Congrès extraordinaire du Psd: Golou reconduit à la présidence du parti

Congrès extraordinaire du Psd: Golou reconduit à la présidence du parti

Le Parti social-démocrate (Psd), a tenu son congrès extraordinaire le samedi 22 juillet 2017 à Cotonou. Les militants venus de toutes les régions du Bénin ont pris part aux travaux qui ont duré toute la journée. A l’issue des assises, d’importantes résolutions ont été prises, notamment le retrait du parti de l’Union fait nation, pour beaucoup de raisons, et la reconduction d’Emmanuel Golou comme seul et unique président des sociaux-démocrates  au Bénin.

Le congrès extraordinaire tant attendu du parti social-démocrate s’est tenu ce samedi 22 juillet 2017 à Cotonou. Venus de tous les départements du Bénin, les militants, amis et sympathisants du Psd ont assisté aux travaux qui ont duré toute la journée. Dans une ambiance festive, les socialistes visiblement engagés et déterminés à redorer le blason du  parti après les échéances électorales de 2015 et de 2016, ont participé et contribué à la réussite de ce congrès extraordinaire. Cette grande rencontre intervient juste au lendemain du verdict rendu par la justice, et qui a rétracté son ordonnance d’interdiction dudit congrès. Le président du comité d’organisation dans son message a remercié tous ceux qui ont œuvré pour que le congrès se tienne.

A l’ouverture des travaux, le président sortant qui sera réélu quelques heures plus tard, s’est réjoui de l’effectivité des assises qui vont leur permettre non seulement de renouveler les différentes structures du parti, mais aussi de mettre sur pied le nouveau bureau exécutif national. Emmanuel Golou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a tenu à rappeler que la crise que vit sa formation politique  est la première de son histoire. A la recherche des causes profondes de celle-ci, le président note qu’il n’y a ni bataille idéologique, ni tiraillements sur son orientation politique.

« De toute évidence, il n’y a pas de grandes réformes sans conséquences, et c’est ce que nous vivons en ce moment à travers cette crise », a-t-il fait savoir.

Aussi, a-t-il souligné que cette rencontre extraordinaire est un luxe, mais un luxe indispensable. Le remettre à plus tard serait préjudiciable et mettrait à mal la cohésion au sein du parti. Le président du comité Afrique de l’international socialiste, avoue que leur expérience récente avec l’union fait la nation, n’a pas du tout été heureuse. Il faut donc rechercher les meilleures issues pour la suite du combat. Emmanuel Golou a invité ses militants à s’engager pour assurer la cohésion au sein de leur parti, pour son rayonnement.

Le Psd quitte officiellement l’Union fait la Nation

Le départ du parti social-démocrate de l’Union fait la nation, a été l’une des grandes résolutions issues du congrès du samedi dernier. En effet, ce départ de ce regroupement politique est dû selon les congressistes à plusieurs raisons, notamment le

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Bénin - Crise au PSD: Le coup de pouce de Sacca Lafia aux frondeurs

Bénin - Crise au PSD: Le coup de pouce de Sacca Lafia aux frondeurs

(Courrier du ministre Sacca Lafia réservé aux abonnés) Deux acteurs se sont illustrés hier dans la crise qui secoue depuis quelques semaines, le Parti social démocrate (Psd). Le premier est le juge Jacques Hounsou.

Célèbre depuis l’affaire Ajavon, il a rendu hier une décision assez bien subtile. Si elle semble couper la poire en deux -comme le Roi Salomon- en renvoyant dos à dos le camp Golou et celui de Amoussou-Ebo en ce qui concerne la paternité du parti, il faut reconnaître que sa décision est à lire au second degré pour y déceler une reconnaissance de droit accordée à Emmanuel Golou.

Car, l’autoriser à organiser un congrès c’est lui accorder une prérogative qui incombe au président du parti, et par conséquent admettre implicitement qu’il est le président du parti.

Le second c’est le ministre de l’intérieur Sacca Lafia. En réponse à des courriers d’ Emmanuel Golou, il affirme

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Procès de la Renaissance du Bénin : à peine ouverte, l’audience reportée au 26 juillet

Procès de la Renaissance du Bénin : à peine ouverte, l’audience reportée au 26 juillet

(L’autorisation écrite du bâtonnier pour comparution de Zinzindohoué exigée) L’audience sur la crise qui secoue le parti la Renaissance du Bénin (Rb) prévue pour hier 19 juillet 2017 et qui devrait juger du fond de l’affaire, a été renvoyée au mercredi 26 juillet 2017.

Raison évoquée par le collège des juges commis pour la circonstance : l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats pour comparution de leur collègue Abraham Zinzindohoué, ancien médiateur et président élu par le camp des réformistes de la RB.

Parce qu’il a estimé qu’il y a violation des articles 26 et 51 des statuts de la Renaissance du Bénin (Rb), Me Alfred Bocovo, avocat de l’aile du maire de la ville de Cotonou, a demandé et obtenu du juge Jacques Hounsou du tribunal de Cotonou, une ordonnance. Cette dernière a permis d’assigner collectivement les 38 frondeurs du parti qui ont organisé la réunion du bureau politique national du 17 mai 2017, et le congrès extraordinaire du 26 juin 2017, afin qu’ils comparaissent.

C’est ainsi qu’une audience a été convoquée pour hier 19 juillet 2017, afin de juger du fonds du dossier. Les deux parties en conflit (l’aile Zinzindohoué et l’aile Soglo) étaient toutes représentées à cette audience par leurs avocats. Malheureusement, elle n’a pas été à son terme, parce que très tôt les avocats de la défense ont demandé à la formation collégiale présidée par la magistrate Eudoxie Acakpo assistée des juges Aubert Kodjoh et Abdoubaki Adam-Bonglé, de renvoyer l’audience pour leur permettre de bien se préparer parce qu’ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour le faire. Cet argument a été battu en brèche par la partie civile avec à sa tête Me Alfred Bocovo. La cour a apparemment suivi la même logique que cette dernière et a demandé que l’audience se poursuive.

Mais rapidement, les avocats des frondeurs ont soulevé une exception. Ils estiment que le titre d’avocat de l’un de leurs clients en la personne de Me Abraham Zinzindohoué, devenu président de la Rb après le congrès du 26 juin 2017, requiert l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats du Bénin. Les avocats de la partie civile déclarent avoir reçu le quitus du bâtonnier. Pour leur part, Abraham Zinzindohoué n’a plus le titre d’avocat, parce qu’il n’est plus inscrit au tableau. Ils ont d’ailleurs brandi le tableau de 2014-2015 sur lequel ne figure effectivement pas le nom de l’ancien président de la Cour suprême.

Une suspension de 15 minutes

L’insistance de la défense a obligé la partie civile à exiger de leurs confrères, la preuve que leur client est toujours avocat inscrit au tableau, cette fois-ci avec l’appui de Me Robert Dossou et Me Nadine Dossou, tous conseils du camp Léhady Soglo. Me Filbert T. Béhanzin, Brice Houssou et Prosper Ahounou de la partie des frondeurs, ont alors demandé à la cour de leur accorder un peu de temps pour prouver le titre d’avocat de Abraham Zinzindohoué. Dans ce méli-mélo, la présidente de la cour Eudoxie Acakpo a suspendu l’audience pour 15 minutes. A son retour, le collège de juges a renvoyé l’audience au mercredi 26 juillet 2017 à 15h, le temps pour les avocats dela partie civile d’apporter l’autorisation écrite du bâtonnier. L’annonce de ce report en a surpris plus d’un, notamment les militants et militantes de la Renaissance du Bénin acquis à la cause du maire de Cotonou, Léhady Soglo, et qui ont effectué massivement le déplacement. Parmi ceux-ci on pouvait compter un nombre important de conducteurs de taxi-motos. Très confiants de ce que la justice tranchera tôt ou tard et que la vérité triomphera, ils ont entonné des slogans propres aux Houézèhouè une fois au dehors. Comme pour dire que le combat se poursuit et qu’ils ne vont pas démordre.

Très confiant, Léhady Soglo est venu assister au procès

Depuis que cette crise a commencé à la Renaissance du Bénin, le président destitué Léhady Soglo s’est toujours montré confiant et déterminé à mener le combat jusqu’au bout. Il a d’ailleurs assisté à l’audience d’hier au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, même s’il est venu vers la fin. Mais ce qui a retenu l’attention des uns et des autres, c’est qu’une fois dans la salle d’audience, Lehady Soglo a

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Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin : Comment les deux indiens ont été libérés

Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin : Comment les deux indiens ont été libérés

Après un long week-end de privation de liberté, les deux indiens Manoj Issac et Neeraj Kabdal ont retrouvé hier leur liberté. Selon des sources proches du dossier, c’est vers 2h du matin qu’ils ont été libérés.

Ils ont eu leur salut grâce au trio de juges composé de Freddy Yèhouénou, Bayo Dassoundo et Hervé Alavo. C’est ce collège de juges qui a écouté les deux prévenus et a enfin retenu que le blanchiment de capitaux comme chef d’accusation ne saurait faire objet d’une poursuite particulière, puisqu’étant consubstantiel au trafic de drogue pour lequel la Cour d’appel a relaxé les deux prévenus.

Il a simplement ordonné la relaxe des deux individus et la rétrocession de leurs biens numéraires saisis depuis vendredi passé, où ils ont été cueillis après la décision de la Cour d’appel qui les libérait. Cette décision, faut-il le préciser, a été rendue contre la volonté du parquet qui a requis

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Affaire 54kg de cocaïne : L’acharnement politique sous le couvert d’une volonté de justice

Affaire 54kg de cocaïne : L’acharnement politique sous le couvert d’une volonté de justice

Il se joue depuis hier au tribunal de Cotonou un épisode lugubre de la justice béninoise. Libérés par une décision de la Cour d’appel dans une affaire de drogue, deux indo-pakistanais font l’objet d’une persécution depuis le vendredi 14 juillet dernier.

Raison : une nouvelle affaire de blanchiment de devises qui les accable et qui a tout l’air d’un prétexte pour s’opposer à la décision de la Cour d’appel.

Libérés le vendredi soir en fin de semaine, Manoj Issac et Neeraj Kabdal qui croyaient jouir enfin de leurs libertés ne seront jamais libres. Sans aucune raison, ils seront gardés pendant des heures encore avant d’être conduits à l’office central de répression du trafic illicite des drogues (Ocertid), où on brandit contre eux une nouvelle accusation : blanchiment de devises. Depuis, ils ont entamé un nouveau calvaire. Toute la journée d’hier, ils ont été gardés au bureau du procureur de la république qui prétend les auditionner… jusqu’à zéro heure. Le récit de ces mésaventures dignes d’un procès martial montre bien les excès qui entourent cette nouvelle procédure.

Autant on s’interroge sur la brutalité et la spontanéité de la procédure, autant on a du mal à comprendre comment l’Ocertid puisse devenir subitement compétent pour traiter des affaires de blanchiment d’argent. Les incongruités du nouveau dossier montrent bien qu’il s’agit plus d’un déni de justice habillement couvert en volonté de lutter contre des narco trafiquants, qui certes foisonnent ici, chez nous, et contre lesquels les Etats-Unis ont averti le Bénin.

Tout se passe comme si l’on veut

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Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin: Les deux indiens repris par l’Ocertid et gardés à vue

Affaire 54 kg de cocaïne au Bénin: Les deux indiens repris par l’Ocertid et gardés à vue

La cour d’appel de Cotonou a rendu une décision le vendredi 14 juillet 2017 dans laquelle elle a blanchi les indo-pakistanais Manoj Issac et Neeraj Kabdal. Ces deux grands exportateurs de noix d’anacarde au Bénin avaient été arrêtés et enfermés depuis 6 mois parce que 54kg  de cocaïne auraient été  découverts dans leurs marchandises. Mais aux dernières nouvelles, les deux prévenus ont été repris et gardés à vue à l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid). Manoj Issac et Neeraj Kabdal ne sont pas encore au bout de leurs peines. Et pour cause, emprisonnés il y a environ 6 mois parce que54kg de cocaïne auraient été découverts dans leurs marchandises au port autonome de Cotonou, pratiquement dans la même période que l’affaire des 18 kg de cocaïne retrouvés dans un des containers de la société Cajaf Common de Sébastien Ajavon.

Le dossier a été porté devant la justice et le vendredi 14 juillet dernier, ces Indo-pakistanais ont été purement et simplement relaxés grâce une décision rendue par la cour d’appel de Cotonou. Celle-ci vient casser la décision rendue par le  juge Azo du 2e cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Cotonou dans ce dossier. Il est demandé à l’Etat béninois de rétrocéder aux deux accusés leurs marchandises sans délai et sans condition.

Un soulagement et une  joie qui n’ont été que  de courte durée. Parce que les éléments de l’office central de répression du trafic illicite des drogues et des précurseurs (Ocertid), une unité spécialisée de la police nationale,  n’ont pas attendu que la décision de mise en liberté soit notifiée au régisseur de la prison civile de Cotonou, avant de s’autosaisir du dossier.

De sources judiciaires, Manoj Issac et Neeraj Kabdal ont été repris et conduits dans les locaux de l’Ocertid à Akpakpa où ils ont été soumis aux mêmes  interrogatoires, mais cette fois-ci pour

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Palmes académiques: Le Cames désigne Alain Capo Chichi, le gouvernement le bloque

Palmes académiques: Le Cames désigne Alain Capo Chichi, le gouvernement le bloque

Alain Capo Chichi devra attendre encore avant d’être reçu dans l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa). Informé à l’instar de dix autres collègues universitaires de sa réception dans l’Oipa, Alain Capo Chichi sera subrepticement bloqué par le ministre de l’enseignement supérieur, pour une raison bien insolite.

Alain Capo Chichi paie-t-il déjà le prix de son obstination à ne pas laisser passer une réforme du gouvernement ? Désigné par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) pour être reçu dans l’Ordre international des palmes académiques (Oipa) du Cames, Alain Capo Chichi ne sera pas décoré le 19 juillet prochain. Il a vu sa distinction empêchée par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En effet, dans  le courrier N° 104/Mesrs/Dc/Csa du 12 juillet 2017, le Directeur de cabinet dudit ministère Bienvenu Koudjo, agissant au nom et pour le ministre Marie Odile Attanasso, informe le patron du groupe Cerco qu’il ne pourra plus recevoir cette distinction.

Raison avancée, tenez vous tranquille, cette réception en rajoute à la confusion actuelle observée. Allusion faite à la crise qui secoue l’enseignement supérieur au sujet de la décision du gouvernement d’organiser des concours nationaux de licence et de master, pour les étudiants du privé.

« Cependant, pour ne pas ajouter à la confusion actuellement observée, l’absence de dialogue nous oblige à donner du temps à l’organisation de la remise de votre décoration au Bénin », précise la lettre.

Celle-ci vient contredire une première

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Bénin - Réaménagement technique du gouvernement: Le régime de la rupture entretient l’incertitude

Bénin - Réaménagement technique du gouvernement: Le régime de la rupture entretient l’incertitude

Annoncé par le ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la république, Pascal Irénée Koupaki au mois d’avril 2017, voici que plus de 3 mois après, le pouvoir en place semble avoir rangé ce dossier de réaménagement du gouvernement aux tiroirs.

Après la démission du ministre délégué à la Présidence chargé de la défense, Candide Azannaï le 27 mars 2017, le Secrétaire général de la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, avait au cours de son point de presse d’après Conseil des ministres du 10 avril 2017, confié à la presse ceci : «le gouvernement a pris acte de la démission du ministre de la défense. Le Chef de l’Etat fera un réaménagement technique du gouvernement et engagera des dans les prochains jours des consultations avec l’Assemblée nationale».

Trois mois plus tard, cette déclaration du ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la république, plus un seul mot n’a été entendu à ce propos. Ni de la part du ministre, encore moins du Chef de l’Etat qui avait pourtant fait plusieurs sorties médiatiques, tant sur les médias nationaux qu’internationaux. Le Chef de l’Etat au cours ses sorties médiatiques s’est prononcé brièvement sur la démission de son ministre de la défense, sans jamais dire mot sur un éventuel réaménagement ministériel.

Et depuis des mois c’est le silence. Mais cette question de la formation du nouveau gouvernement à la suite de la démission du ministre préoccupe plus d’un. A en croire l’honorable Zéphirin Kindjanhoundé qui s’exprimait à ce propos au cours d’une conférence de presse qu’il avait organisée à son domicile à Ménontin, au mois de mai 2017 en ces termes :

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Logements sociaux au Bénin : Plus de 33 milliards de Fcfa partis en fumée

Logements sociaux au Bénin : Plus de 33 milliards de Fcfa partis en fumée

Dans le cadre du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin » de la Maison des médias (Mdm) financé par Open society initiative for west Africa (Osiwa), des journalistes ont été commis pour mener des enquêtes journalistiques sur divers sujets.

Celui qui retient notre attention et dont la présentation a été faite hier mercredi 12 juillet 2017, est relatif au thème : « Programme de logements sociaux au Bénin : Un véritable serpent de mer ». Il est ressorti de cette présentation que plus de 33 milliards de Fcfa du contribuable béninois ont été gaspillés dans ces logements sociaux, et que lesdits logements sont convertis en éléphants blancs. C’était à la faveur d’une conférence de presse, à la Mdm à Cotonou.

893 logements sociaux construits au lieu de 10 000. Ce fossé témoigne combien de fois la mal gouvernance est entretenue au Bénin. Lancée en 2009 par le régime défunt, la construction de 10 000 logements sociaux s’est avérée un éléphant blanc et un gouffre financier légués au gouvernement du président Talon. Ces chiffres ont été rendus publics hier mercredi 12 juillet 2017, à la faveur d’une conférence de presse tenue à la Maison des médias à Cotonou.

Dans sa présentation, Affisou Anonrin a fait remarquer que c’est un montage financier qui endette l’Etat pour près de 19 milliards de nos francs auprès des banques. Des 19 milliards, 09 sont des frais financiers et ont été souscrits par le gouvernement du régime défunt, au profit de ce projet. « Sur instruction du chef de l’Etat d’alors, les travaux avaient démarré sans un contrat formel » déplore le chargé des affaires juridiques de l’Agence de gestion des travaux d’intérêt public du Bénin (Agetip-Bénin), a rapporté le rédacteur en chef du quotidien béninois ‘’La presse du Jour’’.

Selon ses explications, le président d’alors a dépêché une mission d’audit à l’Agence foncière de l’habitat, aux fins de situer les responsabilités. Mais jusqu’à nos jours s’offusque-t-il, aucune suite sur cette affaire. Sur les 893 logements sociaux achevés soutient-t-il, seulement ¼ sont occupés. Plusieurs raisons expliquent la réticence des potentiels acquéreurs à l’en croire. Entre autres : les coûts élevés des logements, la qualité douteuse des matériaux de constructions, et des raisons socioéconomiques. « De 1960 à nos jours, aucun des projets immobiliers qui ont été initiés n’a connu le succès escompté » s’est-t-il désolé. Selon ses investigations, la corruption, la cupidité de certains promoteurs immobiliers et l’inertie de l’Etat, sont autant de raisons à la base des échecs enregistrés.

Défis à relever

Au vu de ce qui précède, des défis restent à relever. Primo, les députés doivent continuellement interpeller le gouvernement sur la question et mettre en place une commission d’enquête pour situer les responsabilités.

Deusio, prendre des dispositions pour réhabiliter les logements achevés et abandonnés aux intempéries, achever les logements en chantier et initier une

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Supposées malversations dans la Filière coton : instrument de chantage ou véritable lutte contre la corruption

Supposées malversations dans la Filière coton : instrument de chantage ou véritable lutte contre la corruption

Quelques jours après la publication par le Conseil des ministres d’un extrait du rapport du cabinet Mazars sur trois campagnes cotonnières, rien n’a bougé au niveau de ce dossier.

En dehors du tapage médiatique entretenu exprès, on a pas l’impression que le gouvernement est préoccupé par une poursuite réelle des mis en cause, jusqu’à les amener à rendre gorge.

Pour avoir proclamé dans son discours d’investiture « faire de la lutte contre la corruption un combat de tous les temps », Patrice Talon apparaissait aux yeux de maints béninois comme le « justicier » de la corruption. On attendait de lui le dépoussiérage des vieux dossiers de prévarication et la poursuite implacable des mis en cause. Icc-services, Machines agricoles, Maria Gléta, Cen Sad, Ppea 2… revenaient sur les lèvres comme un chorus. On était donc à mille lieues de penser que les choses allaient se passer autrement.

Hélas, c’est pourtant ce qu’on observe aujourd’hui avec l’inhumation des affaires Icc-services et Ppea2. Lorsque l’affaire des scandales de la filière coton, les chantres de la lutte contre la corruption qui déchantaient de Talon ont retrouvé un peu d’espoir avant de retomber une fois encore dans leur désespoir. En effet, quelques semaines après avoir révélé cette affaire en conseil des ministres, le gouvernement n’a plus posé d’actes pour afficher sa bonne foi en la matière. Selon des indiscrétions, le gouvernement n’a pas encore confié ce dossier à la justice.

Et d’ailleurs, il ne peut en être autrement. Selon toujours les mêmes sources, le fameux rapport du cabinet Mazars n’a pas l’air « d’un truc sérieux ».

Plusieurs des mis en cause cités par le rapport affirment n’avoir jamais été approchés et écoutés par ledit cabinet. Cela laisse planer quelques doutes sur le sérieux du travail et sur l’existence même d’un tel rapport, le gouvernement n’ayant lui-même, publier que quelques extraits. Comment peut-on faire un audit sérieux sans écouter des acteurs majeurs ?

Comment donc sans les avoir écoutés, on a pu établir leurs responsabilités ? Autant de questions auxquelles il faut trouver des réponses. Ceci pourrait expliquer la nonchalance ou la réticence du gouvernement à vite transmettre le dossier au tribunal pour enclencher la procédure. En vérité, l’on se demande si ce dossier n’a pas été agité juste pour « négocier le silence » de certains qui prenaient trop de libertés à critiquer le gouvernement.

La presse comme instrument de diversion

Alors qu’on attendait le dossier au tribunal où la justice pourrait s’en servir et poursuivre les enquêtes, c’est une certaine presse qui est mise à contribution pour entretenir un tohu-bohu médiatique autour du sujet. Plusieurs tabloïds ont accusé les mis en cause comme s’il s’agissait d’une décision du tribunal. Dans un premier temps, ils ont chanté en cœur que le détournement portait sur

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