Procès de la Renaissance du Bénin: Comment le juge a subtilement dévoyé la procédure

Procès de la Renaissance du Bénin: Comment le juge a subtilement dévoyé la procédure

Depuis la semaine dernière, la crise au sein de la Renaissance du Bénin est devant les tribunaux. Irrité par la détermination de l’aile Zinzindohoué-Bada d’en finir avec lui, Léhady Soglo, par le truchement d’un collège d’avocats dirigé Me Alfred Bocovo, a porté l’affaire devant la justice.

Deux plaintes ont été formulées par ce collège. La première en référé demandait au juge de rendre une décision avant dire le droit pour arrêter la tenue du congrès des 24 et 25 juin à Abomey. La deuxième qui devrait statuer sur le fond demande l’annulation pure et simple de la décision prise par le bureau politique le 19 mai 2017, de décharger Léhady Soglo de son poste de président.

Pour le procès en référé qui se tient actuellement, le vendredi dernier était le dernier jour pour le juge de rendre sa décision, avant de dire le droit afin de surseoir à la tenue du congrès extraordinaire organisé par l’aile Zinzindohoué.

Mais à la place de celle-ci, le juge a plutôt décidé du report du dossier pour ce jour, afin de communiquer avec le Ministère public, qui s’est entre temps joint au dossier. Cette décision prise par le juge tue l’importance de

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Bonne gouvernance à la Sonapra au Bénin : Clément Kodokpo pris la main dans le sac

Bonne gouvernance à la Sonapra au Bénin : Clément Kodokpo pris la main dans le sac

Le secrétaire général du Syntra-Sonapra, Clément Kodokpo, a été dimanche 25 juin dernier l’invité de l’émission « Ma part de vérité » de Golfe Télévision. Il a entre autres fustigé la gestion des différents directeurs généraux qui se sont succédé à la tête de la Société nationale des produits agricoles (Sonapra).

Il a ouvertement dénoncé la mauvaise gestion qui y a prévalu durant plusieurs années. Le secrétaire général du Syntra-Sonapra a même souhaité le passage de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Alnc).

Seulement, il a oublié qu’il figure au rang des agents qui ont indûment perçu des primes et avantages. En effet, le ministre de l’agriculture Delphin Koudandé, par correspondance N°521/Maep/ Sgm/Sp-C adressée au directeur général de la Sonapra d’alors, Jacob Ichola, a enjoint certains agents qui ont perçu abusivement des primes et avantages de les restituer.

La somme des primes et autres avantages abusivement perçus était évaluée à près de 37 millions de Francs Cfa, et le secrétaire général a été aussi épinglé avec

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Renaissance du Bénin : liste des membres du bureau national élu (Lehady exclu)

Renaissance du Bénin : liste des membres du bureau national élu (Lehady exclu)

Pendant deux jours, La Renaissance du Bénin (RB) a tenu son congrès extraordinaire considéré pour beaucoup comme historique. Ce congrès extraordinaire de la RB a pris fin le dimanche 25 juin 2017, à l’hôtel Sun City à Abomey.

Au terme des deux jours de travaux en commission et en plénière, les participants ont passé en revue les différentes préoccupations du parti, avec comme épilogue l’élection de sa nouvelle équipe dirigeante.

Les favoris au poste de président qu’étaient le maire Luc ATROKPO de Bohicon et le maire George BADA de Calavi, ont l’un et autre décliné la proposition du poste de président national du parti.  Ils se sont contentés d’autres postes de responsabilité au sein du bureau exécutif national : 2è conseiller spécial du président pour Luc ATROKPO, et premier vice président du parti pour Georges BADA.

Laissant ainsi le boulevard à Me Abraham ZINZINDOHOUE, qui succède ainsi à l’ancien président national, LEHADY VINAGNON SOGLO.  Plusieurs recommandations ont été faites, et des résolutions prises durant ces deux jours de travaux. Il s’agit notamment de la confirmation de l’exclusion définitive de LEHADY VINAGNON SOGLO de la Renaissance du Bénin, et du transfèrement du siège du parti du quartier Kouhounou, à Gbégamey dans le douzième arrondissement de Cotonou : un nouveau tournant décisif pour la Renaissance du Benin.

Ce congrès a connu la présence de nombreux délégués ainsi que d’anciens cadres du parti, des conseillers municipaux, maires et députés du parti, ainsi que des responsables de partis invités. Ce congrès qui est censé mettre fin aux secousses internes que le parti a connues depuis les assises d’Abomey du 19 mai 2017.

Discours du président élu à la tête de la renaissance du Bénin au congrès extraordinaire du parti

(Abomey, hôtel Sun City le 25 juin 2017)

Militantes, militants et sympathisants de la Renaissance du Bénin,

Distingués notables et sages,

Chers invités,

Nous voici arrivés au terme des deux jours de travaux marathon dans le cadre de cet historique congrès extraordinaire de notre Parti la Renaissance du Bénin ; historique en ce sens qu’il est l’aboutissement heureux d’une longue marche résolue vers la relance du Parti.

Depuis le 19 mai 2017 où la majorité des membres du Bureau Politique National s’est réunie en ces mêmes lieux pour décider statutairement de réformer le Parti, se sont ouvertes, la bataille communicationnelle, la bataille pour l’occupation du terrain, la bataille juridique, toutes faites de rebondissements, de prolongations et de divers remous.

Chers Militantes, chers militants

Tout cela n’a en rien émoussé notre ardeur et notre détermination.

A toutes et à tous, je dis félicitations et merci.

Mes remerciements, je les adresse également à nos divers invités (Chefs et délégations de Partis, Ministres, députés …..) qui ont marqué de leur présence, la cérémonie d’ouverture et de clôture de notre congrès.

Ayons aussi une pensée pour tous les militants qui ont perdu la vie et dont nous ne regretterons jamais assez la disparition : Richard ADJAHO, René Valery MONGBE, Adamou ISSIAKOU, Robert CAKPO, Paulin TOMADAGA, Raîmi LASSISSI, Salomon GNANDJANON, Désiré VIEYRA Eléazar NAHUM, Raoul ASSOGBA, Emmanuel AGBOZOGNIGBE, Euphrasie TANIFIANI, Hilaire ATINKPANHOUN, Marius FRANCISCO, Prospère VIGBE etc.

Nous ne devons pas non plus oublier toutes ces personnes qui ont connu la souffrance morale ou physique pour le triomphe de la cause du Parti, l’honorable Valentin SOMASSE en particulier et bien d’autres qui sont restés dans l’anonymat ou qui l’ont requis.

Quant à la Présidente fondatrice Madame Rosine VIEYRA SOGLO et au Président d’honneur Nicéphore Dieudonné SOGLO, nous ne les remercierons jamais assez d’avoir si bien géré et entretenu, avec l’accompagnement de tous et chacun, la maison RB. Leur action politique est et demeurera pour nous, une source intarissable de connaissance et une grande école d’apprentissage et de gestion de la chose politique et publique.

Cher papa et chère maman, vous êtes de hautes autorités morales avec lesquelles nous devons principalement compter pour bénéficier de vos sages conseils et de votre savoir-faire reconnu et salué tant ici au Bénin qu’au-delà des frontières du pays.

En ce qui concerne les membres du Comité préparatoire  du Congrès, vous avez mis le meilleur de vous. Vous avez essuyé mille fatigues et mille sueurs pour tenir et gagner le pari de cette organisation. Nous vous en savons gré.

Les délégués à ces mémorables assises de Sun City qui touchent à leur fin, ont décidé de me confier les rênes de la RB. J’accepte cet honneur que vous me faites et je vous en remercie chaudement du  fond du cœur. Je vous en remercie encore et encore.

Je compte sur l’accompagnement soutenu de toutes les militantes et de tous les militants, de tous les sympathisants, des membres du nouveau Bureau Politique National que je félicite et sur les  ressources de qualité dont regorge le Parti. Je compte également sur tous ceux qui vont nous rejoindre pour qu’ensemble, nous fassions entrer véritablement le Parti dans la nouvelle ère qui s’ouvre aujourd’hui.

Pour y arriver, avec vous, je fonde notre mandat sur l’unité, la dynamisation et la remobilisation du Parti. A cet effet, l’apaisement, le dialogue, l’union doivent devenir les maîtres mots de tous nos discours et de notre pratique.

C’est ainsi qu’ensemble, nous allons œuvrer  pour bâtir une RB soudée, une RB qui retrouve sa gloire d’antan.

C’est fort de cet espoir que je déclare clos les travaux du Congrès extraordinaire, en souhaitant à tous un bon retour avec la paix et la grâce de Dieu.

Je vous remercie encore et encore.

LES MEMBRES DU BUREAU POLITIQUE NATIONAL DE LA RENAISSANCE DU BENIN

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PAC - Bénin : Hêhomey accusé de faire du dilatoire, les grévistes durcissent le ton

PAC - Bénin : Hêhomey accusé de faire du dilatoire, les grévistes durcissent le ton

Le ministre des Infrastructures et des Transports (Mit) Hervé Hêhomey a rencontré les responsables syndicaux de son département et du port autonome de Cotonou le mardi dernier pour tenter de désamorcer la crise qui secoue l’administration portuaire du fait de la volonté de l’Etat de recruter un mandataire pour le port.

Malheureusement les échanges se sont terminés en queue de poisson et les grévistes sont restés campés sur leur position.

Décidément les autorités n’arrivent pas à trouver une solution à la crise qui secoue le port autonome de Cotonou et le ministère des transports depuis des jours. Cette crise est née de la volonté de l’Etat de confier la gestion de ce maillon important de l’économie béninoise à un mandataire et les démarches dans ce sens ont déjà été enclenchées. La semaine dernière, on a assisté à une grève de 48h des agents de la plateforme portuaire et ceux du ministère des infrastructures et des transports pour protester contre la  décision. Cette semaine, ils sont revenus à la charge.

En effet, le lundi 19 juin 2017, les responsables syndicaux ont déposé sur la table du ministre Hervé Hêhomey leur motion de grève de 48h à compter du 22 juin 2017. Parce que depuis l’autre semaine, rien n’a bougé. Le mardi 20 juin dernier, le ministre a tenu une rencontre avec les syndicalistes pour certainement les convaincre de retirer leur motion de grève.

Au cours de cette séance, les travailleurs ont soulevé des inquiétudes par rapport à certaines dispositions qui figurent dans l’avis d’appel d’offres pour le recrutement d’un mandataire pour le port. Dans ses explications, Hêhomey a tenté de faire comprendre aux grévistes que le gouvernement n’a nullement l’intention de privatiser le port. Il a rassuré ses interlocuteurs qu’il n’a pas réussi à convaincre. Les travailleurs ont donc souhaité que la procédure de recrutement soit suspendue avant la suite des négociations. Mais le ministre fait comprendre qu’à l’étape actuelle, on ne saurait arrêter le processus. En le faisant, ceux qui ont déjà acheté les cahiers de charge et ont soumissionné vont intenter un procès contre l’Etat. Le ministre promet qu’une solution sera vite trouvée et envisage organiser un séminaire afin de vider le dossier.

Hêhomey accusé de faire un jeu flou

Dans les discussions, il a été décidé en commun accord avec le ministre qu’un huissier sera commis pour la signature d’un accord sur les conclusions issues de la rencontre du mardi pour ne pas qu’il y ait encore des points d’achoppement plus tard. Il était convenu que les deux parties se retrouvent le lendemain, c’est-à-dire avant-hier mercredi 21 juin 2017 pour signer cet accord.

A la grande surprise des syndicats, le ministre n’était pas à cette rencontre. Il a plutôt envoyé son directeur de cabinet. Pis, tout ce qui a été rédigé dans le protocole d’accord est totalement aux antipodes des

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Bénin Marina Hôtel: Les raisons du rejet de la demande de Martin Rodriguez

Le tribunal de Cotonou a rejeté mercredi 21 juin dernier, la demande de Martin Rodriguez d’être rétabli dans ses droits suite à la décision du gouvernement de faire revenir Bénin Marina Hôtel dans le patrimoine de l’Etat.

La décision avait été prise lors du conseil des ministres du 15 février 2017 de reprendre Bénin Marina Hôtel, au motif que les travaux d’extension et d’amélioration prévus au cahier de charges n’ont pas été exécutés.

C’est alors que la Société de gestion du Bénin Marina Hôtel de Martin Rodriguez a demandé devant le juge des référés à être rétablie dans ses droits. Selon l’avocat de Martin Rodriguez, Me Alain Orounla, son client considère qu’une telle clause résolutoire n’avait pas été prévue au contrat. De même les travaux prévus par le cahier des charges qui n’a été signé qu’en 2011, soit 7 ans après l’acquisition du fonds de commerce n’imposerait pas certaines obligations, d’après Me Orounla.

« Il s’agit de voir, constater le trouble manifeste et manifestement illicite qui résulte de cette expropriation et à le faire cesser en rétablissant la société de gestion de Bénin Marina Hôtel dans ses droits d’exploitation et d’occupation du complexe hôtelier », explique Alain Orounla.

Aussi, dit-il, il était demandé au juge des référés de nommer un administrateur ad hoc pour l’exploitation provisoire du fonds, en attendant que les parties trouvent un terrain d’entente ou aillent devant le juge arbitral dont la juridiction est prévue au contrat.  Mais le juge s’est déclaré incompétent en raison de la clause arbitrale. Le juge a rejeté la demande de rétablissement dans ses droits, au motif que l’examen de cette demande risque de

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Renaissance du Bénin : Léhady Soglo assigne Georges Bada et consorts

Renaissance du Bénin : Léhady Soglo assigne Georges Bada et consorts

La crise qui secoue le parti (Rb) va se régler devant les tribunaux comme on pouvait s’y attendre. Alors que les réformistes maintiennent le cap et organisent leur congrès ce week-end à Abomey, le camp Léhady Soglo a déjà porté le différend devant la justice.

Sous les soins de l’huissier de justice Constant Honvo, le président déchu Léhady Soglo a assigné en référé et à heure indiquée Georges Bada et sa suite. Donc, l’affaire va être étudiée en urgence, normalement ce jeudi 22 juin 2017, et la justice va trancher.

Dans la lettre d’assignation (à lire ci-dessous), il est reproché aux réformistes de violer les textes et statuts du parti la Renaissance du Bénin, et d’utiliser illégalement les dénomination, sigle, emblème, attribut, et tous autres signes distinctifs de la Rb, publiquement ou en privé.

Alors, le camp Léhady Soglo réclame cent millions de francs cfa par jour de résistance ou par infraction. Il demande également l’interdiction, la suspension ou le sursis à l’organisation du

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Faux médicaments au Bénin: le gouvernement pourra ratifier la Convention MEDICRIME

Faux médicaments au Bénin: le gouvernement pourra ratifier la Convention MEDICRIME

Au nombre des deux dossiers examinés hier en plénière par les honorables députés, figure l’examen  du projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention MEDICRIME.

En effet, selon le rapport présenté en plénière par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, la Convention MEDICRIME soumise à l’autorisation de ratification de la représentation nationale vise les objectifs suivants :

  • l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique
  • la qualité des produits pharmaceutique mis à la consommation au Bénin
  • l’amélioration des soins de santé
  • la disponibilité et l’accessibilité financière des médicaments
  • la réduction des cas de maladies et décès liés à la consommation des médicaments du circuit illicite.

Cette ratification, dira l’honorable Claudine Prudencio, présidente de la commission des affaires sociales, permettra au Bénin de renforcer la santé publique et d’endiguer les conséquences du trafic des faux médicaments et de la vente illicite des produits pharmaceutiques.

Au cours des discussions, les députés ont déploré le trafic illicite des médicaments dans notre pays. Les députés n’ont pas manqué de dénoncer les pharmaciens d’Etat qui s’adonnent à ces pratiques illégales dans des officines pharmaceutiques.

Il s’agit des députés Valère Tchobo, Gérard Gbénonchi, Raphael Akotègnon, Mathurin Nago et d’autres. Des recommandations et contributions ont été faites à l’endroit du gouvernement représenté par le ministre de la santé Alassane Séidou

Extrait des préoccupations de quelques députés

Honorable Aké Natondé : « …Malheureusement les entreprises pharmaceutiques officielles trempent dans cette affaire de faux médicaments. Que fait le gouvernement pour lutter contre ce phénomène ?

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Restauration du PVI : Bénin control a exercé 45 jours dans l’illégalité

Restauration du PVI : Bénin control a exercé 45 jours dans l’illégalité

Le Programme de vérification des importations suspendu en 2012, a repris le 1er avril 2017. Mais, chose curieuse, cette reprise a eu lieu en  l’absence d’un acte qui la consacre.

La société Bénin Control chargée de l’exécution du programme avait ainsi repris du service sans qu’il y ait eu le nouveau décret portant institution du Pvi. Pendant près de deux mois, Bénin Control déjà assez dénoncé pour les nombreux avantages à lui accordés par le gouvernement, a opéré de manière illégale.

Ledit décret qui devrait sanctionner la reprise des activités de Bénin Control n’a finalement vu le jour que le 17 mai 2017. Curieusement, le texte n’a même pas été rendu public. (Lire  l’intégralité du décret longtemps caché au peuple).

DECRET N° 2017-264 DU 17 MAI 2017

REPUBLIQUE DU BENIN

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Modifiant et complétant le Décret N° 2011-106 du 22 Mars 2011 portant institution d’un Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération en République du Bénin

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT,

Vu La loi N° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin;

Vu La proclamation, le 30 mars 2016 par la Cour Constitutionnelle, des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ;

Vu Le décret n° 2016-264 du 06 avril 2016 portant composition du Gouvernement;

Vu Le décret 2016-292 du 17 mai 2016 fixant la structure type des Ministères;

Vu Le décret N~ 90-141 du 29 juin 1990 portant définition de la profession d’importateur en République du Bénin;

Vu Le décret N° 90-273 du 28 septembre 1990 fixant les conditions d’obtention, de validité et d’utilisation de la Carte Professionnelle de Commerçant i

Vu Le décret N° 2011-106 du 22 Mars 2011 portant institution d’un Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération en République du Bénin;

Vu Le décret N°2017-174 du 21 mars 2017 portant retrait du décret N°2012-288 du 23 août 2012 abrogeant le décret N° 2011-106 du 22 mars 2011, portant institution d’un Programme de vérification des Importation de Nouvelle Génération en République du Bénin;

Vu     le Contrat de Marché N°20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011 relatif à la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PYI) de Nouvelle Génération

Vu     L’avenant N°01/03/2017 du 06 avril 2017, au contrat de marché Ne’20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011 relatif à la mise en place du Programme de Vérification des Importations (PVI) de Nouvelle Génération

Vu Le Relevé des Décisions Administratives N° 005Bis /PRISG/RELlOrd du 08 juin 2016 adopté par le Conseil des Ministres en sa séance du 18 Mai 2016) relatives à la Communication 079/16 Bis;

Sur proposition conjointe du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre des infrastructures et des Transports;

Le Conseil des Ministres entendu en sa séance du 17 mai 2017,

DECRETE:

CHAPITRE 1 • DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 : (sans changement)

Article 2 : (sans changement)

Article 3 modifié: Les opérations d’inspection documentaire à destination sont obligatoires pour toutes importations avant ou au moment de leur introduction sur le territoire national, quelle que soit leur provenance et quel que soit leur mode de transport.

Ces opérations sont de la responsabilité du Gouvernement de la République du Bénin qui, par contrat en a confié la charge à la société Bénin Control SA.

La société Bénin Control pourra, sous sa responsabilité, sous-traiter les prestations objet du contrat, après autorisation du Ministre en charge des finances.

Article 4 modifié: Un comité interministériel chargé du suivi et du contrôle de l’exécution du contrat sera créé par Arrêté conjoint du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre des

Article 5 : (sans changement) Article 6 : (sans changement)

CHAPITRE II (modifié) DE LA MISE EN ŒUVRE DU SYSTEME DJINSPECTION A DESTINATION DES MARCHANDISES

Article 7 modifié: Toute personne désireuse d’importer une marchandise en République du Bénin est tenue d’adresser à la Société Bénin Control ou au prestataire désigné par la Société Bénin Control:

– une demande d’inspection à destination;

– deux (02) photocopies de la facture de l’exportateur;

– tous autres documents nécessaires à la bonne exécution de la vérification tels que bordereau de colisage, certificat d’origine, procès-verbaux d’essai, nom et adresse des sous-traitants éventuels, liste des composants, spécifications techniques, dossiers de fabrication, etc,

Article 8 (modifié) : La liste des marchandises exclues du champ d’application de l’inspection à destination en raison de leur nature ou de leur provenance, est précisée par un Arrêté conjoint du Ministre chargé des finances et du Ministre chargé des transports.

Toutefois, les importations par voie maritime, aérienne ou par voie terrestre d’une valeur égale ou supérieure à cinq cent mille francs (500000) CFA sont soumises à l’inspection.

Article 9 (modifié} : En cas d’alerte, la vérification peut donner lieu à inspection physique des marchandises qui se fera au lieu fixé par le prestataire.

Article 10 (modifié) : A l’issue de la vérification documentaire ou (le cas échéant) de l’inspection physique, la Société Bénin Control émettra:

  1. a)    une Attestation de Vérification documentaire (AVD), lorsque le contrôle ne révèle aucune anomalie;
  1. b)    un Avis de Refus d’Attestation (ARA), lorsque le contrôle relèvera une ou des anomalies.

Toutefois si l’importateur procède aux ajustements nécessaires après émission d’un ARA, la Société Bénin Control pourra émettre une AVD de remplacement.

Article 11 (modifié): Toutes les marchandises ne rentrant pas dans la liste d’exemption et à l’encontre desquelles un Avis de Refus d’Attestation (ARA) est émis ou qui ne sont pas accompagnées d’une Attestation de Vérification Documentaire (AVD) ne peuvent faire l’objet d’une déclaration en douane en République du Bénin,

Article 12 : (sans changement)

CHAPITRE III –     DE L’INSPECTION PAR SCANNER DES CARGAISONS DE MARCHANDISES DEBARQUEES EN REPUBLIQUE DU BENIN

Article 13 (modifié) : Dans une proportion rigoureusement inférieure ou égale à 10 du volume total des importations, le contenu de toute cargaison de marchandises ciblée par l’analyse de risque et débarquée sur le territoire de la République du Bénin par les frontières terrestres ou maritimes, fera l’objet d’une visualisation à l’aide d’un scanner à rayon x, par la société Bénin controlen étroite collaboration avec l’administration des douanes.

Article 14 : (sans changement) Article 15 : (sans changement)

CHAPITRE IV – DE L’INSPECTION POUR LA CERTIFICATION DES POIDS DE MARCHANDISES IMPORTEES EN VRAC AU PORT DE COTONOU

Article 16 (modifié) : Sans préjudice de l’inspection documentaire à destination,

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Bénin : Les mémoires d’un infirmier rescapé du Lassa à Tchaourou

Au contact des malades de la fièvre hémorragique à virus Lassa lors des épidémies survenues au Bénin de 2014 à 2017, certains agents de santé ont été contaminés et en ont perdu la vie.

Mais Vito François Coffi, infirmier diplômé d’Etat à l’hôpital Saint Martin de Papané, l’hôpital de zone de Tchaourou dans le département du Borgou, est l’un des ‘’revenants’’. Retour sur un vainqueur du Lassa.

Sur les traces du triste épisode des épidémies de la fièvre hémorragique à virus Lassa au Bénin de 2014 à 2017, nous arrivons ce lundi 19 juin 2017, à l’hôpital Saint Martin de Papané dans la commune de Tchaourou. C’est dans le département du Borgou, à 380 kilomètres environs de Cotonou ou 60 kilomètres au sud de Parakou. En cette première matinée de semaine dans ce célèbre centre de l’histoire desdites épidémies au Bénin, nous rencontrons entre autres, Vito François Coffi. 45 ans révolus, l’infirmier diplômé d’Etat en service ici depuis près d’une quinzaine d’années, nous reçoit l’air très heureux. Heureux pas seulement de sa blouse blanche qu’il lui sied, mais surtout, comprend-t-on très tôt, de vivre encore après avoir souffert du Lassa. «Je suis totalement heureux parce que ceux qui sont morts ne sont pas plus pécheurs que moi ; mes enfants et ma famille aujourd’hui me voient» déclare-t-il. Mais derrière son sourire, se cache dans sa mémoire, le souvenir d’une période noire de sa carrière professionnelle. Il l’a connue avec le Lassa, un nom qui sonne toujours mal dans ses oreilles. «Lassa me rappelle un passé amer. Amer dans ce sens que je serais aussi parti de ce monde comme mes collègues et beaucoup d’autres patients. Mais je suis encore avec les miens. C’est la volonté divine.» confie-t-il la tête baissée.

Le 3 janvier 2016 à Papané

«Nous avions eu un contact avec une patiente en son temps, un 3 janvier précisément. Quelques jours plus tard, je me suis senti vraiment mal : une hyperthermie et une asthénie très intenses» se souvient-t-il encore.

C’est le début de l’épisode dans lequel il nous replonge ce matin. Le Directeur actuel de l’hôpital, Dr Emile Kouton Cossi qui était à l’époque médecin en chef et Président du comité de lutte contre les infections nosocomiales, s’en souvient aussi très bien. Il relate : «Je me rappelle bien de ce lundi 3 janvier 2016 à l’hôpital St Martin de Papané. J’étais de garde quand l’infirmier de kassouala –village frontalier avec le Nigéria-, nous a appelés vers 10h. Elle a dit ‘’docteur, j’ai une femme enceinte qui fait la fièvre depuis 15 jours ; je vais vous l’envoyer. Vers 15h la femme est venue et je l’ai examinée personnellement. On l’a ensuite hospitalisée. Le lendemain, la gynécologue qui a fait la garde du mardi au mercredi m’a dit : ‘’Dr Kouton, la dame s’est mise à saigner d’un peu partout dans la nuit, elle est aux urgences’’. Le mercredi, la dame est décédée. Une à deux semaines après, on a constaté que toute une série du personnel de l’hôpital a commencé à avoir la fièvre, précisément ceux qui étaient de garde du mardi au mercredi. Les infirmiers, la technicienne de laboratoire, l’aide soignant. Tout ce monde avait un signe en commun : la douleur de la gorge. Le 21 janvier, l’infirmier de la pédiatrie, qui théoriquement n’a pas eu contact avec la dame est décédé. C’est de là qu’on a alerté les autorités, et que la direction départementale de la santé (Dds) a dépêché une équipe.».

Jusque-là, aucune certitude sur la cause de la mort des deux agents. C’est cette équipe de la Dds qui 5 jours après les investigations et l’analyse des prélèvements, a révélé qu’il s’agissait d’un cas de fièvre hémorragique à virus Lassa. Le jour de l’annonce fut une journée noire à l’hôpital. «C’est comme si le ciel nous était tombé sur la tête, c’était la désolation» raconte le Dr Kouton.

L’instinct et le fameux stylo rouge qui rachetèrent François

Entre-temps, François qui s’était rendu dans son village est rentré à Papanè, et ceci contre la volonté de ses parents qui ont voulu l’envoyer à l’hôpital de Comè dans le département du Mono. Ce fut sa première chance.

«C’est au moment où j’ai effectué un voyage sur Grand-Popo, mon village natal, que la crise a gagné en envergure. Les parents ont décidé de m’envoyer à l’hôpital de zone de Comé, mais comme j’avais sur moi les analyses des collègues avec qui je constitue normalement une équipe de garde, et que j’avais déjà commencé à prendre en consultation avant mon voyage, j’ai refusé. J’ai me suis obligé à revenir ici.»

Revenu effectivement à Papané, François n’est pas resté inactif. Il a trouvé la formule pour signaler l’urgence. C’était le début de sa résurrection. «De retour ici, j’ai fait appel au médecin de garde et actuel directeur. Il a lancé les bilans. J’avais déjà les bilans lancés par le Dr Kotchoffa sur moi, mais que je n’avais pas faits. Je me suis donc saisi du stylo rouge et ai écrit urgent, urgent, urgent, puis je l’ai fait transmettre au labo. Je dirai en résumé que c’est l’instinct qui m’a guidé.» confie le rescapé.

21 jours de traitement comme des années de prison

Les résultats d’analyse de François ont été positifs. Du coup, il fut isolé. «Quand la situation est arrivée, nous avons choisi un endroit que nous avons séparé du reste du personnel et des malades.» informe Gervais Nassouhouèdé, surveillant général de l’hôpital, chargé de la sécurité des agents entre autres. C’était précisément dans le service de chirurgie du Dr Cyrille Agoli-Agbo. Cet isolement a été pour François une prison d’après son récit qu’il livre en ces termes : « A l’hôpital ici, je fais déjà parti des plus anciens. Je suis familiarisé avec beaucoup de gens. Je suis souvent demandé pour des consultations services ou conseils. Mais pendant cette période, je me suis vu éloigner de tout le monde, même ceux qui me semblaient les plus chers ; tout le monde a pris peur, paniqués. C’est un souvenir amer». Il soupire.

C’était en réalité un scandale au sein du personnel, d’après Dr Jacques Emalin Idjakotan Balogoun Kotchoffa, Chef service des urgences médico-chirurgicales.

«Certains ont cessé de travailler, d’autres rendaient plus visite à leurs collègues, or en période de maladie on a plus que jamais besoin de ses proches».

Le Dr Kotchoffa est celui qui a vraiment été au chevet des malades du Lassa, et grâce à qui, avec l’aide de Dieu, l’infirmier François a été déclaré guéri 21 jours après. Il retrouva son sourire. «C’était une joie, une consolation de regagner ma famille, ma maison et mes enfants.» Le reste du personnel aussi retrouve dès lors la quiétude et une fierté. «Quand nous les voyons aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir un personnel qui a été au front, qui a fait la maladie et qui s’en est sorti », déclare le Directeur. «C’est comme des revenants. Les mots nous manquent pour qualifier cela. On se dit simplement que Dieu est grand, et on s’en réjouit», renchérit le Dr Jean Paul Leno, médecin chef du service de médecine général de l’hôpital.

L’irrécupérable

La victime de son côté, ne s’en réjouit pas totalement car, elle a perdu à jamais son physique d’avant le Lassa.

«Je ne suis plus solide et endurant parce que depuis ce moment, j’ai eu un problème de lombalgie, je traîne encore ce mal» regrette-t-il.

La cause à l’en croire, c’est qu’il

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SBEE - Bénin : Le Dg Laurent Tossou dans l’œil du cyclone

SBEE - Bénin : Le Dg Laurent Tossou dans l’œil du cyclone

La Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) a montré ces dernières années une sorte de stabilité interne. Celle-ci pourrait être perturbée dans les jours à venir à cause des agissements du Dg Laurent Tossou.

Entre népotisme, nominations fantaisistes, recrutements et promotions illégales, le Dg évolue les yeux fermés, mettant de côté la convention collective de la société et œuvrant pour la clochardisation des postes de responsabilité.

L’une des actions phares du gouvernement de la rupture est l’amélioration de l’indépendance énergétique au Bénin. S’il semble se battre pour cela avec des hauts et des bas, la Sbee l’unique société de dis- tribution d’énergie électrique du pays, devrait faire de son mieux pour atteindre cet objectif. Ceci ne semble pas être la préoccupation de son Dg Laurent Tossou.

Nommé il y a quelques mois, ce jeune Dg est pressé. Pressé de profiter des nombreux avantages de son poste et d’en faire profiter à ses amis et parents, il a pris des décisions en sa propre faveur. En effet, selon la convention collective de la société, l’agent qui est nommé Dg passe automatiquement à la catégorie « hors classe », et bénéficie des avantages afférents à ce reclassement. Mais, dès qu’il n’est plus Dg, il perd ces avantages. Laurent Tossou ne veut pas de ça. Il veut d’un reclassement qui va le suivre toute sa carrière. Au point où, même après ses fonctions voire jusqu’à la retraite, il aura le plus haut salaire de la grille. Ainsi, le 16 mars, il écrit au président du Conseil d’administration de la société au sujet de sa situation administrative, et demande son reclassement en tant que directeur dans la catégorie C4, car selon lui, « hors classe » n’est pas à proprement parler une catégorie professionnelle.

Le 21 mars, le président du Conseil d’administration donne, sans sûrement comprendre ce que demandait réellement le Dg, accord à sa demande. A la Direction des ressources humaines (Drh) de la société où cette décision du Conseil d’administration doit être mise en exécution, la directrice a un peu trainé les pas, ayant certainement compris que ce que le Dg demandait était impossible. Le 13 juin, dans un message au ton injonctif, le Dg demande à la Drh de « procéder dans les plus brefs délais » à son reclassement pour salaire, au montant d’un million huit cent cinquante deux mille trois cent trente trois (1.852.333) Francs Cfa. Ceci n’est nullement conforme à la convention collective de la structure. Et pour cause, le Dg avait bénéficié il y a quelques mois d’une promotion qui l’a amené de la catégorie C2 à C3. Or, selon cette convention, aucun travailleur ne peut bénés cier d’une nouvelle promotion si la dernière date de moins d’un an ; ce qui est le cas du Dg Tossou.

Mieux, Laurent Tossou ce reclassement n’existe nulle part dans les textes. Actuellement en C3-4, le Dg ne peut espérer être au plus en C4-3 comme le prévoit les textes. En effet, selon l’article 45 de cette convention, « La promotion consiste en un passage d’une catégorie, échelle ou échelon inférieur, à une catégorie, échelle ou échelon supérieur. Elle fait gagner à l’agent une catégorie ou une échelle, salaire pour salaire, avec bonis cation d’un échelon, lorsque l’agent passe d’une catégorie ou échelle inférieure à une catégorie ou échelle immédiatement supérieure », et ceci à l’issue d’une formation professionnelle, après l’admission à un test ; à la suite d’un concours professionnel. Dans les autres cas, précise un autre alinéa du même article, « le reclassement salaire pour salaire ». On comprend donc que le Dg veut piétiner la convention pour atteindre ses soucis mercantiles.

Une directrice de communication illégalement recrutée

Guère soucieux de la

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