Suspension de la grève au Bénin : La déstabilisation a commencé

Suspension de la grève au Bénin : La déstabilisation a commencé

Les organisations syndicales : CGTB, CSA-Bénin et CSUB, ont à travers un communiqué rendu public le lundi 09 avril 2018, suspendu la motion de grève en cours depuis des mois au Bénin.

Les raisons évoquées par les secrétaires généraux de ces centrales et confédérations syndicales, sont entre autres : la réaffirmation de l’Etat de droit, la restauration définitive du droit de grève pour tous les travailleurs, le début de l’effectivité de la rétrocession des défalcations pour fait de grève par le paiement intégral du salaire du mois de mars 2018, la résurrection du dialogue social et la reconnaissance de ses vertus par tous, l’urgence du déploiement de modules de formation pour une meilleure préparation des militants à un syndicalisme vrai et pur.

Analysées posément, ces raisons évoquées n’ont aucune

Lire la suite

Bénin : Azannai prévient la classe politique des manœuvres du pouvoir contre la démocratie

Bénin : Azannai prévient la classe politique des manœuvres du pouvoir contre la démocratie

La salle de fête de Majestic à Cadjèhoun était pleine à craquer ce dimanche 8 avril 2018. C’était à la faveur de la célébration décalée de la journée internationale de la femme. Au lieu du 8 mars, c’est plutôt le 8 avril que les femmes du parti de Restaurer l’Espoir se sont retrouvées pour célébrer la gente féminine sur le thème : « Femme et militantisme, quel engagement pour le parti Restaurer l’Espoir ». Prenant la parole à l’occasion, le président dudit  parti, Candide Azannai a fait des révélations troublantes sur des manœuvres du pouvoir à attenter à la démocratie.

Lire la suite

Bénin : Nazaire Hounonkpè face aux frustrations des éléments de la Police Républicaine

Bénin : Nazaire Hounonkpè face aux frustrations des éléments de la Police Républicaine

L’avènement de la Police Républicaine rime avec le grincement de dents dans le nouveau corps crée par le chef de l’Etat. Et pour cause !

Les conditions faites à l’un des deux corps unifiés à la Police Républicaine, font polémique. En effet, depuis la mise en œuvre de cette réforme du chef de l’Etat Patrice Talon il y a seulement quelques mois, les éléments de la gendarmerie notent une sorte ‘’d’injustice’’.

Laquelle se traduit par les différentes mutations ou nominations opérées par le Directeur général de la police Républicaine, l’inspecteur général de police Nazaire Hounonkpè. Au sein de ce nouveau corps créé par la loi n°2017-41 portant création de la Police Républicaine en République du Bénin, les mutations font des mécontents. « Nous ne savons pas sur quelle base juridique les nominations se font actuellement dans les commissariats », a confié une source qui garde l’anonymat.

L’harmonisation des galons est à l’origine de ce désordre. Dans une unité de gendarmerie, pour être commandant il faut avoir un diplôme de commandement. Mais le contraire s’observe avec les récentes nominations. A la gendarmerie, la hiérarchie est composée

Lire la suite

Bénin : visa de commercialisation de médicaments accordé à un autre laboratoire

Un nouveau piège pour les grossistes répartiteurs ?

Se fondant sur la collaboration malencontreuse avec le laboratoire New Cesamex, certains grossistes sont inquiets de l’avènement sur le marché de la fourniture des médicaments d’un autre laboratoire et indien comme le précédent. Le fait que le ministère de la santé leur ait accordé le visa de commercialisation de leurs produits au Bénin suppose qu’il doit devenir le nouveau partenaire des grossistes répartiteurs. C’est avec pertinence que certains d’entre eux se demandent si l’avènement de cet autre fournisseur ne constitue pas un nouveau piège tendu aux grossistes répartiteurs.

L’expérience malheureuse que les grossistes ont eu de leur collaboration avec le laboratoire New Cesamex, a développé chez certains parmi eux des réflexes de prudence même lorsque le partenaire présenté, est autorisé par le gouvernement. C’est le cas du laboratoire MaverickHealthcare qui a obtenu du ministère de la santé, les autorisations de mises sur le marché de ses produits pharmaceutiques. Comme new Cesamex, MaverickHealthcare représente au Bénin du laboratoire CianHealthcareproducts basé en Inde. Cette firme dit avoir autorisé MaverickHealthcare à commercialiser ces produits au Bénin. Des autorisations de mise sur le marché béninois de neuf de ces produits ont été signées le 22 août 2017 au nom du ministre de la santé par le directeur de la pharmacie. Cette firme a aussi reçu du ministère de la santé, le visa de commercialisation de ces produits sur le marché béninois, signés par la même autorité le 21 août 2017. Le visa de commercialisation indique les prix hors taxes de livraison de ces produits aux grossistes.

Le doute persiste

L’autorité signataire des visas de commercialisation recommande à ce fournisseur de prendre attache avec un certain nombre d’entreprises connues comme étant des grossistes répartiteurs des médicaments en santé. Malgré ces autorisations brandies par ce nouveau fournisseur, certains grossistes répartiteurs restent dubitatifs sur le sérieux à accorder à ce dernier. D’où la réticence observée à passer des commandes où à mettre en circulation les produits livrés par ce fournisseur. Puisque l’assignation surprenante des grossistes répartiteurs en justice jusqu’au verdict de condamnation ferme prononcé à l’endroit, a plongé la plupart de ces acteurs dans une psychose collective. Ces grossistes répartiteurs n’en reviennent pas de savoir que

Lire la suite

Rencontre Talon - pharmaciens : Un dossier encore plein de brouillard et d’incertitudes

Rencontre Talon - pharmaciens : Un dossier encore plein de brouillard et d’incertitudes

La magie et la force de la communication résident dans la capacité à faire voir la victoire là où l’échec est patent, la vérité là où le doute est évident.

La rencontre du chef de l’Etat avec les pharmaciens et les grossistes répartiteurs, a été présentée comme une cérémonie au cours de laquelle les mis en cause c’est-à-dire les grossistes répartiteurs sont allés confesser leurs péchés et ont à l’occasion sollicité la clémence du prince afin que leurs jours se prolongent ici bas. Ce cliché marketing de cette rencontre est de nature à faire oublier le caractère énigmatique de ce dossier qui recèle encore de nombreuses zones d’ombre et des points à élucider.

Si l’on s’en tient aux comptes rendus servis par différents médias sur la rencontre entre le chef de l’Etat avec les pharmaciens et les grossistes répartiteurs, on serait tenté en toute naïveté de penser qu’on sait déjà tout sur dossier. Ce d’autant plus qu’avec des images à l’appui, les millions de téléspectateurs, ont entendu des grossistes répartiteurs reconnaitre leurs fautes et implorer le pardon pour que l’épée de Damoclès cesse de planer sur leurs têtes. Mais ce scénario digne d’un film hollywoodien, n’est que la face visible de l’iceberg qui cache le vrai visage de ce dossier qui présente encore de nombreuses zones d’ombre. La mauvaise foi des metteurs en scène de ce scénario est d’abord le refus d’informer l’opinion sur le fait que ladite affaire est encore pendante devant la justice. Qu’elle a juste connu un premier épilogue avec le jugement rendu par le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Un jugement qui a condamné les grossistes répartiteurs assignés, à des peines d’emprisonnement ferme avec des amendes individuelles et collectives. Les scénaristes ont refusé au cours de leur mise en scène d’informer l’opinion de ce que cette condamnation au niveau du tribunal de première instance n’est pas définitive et que la défense a interjeté appel et que le procès doit se poursuivre en appel.

Questions à 1 million de dollar

Comment comprendre qu’une affaire qui doit se poursuivre en justice au niveau de la cour d’appel fasse l’objet d’une conciliation ou de « mea culpa » ? Comment les conseillers du chef de l’Etat l’ont-ils laissé se prononcer sur une affaire sur laquelle qui doit se poursuivre devant la Cour d’appel? Est-il juridiquement admissible que pour une affaire encore pendante devant la justice, que le chef de l’Etat fasse un jugement de valeur favorable ou défavorable sur une des structures mises en cause comme cela a été le cas avec New Cesamex ? Des observateurs et analystes continuent à se gratter les méninges pour comprendre le sens et la portée de cette rencontre du vendredi 30 mars 2018 au Palais de la Marina ? Puisque selon le principe cher et toujours clamé par le chef de l’Etat, celui de la séparation des pouvoirs, le président de la république ne peut pas s’immiscer dans des affaires traduites en justice. En considérant ce principe au nom duquel le chef de l’Etat demande souvent de laisser la justice faire son travail, on est surpris par l’organisation de ce show télévisé de vendredi dernier. Etait-il organisé pour dire que la suite du procès se décide désormais au Palais de la Marina ou pour inviter les mis en causeà venir reconnaitre leurs fautes et entrer ainsi en négociation pour trouver d’autres formes de condamnation ?

Le grand mystère

Toujours est-il que même parmi les acteurs retenus pour ce film court métrage, il y en qui ont refusé de répéter les dialogues contenus dans le scénario et qui ont parlé en âme et conscience en disant ne pas se reconnaitre dans ce capharnaüm de mauvais goût. Cet acteur rebelle aux dialogues imposés aux acteurs, a clairement dit que sa structure ne s’associe pas à ses séances de salamalecs. Parce qu’il reste convaincu que ce qui est reproché aux grossistes répartiteurs, c’est-à-dire le fait de s’approvisionner auprès d’un fournisseur « illégal », New Cesamex, relève plutôt de la défaillance de l’administration. Sa prise de position rappelle celle de

Lire la suite

« Faux médicaments » : condamné Sylvain Grassin, le Dg français de Promopharma porté disparu

« Faux médicaments » : condamné Sylvain Grassin, le Dg français de Promopharma porté disparu

(Serait-il exfiltré ?) Une nouvelle affaire s’ouvre dans le dossier dit de « faux médicaments ». Depuis quelques jours, c’est la disparition de Sylvain Grassin qui alimente les polémiques. Le patron français de Promopharma – une des sociétés grossistes -, condamné comme ses collègues à quatre ans de prison, est porté disparu depuis lundi. Depuis ce jour, sa silhouette n’a plus été aperçue ni dans sa cellule, ni au Cnhu où il devrait recevoir des soins.

Où est passé Sylvain Grassin ? Depuis le lundi 26 mars, ce français en détention comme quatre autres responsables des sociétés grossistes, a disparu de sa cellule à la prison civile de Cotonou. Selon des sources proches des autorités pénitentiaires, il devait se rendre au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu), pour des soins. Mais chose curieuse, il n’y a pas été retrouvé depuis ce lundi.

Ses codétenus aussi n’ont pas de ses nouvelles. On se demande s’il est toujours au pays, puisque ses parents sont

Lire la suite

Bénin : La preuve que le gouvernement est à bout de souffle

Bénin : La preuve que le gouvernement est à bout de souffle

Après les multiples négociations infructueuses du gouvernement avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, le médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun s’est impliqué dans la recherche de solutions, pour une sortie de la crise qui secoue le Bénin depuis le 5 janvier 2018. Ainsi, au cours d’une rencontre avec des acteurs ce mardi 28 mars 2018 au siège de son institution, il a été question de trouver des voies et moyens pour le dégel de la crise.

Le gouvernement semble visiblement montrer ses limites dans les négociations avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, et les agents grévistes. La persistance de la crise depuis presque 4 mois maintenant inquiète. Depuis lors, les réflexions s’accentuent sur la méthode idéale pour sortir le Bénin de ce cafouillage, qui risque de conduire à une année blanche. Le risque est aussi grand si la crise ne trouve pas de solution au niveau des autres secteurs touchés, à savoir la justice et la santé. On peut croire depuis ce mardi, que les négociations changent de camp et de figures de proue, avec l’implication du médiateur de la République. Même si le dernier mot revient au gouvernement pour le retour à l’accalmie, une implication de tiers est nécessaire. C’est donc à raison que le médiateur rencontre pour deux jours une kyrielle de personnalités et d’acteurs de la société civile, pour tenter une nouvelle approche en vue du dégel de la crise.

Depuis ce mardi, les hôtes de Joseph Gnonlonfoun notamment les anciens ministres Sylvain Adékpédjou Akindès

Lire la suite

Bénin : Le pouvoir Talon panique devant le réveil de l’opposition

Bénin : Le pouvoir Talon panique devant le réveil de l’opposition

Le Bénin est devenu un Etat démocratique en 1990, depuis la tenue de la Conférence des Forces vives de la Nation. Cette option est inscrite dans la constitution du 11 décembre 1990. L’existence des partis politiques d’opposition est ainsi devenue une réalité dans notre pays. Mais jusqu’à présent, les différents régimes au pouvoir au Bénin n’acceptent pas trop la présence de partis politiques d’opposition, pour critiquer ou apporter des avis contraires aux leurs, concernant la gouvernance du pays. C’est le cas de l’actuel régime de la Rupture, dirigé par le Président Patrice Talon, qui fonctionne comme si le Bénin démocratique ne mérite aucun parti d’opposition.

A sa prise de pouvoir le 06 avril 2016, le régime du Président Patrice Talon avait suscité un enthousiasme populaire, ayant entraîné une vague d’adhésions générale. Les militants et personnalités des formations politiques qui devraient se retrouver dans l’opposition, se sont touts, ou presque, ralliés au pouvoir de Patrice Talon comme si l’opposition n’a plus sa place au Bénin. Mais les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs, et les intellectuels et cadres de haut niveau qui souhaitaient travailler aux côtés du régime pour l’aider à réussir sa mission, ont vite déchanté.

Le pouvoir s’est enfermé dans un mutisme inquiétant sur la gestion des affaires publiques. Il s’est lancé dans une politique de répression à l’endroit de toutes les personnes qui veulent dénoncer ses abus et ses décisions arbitraires. Le béninois lambda n’est pas mieux logé, subissant des brutalités de tout genre. Candide Azannaï qui a été un grand soutien et un très proche du Président Talon, a alors décidé de marquer sa distance vis-à-vis du pouvoir en place, pour se battre aux côtés du peuple qui l’a aidé à porter Talon au pouvoir. La tenue du congrès de son parti Restaurer l’espoir a été un grand succès. Mais le régime n’a pas digéré le départ de Candide Azannaï de son rang. Ce dernier a subi railleries et humiliations de la part du pouvoir, qui le fit passer pour un menu fretin. Mais Candide Azannaï est resté imperturbable, et il a affirmé son entrée dans l’opposition pour mener le combat de la libération du peuple. Il a mis à nue la cachoterie du chef de l’Etat, ses manœuvres d’intimidation et de brutalité, de violation des libertés et des lois de la république. Il a appelé la population à la résilience contre tous les abus de ses droits.

Une opposition qui s’organise…

Le mois de février dernier a connu la tenue du congrès de la grande alliance Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), qui a réussi une forte mobilisation de ses militants venus de toutes les régions du Bénin pour se retrouver à Parakou. L’apparition de l’ancien Président Yayi Boni a été un événement. Très sollicité par les militants, il a été accueilli en triomphe par toutes les populations présentes sur les lieux. Le pouvoir alors s’est lancé dans

Lire la suite

Bénin : la décision de la Cour qui dévoile le double jeu du gouvernement

Bénin : la décision de la Cour qui dévoile le double jeu du gouvernement

Une des récentes décisions de la Cour constitutionnelle, dévoile le double jeu du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Il s’agit de la décision Dcc 18-060 du 08 mars 2018. En effet, saisie d’une requête de Serge Prince Agbodjan, la Cour s’est déclarée incompétente pour dire si la présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême a violé la constitution, en ne procédant pas aux vérifications des déclarations de patrimoine.

Dans l’instruction du dossier, cette dernière a répondu à la Cour avoir joué sa partition, en déclarant elle-même ses biens. Mais ajoute-t-elle, si les choses piétinent c’est par manque de moyens. Selon ses déclarations, le ministre des Finances n’a répondu à aucun des courriers à lui adressés pour réclamer la mise à disposition de fonds. La même décision fait état des cas de ministres qui se sont opposés à déclarer leur patrimoine.

Parmi eux, il y a le ministre des Finances Romuald Wadagni lui-même, qui affiche ainsi son mépris pour

Lire la suite

Rachat des dettes intérieures du Bénin : Le gouvernement dans un deal suspect avec la Sgi

Rachat des dettes intérieures du Bénin : Le gouvernement dans un deal suspect avec la Sgi

Dépassé par les dettes, l’Etat Béninois décide de confier la gestion de sa dette intérieure à la Société de gestion et d’intermédiation (Sgi). Celle-ci devrait rechercher dans les 60 jours qui suivent des investisseurs potentiels pour racheter la dette intérieure bancaire du Bénin, estimée à 350 milliards de fcfa. Cette formule présente d’énormes dangers pour le Bénin.

« Débiteur : Etat béninois ; Arrangeur : Sgi-Bénin ; Bénéficiaires : Créanciers bancaires de l’Etat Béninois ; Nature du concours : Prêt direct garanti ; Montant du prêt sollicité : 350 milliards ; Durée de remboursement : 10 ans ; Taux indicatif : 4,5% l’an net d’impôts, … Garantie et supports : Garantie souveraine de l’Etat du Bénin … ». Telles sont quelques unes des caractéristiques de l’opération sollicitée par le gouvernement Béninois. En effet, dans une lettre en date du 08 février 2018, le ministre des Finances Romuald Wadagni, donne mandat à la Sgi de l’aider à trouver des investisseurs pour racheter les 350 milliards de dette intérieure du Bénin.

Il s’agit des dettes intérieures béninoises contractées auprès de banques, et ceci devrait permettre d’injecter un peu de liquidité dans le pays pour relancer l’économie nationale. Mais trois choses intriguent dans cette opération. Il s’agit d’abord du montant exorbitant : 350 milliards. C’est beaucoup d’argent et on se demande comment et quand le gouvernement a pu accumuler une si importante dette auprès des banques. Ensuite, on se demande comment la société Sgi a été choisie. Normalement, la société d’intermédiation devrait être choisie après avis d’appel d’offres international. Ce qui n’a pas été le cas, car la Sgi a été choisie à la volée. Un choix qui renforce les soupçons de

Lire la suite