Sur le continent africain, on ne le dira jamais assez l’amour fraternel et l’inclusion sociale sont capitaux. La tolérance les uns des autres comme des appartenances culturelles est donc naturelle chez les populations africaines qui sont ravies de partager, la joie, les activités professionnelles, les récoltes, les bonnes nouvelles comme les peines et les pertes. Tout s’y passe dans l’unité en général car elle fait partie des enseignements et de l’éducation inculquée dans les nombreuses traditions du continent.
Ayi Mojisola
Les humains sont comme de l’eau
Ce proverbe africain nous vient du peuple Yoruba majoritairement basé au Nigéria qui se dit en 3 mots : « Omi ni yan ». Les valeurs humaines étant au cœur des traditions africaines, l’humain est bien au-delà des valeurs matérielles comme l’argent. Il faut se rappeler également que l’Afrique est resté attachée de génération en génération au « vivre en communauté » ce qui lui vaut une diversité culturelle toujours aussi vivante malgré les défis économiques.
L'amour ne se chante point, il se vit
La notion de l’amour, des sentiments amoureux, de la passion entre les individus et des sentiments fraternels a été étudiée de près par les anciens sur les terres africaines. Ils sont conscients de l’énorme énergie et des fréquences positives qui rejaillissent de ces sentiments. Pour rappel, dans la signification du proverbe « là où on s’aime, il ne fait jamais nuit », il a été expliqué comment l’amour est ressenti et manifesté lorsqu’il anime les individus.
Le malheur est l'école de la sagesse
Le malheur est un évènement que la majorité des humains préfère de loin éviter. Effectivement, le malheur est une circonstance pénible ou difficile voire cruelle qui affecte durement un individu. Le malheur courbe le dos des personnes quelque soit leur rang social. Ceci peut avoir un aspect physique, monétaire, social ou de santé. De nos jours où les apparences sont constamment sous les caméras, tout est mis en place pour esquiver, fuir ou quitter le malheur. Dans le cas où cela arrive malgré tout, les individus se sentent meurtris, désespérés, déprimés, maudits ou dépourvus du goût de la vie alors que celle-ci a tant à offrir aux êtres vivants qui y sont. Voici l’une des raisons pour lesquelles, sur les territoires africains, dès l’enfance, les parents enseignent les bases de la vie à leurs héritiers.
À corriger un têtu, on perd son temps
L’heure africaine a fait couler beaucoup d’encre sur la toile ces dernières années. L’heure africaine semble ainsi moins rigoureuse qu’ailleurs pourtant selon l’éducation africaine il ne faut jamais perdre son temps. Les sages le démontrent à travers ce proverbe. Une personne têtue selon Larousse est cet individu qui « montre un attachement obstiné à ses opinions, à ses décisions, un entêtement excessif ».
Prunier africain, Pygeum africanum, une espèce thérapeutique puissante mais, menacée
De son nom scientifique Pygeum africanum, ou Prunus africana, le prunier africain est depuis des millénaires apprécié pour ses vertus médicinales. Son fruit a une belle odeur de cerise et laurier avec une amande amère. Il est nommé différemment selon les régions ou communautés ethniques : « emi ou olowomefa » en yoruba, « osisi » en igbo, « ka’danya » en haoussa, « dalehi » en fulani, « kiburraburra » en swahili, « iluo » en kom, « gwabuzito ou Entasesa » en Ouganda, « african plum tree ou bitter almond ou red stinkwood ou pygeum » en anglais, « iruelo africano » en espagnol.
Dans la forêt, quand les branches se querellent, les racines s'embrassent
La flore, la faune et l’équilibre de l’écosystème font partie intégrante de la vie humaine que rappelle régulièrement les traditions africaines depuis des siècles. Pour preuve, nombre de traditions sur le vieux continent conserve l’entretien des forêts sacrées même si elles sont par endroits menacées. Les animaux, les terres comme les végétaux, sont généralement traités ou exploités conformément au respect de leur intégrité physique et morale. Ces idéologies sont véhiculées verbalement sous le format de multiples paraboles pour éduquer leurs héritiers et ceux qui l’entendent. Dans le cadre de ce proverbe africain, le regard est essentiellement tourné vers les végétaux et particulièrement sur les arbres.
Quand l'œil pleure, le nez ne se réjouit pas
La tradition orale en Afrique est bien plus que des paroles. Elle a pour rôle d’enseigner, d’instruire mais de véhiculer surtout les principes importants de la vie. Les sages se servent des dictons pour transférer des enseignements depuis les phénomènes physiques ou biologiques observés. Tout se retrouve alors dans l’observation. Les organes exprimés ici à savoir l’œil et le nez sont 2 parties du corps humain non éloignés l’un de l’autre.
Festival et variétés de pains en Afrique
Le pain vient s’ajouter à la variété de repas existant sur le grand continent noir. Le pain est une nourriture de base traditionnelle de diverses sociétés qui doit son origine à l’Égypte des grands pharaons kémits près du Nil. Le pain est fabriqué simplement à partir des ingrédients naturels dont le sel, la farine d’une céréale et de l’eau. Mais d’autres ingrédients comme la levure pour gonfler la pâte du pain et le mode de préparation comme de cuisson s’ajoutent augmenter la diversité de types de pain.
Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit
Les symptômes physiques de la passion entre deux individus tel qu’avoir des papillons dans le ventre, la perte de la faim, une difficulté accrue à vous endormir seul, oublier la notion de temps, voire la joie extrême ressentie à la vue de l’être aimé sont autant de réactions qui animent à la fois les individus de la société. L’amour est connu pour engendrer de nombreux effets positifs sur le corps humain selon plusieurs scientifiques mais les sages africains avec leur grand savoir biomimétique et leur génie ont su observer le pouvoir positif de l’amour au-delà des sentiments amoureux.
L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli
Ce proverbe africain vient intégrer plusieurs principes des valeurs de bases enseignées dans les multiples cultures de ce continent : le courage, la détermination et la persévérance. Très tôt dès l’enfance, l’éducation africaine apprend à ses héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à savoir se défendre, à savoir se nourrir, à courir et apporter un gain à la famille/village d’appartenance.
7 sauces aux feuilles légumes africaines à connaître absolument
En Afrique les feuilles légumes sont très consommées sous forme de sauces afin d’ingérer le potentiel nutritif des plantes. Souvent il s’agit : du moringa, du manioc, du gombo, du ndolé, et de la corète potagère. Seulement grâce aux talents gastronomiques de nos mamans cuisinières, ces sauces sont bien plus qu’un amas de feuilles mais, de pures délices ! Les saveurs sont multiples et les couleurs varient selon la durée de cuisson. Voici 7 sauces aux feuilles légumes africaines incontournables.
La persévérance est un talisman pour la vie
La notion de persévérance est une grande discipline dans toutes les cultures africaines. Pour parfaire cette grande matière on enseigne : le positivisme du mental, le courage en tout temps, la détermination, la vision et la concentration vis-à-vis des buts visés. Pour ce faire, dès l’enfance, les sociétés africaines donnent des bases de la vie. Ils apprennent à leurs héritiers à marcher, à exécuter des tâches domestiques et agricoles, à se défendre, à se nourrir, à courir et apporter un gain à la famille/village d’appartenance.
La rivière a beau être à sec, elle garde son nom
Ce beau proverbe nous vient du grand peuple Ashanti du Ghana ou Akan de la Côte d’ivoire. La rivière est un cours d’eau naturel qui évolue dans un sens à débit moyen et qui se jette dans un autre cours d’eau. Pour diverses raisons, il arrive qu’un cours d’eau s’assèche. Seulement selon les enseignements africains, rien n’est impossible et tout ne se perd pas. Alors, même asséchée, une rivière conserve ses caractéristiques et peut recueillir de l’eau, et accomplir ses fonctions préalablement connues et garde sa valeur. Cela s’applique aussi aux humains.
Desmodium velutinum, une autre espèce bienfaisante du genre Desmodium sp.
Desmodium velutinum particulièrement est un petit arbre tropical haut de 1 à 3m maximum se développant bien dans les galeries forestières, les savanes et les jachères. Cet arbuste des tropiques humides appartient à la famille des fabaceae (Kimpouni et al., 2018) mais plusieurs publications scientifiques le classe parmi les papilionaceae (Arkinstall, 1979). Il se développe bien dans les zones à températures chaudes d’un maximum de 32°C mais ne supporte pas les températures de moins de -1 ° C et sous une pluviométrie annuelle moyenne entre 1 500 à 3 500 mm.
Le soleil qui brille n'ignore pas un village parce qu'il est petit
Le soleil est très important pour toute vie sur terre. La durée d’ensoleillement ou de l’insolation reste d’ailleurs un indicateur climatique de toutes les régions du monde. Et l’Afrique est de loin le continent avec le plus fort potentiel en énergie solaire sur des surfaces plus grandes et en nombre de régions ensoleillées. Les ancêtres africains ont toujours respecté les capacités solaires physiques ou biologiques et l’ont transféré dans les multiples traditions de plusieurs manières. Certains ont d’ailleurs accordé du pouvoir au soleil jusqu’à le considérer comme une entité créatrice de toute vie ou de manifestation de la vie.
Heliotropium indicum une herbacée à grand potentiel
Heliotropium indicum de la famille des borraginaceae possède une diversité de nom en Afrique : moncikou en éwé, koklosudên en Kota fon, nonsikou en Malinké, koklodên Goun, koklossou dinkpadja en Fon, agogo igur en Yoruba et kalkashin korama en Hausa. Elle se répand du Mali, Sénégal au Cameroun. C’est une vivace tropicale à croissance rapide et au feuillage caduc dont la hauteur n’excède généralement pas 1m (Adjanohoun et al., 1999). Heliotropium indicum tolère très bien les espaces ensoleillés, tout type de sols et même les températures allant jusqu’à -5 degrés Celsius. C’est définitivement une plante solide qui requiert peu d’entretien. C’est aussi une belle plante verte couverte de poils simples, dotée de belles fleurs hermaphrodites formées par une horde d’étamines réunies en épis terminaux solitaires sous la forme de virgule imaginaire. Ces fleurs à odeur suave peuvent être de couleur violette, blanche ou rouge. Et elles forment un bel tapis avec les feuilles alternes, cordées, rugueuses et longuement pétiolées fièrement dressées sur les nombreuses tiges de l’herbacée.
Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village
Chez les peuples africains, l’éducation est le pilier de la société. Les enfants y sont les joyaux de la vie et leur éducation est incontournable depuis des siècles. C’est l’éducation qui garantit la pérennisation de la culture, du noyau familial et du nom de famille. Mieux, l’éducation est celle qui garantit l’héritage, l’espoir des familles ou des peuples, la force de la communauté et l’équilibre social. L’éducation est une telle responsabilité que les parents n’en sont pas naturellement les seuls professeurs des enfants qui représentent ici les élèves car il existe une grande diversité de notions à apprendre.
Le chameau ne voit pas sa bosse
Malgré les grandes transformations sociopolitiques et économiques du continent africain, les formations sociales et la structure des éducations sont restées organisées autour des idéologies ancestrales et de l’observation de la structure de la nature. Ce qui explique la transmission de nombreux proverbes souvent sous forme de paraboles par les anciens. Ils font souvent le parallèle ou établissent les rapports entre les phénomènes naturels ou l’état naturel des éléments de la biodiversité africaine. La biodiversité sur ce continent est justement extraordinairement, si riche en êtres vivants et en formations géologiques que les enseignements y sont très variés. Ces idéologies sont alors véhiculées sous le format de multiples paraboles. Parmi elles voici un autre proverbe qui évoque la bosse du chameau cette fois.
Les oreilles ne dépassent jamais la tête
Les proverbes en Afrique sont issus d’un réel art oratoire. Les peuples africains ayant hérité de cet art, le pratiquent naturellement avec beaucoup de jeux de mots synonymes, antonymes, homonymes en hésitant pas à faire des parallèles avec des phénomènes naturels parmi les humains, les animaux et l’environnement.
Il n'y a pas d'enfant indésirable
Encore un autre proverbe très court transmis de génération en génération en Afrique depuis toujours. Les traditions africaines ont toujours valorisé la naissance dans les communautés car elles ont compris très tôt que cela reste encore le seul moyen de pérenniser la présence humaine sur la planète. Ainsi, la femme en gestation a de la valeur comme les familles nombreuses aussi, l’éducation des enfants et bien d’autres éléments reliés. Les acteurs de la société sont tous d’ailleurs très importants dans les communautés africaines. Les traditions dans le vieux continent ont toujours intégré l’inter-personnalité entre les populations. Ainsi, les traditions africaines ont toujours enseigné depuis des siècles l’inclusion sociale.
Toubani, des beignets nourissants
Les pratiques gastronomiques africaines se maintiennent et se structurent autour des principaux aliments connus pour leurs valeurs nutritionnelles ou leur mode de conservation. Nous allons découvrir une collation particulière, le toubani. Le toubani est un plat africain connu de la région ouest de l’Afrique qui se présente sous forme de beignets avec des ingrédients qui se résument essentiellement autour de plantes tropicales. Il s’agit du manioc, de l’igname, le niébé ou de pomme de terre. Le niébé par exemple est une légumineuse, source précieuse de protéines joue un rôle important dans l’équilibre nutritionnel et contre les carences protéiniques des enfants ou personnes du 3e âge. Quant au tubercule d’igname son apport glucidique n’est pas négligeable dont les cossettes séchées se conservent bien sans agents chimiques.
Le Niger perd un grand journaliste et défenseur des droits du peuple : Mamane Abou
Mamane Abou, pionnier de la presse nigérienne a rendu l’âme à 72 ans après un AVC dont il ne s’est jamais remis depuis 2019. Rigoureux et responsable cet illustre journaliste, ancien militant du parti au pouvoir, n’hésitait pas critiquer voire dénoncer les pratiques irrégulières de corruption. Il est resté un grand défenseur des droits de … Continuer la lecture