Imminence d’un remaniement au Bénin : Les probables maintiens et départs

L’équipe gouvernementale que dirige Patrice Talon est réduite à 20 membres depuis la démission du ministre délégué chargé de la défense, Candide Azannaï, en mars dernier. Un remaniement technique devrait intervenir, mais depuis pratiquement 5 mois, c’est le statu quo. Selon les indiscrétions et les bruits de couloirs, ce changement est imminent et si tout se passe bien au retour des congés des membres du gouvernement, on connaîtra la nouvelle équipe gouvernementale avec certainement des départs et des maintiens.

Candide Azannaï a quitté le navire du nouveau départ et du Bénin révélé, depuis le 27 mars 2017. Lors d’un point de presse après conseil des ministres, le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence, Pascal Irénée Koupaki, avait annoncé : le Chef de l’Etat va entamer des consultations afin de procéder au remplacement… Mais ce remaniement se fait toujours attendre. Selon des indiscrétions, ce changement de l’équipe gouvernementale va enfin intervenir dans quelques jours. Des sources concordantes annoncent avec précision que ce sera juste après le retour des congés des membres du gouvernement.

Il ne serait pas superflu d’affirmer que Patrice Talon profite de son repos pour consulter davantage la classe politique et ses proches, notamment ses conseillers techniques, sur ses probables choix. Ceci dans la dynamique de choisir des gens qui seront à la hauteur du ’’job’’, et former une équipe pour mettre sa stratégie en place, dans la perspective des prochaines échéances électorales, notamment les législatives. Une chose est sûre, il y aura des départs, des permutations et des maintiens.

Ceux qui pourraient continuer à servir le Chef

Sans grande surprise, dans la prochaine équipe gouvernementale, des personnalités comme Adidjatou Marthys, Aurelien Agbénonci, Pascal Irénée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Joseph Djogbénou, José Didier Tonato et Romuald Wadagni, vont certainement rester ou subir des jeux de chaises musicales à défaut d’être remerciés. Lazare Sèhouéto, Oswald Homeky, Hervé Hêhomey, Alassane Séidou et Sacca Lafia, pourraient dans une certaine mesure continuer leur séjour au gouvernement. Parmi les ministres cités, il y a les hommes de main et des amis ou fidèles serviteurs dont les qualités et les compétences seront utiles à Patrice Talon. Ceux qui ont des fiefs et qui politiquement seront d’une grande utilité, seront stratégiquement maintenus. Le président de la République pourra de ce fait s’assurer une certaine présence dans des régions dans lesquelles il peut être confronté à des difficultés au plan politique. Il s’agit par exemple des deux ministres d’Etat, du ministre des

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Bénin : Jusqu’où ira le tandem Talon-Houngbédji ?

Bénin : Jusqu’où ira le tandem Talon-Houngbédji ?

Ils étaient partis pour entretenir les relations les plus difficiles au sommet de l’Etat. Mais depuis le 06 avril 2016, leur entente déjoue tous les pronostics. Patrice Talon et Adrien Houngbédji sont en parfaite intelligence et s’entendent bien sur leurs intérêts du moment. Seulement, un tel tandem qui a tout l’air d’une alliance contre nature, risque d’être éphémère au regard des rancunes d’antan, restées encore vivaces dans les mémoires de chacun.

« Chers parents, avez-vous oublié le K.O de 2011 ? Alors, votez tous Zinsou le dimanche pour que nous-mêmes on puisse leur faire le K.O qu’ils nous ont fait en 2011 ».

Cette phrase a été tenue en langue goun à Porto Novo, par le président Houngbédji, alors qu’il était en campagne pour le second tour de la présidentielle 2016. Il apostrophait ainsi le candidat Patrice Talon, qui en 2011 avait soutenu et financé Boni Yayi qui a gagné la présidentielle par un K.O. Courant mars 2016, Adrien Houngbédji avait battu campagne pour Lionel Zinsou, candidat de la coalition Prd-Rb-Fcbe, contre Patrice Talon.

Adrien Houngbédji avait, par tous les moyens, combattu la candidature de Patrice Talon en distillant parfois aux militants de son parti, un document confidentiel dans lequel ce dernier promettait de l’argent et des postes ministériels au Prd si le parti le soutenait. C’est dire donc à quel point il a combattu Talon. Mais hélas, ce combat n’a pas porté ses fruits, puisque contre toute attente, c’est lui qui va remporter la présidentielle face au candidat élu des partis. Mais après l’élection, le Prd par la voie du président de son groupe parlementaire Augustin Ahoanvoébla, n’a même pas attendu la proclamation définitive des résultats pour rejoindre la majorité présidentielle.

Prétexte avancé pour ce ralliement peu honorable : le parti avait fait l’option de la mouvance depuis 2014. Ce ralliement a certainement permis de ramollir les relations tendues entre les deux hommes. Quelques visites en privée, les deux hommes ont  réchauffé leurs vieilles amitiés. Pour rappel, Patrice Talon avait, courant 2005, été un soutien de taille pour Houngbédji, avant de lui tourner dos et de rejoindre Boni Yayi. Rapidement, le Prd obtient quelques strapontins dans l’appareil d’Etat. Un modeste poste de préfet de l’Ouémé et celui, dit-on, de Directeur de cabinet civil du Chef de l’Etat.

Le Prd est de pleins pieds dans la mouvance. Mais il n’obtiendra pas plus que ça depuis. Ceci ne l’empêchera pas de soutenir la révision de la constitution, réforme phare de Patrice Talon qui a échouée. Cette grille chronologique ne militait donc pas en faveur de l’entente observée actuellement entre les deux hommes. Ils étaient partis pour être chien et chat avec pour corollaire une relation conflictuelle entre les deux institutions.

Je t’aime moi non plus

Aujourd’hui, le tandem Talon-Houngbédji fonctionne à merveille. Le second a œuvré pour faire passer, sans trop de difficultés, tous les projets de loi du gouvernement à l’Assemblée nationale. Il en a laissé passer au point où la Cour constitutionnelle a fini par se réveiller et faire le gendarme derrière une Assemblée nationale, qui votait, comme l’a souhaité Talon, « les yeux fermés ». Mais Adrien Houngbédji, vieux briscard de la classe politique, n’est pas un enfant de cœur. S’il soutient le régime Talon après avoir combattu sa candidature, c’est bien pour ses intérêts et ceux de son parti. Talon aussi, pour avoir essuyé autant de diatribes de la part du leader des Tchoco Tchoco, ne serait pas en intelligence avec lui s’il n’y gagnait rien. Alors, que gagne chacun ?

Il est évident que l’entente favorise les deux. Houngbédji laisse passer les « lois de Talon » à l’Assemblée nationale, et en retour celui-ci ne fait rien pour déstabiliser le Prd. Jusque là, le deal marche. Mais il y a autre chose qui renforce l’accord circonstanciel entre les deux hommes. C’est qu’ils ont un ennemi commun contre lequel ils doivent unir leurs efforts. Cet ennemi, c’est 

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Affaire Luc Atrokpo à Bohicon: Le gouvernement attendu comme partie civile

Affaire Luc Atrokpo à Bohicon: Le gouvernement attendu comme partie civile

La révélation de cette gestion opaque des fonds à la mairie de Bohicon est l’œuvre de trois conseillers municipaux qui ont porté plainte devant le procureur  d’Abomey.  Celui-ci après audition des parties, a classé l’affaire sans suite avec la possibilité de poursuivre le mis en cause devant le juge d’instruction. C’est à ce niveau que le gouvernement qui a annoncé la lutte contre l’impunité doit prendre le relais et prouver sa sincérité.

La nouvelle de l’assignation en justice du maire de Bohicon,  Luc Atrokpo, s’est répandue comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire national. Les faits reprochés au mis en cause portent sur la gestion peu orthodoxe des deniers publics. Chose que le gouvernement dit combattre sans relâche ni discrimination. Après que l’affaire ait été classée sans suite par le procureur auprès du tribunal de première instance d’Abomey, la prompte réaction du gouvernement est attendue sur ce dossier qui doit interpeller les proclamateurs de la rigueur du gouvernement  dans la lutte contre l’impunité. Le régime au pouvoir qui défend la fortune publique doit avoir pour souci de mener jusqu’au bout cette affaire. Surtout que le procureur a permis aux trois conseillers plaignants de poursuivre le mis en cause devant le juge d’instruction en se constituant partie civile.

La nécessaire entrée en scène du gouvernement

Il y a à envisager que même si ces trois conseillers venaient à se rétracter pour la suite, le gouvernement lui, devrait se saisir du dossier pour prouver sa détermination à faire de la lutte contre l’impunité, un combat impersonnel et sans considération. Les faits reprochés au maire de Bohicon portent sur le faux en écritures publiques qui a entraîné une différence entre le budget 2016 arrêté par le conseil municipal et celui que le maire aurait présenté au préfet du Zou. Les plaignants parlent d’une différence de 200.000.000frs (deux cents millions de fca). Une  somme si importante doit susciter la réaction automatique, aussi du bien du gouvernement que de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, pour ne citer que ces deux institutions là. C’est donc l’occasion pour le ministre de la justice, garde des Sceaux, de faire une sortie pour rassurer l’opinion de la détermination du gouvernement à traquer sans ménagement tout auteur de malversation financière.

Crédibiliser la lutte contre l’impunité

C’est aussi l’occasion pour

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Mauvaise gouvernance locale : Dogbo, Aplahoué et Bopa, épinglées

Mauvaise gouvernance locale : Dogbo, Aplahoué et Bopa, épinglées

La Commission nationale des finances locales (Conafil), a publié courant le mois de Juillet 2017, le rapport de bonne gouvernance des communes du Bénin sur la période 2013 à 2015. Cette évaluation des performances communales a révélé de graves dysfonctionnements par endroits et l’amélioration des performances au sein de l’administration de certaines communes. Les communes de Dogbo, Aplahoué et Bopa, sont présentés dans le classement comme de mauvaises élèves de la décentralisation.

Le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), a adopté de nombreux mécanismes de transferts budgétaires. On peut entre autres citer le principe de la péréquation qui doit aller de paire avec à une incitation à l’amélioration des performances de collectivités bénéficiaires. Au regard de cette disposition, la formule d’allocation FADeC Investissement non affectée, comporte un élément « performance ».

En effet, la  Commission nationale des finances locales (Conafil), a consacré ce principe par sa décision d’augmenter tous les deux ans le poids de l’élément performance dans ladite formule. Sur ces bases, les critères de performances embrassent trois (3) domaines à savoir le fonctionnement de l’organe élu, la qualité de l’administration communale, et les efforts dans le recouvrement  propre et la bonne allocation des ressources.

Les soixante dix sept (77) communes ont été donc soumises à une évaluation sur la période de 2013 à 2015. Il a été question pour la Conafil de passer à la loupe le nombre de session ordinaires du conseil communal, le fonctionnement des commissions permanentes obligatoires, l’adoption du budget primitif dans les délais légaux, la disponibilité du compte administratif, la passation des marchés (existence juridique et fonctionnalité des principaux organes de passation de marchés, et la fonctionnalité du service de la personne responsable des marchés publics), la tenue correcte des registres comptables, l’augmentation des recettes propres sur l’année, les dépenses d’entretien du patrimoine mobilier et immobiliers par rapport au dépenses de fonctionnement et l’auto financement de l’investissement de chaque commune.

Si au terme de cette évaluation, certaines communes comme

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Bénin : L’He Sado veut séparer les enterrements des cérémonies festives

Bénin : L’He Sado veut séparer les enterrements des cérémonies festives

La proposition de loi sur les cérémonies d’enterrement onéreuses au Bénin, introduite au parlement par le député Nazaire Sado, suscite déjà moult polémiques aussi bien dans le rang des politiques qu’au sein de la population.

Dans la proposition de loi du député Sado Nazaire, il est bien indiqué de séparer les cérémonies d’enterrement de celles festives. Dans son argumentation, le député précise qu’autrefois, lorsque quelqu’un décède, l’enterrement est fait dans les trois (03) jours qui suivent maximum.

Ce n’est qu’après que la date des cérémonies festives est fixée. Il précise que les cérémonies se déroulaient souvent en saison sèche contrairement à ce qui se passe aujourd’hui. Alors que de nos jours, ces cérémonies festives sont organisées même en pleine saison pluvieuse et on fait souvent appel à la météo locale.

Ainsi, l’honorable Nazaire Sado propose dans sa loi de séparer les enterrements des cérémonies festives en ce sens que l’enterrement doit avoir lieu

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Bénin : grands déballages sur des supposées affaires de corruption à la Mairie de Dogbo

Bénin : grands déballages sur des supposées affaires de corruption à la Mairie de Dogbo

Le maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo, cité dans une affaire de corruption dans la passation du marché de construction de l’hôtel de ville a été auditionné, il a y quelques jours par le procureur de la république près le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa.

Accusé lui-même par ses conseillers de détournement des fonds de la coopération décentralisée belge à hauteur de 30 millions, Vincent Codjo Acakpo parle de manipulation et dénonce son premier adjoint Denis Sossoukpoui, qui selon lui a perçu 2 millions de francs CFA pour attribuer frauduleusement un marché à un entrepreneur.

C’est l’heure des déballages à la mairie de Dogbo. Après la sortie médiatique du maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo, on en sait un peu plus sur l’affaire de corruption dans la passation du marché de construction de l’hôtel de ville et la gestion des fonds de la coopération décentralisée belge. En effet, dans le dossier de corruption qui  bat de l’aile au conseil communal de Dogbo dans le cadre de l’attribution du marché de construction de l’hôtel de ville, le maire Acakpo a été écouté par le procureur de la république du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa il y a quelques jours. Sur le fond de l’affaire, le tribunal s’est déclaré incompétent renvoyant le maire Acakpo et l’entreprise ERACOB vers l’autorité de régulation des marchés publics.

Pour rappel, lors du dépouillement des offres dans le cadre de passation du marché de construction de l’hôtel de ville de Dogbo, l’entreprise ERACOB, adjudicataire, « aurait soudoyé la commission de passation des marchés publics de Dogbo pour se voir attribué l’offre » selon les dires du maire Acakpo. Après attribution et signature du contrat, une faute grave a été relevée par la tutelle aux dires du maire Acakpo, qui note l’absence de l’attestation de capacité que l’entreprise doit fournir et qui équivaut à un montant total de 45 millions. Selon les explications du maire de Dogbo, l’entreprise ne dispose pas du capital réglementaire dans son compte bancaire pour gagner l’offre soit un montant de 45 millions de francs Cfa, ce qui logiquement a entraîné la cessation des travaux sur le chantier.  Saisi par l’autorité nationale de régulation de marché publique, le maire a rappelé à l’ordre l’entreprise ERACOB. Selon ses dires il a adressé une correspondance pour joindre au dossier le relevé bancaire indiquant le montant sur le compte de l’entreprise.

« Conformément à l’article 90 du code de passation de marché public, j’ai donc adressé une correspondance sous huitaine à l’entreprise pour apporter les documents complémentaires à son dossier de soumission et ce, sur instruction du préfet » a indiqué le maire Acakpo. «  Après ce délai légal et un délai de grâce d’une semaine le marché a été retiré à ERACOB et l’appel d’offre relancé » a renchéri le maire.

C’est donc à la suite de ce bras de fer que l’entreprise ERACOB a saisi le tribunal de Lokossa pour se faire rétablir dans ses droits. C’est suite au délibéré du tribunal qui se déclare incompétent dans le fond du dossier que le maire de Dogbo, Vincent Codjo Acakpo a donné de la voix. Il a dénoncé la corruption qui a émaillé les travaux de dépouillement des offres et l’attribution du marché. Il pointe du doigt son premier adjoint Denis Sossoukpoui qui a pris une somme de 2 millions de Francs Cfa chez l’un des soumissionnaires pour lui attribuer le marché de passation de la construction de l’autel de ville.

« La commission de passation de marché public a pris de l’argent pour l’attribution des offres »

Le maire Vincent Acakpo dénonce la pourriture morale au sein de la commission de passation de marché public à la mairie de Dogbo. Il a également accusé le président de la commission de passation de marché public en la personne de son premier adjoint au maire, Denis Sossoukpoui. « L’entrepreneur m’a proposé à mon bureau la somme de 2 millions F Cfa pour gagner le marché mais je lui ai dis que je ne suis la président de la commission de passation des marchés. Je l’ai donc envoyé vers mon Premier adjoint qui a encaissé les sous sans rien me dire » a déclaré Acakpo. Pour lui, malgré ces efforts pour assainir la gestion publique, ses frères ne veulent pas suivre sa vision de bonne gouvernance. «  Je n’ai jamais fais confiance aux membres de la commission de passation de marché, c’est une magouille qui s’est installé dans cette commission et j’ai pris ma responsabilité en déchargeant de la tête de la commission le président qui mon premier adjoint, Sossoukpoui,  avec qui j’ai un accord politique de gestion au lendemain des joutes électorales »  a –t- indiqué. Une révélation grave qui n’a pas laissé indifférent le mis en cause. Selon les proches de celui-ci, il a annoncé faire une sortie médiatique pour clarifier le fond de ce dossier qui pue assez au sein du conseil communal.

« Le maire Vincent Acakpo a méconnu les textes de marché public »

Selon d’autres sources, le maire de Dogbo aurait exigé la somme de 10 millions sur le marché de construction de l’hôtel de ville, gagné par l’entreprise ERACOB. Au cours d’une tête-à-tête avec l’entrepreneur de la Société ERACOB, dans un restaurant à Dogbo, le maire Acakpo aurait intimé l’ordre à ce dernier de renoncer par écrit au marché qu’il venait de gagner régulièrement. «  Je lui ai répondu Monsieur le maire vous méconnaissez les textes de passation de marché public » nous a confié l’entrepreneur de la société adjudicataire, ERACOB.

Aux dire de ce dernier, c’est depuis ce jour que les problèmes ont commencé et le

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Bénin : Silence inquiétant sur la poursuite des chantiers hérités de Yayi

Les travaux de construction de l’Assemblée nationale et de l’Aéroport de Tourou entamés sous le régime Yayi, ont connu des fortunes diverses depuis l’avènement du nouveau départ. Alors même que les deux chantiers connaissaient un état d’avancement considérable, c’est un curieux silence qui s’observe sur l’achèvement des travaux de ces deux ouvrages. C’est sous le régime du président Yayi Boni qu’ont été lancés les travaux de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale.

Bien qu’ayant connu des arrêts et des reprises, ces travaux ont connu les deux dernières années du second mandat du président Yayi Boni, une grande accélération. Le Chef de l’Alliance des Fcbe, souhaitait à l’époque que ce chantier soit livré avant son départ du pouvoir. Cela se traduisait par les nombreuses visites qu’il a effectuées sur le site de  2015 jusqu’en 2016.

On se rappelle que de la question récurrente du président d’alors au chef des travaux était : «A quel moment pourrez-vous livrer l’ouvrage» ? Et lorsque ce dernier répondait : «dans plus d’un an monsieur le Président», la réaction de Yayi Boni était toujours : «est-ce que l’ouvrage ne peut pas être livré avant avril 2016» ?

Cette volonté du président Yayi à inaugurer cette infrastructure avant son départ du pouvoir en avril 2016, a eu pour conséquence une accélération remarquable des travaux du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Au moment où il quittait le pouvoir, s’il est vrai que l’ouvrage n’était pas encore achevé, il a tout de même connu une avancée considérable. Cela est bien visible aujourd’hui à l’entrée de la ville de Porto-Novo, avec ce grand bâtiment inachevé.

Mais les travaux de cet édifice qui devrait donner de l’orgueil au Bénin avec un siège resplendissant du parlement, ont été arrêtés. Raisons avancées par le Conseil des ministres sous la rupture, c’est que le gouvernement entendait commanditer un audit pour cerner les contours de financement et de gestion des fonds alloués.

C’était alors en mai 2016. Près de 15 mois après, c’est le silence plat. Rien n’a plus été dit sur ce chantier. Et même les députés eux-mêmes, à qui l’ouvrage est destiné, ne semblent pas plus préoccupés par cet arrêt illimité des travaux. Eux qui sont pourtant champions des questions orales adressées au gouvernement avec débat au parlement, ne semblent pas se soucier du devenir de cet édifice. Et si les parlementaires se désintéressent de leur futur siège, ce n’est pas à l’aéroport de Tourou qu’ils accorderont plus d’attention. Du moins, c’est ce qui s’observe depuis

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Bénin : Plus de 18 millions de Fcfa détournés par un gendarme

Bénin : Plus de 18 millions de Fcfa détournés par un gendarme

L’Adjudant A. Aïwanou vient de salir la corporation militaire administrative. Précédemment trésorier général à la Direction de la gendarmerie nationale, ce dernier a perçu irrégulièrement au profit des élèves gendarmes de la 37ème promotion, une somme de dix-huit millions cinq cent quatre-vingt-mille (18 584 000) Francs Cfa.

Destinée à nourrir cent-un (101) gendarmes, cette somme a été retirée par ce sous-officier de l’armée au motif

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Crise au Psd : Le congrès de l’aile Amoussou se tient les 10 et 11 août en dépit des mises en garde de Golou

Crise au Psd : Le congrès de l’aile Amoussou se tient les 10 et 11 août en dépit des mises en garde de Golou

La crise au Psd semble avoir de beaux jours devant elle. Alors que les protagonistes croyaient vite en finir en portant leur malentendu devant les tribunaux, ils n’ont surement pas vu venir un si long procès. Tout porte à croire qu’on est toujours dans les prémices d’une longue guerre d’usure dans laquelle chaque camp sort presque chaque jour un nouveau numéro.

Dernier en date, un communiqué d’Emmanuel Golou dans lequel -lui qui se réclame légitime-, interdit le congrès de l’aile Amoussou. Mais il ne sera écouté ni par ses adversaires, ni pas la justice. Les premiers ont maintenu leur congrès qui se tient à St Charbel à Akpakpa les 10 et 11 août, avec 540 délégués venus de tout le pays. Le juge quant à lui continue d’entretenir la confusion.

Il ne tranche pas et sa décision rendue en référé ne semble guère faire avancer les choses. Selon des sources judiciaires, il ne livrera son vrai verdict qu’après un débat sur le fond. Tout ceci laisse entrevoir une crise de très longue haleine.

Le Communiqué d’Emmanuel Golou qui met en garde les frondeurs

Selon le communiqué signé de Cyprien Koboudé, il ne s’agit «nullement » d’une activité du Parti social démocrate. « Les faussaires seront poursuivis et les actes posés annulés en son temps », souligne le document. Lire le communiqué.

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Faibles performances dans l’enseignement primaire : la nouvelle politique du ministre Karimou

Faibles performances dans l’enseignement primaire : la nouvelle politique du ministre Karimou

(Il met le Fcb-Pme à contribution pour impacter les communes défavorisées) Selon plusieurs évaluations, l’une des causes des échecs scolaires est le faible niveau de formation des enseignants. Pour inverser la tendance et cibler davantage les besoins réels des enseignants en matière de formation, le ministre de l’enseignement maternel et primaire (Memp) Salimane Karimou, a décidé d’adopter une nouvelle politique de formation continue des enseignants.

Grâce au Programme ‘’Fonds Commun Budgétaire – Partenariat Mondial pour l’Education’’ (Fcb-Pme) de M. Jean Euloge Gabriel Adétona, il a initié dix différentes formations pour les 25 communes défavorisées.

La récente évaluation du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC 2014) dont le rapport vient d’être publié, révèle que la quasi-totalité des systèmes éducatifs primaires évalués, dont celui du Bénin, présente des lacunes majeures, annonciatrices de difficultés d’apprentissage pour les élèves à l’avenir. Selon l’étude, le Bénin fait partie des pays dans lesquels plus de 80% des élèves n’atteignent pas le seuil « suffisant » en langue, et où 60% à 70% d’entre eux ont des difficultés en mathématiques en début de cycle. Il en est de même en fin de cycle, où si au moins 1 élève sur 2 atteint le seuil « suffisant » en lecture, plus de 50% par contre n’atteignent pas ce seuil en mathématique. C’est donc la fragilité des acquis du début de cycle qui influe négativement sur les performances des élèves en fin de scolarité.

Ce résultat vient renforcer ‘’Osep’’ et « diagnostique ce que je sais de ce que j’enseigne », réalisés en avril 2015, et qui démontrent qu’un nombre important d’enseignants ne maîtrise ni les démarches disciplinaires, ni les contenus notionnels. Et lorsque l’enseignant lui-même ne maîtrise pas ce qu’il enseigne, il est évident que les apprenants en sont les victimes. Pour faire face à cette situation, le ministre Salimane Karimou a pris des mesures révolutionnaires. Dans sa quête d’offrir aux écoliers une éducation de qualité, il met un point d’honneur à assurer des formations en cours d’emploi aux enseignants en situation de classe, en vue de l’amélioration de leurs capacités d’intervention.

C’est dans ce cadre qu’il a négocié et obtenu auprès des Partenaires Techniques et Financiers, les formations groupées dans les 25 communes défavorisées ciblées par le programme FCB-PME, dont l’Unité d’appui technique et de suivi dirigé par M. Jean Euloge Adétona, travaille inlassablement auprès du ministre pour changer la donne. Ces formations dont l’objectif principal est de renforcer les capacités pédagogiques desdits enseignants dans les différents domaines identifiés, seront organisées par les structures pédagogiques du MEMP que sont l’INFRE, la DIIP, la DEP et la DEM. Elles se dérouleront au cours des mois d’août et de septembre 2017.

Les 10 projets du ministre Karimou

  1. La formation des enseignants des 25 communes PME sur les outils linguistiques (grammaire, conjugaison, orthographe, vocabulaire) et à la didactique des mathématiques
  2. La formation des nouveaux directeurs des écoles expérimentales à l’approche ELAN
  3. La formation des RUP, CORUP et les directeurs d’écoles primaires des 25 communes à l’évaluation des apprentissages
  4. La formation de tous les RUP, CORUP et les directeurs d’écoles primaires des 25 communes PME à la gestion du temps d’apprentissage

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