Renaissance du Bénin : Abraham Zinzindohoué dans une posture de rassembleur

Renaissance du Bénin : Abraham Zinzindohoué dans une posture de rassembleur

(Histoire d’une mission difficile et complexe) Les frondeurs qui ont pris la grave décision  d’exclure leur président du parti ont bien calculé leur affaire.

Pour parfaire leur acte que le président Soglo et son épouse ont tour à tour qualifié de forfaiture et d’injure à leur égard, ils ont porté leur choix sur un homme proche du président Soglo dont la fidélité aux idéaux du parti ne fait l’ombre d’aucun doute.

Me Abraham Zinzindohoué, Joint au téléphone dans l’après- midi d’hier jeudi, pour une interview en bonne et due forme sur la crise qui secoue la Rb, Abraham Zinzindohoué a aussitôt décliné l’offre mais, en presque quinze minutes de conversation, il en a suffisamment dit, pour qu’on comprenne la délicatesse de sa position et la complexité de la tâche à lui confiée.

Juriste aux compétences reconnues, militant de la première heure de la Rb, Abraham Zinzindohoué, 69 ans, est un pur produit de la Renaissance du Bénin.Il a en effet assumé de très hautes charges dans l’appareil d’Etat grâce à sa fidélité au parti et à un homme, Nicéphore Soglo dont il est toujours l’ami et son épouse un conseiller juridique avisé.

Tour à tour député, président de la cour suprême, ministre dans le premier gouvernement Yayi, il ira siéger cinq ans durant au titre du Bénin en qualité de président de la cour justice de l’Uemoa à Ouaga. Avocat rompu aux questions de procédures judiciaires, c’est lui qui a assuré avec succès la défense du parti à la Cour Suprême au plus fort de ce qu’on appelé à l’époque « la guerre des logos ».

C’était du temps où l’ex- secrétaire général Nathanaël Bah en avait alors réclamé la paternité. Zinzindohoué n’a jamais été un va-t-en guerre à la manière d’un Candide Azannaï,ni un militant zélé. Au contraire, c’est un homme plutôt calme, discret et discipliné qui n’a jamais joué les premiers rôles dans le parti et qui ne s’en est jamais plaint à haute voix, même au cours de la vague des départs successifs de ceux qu’on appelait alors les « barons » du parti. Son nom avait fortement circulé, lorsque la question de succession de la présidente du parti s’était posée mais lui s’est sagement rangé sans murmurer après le choix porté sur « le fils de la mère », en continuant de servir le parti qu’il n’a jamais quitté.

Depuis son retour au pays après son « exil » ouagalais, il s’est plutôt investi dans les questions liées au système partisanet à la gouvernance. Récemment encore, il a participé avec la passion de ceux qui sont convaincus d’une cause, à presque tous les débats sur la révision de la Constitution. C’est cet homme de consensus qui n’élève cette voix fine qui est la sienne que pour défendre ses convictions que les frondeurs ont choisi pour organiser le futur congrès.

Logique du rassemblement

Il ne pipe pas un seul mot pour accuser qui que ce soit. NI sur les frondeurs, ni sur « les géniteurs du parti » et leur « légataire » naturel. Il confirme qu’il n’a pas été présent aux assises d’Abomey qui ont exclu le président du parti. Sur la réunion tenue à son domicile et rapportée par les journaux parus hier jeudi où la date du 23 juin aurait été retenue pour la tenue du congrès du parti, il dira simplement que ce n’était qu’une proposition. Comme tout le monde est d’accord sur l’urgence et la nécessité de la tenue d’un congrès, il entend rencontrer toutes les parties pour retenir, semble- t-il, une date consensuelle.

Tant pis pour ceux qui s’attendent à la cassure du parti. Pour lui, la Rb va mal mais le parti doit rester uni. Pour jouer son rôle dans l’arène politique.Il n’est pas question d’en créer un autre. Il rappelle à l’occasion la thèse qu’il a soutenue dans son opuscule sur le statut à conférer en démocratie au chef de l’opposition, qui doit avoir rang de ministre et des attributs à même de lui faire jouer son rôle de force de proposition alternative.Il prévient les deux camps qu’il n’est pas nécessaire de porter le différend devant les tribunaux.Lui qui a défendu la cause du parti par le passé devant les tribunaux sait de quoi il parle.

Car, « celui qui va perdre ira créer son parti, ce qui n’est pas bon », martèle –t-il. Il n’exclut pas que le pouvoir actuel puisse avoir une

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Dialogue social au Bénin : Six centrales et confédérations syndicales claquent la porte

Dialogue social au Bénin : Six centrales et confédérations syndicales claquent la porte

Après avoir signé la charte nationale du dialogue social, la Csa-Bénin, la Cgtb, la Cosi-Bénin, l’Unstb, la Cspib et la Csub, ont décidé de claquer la porte.

En effet, ces centrales et confédérations syndicales ont constaté une « parodie » de dialogue social de la part du gouvernement de la rupture. Depuis la session du 14 avril dernier, ce gouvernement n’a montré aucune volonté d’organiser une autre séance d’échanges pour que les problèmes des travailleurs soient de nouveau passés en revue. A travers une déclaration, ces centrales et confédérations fustigent la ruse du gouvernement, et appellent les travailleurs à la mobilisation pour dire non à

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Concours à la Cnss au Bénin : L’Anlc relève de graves irrégularités

Concours à la Cnss au Bénin : L’Anlc relève de graves irrégularités

D’après le rapport d’enquête de l’Anlc sur le dernier recrutement de personnel à la Caisse nationale de sécurité nationale (Cnss), ledit concours est entaché de nombreuses irrégularités et doit être annulé.

De plus, les auteurs impliqués doivent être sanctionnés. L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) s’est prononcée ce mardi 30 mai 2017 sur le récent recrutement de 94 agents au profit de la Caisse nationale de sécurité nationale (Cnss).

C’était à la faveur d’une conférence de presse au siège de l’organe à Cotonou. L’exposé des résultats d’investigations fait par le Président de l’Anlc Jean-Baptiste Elias, fait cas d’un concours émaillé de multiples irrégularités.

Le point sur les irrégularités constatées par l’ANLC

Ceci, déjà au niveau de la structure qui a été commise pour conduire les opérations de sélection du cabinet de recrutement. Alors que la Cnss dispose non seulement d’une commission des marchés publiques habilitée pour conduire l’opération mais aussi d’une cellule de contrôle des marchés publiques, c’est un comité ad’hoc qui fut mis en place par le Directeur général Dramane Diatema. Ceci pour conduire les opérations d’après l’exposé. Au vu du code des marchés publics, un tel comité n’est pas valable à en croire Jean-Baptiste Elias.

Ensuite, le contrat entre la Cnss et Agefic -le cabinet retenu dans cette condition- ne respecte pas le code des marchés publics, a constaté l’Anlc.

Selon le code, le montant d’un contrat pour un marché de service intellectuel ne devrait pas dépasser dix millions de francs Cfa. Mais dans le cas d’espèce, il est de dix huit millions neuf cent mille (18.900.000) francs Cfa. Plus encore, lorsque le Conseil d’administration de la Cnss a demandé que le concours soit ouvert à tous les citoyens béninois, le cabinet en question a demandé un avenant qui non seulement n’a pas été enregistré, mais dépasse également le seuil de 20% fixé par le code des marchés publics. C’est un avenant de dix millions deux cent quatre vingt milles (10.280.000) francs Cfa, soit 54% du montant initial du contrat. Au vu de ces constats et en référence à la loi portant code des marchés publics en République du Bénin, l’Anlc soutient que le contrat entre Agefic et la Cnss dans le cas d’espèce est de nul effet.

Dans le déroulement du concours

Plus loin, l’Anlc a aussi mené ses investigations sur le processus de recrutement proprement dit conduit par le cabinet, et y a découvert un désordre total. A en croire Jean-Baptiste Elias, les candidats n’ont pas eu connaissance de la matière dans laquelle ils allaient composer jusqu’à leur entrée en salle. Aussi, les rapports des équipes d’observateurs envoyés par le Dg/Cnss à l’Anlc relèvent-ils de nombreuses irrégularités. Par endroits des listes de candidats non affichées, un seul surveillant pour des salles de 60 candidats, etc. En l’absence de numéro de tables, les candidats ont eu le libre choix de s’asseoir deux à deux et par affinité, et le nombre de candidats retenu pour certains centres était même supérieur aux places disponibles…

Des recommandations

Le concours organisé dans de telles conditions depuis le recrutement du cabinet jusqu’aux compositions et par ailleurs non inscrit dans le plan annuel de la Cnss, doit être annulé selon l’Anlc. Elle recommande au Président du Conseil d’administration (Pca) de la Cnss, Eustache Kotigan, de procéder à

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Bénin : La privatisation aux portes du port

Bénin : La privatisation aux portes du port

Fortement concurrencé dans la sous région et en proie à une baisse drastique de ses recettes, le Port autonome de Cotonou trouvera sa survie grâce à un administrateur venu de l’extérieur.

Ainsi en a décidé le gouvernement. Dans un avis d’appel public à candidature lancé dans la presse, il entend confier la gestion du « poumon de l’économie nationale » à un mandataire.

Dans le vocabulaire prolixe du gouvernement sur les différentes formes de privatisation, le PAC n’a pas été oublié. On parle ici de recrutement d’un mandataire. La presse nationale a publié hier un communiqué émanant de la personne responsable des marchés publics au Ministère des infrastructures et des transports, et qui invite ceux qui remplissent les conditions définies dans le dossier de pré qualification, à rapprocher de son secrétariat pour de plus amples informations.

Les dossiers de pré-qualification doivent être déposés au même secrétariat au plus tard le 13 juillet. En attendant que les offres, le dépouillement et la sélection de ce mandataire soient faits, on peut oser dire que la procédure n’a l’air de souffrir de rien, et que tout se passe dans les règles de l’art. Seulement voilà, en lisant les tâches qui lui incomberont une fois le mandataire sélectionné, on se rend compte que c’est une privatisation qui ne dit pas son nom. Huit grandes tâches lui incombent. On parle de

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Bénin : Affo Obo Tidjani choisit finalement le groupe parlementaire d'Issa Salifou

Bénin : Affo Obo Tidjani choisit finalement le groupe parlementaire d'Issa Salifou

Malgré toutes les tractations, le député Affo Obo Ahmed Tidjani, élu sur la liste Abt, a tourné dos au groupe Parlementaire « Nation, paix et développement » de Rosine Soglo, pour adhérer à la « voix du peuple » de l’honorable Issa Salifou.

Terminus, tout le monde descend ! L’honorable Affo Obo Ahmed Tidjani a effectivement démissionné du groupe parlementaire « Nation, paix et développement » présidé par Rosine Soglo, la doyenne d’âge du Parlement béninois.

Le député élu sur la liste Abt reste ainsi dans son nouveau groupe parlementaire, « La voix du peuple », présidé par Issa Salifou. Il l’a clarifié vendredi dernier à travers une « lettre de clarification » adressée au président de l’Assemblée Nationale, Me Adrien Houngbédji. C’est la fin d’une folle semaine de confusion marquée par d’intenses tractations pour empêcher l’élu du peuple de concrétiser son choix.

Pour rappel, lundi 22 mai dernier, l’Assemblée Nationale a enregistré la naissance d’un nouveau groupe parlementaire. Composé de neuf députés, le groupe dénommé « La voix du peuple » est dirigé par le député Issa Salifou. Ses membres sont 09 des 23 députés ayant voté contre le projet de révision de la constitution du président Patrice Talon.

Parmi eux, l’on retrouve l’honorable Affo Obo de l’alliance Abt, qui le week-end précédent avait fait une déclaration de mea culpa pour son vote du 04 avril contre le projet de révision constitutionnelle. En effet,  Affo Tidjani a adressé deux lettres au président de l’assemblée nationale. La première le 23 mai pour notifier sa démission du groupe « Nation et développement » et son ralliement au nouveau groupe parlementaire « La voix du peuple ». Le lendemain, on apprend de sources proches de l’administration parlementaire le renoncement du député à sa démission. Dans la soirée du 24 mai, il présente une nouvelle lettre dans laquelle, il réaffirme donc son appartenance à « Nation et Développement ».

Dans l’opinion, les commentaires et analyses sont allés dans tous les sens. Certains analystes ont d’ailleurs qualifié « La voix du peuple » de groupe mort-né. Pourtant, cette confusion était le fruit des manœuvres orchestrées dans l’ombre pour tuer dans l’œuf le groupe parlementaire « La voix du peuple ». Fort de leur engagement à agir au nom de l’intérêt du peuple, les membres de «La voix du peuple» ont pu faire échec aux différentes machinations. Et avec sa lettre de clarification, l’honorable Affo Obo fait taire toutes les polémiques.  D’ailleurs, lors de la plénière d’hier à l’Assemblée nationale, le président Adrien Houngbédji a autorisé la constitution du groupe parlementaire « La voix du peuple ». La déclaration de constitution a été une nouvelle fois lue par l’honorable Atao Hinnouho, président du ResoAtao

Déclaration de constitution du groupe parlementaire ‘’LA VOIX DU PEUPLE’’

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames, Messieurs les membres du bureau de l’Assemblée nationale,
Chers collègues,

Aujourd’hui tout le monde est unanime que le Bénin traverse une crise économique et sociale inédite. Même le président de la République lors des différentes sorties médiatiques a eu à le reconnaître. Le taux de chômage a évolué de façon galopante. La sécurité alimentaire a pris un grand coup. Le panier de la ménagère est quasiment vide. C’est dans ce contexte que le président Patrice Talon, a introduit le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Ce projet, depuis son introduction à l’Assemblée nationale a suscité de vives contestations dans le rang des magistrats, des syndicalistes, des constitutionnalistes et des différentes personnalités du Bénin ainsi qu’au sein de nos masses laborieuses. Ces vives réactions illustrent la remise en cause de la paix sociale chèrement acquise depuis l’historique conférence nationale des forces vives de la Nation. Cette situation n’a pas laissé insensibles vingt trois (23) députés qui, lors de la prise en considération dudit projet ont opté pour le NON. Ce NON a marqué réellement la victoire du peuple. Mais depuis l’expression de ce NON, une campagne d’intimidation, de médisance, de montage, et de chantage est animée par certains acteurs politiques cherchant même à salir les vingt trois (23) députés devant les structures et autorités de l’Etat.

Nous, signataires de la présente déclaration, réunis au sein du groupe parlementaire LA VOIX DU PEUPLE sommes certains que ce vote, loin d’avoir apporté une satisfaction aux besoins les plus pressants de la population, a apporté indubitablement sa part de consolidation de la paix sociale et à l’apaisement des différentes tensions enregistrées ça et là.

Conscients du rôle qu’est le nôtre en tant que parlementaire, restons déterminés pour poursuivre le combat pour

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Bénin : L’opposition à Patrice Talon se dessine

Bénin : L’opposition à Patrice Talon se dessine

Sclérosée et totalement absente depuis la dernière élection présidentielle, l’opposition politique sort timidement de son hibernation. Après le clivage né du rejet du projet de loi sur la révision, l’horizon politique s’éclaircie, les choses bougent, les aspirations se croisent et les nouveaux visages de l’opposition à Patrice Talon commencent à s’afficher.

Le projet de révision de la constitution introduit par le président Patrice Talon a été un tremplin de clarification de la classe politique. S’il n’a pu aboutir à l’adoption d’une nouvelle constitution comme souhaité par le PR, il a eu le mérite d’éclaircir le paysage politique très confus du le pays.

Depuis le 04 avril passé en effet, date du rejet du projet, un bloc de la majorité présidentielle s’est dégagé à l’Assemblée, laissant de côté la minorité des députés qui se sont opposés à cette réforme constitutionnelle. Cette minorité est composée de députés proches de Boni Yayi, de certains soutiens de Sébastien Ajavon, et de quelques députés isolés.

En clair, le vote pour le rejet a propulsé les nouveaux visages de cette opposition. On peut citer les députés Issa Salifou, Atao Mohamed Hinnouho, Adjibadé Koussonda, et la légion des députés qui font allégeance à Boni Yayi. Ceci dit, l’opposition devrait se construire autour de Boni Yayi et de Sébastien Ajavonqui a dit tout récemment dans une interview pris ses distances avec le régime de la rupture-.

A ces deux, devraient s’ajouter des personnalités politiques non négligeables telles que l’honorable Eric Houndété. A la création du bloc de la majorité présidentielle, Houndété avait semblé prendre fait et cause pour elle, avant de se retirer lors tout récemment. Léhady Soglo est aussi condamné à faire l’opposition face aux persécutions politiques venant du pourvoir. Enfin, il y a Candide Azannai. C’est un secret de polichinelle : Candide Azannai n’est pas en

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Bénin : La polémique "Affo Obo Tidjani" enflamme l’hémicycle

Bénin : La polémique "Affo Obo Tidjani" enflamme l’hémicycle

(Deux camps s’affrontent, le président Houngbédji suspend manu militari la séance) La polémique autour de la démission ou non de l’honorable Affo Obo Tidjani a enflammé l’hémicycle vendredi dernier.

Le président de l’Hémicycle, Me Adrien Houngbédji, a dû suspendre manu militari la séance en la renvoyant à ce jour. Le député Affo Obo Tidjani a-t-il véritablement et définitivement tourné dos au groupe parlementaire de la présidente Rosine Vieyra Soglo ?

C’est en réalité la seule préoccupation qui divise aujourd’hui les parlementaires de la 7è législature. Deux camps s’opposent à l’hémicycle autour de ce dossier qui défraie depuis quelques temps la chronique : le camp de la majorité parlementaire et celui de la minorité qui se met progressivement en place.

Mais au cours de la séance plénière de vendredi dernier, une véritable confusion se serait installée dans les esprits des honorables députés. En effet, une première correspondance a été lue lors des différentes communications à l’entame de la plénière. Cette correspondance indiquait que le député Affo Obo Tidjani alias Souwi serait retourné vers le groupe parlementaire « Nation, Paix et Développement », Groupe présidé par la présidente Rosine Soglo, quelques jours après sa démission du même groupe parlementaire.

Chose curieuse, dans la même journée, le député en question a introduit précipitamment une nouvelle lettre dénommée « lettre de clarification » sur la table du président de l’Assemblée nationale. Une situation qui a installé la confusion et le doute dans les esprits, et qui a laissé perplexe la majorité des députés, suscitant une vive tension au sein de l’hémicycle.

Certains députés n’ont pas laissé passer cette occasion. Ils ont vigoureusement appuyé le président Adrien Houngbédi (lire ci-dessous les interventions), qui a dû suspendre manu militari la séance afin d’éviter d’embraser davantage l’hémicycle.

« Il faut d’abord être sûr que le groupe est constitué. Nous n’avons pas encore vérifié les pièces qui ont été transmises parce qu’il a trois diverses correspondances. Donc il n’y a pas d’urgence, ça peut attendre » a déclaré le président Houngbédji avant de suspendre la séance.

Lire les diverses réactions au sein de l’hémicycle à propos de l’Affaire Affo Obo Tidjani

Honorable Mathurin Nago

« Monsieur le président, je n’étais pas là au début de la séance, mais on vient de me dire qu’une lettre a été lue. Mardi dernier, une première avait été lue pour indiquer la démission de l’intéressé du groupe de madame Rosine Vieyra Soglo. Ce matin une deuxième lettre de démission pour retourner dans le même groupe, et enfin la troisième lettre pour dire qu’après être reparti, on démissionne à nouveau du même groupe.

Monsieur le président, j’ai dit que la politique frise l’amusement dans notre pays, mais de grâce chacun de nous doit tout faire pour éviter de jeter l’opprobre sur les parlementaires. Ce n’est pas bon. Chacun est libre de faire ce qu’il veut mais chacun doit pouvoir défendre la dignité et l’honneur du

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Affaire Ppea2 au Bénin : Les raisons de l’indignation de la société civile

Affaire Ppea2 au Bénin : Les raisons de l’indignation de la société civile

Plusieurs organisations de la société civile béninoise ont réagi ce mercredi 24 mai au non-lieu du juge d’instruction dans le dossier Ppea2. Tout en respectant le principe de l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs, elles s’indignent et demandent au gouvernement d’interjeter appel.

Un peu plus d’une semaine après l’ordonnance de non-lieu du juge d’instruction de l’affaire Ppea 2, certaines organisations de la société civile béninoise haussent le ton.

A travers une déclaration rendue publique ce mercredi 24 mai à Cotonou, Social Watch Bénin, Changement Social Bénin, Amnesty International Bénin, Afrique Performance Bénin et Maison de la Société Civile, s’indignent de la tournure que prend ce dossier de détournement d’environ 8 milliards Fcfa, dont 2,6 milliards des Pays-Bas, dans le cadre du programme pluriannuel d’appui au secteur Eau et Assainissement (Ppea II). « Face aux derniers développements de la nébuleuse affaire Ppea II, nous, organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la reddition des comptes, de la redevabilité, de la promotion et de la défense des droits de l’Homme, crions haut et fort notre indignation quant à la tournure que prennent les choses surtout avec l’ordonnance de non-lieu du 15 mai 2017 », a déclaré à la presse Gustave Assah, président de Social Watch Bénin.

« Il y a eu détournement de fonds. On a pu toucher du doigt les éléments matériels de l’infraction, le rapport Kroll l’a narré. Les éléments légaux pour inculper les acteurs ont été évoqués au point où l’Etat avait instruit le ministère public pour, au nom de l’intérêt public, poursuivre les auteurs de ces faits », a rappelé Ralmeg Gandaho, président de Changement Social Bénin, une Ong spécialisée dans la promotion et la défense des droits humains. « On ne peut pas comprendre qu’on nous parle aujourd’hui de non-lieu après cette chronologie des faits. Cela ne se comprend pas », a-t-il insisté, très préoccupé par le fait que ce scandale financier « hypothèque un droit fondamental, notamment le droit

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Sbee-Bénin : Une privatisation voilée aux conséquences suicidaires

Sbee-Bénin : Une privatisation voilée aux conséquences suicidaires

Réuni en conseil des ministres le 12 mai 2017, le gouvernement a décidé d’engager la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), dans une gestion déléguée. Ce qui devrait lui permettre d’éviter l’accumulation de dettes et de mieux se gérer. Mais à la lecture de l’article 7 de la loi n°92-023 du 06 août 1992 sur la dénationalisation, on est en droit d’avoir des inquiétudes et de soupçonner que cette gestion déléguée soit une privatisation voilée.

La loi n°92-023 du 06 août 1992 sur la dénationalisation en République du Bénin, stipule en son article 7 : « Sont exclues du champ de dénationalisation ou de transfert de propriété du secteur public au secteur privé, les entreprises stratégiques et les entreprises du secteur non concurrentiel, ayant une mission de service public national. Sont réputées stratégiques, les entreprises ayant pour objet les mines, l’énergie, l’eau, les forêts, les armements, les transports, les communications et les télécommunications. Toutefois, le Gouvernement peut intéresser des personnes privées à l’exploitation des entreprises relevant de ces secteurs ».

Cet article empêche l’Etat de privatiser des sociétés comme la Sbee. Le gouvernement a donc habilement contourné cette disposition et engagé la structure de commercialisation et de distribution d’énergie électrique dans une gestion déléguée.

A maintes occasions, le ministre de l’Energie de l’Eau et des Mines, a expliqué que cette option n’est pas une forme de privatisation. Il avait souligné que le contrat de gestion est un engagement contractuel par lequel une entité privée prend la responsabilité de la gestion d’une entreprise publique, moyennant paiement d’un montant pour la prestation de service, mais toujours avec l’effectif de l’entreprise. Mais ce qui risque d’arriver à la Sbee malgré toutes les assurances, c’est un système

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Bénin : La Haac condamnée à payer 50 millions F Cfa (une première)

Bénin : La Haac condamnée à payer 50 millions F Cfa (une première)

Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, précisément la chambre civile moderne, a réglé le litige entre la Haac et Idéal Production, la société de réalisation des programmes de Sikka Tv.

Pour avoir fermé les locaux de ladite structure, le tribunal a condamné hier lundi 22 mai, le président de la Haac à payer 50 millions FCfa de dommages et intérêts, assortis d’astreintes comminatoires de 10 millions de francs par jour de résistance.

La chambre civile moderne du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, a tranché l’affaire de fermeture des locaux d’Idéal production, producteur exclusif de Sikka TV. Suite à cette fermeture courant novembre 2016, les promoteurs de la société ont assigné en justice le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi.

Ce lundi 22 mai, la chambre civile moderne du tribunal de première instance de Cotonou présidée par Maximillien Kpehounoua, a rendu sa décision. Reconnaissant Adam Boni Tessi ès-qualité président de la Haac coupable, la cour l’a condamné à payer à Idéal production, la somme de 50 millions F Cfa, à titre de dommages et intérêts.

Le tribunal a constaté qu’en fermant les locaux d’Idéal production, Adam Boni Tessi s’est rendu coupable d’une voie de fait.

En conséquence, le président du tribunal a ordonné la cessation immédiate des voies de fait ainsi que la réouverture immédiate des locaux d’Idéal production. La décision rendue mentionne une astreinte comminatoire de 10 millions F Cfa par jour de retard.

La défense du président de la Haac a été assurée par

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