Bénin : Le vrai faux dialogue de Patrice Talon avec les syndicalistes

Bénin : Le vrai faux dialogue de Patrice Talon avec les syndicalistes

Annoncée pour durer au plus 2h de temps, la rencontre entre le chef de l’Etat et les secrétaires généraux des centrales syndicales a avalé cinq longues heures. A la place du dialogue sincère qui devrait aboutir à des prises de décisions importantes pour la sortie de crise, on a eu droit à un cours magistral du président Talon, qui a cherché plus à convaincre qu’à régler et apaiser. La rupture n’a guère innové sur le plan du dialogue entre le président de la république et les acteurs sociaux. De Yayi à Talon, le format n’a pas trop changé même si le contenu parfois diffère.

Si Yayi promet plus et donne moins, Talon semble quant à lui être dans la posture de celui qui ne promet rien du tout. Il passe son temps à expliquer ses actions et à convaincre ses interlocuteurs qu’il a les meilleures idées. On annonce deux heures, mais on s’emballe pour cinq heures sans que les syndicalistes aient eu, comme on pouvait le penser, la chance d’avoir eu le temps de mieux s’exprimer, de dire avec force détails les choses qui les préoccupaient.

Cette rencontre annoncée et maintes fois reportée, devrait selon beaucoup d’observateurs aider les syndicalistes à trouver solutions aux problèmes actuels. Mais mardi dernier, les syndicalistes n’ont pas eu la chance d’avoir une oreille attentive qui les écoute et qui les aide concrètement. Le président Talon s’est montré

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Bénin : Nécessité de publier les salaires des ministres et du Président

Bénin : Nécessité de publier les salaires des ministres et du Président

La polémique sur les salaires exorbitants des ministres s’est invitée dans les échanges entre le président de la république et les responsables de centrales syndicales, mardi 06 février à la Marina. Bien qu’il ait nié l’existence d’un salaire de 16 millions pour ses ministres, Talon n’a hélas pas réussi à mettre fin à la polémique. Au contraire…

Une réponse frugale, expéditive, vague. C’est ainsi qu’on peut qualifier celle servie mardi dernier à la présidence de la république par le président Patrice Talon aux secrétaires généraux des centrales syndicales, qu’il a invités pour obtenir un dégel de la tension sociale. Répondant à la question d’un syndicaliste, Patrice Talon a affirmé qu’ « aucun ministre ne gagne 16 millions ». Cette réponse qui devrait mettre fin à la polémique sur les salaires exorbitants des ministres n’a semblé convaincre personne.

En tout cas, pas les interlocuteurs du Chef de l’Etat de cette soirée du mardi, au point où l’un d’eux -Noél Chadaré de la Cosi- invité hier soir sur Canal3, a relancé la même polémique en demandant au chef de l’Etat de publier les salaires des ministres. Selon lui, seule la publication pourrait rassurer les uns et les autres et donner raison au président. Elle donnera force à l’argument qui consiste à dire que l’augmentation des salaires des Dc et Sg des ministères, vise à rationnaliser les dépenses du gouvernement en ceci qu’elle a regroupé en une seule paye (primes et indemnités diverses incluses) les émoluments de ces cadres, et éviter les multiples emplois qui reviennent souvent plus chers au gouvernement.

Lorsqu’on publiera les salaires des ministres, on saura par exemple s’ils sont en dessous des cinq millions perçus par les préfets, et là on pourra bien chercher à comprendre comment on passe d’un salaire de 1,7 million des ministres de Yayi, au 5 millions avec les seules primes et indemnités diverses perçues par les ministres. Si le salaire actuel d’un ministre dépasse celui d’un préfet, ce qui paraît logique, comment expliquer là aussi une si grande différence avec uniquement l’ajout des primes et indemnités ? La publication des salaires des ministres devient dans ce cas un élément déterminant de l’analyse, et ne pas le faire expose le gouvernement aux mêmes critiques. Sauf si le gouvernement est dans une logique autre que de convaincre et de dire la vérité aux populations.

Quid de la liste civile du Président ?

Partout ailleurs dans le monde et surtout dans les pays sérieux, le salaire du président ou liste civile n’est nullement un secret d’Etat ou un « secret-défense ». Il est rendu public et tout citoyen lambda peut chercher à le connaître en s’adressant aux services compétents. Il suffit d’un petit clic sur le net pour voir les salaires des

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Désaccord entre deux anciens alliés politiques Talon - Azannaï : l’impossible réconciliation

Désaccord entre deux anciens alliés politiques Talon - Azannaï : l’impossible réconciliation

En quête de reconquête de sa popularité en baisse, Patrice Talon a effectué ces jours ci deux descentes successives dans le plateau d’Abomey. Accueilli à chaque fois par les sages, dignitaires et têtes couronnées de la ville, ces derniers lui ont fait plusieurs propositions pour un quinquennat apaisé. Le chef de l’Etat les a toutes acceptées, sauf une : réconciliation avec son ancien ministre délégué à la défense Candide Azannaï.

Patrice Talon et Candide Azannaï, c’est désormais chien et chat. Si des voix s’élèvent pour demander la réconciliation de ces deux anciens amis et alliés politiques, la probabilité pour que ce vœu soit réalisé est faible. Selon des sources concordantes, le chef de l’Etat aurait réfuté toutes propositions allant dans ce sens. On se rappelle qu’il y a de cela quelques semaines, Patrice Talon s’était rendu en week-end à Abomey où il a rencontré le roi Agoli Agbo, les dignitaires du plateau d’Abomey, et a participé à la célébration de quelques rituels pour la paix et pour un quinquennat apaisé.

C’est au cours de l’une de ces cérémonies qu’on lui a proposé la réconciliation avec son ancien ministre de la défense. Sans barguigner, Patrice Talon a dit niet. Pour lui, pas question de se réconcilier avec Azannaï. Au contraire, ses propos ont laissé transparaître une volonté vindicative contre celui qui fut l’un de ses soutiens de taille à la dernière élection présidentielle. Les mêmes sources précisent qu’il se dit prêt à le combattre par tous les moyens, car il aurait également des dossiers contre Azannaï. Le 27 mars 2017, Candide Azannaï avait démissionné du gouvernement contre toute attente. Quelques jours après

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Perte de financement de la Bid au Bénin : Le gouvernement sanctionne les lampistes

Perte de financement de la Bid au Bénin : Le gouvernement sanctionne les lampistes

La semaine dernière, La Nouvelle Tribune annonçait la perte d’un financement de la Banque islamique du développement (Bid) par le Bénin (lire ici). Hier, le gouvernement a décidé de limoger le Dg de la Caisse autonome d’amortissement, et quelques uns de ses collaborateurs.

La perte d’un financement de 30 millions de dollars de la Bid par le Bénin, emporte le Directeur de la Caisse autonome d’amortissement (Caa).

Selon des sources officieuses mais proches du gouvernement, on leur reproche d’avoir substitué une lettre cosignée par le ministre des finances et celui de la micro finance, pour la remplacer par une autre, en y introduisant des frais administratifs que la Banque avait refusés dans un courrier précédent.

Cette situation a amené la Bid à annuler ce financement accordé. Seulement, on se demande comment on a pu en arriver là, sans que les ministres concernés n’en soient au courant. Tout se passe comme si ces agents incriminés ont la possibilité et le pouvoir à eux seuls d’envoyer

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Affaire Ajavon au Bénin : Les arguments de la Dgi qui confirment le harcèlement fiscal

Affaire Ajavon au Bénin : Les arguments de la Dgi qui confirment le harcèlement fiscal

L’affaire de redressement fiscal aux sociétés de Sébastien Ajavon prend la forme d’une arme de déstabilisation économique et politique. Le 26 janvier 2018, l’administration fiscale a confirmé son dressement de 155,797 milliards de Fcfa, infligé à trois sociétés du magnat des produits agro alimentaires.

Pour en arriver là, l’administration fiscale a dû rejeter de manière sibylline les pièces justificatives envoyées par ces sociétés.

La presse locale a relayé la semaine dernière une information concernant la confirmation du redressement de 155,79 milliards contre les sociétés Comon Sa, Jlr et Sci l’Elite. L’information est partie d’un

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Bénin : Les conditions pour que Talon soit porté en triomphe à la fin de son mandat

Bénin : Les conditions pour que Talon soit porté en triomphe à la fin de son mandat

L’aspiration du président Talon à être porté en triomphe à la fin de son mandat obéit  à des exigences sans lesquelles son souhait  risquerait de devenir un simple vœu pieux.

Y a-t-il vraiment quelqu’un qui souhaite l’échec du président Patrice Talon ? Sans recourir à un quelconque sondage,on répondra avec certitude par la négative. Puisque tout citoyen béninois consciencieux ne peut souhaiter l’échec du président en fonction. Parce que cet échec ne sera pas seulement l’échec de l’équipe gouvernementale actuelle, mais celui de tout le peuple béninois qui attend depuis le retour de la démocratie en 1990, une transformation qualitative de l’économie. Ce qui aura pour conséquence l’amélioration des conditions de vie des populations tant espérée et appelée de tous les vœux.

Patrice Talon ne peut pas oublier la ferveur avec laquelle le peuple lors du second tour de la présidentielle de 2016, a infligé un vote sanction au candidat de la continuité pour installer celui de la rupture. C’était sans conteste dans l’espoir que l’avènement d’un nouveau dirigeant apportera le bonheur, la liberté, la prospérité que tout le monde espère. La présidentielle de 2016, était l’une des rares échéances de conquête de pouvoir au cours de laquelle, acteurs politiques en grande majorité, y compris ceux du parti communiste, mouvements syndicaux se sont accordés à l’avènement au pouvoir d’un candidat dit de la rupture quel qu’il soit sauf celui présenté par le parti au pouvoir.

Faire le bon diagnostic

Tout cela prouve bien que le peuple qui a souhaité et œuvré pour l’avènement au pouvoir de Patrice Talon, ne peut pas en même temps se retourner contre lui. Il s’agit plutôt de comprendre que c’est le contrat politique tacitement établi entre le candidat élu et les populations qui l’ont porté aux affaires, qui n’a pas été respecté. Au lieu donc que d’ériger toutes les voix discordantes, tous ceux qui émettent des sons qui proclament la déception entre ce qui avait été promis et ce qui se fait, entre l’espoir suscité et le désenchantement constaté, en ennemi du pouvoir, il faut plutôt prêter une oreille attentive à leurs discours, à leurs cris, à toutes leurs formes d’expression de la mauvaise humeur, les mouvements de grève en faisant partie. Le chef de l’Etatdoit se rappeler qu’il a bénéficié d’une période d’état de grâce. Et que pendant cette période, ceux qui sont devenus aujourd’hui des critiques acerbes du régime, en étaient hier ses fervents défenseurs. Pour mémoire, à la sortie de la rencontre du chef de l’Etat avec les secrétaires généraux de 6 centrales syndicales en 2016, ces derniers avaient fait un point de presse au cours duquel, ils avaient tenu des propos aimables à l’endroit de Patrice Talon.Ils disaient à l’époque que le Bénin venait de trouver l’homme qu’il fallait pour le conduire à la prospérité. Mais si ces derniers ont changé de fusil d’épaule pour dire qu’ils se sont trompés, cela devrait interpeler le chef de l’Etat.

Le possible rattrapage

Patrice Talon peut encore se réconcilier avec le peuple et pour y arriver, la première chose consiste à abandonner la démarche actuelle qui consiste à faire de l’acharnement médiatique sur tous ceux qui trouvent à dire sur le régime. La seconde chose consistera à capitaliser toutes les critiques qui sont faites sur la gouvernance Talon. Au lieu de considérer ces critiques comme des « propos de méchanceté », il faut plutôt y rechercher la pertinence. Le chef de l’Etat ne doit pas négliger la

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Bénin : Une opposition muette, affaiblie, désorganisée et sans stratégie

Elle manque de visage, de cohésion et de stratégie. Depuis avril 2016 où Patrice Talon a pris le pouvoir, l’opposition est quasi absente, laissant le nouveau Chef réussir presque tous ses projets. En dehors de son projet de révision de la constitution et quelques autres désirs autocratiques stoppés par la Cour constitutionnelle, il a tout réussit, aux nez et à la barbe d’une hypothétique opposition qui refuse de lever la tête et de s’organiser, afin d’être l’alternative au régime de la rupture.

Durant tout le mois de Décembre 2017, il n’y a pas eu un seul week-end où l’on n’a pas annoncé de congrès des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Plus on s’approchait de la date fatidique, et plus elle était repoussée. De report en report, ce congrès n’a jamais eu lieu. Les Fcbe résiduelles s’organisent-elles en catimini pour tenir cette promesse ? Difficile de le confirmer. Ce visage d’une formation politique amorphe, désorganisée et sans stratégie présenté par les Fcbe, est celui de l’opposition béninoise toute entière.

Depuis le 06 avril 2018, on ne voit rien faire réellement face à Patrice Talon. Rien en dehors du groupe des députés de la minorité parlementaire contraints à l’opposition par Patrice Talon lui-même, après l’échec du projet de révision de la constitution, et du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) qui s’agite et organise quelques actions pour dénoncer les dérives de la gouvernance Talon. Or, le Fsp est loin d’un parti politique. C’est un ensemble d’acteurs de la société civile, de syndicats et de petits partis de gauche. En dehors donc de ces entités, on ne voit réellement rien s’organiser pour contrer la grande machine de la majorité présidentielle composée de tous les grands partis membres du Bloc de la majorité présidentielle (Bmp). La première faiblesse de cette opposition, c’est qu’elle manque de visage. Il est aujourd’hui difficile de désigner le leader politique qui agit ou s’organise pour être une alternative crédible au pouvoir de la rupture. Sébastien Ajavon vit presque en casanier depuis sa relaxe en octobre 2016 dans l’affaire des 18Kg de cocaïne pure.

De temps en temps, le pouvoir ne manque pas de sortir de nouvelles affaires pour mieux l’affaiblir et l’amener à négocier sa reddition politique. Candide Azannai est a été contraint à l’obligation de réserve pendant près de six mois après sa démission du gouvernement. Bien qu’un peu détesté et critiqué pour avoir démissionné, il reste un redoutable fighter politique qui manque de cadre pour vraiment éclore. Parti en études au pays de l’oncle Sam depuis qu’il a quitté le poste de ministre des finances, Komi Koutché se cache. On l’a vu une seule fois sous les feux de la rampe, donner une interview à la chaîne de télévision privée canal3. Quid de Boni Yayi ? De Léhady Soglo et autres. Boni Yayi travaille en sous marin et bien que ses actions ne soient pas visibles sur le terrain, il influence beaucoup de décisions et actions de la minorité, alors que Léhady Soglo, exilé de force, est toujours oisif sur le plan politique. Aucune entente n’est pour le moment envisagée entre eux, ces hommes étant distants les uns des autres à cause des histoires du passé.

Moyens, stratégies…

En dehors de ses difficultés d’organisation, l’opposition doit surmonter deux handicaps. Le premier est le manque de moyens. Actuellement, personne ne se dégage pour financer les actions de l’opposition. Cette situation limite beaucoup la détermination des rares hommes politiques qui ont décidé courageusement de faire face à Talon. Au temps de Yayi, c’est Patrice Talon et dans une moindre mesure Sébastien Ajavon qui

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Recrutements au Mef au Bénin : Des irrégularités qui accablent la rupture

Recrutements au Mef au Bénin : Des irrégularités qui accablent la rupture

Afin de doter l’administration publique béninoise de personnel qualifié, le Ministère du travail et de la fonction publique a organisé du 16 au 17 décembre dernier, un concours de recrutement au profit du Ministère de l’économie et des finances. Mais les irrégularités et fraudes constatées ont amenés les candidats à signer une pétition pour demander purement et simplement l’annulation dudit concours.

Les résultats du concours organisé au profit du Ministère de l’économie et des finances sont tombés. Au total, dix (10) candidats ont été retenus dans la catégorie des inspecteurs des finances agents non permanents de l’Etat, et quinze (15) autres dans la même catégorie mais avec le statut d’agents permanents de l’Etat, comme le stipule l’arrêté interministériel pris à cet effet. Publiés par la direction des examens et concours le 19 janvier 2018, ces résultats font déjà l’objet de contestations parce que des fraudes et irrégularités auraient été observées.

Selon l’arrêté interministériel signé des

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Annulation d'accords de prêts : Le Bénin perd 30 millions de dollars de la Bid

(Le gouvernement paie le prix de sa mal gouvernance) C’est une contre-performance rare dans l’histoire de la coopération internationale au Bénin. Le 08 janvier dernier, la Banque islamique de développement (Bid) basée à Djeddah, a écrit au Ministre du plan Abdoulaye Bio Tchané pour annuler deux prêts accordés au gouvernement. Dans cette lettre – dont la Nouvelle Tribune a obtenu copie –, rédigée dans un langage diplomatique, on perçoit en filigrane la déception de cette banque.

Depuis Avril 2016, le gouvernement Talon affiche quelques faiblesses dans la mobilisation des ressources extérieures. Sur plusieurs dossiers déjà, les choses ont traîné et ont parfois conduit les bailleurs à se montrer réticents, voire à se rétracter au dernier moment. C’est le cas par exemple de deux financements de la Banque. En effet, dans une correspondante du 08 janvier 2018 adressée au Ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et signée du Vice président chargé des programmes pays Dr. Mansur Muhtar, la Bid décide d’annuler les financements Ben-0084 du Projet au développement de l’enseignement supérieur au Bénin, et Ben-0081/0084 du Programme intégré d’appui à la microfinance, phase II, tous deux estimés à environ 30 millions de dollars.

La banque avance comme arguments pour justifier son acte « la situation générale du portefeuille » du Bénin. En un mot, le client « Bénin » ne

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Bénin : Rébellion annoncée contre les décisions de la Cour

Après une semaine de dénigrement et de sabotage de la Cour constitutionnelle dans la presse et les réseaux sociaux, des avocats du gouvernement prennent le relai. Ce week-end, ils ont occupé les plateaux de télévision. Leur nouveau refrain est d’annoncer la volonté du gouvernement de ne pas respecter les dernières décisions prises par la Cour.

Les dernières sorties médiatiques d’avocats proches du pouvoir, ont fini par nous dévoiler les auteurs de la campagne de sabotage contre la Cour constitutionnelle. Jusque là, les choses étaient restées sous anonymat. Les avocats Migan et Salami ne seraient pas venus défendre des thèses de désobéissance à la Cour, qu’on continuerait toujours à pérorer et à ignorer les vrais instigateurs. L’auteur de la campagne, c’est donc le gouvernement. Sur les plateaux de Golf Tv et canal3, Jacques Migan et Bastien Salami ont défendu les mêmes thèses. Après avoir relevé les incohérences des dernières décisions rendues au sujet du rétablissement du droit de grève à certaines corporations, ils affirment sans aucune gêne que le gouvernement ne respectera pas ces décisions. Diantre. Que des juristes soient amenés à prononcer publiquement des phrases sur la désobéissance à la plus grande institution juridique de leur Nation, apparaît presque comme une haute trahison. Et que disent-ils ? Leurs arguments ne tiennent qu’à un fil. Après avoir fini de démontrer qu’il y a des incohérences dans les décisions rendues par la Cour sur la même matière, après avoir attaqué ce « revirement jurisprudentiel », ils concluent que la démission du conseiller Simplice Dato en est la conséquence… Un argument qu’ils ont abondamment utilisé pour étayer leur thèse. Sans aucune précaution, ils affirment que l’intéressé était bien déçu par la prise de ces décisions et que c’est sa manière à lui de contester, de montrer qu’il s’est désolidarisé. Les deux avocats jouant le rôle de griot ont aussi

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