Retour en catimini : occasion ratée de gommer la mauvaise communication autour de Talon

Retour en catimini : occasion ratée de gommer la mauvaise communication autour de Talon

Grosse déception pour les curieux, les badauds et certains fans du président de la république. Hier soir, informés par les réseaux sociaux, beaucoup parmi eux ont fait spontanément le déplacement de l’aéroport international Bernardin Gantin de Cadjêhoun pour voir le Chef de l’Etat de retour d’un long séjour à l’étranger dont on ne sait toujours pas grand-chose.

Pour son retour, le président de la république a fait la même option qu’à son départ pour ce voyage: celle de la discrétion et de la cachoterie. Pas d’accueil solennel avec tapis rouge et la liesse habituelle. Juste une poignée de militaires de la garde présidentielle, quelques membres de sa famille dont son épouse et son ami Olivier Boko. La presse, elle, serait indésirable.

De l’arrivée du Chef de l’Etat hier, on aura que deux images. Une première qui montre l’avion, un Falcon affrété pour la circonstance, avec une poignée de personnes à son pied attendant la descente du Chef de l’Etat.

Une deuxième où on voit le cortège conduisant le Chef de l’Etat sur le boulevard de la Marina en direction de sa maison. En un mot, personne-en tout cas pas le grand monde- n’aura  vu physiquement le président de la république hier. Seule la magie de la manipulation a fait publier, toujours sur les réseaux sociaux, une vieille photo d’un Patrice Talon au début de mandat, tout feu tout flamme, entrant dans un avion en chemise blanche et cravate rouge au vin. Quelques esprits habiles ont rapidement démenti cela. Puis une autre manipulation. Celle-ci consiste à prendre un post de Djamila Idrissou Souler comme propos à chaud du Chef de l’Etat à son arrivée au pays. Hors, la journaliste n’émettait que des souhaits et appelée, elle a bien précisé le sens de son poste sur facebook.

Pourtant, ces

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Absence du président Talon au Bénin: Le gouvernement sème la confusion

L’absence prolongée du Chef de l’Etat du pays alimente toujours les polémiques. Alors que la situation suscite l’inquiétude et l’angoisse des populations, les interventions des ministres ne rassurent guère et n’apportent aucune réponse aux préoccupations. La dernière en date, celle du ministre Sacca Lafia, en rajoute davantage à la confusion créée par le gouvernement lui-même.

Une dernière déclaration d’un membre du gouvernement relance la polémique sur l’absence prolongée du Chef de l’Etat. Interviewé par un confrère de Frissons Radio sur l’absence du président Patrice Talon, le ministre de l’intérieur Sacca Lafia affirme :

« Le président est en voyage pour remplir ses fonctions. Monsieur le président, comme tout homme, comme tout président, a des activités liées à ses charges au Bénin, hors du Bénin, en Afrique, en Europe ».

Cette intervention qui est la 3è d’un membre du gouvernement depuis l’absence du Chef de l’Etat du territoire national, n’apporte aucun élément nouveau aux versions servies par deux ministres avant lui. Elle n’apporte également aucune réponse aux préoccupations légitimes des populations qui veulent en savoir plus sur le lieu où se trouve le président, et les raisons de ce séjour qui dure plus deux semaines. Cette version qui vient à un moment où on a atteint le pic des rumeurs autour de l’état de santé du président Patrice Talon, n’est pas trop éloignée de celle servie par le ministre des affaires étrangères Aurelien Agbénonci, face au corps diplomatique à Cotonou.

Ce dernier avait affirmé que « le Chef de l’Etat a voyagé pour répondre à des obligations ». Version qu’il balaie lui-même le lendemain, en déclarant à l’Afp que le Chef de l’Etat était allé faire son bilan de santé en France. Mais entre ces deux versions, il y en a une autre totalement à leurs antipodes. Elle émanerait du ministre Joseph Djogbénou qui aurait déclaré sur Bbc Afrique que le Chef de l’Etat est au pays. Trois ministres, trois versions différentes ou contradictoires, qui affichent un seul objectif : cacher soigneusement et la destination du Chef de l’Etat et les raisons de son séjour dont la durée ne peut que susciter des interrogations. Sinon comprendre cette confusion entretenue par les membres du gouvernement alors que les populations nourrissent un souci légitime, celui d’en savoir un plus sur l’absence de leur président. Car, dans l’histoire de notre démocratie, c’est le plus long séjour extérieur d’un chef de l’Etat qui n’est ni en congés, ni en visite pour raisons de santé. Le président Soglo avait séjourné en France en 1991 pour plusieurs mois, pour des raisons de santé. Depuis, aucun président n’a fait autant de jours à l’étranger. Même Boni Yayi très féru des voyages n’avait fait autant de jours à l’extérieur pour ses pérégrinations. C’est ce qui fait dire à la rumeur que le Chef de l’Etat est « gravement » malade, voire « opéré » de la prostate. Thèse à ne pas rejeter puisqu’un journal qui se réclame proche du PR a écrit il y a quelques jours que le Chef de l’Etat a été aperçu à Paris, où il a fait un check up et pris rendez vous avec son cardiologue.

Sacca Lafia provoque les Béninois

Qui a demandé à Sacca Lafia de se prononcer sur

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Port Autonome de Cotonou : Comment Huguette Amoussou a tenté de briser la grève

Port Autonome de Cotonou  : Comment Huguette Amoussou a tenté de briser la grève

La grève de 48h lancée par le Syntrapac a mis la Directrice générale dans tous ses états. Soutenue par le gouvernement, elle a multiplié dans la journée d’hier tous les stratagèmes pour faire échec à cette grève, mais en vain. Récit d’une journée folle au Port de Cotonou.

Les agents et les usagers du port ont été accueillis hier à leur lieu de travail et de demande de services par les forces de l’ordre. Très tôt dans la matinée en effet, une horde de policiers a investi la devanture du port. Ils ont ensuite été rejoins par des éléments de la compagnie maritime de la gendarmerie.

La Dg a pris une note pour réquisitionner certains agents, en l’occurrence les Directeurs techniques et les chefs service, mais elle n’est toujours pas rassurée. Elle convoque alors les Directeurs techniques, les chefs de département et chefs services pour une réunion à 15h30.

Conscients de la situation, les responsables du Syndicat des travailleurs du Port Autonome de Cotonou (Syntrapac), organisent un conseil syndical extraordinaire à la bourse du travail à 14h pour harmoniser les points de vue et choisir le mot d’ordre avant la réunion avec la Dg. Conseil à l’issue duquel le mot d’ordre de grève a été maintenu. Au cours de la rencontre, la Dg a répété les propos tenus sur

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Persécution politique de Léhady Soglo au Bénin: 4è audit en un an à la mairie de Cotonou

Persécution politique de Léhady Soglo au Bénin: 4è audit en un an à la mairie de Cotonou

Depuis hier, une commission du cabinet français Deloitte séjourne à la mairie de Cotonou où elle doit auditer les comptes de la mairie.

Cette quatrième commission d’audit après celles du Fadec, du Cabinet Fiduciaires d’Afrique et du Bureau d’analyses et d’investigations (Bai) a la délicate mission de trouver dans la gestion de Léhady Soglo « la petite faute » dont le gouvernement va se servir pour le liquider.

A la mairie de Cotonou, le gouvernement continue son inquisition. Selon des sources concordantes, une commission d’audit du Cabinet français Deloitte y séjourne depuis hier matin.  C’est la 4ème commission d’audit dans les locaux de l’hôtel de ville en un an.

Sait-on jamais, celle-ci pourrait trouver quelque chose pour compromettre Léhady Soglo et le dégager de la tête de Cotonou, les trois premières ayant presque échoué à ce jeu. Il s’agit des commissions du Fonds Fadec, du cabinet Fiduciaires d’Afrique, et celle du Bai. Si le souci affiché par le gouvernement semble être la transparence dans la bonne gestion des ressources publiques, le nombre des audits effectués en un an et les liens existant entre ces cabinets ou structures et le Chef de l’Etat, obligent à se poser des questions.

Quatre audits, cela paraît trop pour contrôler en si peu de temps la gestion d’une commune, et la provenance de ces commissions n’augure pas d’un travail impartial et sincère. Faut-il le rappeler, en dehors du Fadec, Fiduciaires d’Afrique est un cabinet d’expertise comptable qui appartient à Johannès Dagnon, cousin et conseiller spécial du Chef de l’Etat. Idem pour le  Bai qui lui est confié. Quant au cabinet Deloitte actuellement en activité à la mairie, bien qu’il soit un cabinet de droit français, c’est le cabinet de provenance de Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances.

Contrairement aux missions antérieures, c’est une équipe d’inspecteurs expatriés qui séjourne depuis ce lundi 12 juin 2017 à l’hôtel de ville de Cotonou. Que cherche-t-on tant à la mairie de Cotonou ? Sûrement la petite

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Gestion de la Sonapra et l'Onasa au Bénin : Dakpè Sossou dépose une proposition de résolution

Gestion de la Sonapra et l'Onasa au Bénin : Dakpè Sossou dépose une proposition de résolution

Le contrôle de la gestion de la Sonapra et de l’Onasa au cours des quinze (15) dernières années préoccupe à plus d’un titre les représentants du peuple.

En effet, se conformant aux dispositions des articles 113 de la Constitution du Bénin et 114 du règlement intérieur de l’Assemblé nationale, l’honorable Dakpè Sossou, deuxième secrétaire parlementaire à l’Assemblée nationale, a déposé le 12 juin dernier une proposition de résolution tendant à mettre sur pieds une commission parlementaire d’information d’enquête et de contrôle, sur la gestion de la Sonapra et de l’Onasa

Intégralité de la proposition de résolution tendant à la création d’une commission parlementaire d’information, d’enquête et de contrôle sur la gestion de la Sonapra et l’Onasa.

Exposé des motifs

Ces derniers jours, des déclarations suffisamment graves paraissent dans la presse nationale et internationale, jetant le discrédit sur le Gouvernement, au sujet d’une certaine liquidation abusive de sociétés d’Etat, notamment la Sonapra et l’Onasa, avec pour conséquence la mise au chômage de dizaines de milliers d’employés.

Pour lever l’équivoque et éclairer l’opinion publique, je voudrais demander à l’Assemblée Nationale de bien vouloir commettre, conformément aux dispositions des articles 113 de la Constitution du Bénin et 114 du règlement intérieur de l’Assemblé nationale, une commission parlementaire d’information d’enquête et de contrôle, en vue des dispositifs ci-après :

Dispositifs de la proposition de résolution

Article 1 : De la création de la commission d’enquête

Il est créé une Commission parlementaire d’information, d’enquête ou de contrôle relative à la gestion de la Sonapra et de l’Onasa, les quinze dernières années.

Article 2 : Des missions de la Commission d’enquête

La Commission a pour mission de vérifier la gestion administrative, économique et financière de la Sonapra et de l’Onasa et d’identifier les périodes de prospérité, les périodes difficiles  de chacune de ces deux entreprises publiques ainsi que les raisons fondamentales de la liquidation.

Au cours de la période considérée, les responsabilités devront être situées en amont de la

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Campagne cotonnière 2016-2017 au Bénin : Un record de 451.000 tonnes

Campagne cotonnière 2016-2017 au Bénin : Un record de 451.000 tonnes

L’Association interprofessionnelle du coton (Aic), a organisé vendredi 9 juin une conférence de presse pour apporter des informations sur la campagne cotonnière 2016-2017 et le niveau de préparation de la campagne à venir. Cette sortie médiatique a eu lieu à Cotonou avec la présence de plusieurs membres du gouvernement.

L’Association interprofessionnelle de Coton (Aic) a réalisé un record. Au terme de la campagne cotonnière 2016-2017, plus de 451.000 tonnes de coton ont été produites. L’information a été donnée vendredi dernier au détour d’une conférence de presse organisée par l’Association interprofessionnelle du Coton à Cotonou.

Selon le président de l’Aic, la production la plus élevée connue par le passé est celle de la campagne 2003-2004 (428.000 tonnes).

« Ce niveau de production est un record jamais atteint dans l’histoire de la production du coton au Bénin », s’est félicité le président de l’Aic.

Assisté de Narcisse Djègui secrétaire permanent de l’Aic et d’Eustache Kotingan, égreneur, le président de l’Aic a dévoilé les résultats de la campagne cotonnière 2016-2017, ainsi que les moyens qui ont permis d’atteindre un tel niveau. Les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Delphin Koudandé, Lazare Sèhouéto et Adidjathou Mathys, ont pris part à ladite conférence.

S’agissant de la préparation de la campagne en avril 2016, Mathieu Adjovi a affirmé que l’Aic, ses structures exécutives et les différentes familles professionnelles, ont été rétablies dans leurs

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Alain Capo Chichi : « Le Cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur »

Alain Capo Chichi : « Le Cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur »

Suite à la publication dans la presse de la lettre du Secrétaire Général du Cames répondant au ministre de l’enseignement supérieur sur la polémique autour de l’organisation des examens nationaux, le Dr Alain Capo Chichi réagit.

Dans une déclaration, il dénonce une tentative d’instrumentalisation de la lettre du Cames qui, d’après lui, loin de donner raison au gouvernement, l’a simplement renvoyé à la législation nationale.

Alain Capo Chichi s’est également prononcé sur la « remise en cause de sa qualité d’expert auprès du Cames. » (Lire l’intégralité de la déclaration)

Le Docteur Alain Capo Chichi persiste et signe « le secrétaire général du cames n’a jamais donné raison au ministre de l’enseignement supérieur Attanasso relativement aux examens dits nationaux », c’est une grossière instrumentalisation mal conçue.

J’ai été très surpris de constater qu’en se fondant sur la lettre n°0202.2017/CAMES/SG/AA du Secrétaire Général du CAMES en date du 02 juin 2017, en réponse au courrier n°115/MESRS/DC/SGM/SA adressé par Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur du Bénin, on tente d’instrumentaliser toute l’institution du CAMES par rapport à l’organisation des examens nationaux de Licence dans le LMD au Bénin aux profits des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur non homologués.

Il me  plaît de rappeler que dans ce débat,  le CAMES est et restera neutre.

C’est d’ailleurs pourquoi, dans son courrier n°0202.2017/CAMES/SG/AA en date du 02 juin 2017, le Secrétaire Général du CAMES a clairement affirmé : « s’agissant de la situation conjoncturelle à laquelle votre Excellence est confrontée et qui rentre dans le cadre d’un ajustement  pour répondre stratégiquement à un programme national,  le CAMES ne voit aucun fondement pour justifier son immixtion dans un tel débat ».

Il poursuit en ces termes : « je voudrais également préciser, pour répondre à l’un des aspects de votre correspondance, que l’accréditation des diplômes par le CAMES ne confère pas de droits aux établissements privés de signer leurs diplômes. Tout dépend en fait du statut de chaque pays ».

Il s’en induit que le SG du CAMES renvoie plutôt aux dispositions nationales de chaque pays membre, la question des examens nationaux.

Dès lors, il est paradoxale de voir qu’au lieu que les intellectuels du ministère s’imprègnent correctement des Décrets et Arrêtés qui organisent le LMD au Bénin, notamment l’article 27 de l’Arrêté n°2012/710 qui énonce : « Le diplôme de Licence est délivré sous le sceau et au nom de l’université concernée, dans un délai de 3 mois après la proclamation des résultats », ils ont osé dénaturer le contenu de la lettre du Secrétaire Général du CAMES, en faisant croire, par publication dans la presse écrite nationale, qu’il donne raison au Gouvernement.

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Dossier PPEAII : L'intégralité de la décision du juge Rodolphe AZO

Le lundi 16 mai 2017, le juge d’instruction en charge dossier de détournement de 3 milliards de Francs Cfa dans l’affaire PPEA II, a rendu sa décision.

Dans son verdict de non-lieu qui a surpris plus d’un, le juge Rodolphe YaoviAzo, inconnu jusque-là du grand public,  a déclaré « qu’il n’existe aucun élément du dossier permettant de caractériser avec précision les faits ». Si l’information du non-lieu rendue publique a ému plus d’un et fait couler beaucoup d’encre et de salive, l’intégralité de la décision n’a été disponible qu’il y a quelques jours. Le document apportera plus d’informations à la compréhension des uns et des autres de ce scandale et ne manquera pas de susciter d’autres commentaires. En attendant, la rédaction vous propose l’intégralité de ladite décision.

Ordonnance de non lieu (Insuffisance de charges)

Nous Rodolphe Yaovi AZO, Juge d’instruction au Tribunal de Première Instance de 1 ère Classe de Cotonou

Vu les pièces de la procédure suivie contre :

1-YOXI Yédé Victor: né vers 1964 à Natitingou de feu  Nata YOXI et de feu Téna N’DYE, âgé de 53 ans, de nationalité béninoise, Ingénieur hydraulicien, domicilié à Abomey-Calavi, quartier Aïtchédji, maison Yédé Victor YOXI, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

2- EL HADJ TIDJANI Adamou Traoré: né vers 1964 à Nikki des feus El Hadj Ahmed TIDJANI et Léila  MOHAMED, âgé de 53 ans, de nationalité béninoise,  Administrateur des finances, domicilié au carré 3904  Fidjrossè Kpota, maison El Hadj TIDJANI, marié et père  de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans  condamnation;

Tous deux M.D. du 21-05-2015 ;

3-KOMBIENI Emmanuel: né vers 1969 à Nodi (Matéri),  de feu Paul Kombiéni TAWEMA et de SANHOUGOU  IRIBENI Agnès, âgé de 48 ans, de nationalité béninoise,  Administrateur des services financiers, domicilié à Pahou,  carré sans bornes, maison KOMBIENI, marié, se disant  jamais militaire et sans condamnation;

4- VIGAN Fortuné Evariste: né le 21 octobre 1966 à  Cotonou, de feu Expédit VIGAN et de Marie A.  LA WSON, âgé de 51 ans, de nationalité béninoise,  Statisticien économiste, domicilié au lot 1196 parcelle X rue 12200 entrée 330 Cadjèhoun, marié, se dit  jamais militaire et sans  condamnation

5- DJOTAN Kotchègni: né le 16 février 1975 à Dassa-Zounmè, de feu DJOTAN Théophile et de Lucie BARA  âgé de 42 ans, de nationalité Béninoise, Opérateur économique, domicilié à Agori-Bidossessi (Abomey- Calavi), maison Victorin YEHOUENOU, célibataire avec une fille, se disant jamais militaire et sans condamnation;

M.D. du 11-08-2015 ;

6- ISSA IMOROU Mouhamadou : né le 05 juillet 1973 à  Nikki de feu ISSA Imorou et de Mariam MAMA, âgé de 44 ans, Administrateur des services financiers, domicilié à Djado (Abomey-Calavi), carré sans bornes, maison ISSA Imorou, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

7- BOURAIMA MAMA OROU Arératoulaye : née le 1er août 1978 à Kalalé, de feu BOURAIMA Amida et de BATOKO Guêkabou, âgée de 39 ans, de nationalité béninoise, Administrateur du Trésor, domicilié à Zopah (Abomey-Calavi), maison MAMA OROU, mariée, se disant jamais militaire et sans condamnation;

8- AGONDJA Simplice: né le 16 février 1974 à Dogbo, des feus Antoine AGONDJA et Denise TONATO, âgé de 43 ans, de nationalité, Administrateur du trésor, domicilié à Godomey, carré 156, maison AGONDJA Simplice, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

9- BOURAIMA MAMA Soulémane : né le 02 juin 1982 à Bembêrèkè, de BOURAIMA Mama ‘et de GOUNOU Adjarath, âgé de 33 ans, de nationalité béninoise, Contrôleur des services financiers, domicilié à Abomey-Calavi Togba, carré sans bornes, maison BOURAIMA marié et père de 02 enfants, se disant jamais  ilitaire et sans condamnation

10- NOUHOUN TOURE Souradjou: né vers 1957 à Ouénou- Parakou, de feu Zachari NOUHOUN TOURE et de Salimata MAMA CHABI, âgé de 60 ans, de nationalité béninoise, Ingénieur énergéticien, domicilié au carré 1109 Wologuèdè, maison Raphaël CAKPO, marié et père de 05 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation;

Tous C.J. ;

Des chefs d’Abus de fonction, fractionnement dans les marchés publics et détournement de deniers publics;

Faits prévus et punis par les articles 45 alinéas 2, 3, et 4 ; 53 de la loi n° 2011-20 du 1,2 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et, autres infractions connexes et l’article 150 du code des marchés publics et des délégations de services publics en République du Bénin ;

11- NIERI Sarè Salvin Rock: né le 04 septembre 1971 à Cotonou des feus NIERI Jean-Pierre et GANDAHO Félicité, âgé de 46 ans, Gérant d’entreprise, domicilié au carré 420 Saint Jean, maison NIERI, marié et père de 03 enfants, se disant jamais militaire et sans condamnation

12- KODO Rémi: né le 18 mars 1983 à Dogbo Madjrè, de  KODO Codjo et de DEGBE Yayikpan, âgé de 33 ans, de  nationalité béninoise, Opérateur économique, domicilié à  Tankpè ITTA, maison KODO Rémi, marié avec 03 enfants,  se disant jamais militaire et sans condamnation;

Tous deux S.M.D. ;

Des chefs de Complicité d’abus de fonction, de complicité de détournement de deniers publics et  fractionnement dans les marchés publics;

Faits prévus et punis par les articles 2, 3 du code pénal; 45  alinéas 2, 3, et 4; 53 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 2011  portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes et l’article 150 du code des marchés publics et des délégations de services publics en République du Bénin;

PARTIE CIVILE: Etat Béninois représenté par l’Agent Judiciaire du Trésor;

Vu le réquisitoire de Monsieur le Procureur de la République en date du 02 mai 2017 ;

Attendu qu’il résulte de l’information les faits suivants:

Courant de l’année 2015, des irrégularités ont été dénoncées par l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin sur la gestion des fonds de la deuxième phase du Programme Pluriannuel d’appui aux secteurs de l’Eau et de l’Assainissement (PPEA II) au titre de l’année 2014.

Lesdites irrégularités seraient caractérisées par le non-respect des procédures exigées par le bailleur de fonds dans l’attribution des marchés relatifs à la réalisation de forages dans certaines localités.

Ainsi, les marchés d’un montant de FCFA deux milliard six cent millions (2.600.000.000) auraient été attribués par fractionnement à la suite du réaménagement du plan de travail annuel (PTA), du report des crédits au titre de l’année 2014 et d’une réallocation du crédit d’un montant de FCFA cinq cents millions (500.000.000).

Le réaménagement du plan de travail annuel, le report et la réallocation des crédits auraient été faits saris l’avis de non-objection du bailleur de fonds. .

Interpellés et inculpés pour abus de fonction, fractionnement de marché public, détournement de deniers publics et complicité des mêmes infractions, les susnommés ne reconnaissent pas les faits mis à leurs charges. .

L’inculpé Yédé Victor VOX!, Coordonnateur du PPEA II, réfute au prime abord l’infraction de détournement de deniers publics mise à sa charge. Il reconnaît qu’il y a eu, sans avis d’objection du bailleur, report d’un crédit de 500.000.000 FCFA du PPEA II au titre de l’année 2013 du chapitre 62 relatif aux achats de fournitures et équipements et la réallocation de ce même montant au chapitre 23 relatif aux investissements. Mais il explique que ces reports et réallocation ont été décidés par arrêté du Ministre compétent qui est le Ministre en charge des Finances et sur requête du ministre en charge de l’Energie. Ces opérations pouvant s’analyser en détournement de deniers publics ne relèveraient pas de sa responsabilité. Il précise également que le programme PPEA II s’étendait sur trois années, à savoir, 2013, 2014, 2015. L’année 2013 ayant été consacrée à la mise en place du programme et l’année 2015 devant connaître l’évaluation et la clôture du programme, seule l’année 2014 a été celle de l’exécution des forages.

Yédé Victor YOXI explique par ailleurs que le fractionnement de  marché public à lui reproché manque de fondement. En effet selon  lui, non seulement ledit fractionnement n’a pas été opéré de façon malveillante, mais encore, ils sont dus au fait que pour répondre  aux doléances récurrentes et pressantes des populations relatives à l’eau potable, le Chef de l’Etat d’alors donnait des instructions allant dans le sens de la célérité. Cette célérité, aux dires de Yédé Victor YOXI, était inconciliable avec la procédure d’appel d’offre caractérisée par sa lenteur et seule la procédure de consultation restreinte, prévue par note circulaire n° 962/MEFIDC/CFIDGB/SP du 03 avril 2012 du Ministre en charge des Finances, pouvait permettre d’atteindre les objectifs. Poursuivant sa démonstration, YOXI ajoute que, déférant aux instructions de « la hiérarchie, toujours guidées par les pressions des populations, il est arrivé plusieurs fois que des opérateurs économiques, à surface financières conséquentes, soient sollicités pour la réalisation des forages avant même que ne soit déclenchée la procédure de désignation, Pour Victor YOXI, en ce qui concerne les marchés de fournitures et matériels de bureau, il n’y a pas non plus eu fractionnement de marché, car les commandes ont été faites au fur et à mesure, des besoins et c’est peut-être la compilation des montants sur toute l’année qui a fait penser à cet état de choses.

Pour sa part, Ahératoulaye BOURAIMA MAMA OROU, Directrice des Ressources Financières et du Matériel (DRFM) du Ministère en charge de l’Energie à l’époque des faits, déclare qu’ès- qualité, elle a pour attributions de suivre l’exécution des dépenses du ministère inscrites au budget général de l’Etat. Elle précise en ce sens que toutes les dépenses qu’elle a eu à valider pour le PPEAII au titre de l’année 2014 sont relatives à des activités prévues au PTA du ministère et qu’il en est ainsi des forages de l’espèce. Elle poursuit en soulignant que le fait que les arrêtés qui portent report et réallocation de crédits pour la réalisation de forages datent du 28 avril 2014, soit des mois avant leur ratification par le PTA est une pratique normale permettant d’éviter la perte des crédits pour non engagement dans le délai. Selon l’inculpée, la vérification à laquelle elle procède, concernant les soumissionnaires, ne porte que sur les pièces administratives produites par eux et non sur la liste de ces prestataires. Elle n’aurait donc pas de contacts personnels avec ces prestataires dans le cadre du PPEAII.

Le nommé Mouhamadou ISSA IMOROU, Directeur du Contrôle Financier (DCF) du Ministère en chargé de l’Energie au moment des faits relève que le montant de 2.623.828.333 en cause concerne  départements et qu’il ne doit répondre que de ce qui se rattache au niveau central. Il indique qu’en sa qualité de DCF, il a pour mission de contrôler la régularité budgétaire des opérations de dépenses du ministère. Il réfute l’infraction de détournement de deniers publics mise à sa charge. Pour sa part, toutes les réceptions de travaux et les livraisons de fournitures réalisées pour le compte du PPEA II au titre de l’année 2014 sont sanctionnées par des documents attestant de la réalité du « service fait ». Ces documents sont: le bordereau de livraison accompagné des ordres d’entrées délivrés par le service matériel et les procès-verbaux de réception signés par les membres de la commission de réception. Aux dires de Mouhamadou ISSA IMOROU, la réalisation des forages a été précédée de trois actes, à savoir :

-l’arrêté du Ministre en charge des Finances portant report de crédits qui a rendu disponible au titre de 2014 des crédits de 2013 pour un montant de FCF A un milliard neuf cent vingt trois millions quatre vingt quatorze mille cinq cent quarante neuf (1.923.094.549) ;

– l’arrêté portant réallocation (virement de crédit) d’une partie de ces crédits reportés à hauteur de FCF A cinq cents – millions (500.000.000) ;

– le projet de réaménagement du PTA du ‘PPEA Il émanant du coordonnateur.

Il aurait donc validé tant les engagements que les liquidations

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Absence prolongée du president béninois : Agbénonci plonge davantage Talon

Où se trouve Patrice Talon ? Depuis une semaine qu’il est absent du territoire national, aucune source officielle n’a précisé ni la destination, ni les mobiles du voyage du Chef de l’Etat à l’extérieur.

Et la dernière déclaration de son ministre des affaires étrangères, Aurelien Agbénonci, semble plus raviver les soupçons et les rumeurs au lieu de les dissiper.

« Le Chef de l’Etat a voyagé pour répondre à des obligations », telle est la raison officielle de l’absence somme toute longue -dèjà huit jours- du président Patrice Talon à l’extérieur. Réponse officielle servie par son ministre des affaires étrangères au cours de la rencontre périodique avec le corps diplomatique accrédité au Bénin.

Comme on peut le comprendre à travers son caractère succinct et vague, cette réponse n’apporte aucun élément pertinent pour crédibiliser cette raison prétendument officielle, de l’absence prolongée de Patrice Talon au Bénin. Ni les raisons de la visite, ni la destination, ni même l’agenda n’ont pas été dévoilés.

On a simplement parlé d’ « obligations » et de « rendez-vous » à honorer. Des mots aussi vagues et creux qui ne suffisent pas à couvrir et rassurer sur huit jours de voyage entourés du plus grand mystère. Quel est ce voyage fait en catimini, en l’absence du ministre des affaires étrangères ? Tout au moins, on comprend qu’il ne s’agit pas d’une visite officielle. Encore moins d’une visite pour raison de santé. Le ministre Agbénonci a balayé cela du revers de la main.

Il croit avoir réussi à dissiper la rumeur folle qui a envahi Cotonou depuis quelques jours sur l’Etat de santé du Chef de l’Etat, mais a malheureusement ouvert un autre foyer de soupçons et de rumeurs sur le caractère opaque de certains de ses voyages, et par ricochet sur l’ensemble de la gouvernance actuelle.

S’il n’est ni en visite officielle, ni en voyage pour des raisons sanitaires, alors il est en

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Bénin : Azannaï désapprouve la gouvernance Talon

Bénin : Azannaï désapprouve la gouvernance Talon

Tenu samedi dernier à Cotonou, le 3ème congrès du parti Restaurer l’Espoir a débouché sur plusieurs décisions dont le retrait du régime du « Nouveau Départ », et de la coalition dite de la « Rupture ».

Les délégués ont également adopté plusieurs résolutions pour désapprouver certaines mesures du gouvernement Talon, à savoir le déguerpissement et les licenciements massifs.

Malgré la forte pluie sur Cotonou ce samedi 03 juin 2017, militants, sympathisants et autres invités ont répondu massivement présents à l’appel de Restaurer l’espoir. Le parti a tenu son 3ème congrès ordinaire dans une salle rouge du palais des congrès de Cotonou, bondée de monde.

Ce congrès était très attendu des observateurs de la vie politique béninoise, puisqu’il devrait décider de la nouvelle orientation politique du parti. Restera-t-il dans la mouvance ou rejoindra-t-il l’opposition au régime. D’ailleurs, ce congrès a été convoqué dans un contexte qui laisse libre cours à tout suspense. Il a lieu après la survenance que quelques événements qui traduisent un certain malaise dans les rapports entre Candide Azannaï et Patrice Talon, dont il fut pourtant l’un des plus grands soutiens politiques. D’abord, fin mars, Candide Azannaï démissionnait de son poste de ministre délégué auprès du président de la république, chargé de la défense nationale. Quelques jours plus tard, soit le 04 avril, son suppléant à l’Assemblée Nationale, le député Guy Mitopkè, a voté contre le projet de révision constitutionnelle introduit par le gouvernement. Parti du gouvernement, Candide Azannaï a posé deux actes passés inaperçus. Ce sont ses visites chez Albert Tévoedjrè et Léhady Soglo, dont les rapports avec le régime du Nouveau Départ sont plutôt tendus. D’ailleurs, dans son discours au congrès, le maire de Cotonou et président controversé de la Renaissance du Bénin (Rb), n’a pas hésité à envoyer quelques piques au pouvoir. « Les vieilles recettes de la politique à l’ancienne sont désuètes », a déclaré celui qui voit des mains invisibles derrière la crise que traverse son parti politique. Il invite les gouvernants à mettre fin aux « mesquineries », aux « fausses promesses » et à la discorde. D’autres leaders politiques se sont montré plus acerbes en dressant un réquisitoire contre la gouvernance Talon. « En un an de gestion, l’euphorie a cédé la place au désespoir », a souligné le député Atao Hinnouho, qui estime que « la déception est grande ». « Nous assistons à une profanation de notre système démocratique : malgouvernance, développement des intimidations, chantage, répressions, trafic d’influence, clientélisme, enrichissement illicite accéléré, conflits d’intérêt, marchés gré à gré, violation des libertés… », S’est indigné le président du Reso Atao. Zéphirin Kindjanhoundé, président de l’Udd Wologuèdè, est allé dans le même sens. Selon lui, la crédibilité la dignité et le patriotisme, ont emmené Candide Azannai a quitter très le tôt le gouvernement.

Ce que pense Azannaï de la gouvernance Talon

Ce troisième congrès du parti Restaurer l’espoir a porté sur le thème « Crédibilité politique et confiance publique : s’engager pour l’intérêt général. » Pour planter le décor dans son discours d’ouverture, Candide Azannaï a dans un style allusif, envoyé quelques messages de bonne gouvernance son ex-chef, Patrice Talon. « …ce thème nous interpelle devant le constat d’une crise de confiance publique sans précédent ; crise de confiance aggravée par d’inquiétantes dégradations de l’image que nous renvoie l’homme politique. Pour certains la politique n’est qu’un instrument qui favorise les puissants et brime les peuples », dit l’ancien député élu dans la 16ème circonscription électorale.

« D’aucuns définissent la politique comme un terrain fertile pour les combats d’égo et les compromissions de toutes sortes poursuit-il, certains sous le couvert du pouvoir politique utilisent les leurres et les bricolages esthétiques comme modes de gouvernance. A quoi servirait la politique si elle consistait seulement à promettre au peuple des lendemains qui chantent, et à repousser continuellement la réalisation de cette promesse ? »

Pour Candide Azannaï, l’homme politique « doit être ouvert aux opinions des autres », « avoir des aptitudes à communiquer, le respect, l’ouverture, l’écoute et la facilité à nouer de bonnes relations. ». « Il faut avant de s’engager à faire quelque chose, s’assurer de sa faisabilité, et aussi ne pas prétendre qu’on a des principes mais les bafouer à la première occasion ou agir avant de réfléchir », a-t-il ajouté avant d’inviter ses partisans et « les responsables politiques quels que soient leurs bords, à méditer ces mots. » (Lire intégralité en page 11. Ci-dessous des extraits de son discours).

Un partenariat en stand by

Selon le communiqué final du congrès, lors des travaux les délégués ont adopté plusieurs motions dont celles de désapprobation des déguerpissements et des licenciements massifs. Le même document indique que

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