Me Yves Edgar Monnou est au cœur d’un scandale financier. Depuis août 2016, il est poursuivi par les administrateurs de Bengaz, une société de droit béninois créée pour le transport du gaz. Il lui est reproché d’avoir détourné pour une cause non encore élucidée, 690 millions FCfa appartenant à cette société dont il est lui-même un associé.
C’est un acte d’une rare gravité. Depuis août 2016, l’avocat béninois Me Yves Edgar Monnou fait l’objet d’une poursuite judiciaire dans le cadre d’une scabreuse affaire d’exfiltration de fonds appartenant à la société Bengaz. Il y a quelques années, les sociétés Coryves, Sci la Mouette, Kark Dork International et la Ceb, ont décidé de s’unir pour créer Bengaz, une société spécialisée dans le transport gazier. Mais les actionnaires originels ont convenu entre eux de choisir Me Monnou, promoteur de Coryves investment, pour faire le portage afin de prospecter le terrain pour la recherche d’autres actionnaires. En effet, sur les 300 millions à mobiliser pour constituer le capital social, ils n’avaient pu en trouver que 139. Grâce à leurs relations, ils ont aussi réussi à négocier avec une banque néerlandaise pour obtenir un prêt, afin de mener leurs activités. Cette banque a décidé de les accompagner par un prêt de plusieurs milliards qu’ils devaient rembourser progressivement, une fois que la société commencerait à fonctionner.
Mais depuis août 2016, le sort de Bengaz a basculé dans la gadoue. Et ceci à cause de la seule volonté de Me Yves Edgar Monnou. Le 09 août 2016, dans le cadre de ses activités régulières, le Projet gazoduc de l’Afrique de l’ouest (Wapco) a versé 698.783.599F cfa dans les caisses de Bengaz. Curieusement, l’argent qui devrait servir à rembourser en partie le créancier néerlandais n’est jamais arrivé dans les caisses de Bengaz. Quelques jours avant ce versement, Me Yves Edgar Monnou a fait transférer les fonds dans le compte clandestin d’une