier, l’expédition a quitté les ports kazakhs le 30 avril et devrait arriver sous peu.
Maghreb : bientôt une exemption de visa avec ce pays africain
Les liens diplomatiques entre l’Algérie et le Ghana prennent un nouveau tournant. Comme l’ont révélé nos confrères d’algerie360, en visite officielle à Alger, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a annoncé la signature d’un accord facilitant les déplacements entre les deux pays. Une exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques est désormais actée. Mais c’est un deuxième accord, en cours de finalisation, qui attire particulièrement l’attention.
GNL : ce pays arabe va abriter une nouvelle usine de TotalEnergie
Depuis quelques années, le gaz naturel liquéfié (GNL) gagne du terrain comme un pilier incontournable de la transition énergétique. En tant qu’alternative moins polluante au charbon et au pétrole, il alimente désormais aussi bien les foyers que les industries ou les transports maritimes. Son principal atout réside dans sa capacité à être stocké et transporté facilement sous forme liquide, permettant à de nombreux pays d’en sécuriser l’approvisionnement sans dépendre des réseaux de gazoducs. Avec la croissance de la demande mondiale pour des carburants plus propres et flexibles, le GNL devient un levier stratégique dans le rééquilibrage énergétique mondial, où chaque tonne évite plusieurs tonnes d’émissions de CO₂. Des États du Golfe à l’Europe, des ports aux centres industriels, les investissements dans ce domaine se multiplient à grande échelle. C’est dans ce contexte que le Sultanat d’Oman se positionne à l’avant-garde avec l’ambitieux projet de TotalEnergies.
Tourisme au Maghreb: un pays trace sa nouvelle feuille de route
Moteur de croissance, le tourisme occupe une place stratégique dans la diversification économique de nombreux pays. Ce secteur dynamique contribue à la création d’emplois directs et indirects, favorise les échanges culturels et stimule d’autres branches connexes telles que l’artisanat, les transports ou encore l’hôtellerie. En facilitant l’entrée de devises étrangères et en valorisant les ressources naturelles et patrimoniales, il s’impose comme un levier puissant pour le développement durable, renforçant à la fois l’identité nationale et l’attractivité internationale des destinations. La capacité d’un pays à structurer et moderniser son offre touristique devient donc un indicateur clé de sa volonté d’ouvrir ses horizons économiques.
Maghreb: un chantier naval XXL pour défier l’Europe
Les chantiers navals jouent un rôle clé dans l’économie maritime mondiale, en assurant la construction, la réparation et l’entretien des navires qui transportent marchandises et passagers à travers les océans. Ces complexes industriels, souvent implantés sur de vastes surfaces littorales, mobilisent des compétences pointues en ingénierie, en logistique et en métallurgie. Au-delà de leur importance économique, ils incarnent également des enjeux stratégiques pour les États qui souhaitent renforcer leur souveraineté maritime et développer une industrie locale durable. De la construction de porte-conteneurs aux navires militaires, en passant par les ferries et les bateaux de pêche, ces infrastructures représentent des moteurs essentiels de l’économie bleue.
Maghreb: la reconnaissance faciale débarque bientôt dans cet aéroport
Points de convergence entre les nations et portes d’entrée sur le monde, les aéroports jouent un rôle central dans le développement économique et la mobilité internationale. Ils ne se contentent pas d’assurer le transit des passagers et des marchandises ; ils sont aussi le reflet des capacités technologiques et organisationnelles d’un pays. Dans un contexte où la sécurité et la fluidité des flux deviennent des priorités, de nombreux aéroports investissent dans des infrastructures modernes pour optimiser chaque étape du voyage, de l’enregistrement à l’embarquement. Cette évolution répond autant aux exigences des compagnies aériennes qu’aux attentes des voyageurs en quête de rapidité, de confort et de sûreté.
Passeports au Maghreb : un réseau de faussaires épinglé
Depuis des décennies, les routes migratoires entre le Maghreb et l’Europe se sont transformées en véritables corridors de l’espoir et du risque, alimentés par une économie parallèle qui exploite les rêves de ceux prêts à tout pour franchir les frontières. Si certains empruntent les voies maritimes au péril de leur vie, d’autres choisissent une route plus discrète, mais tout aussi illégale : l’achat de documents administratifs falsifiés. Ce marché de l’ombre, soutenu par des complicités internes, s’appuie souvent sur les failles d’un système administratif dépassé ou corrompu, avec à la clé des passeports obtenus sans le moindre contrôle physique. L’affaire récemment portée devant la justice algérienne illustre la sophistication croissante de ces réseaux, capables d’infiltrer les rouages mêmes de l’État.